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6 raisons de (re)voir 'Twin Peaks'

La série mythique de David Lynch sort en Blu-ray aujourd'hui

« Qui a tué Laura Palmer ? » Voici le leitmotiv d'une des plus grandes séries de l'histoire de la télévision, une œuvre en avance sur son temps, diffusée pour la première fois en 1990 sur la chaîne américaine ABC et devenue bientôt culte. Editée dans un beau coffret DVD dans les années 2000, la série franchit une étape ce 29 juillet 2014 avec la sortie d'une édition Blu-ray améliorée. Non seulement l'image a bénéficié d'un fantastique travail de restauration à partir des négatifs retrouvés, mais le coffret contient tellement de bonus qu'on se demande où est passée la série. Visez un peu : 10 CD qui contiennent les trois saisons, plus une interview de David Lynch et des comédiens, le pilote, le film 'Fire Walk With Me', 90 minutes de scènes inédites, sans oublier les bêtisiers, extraits d'archives et reportages habituels. Tout ça avec un son surrounding 7.1, le nec plus ultra du genre. C'est 'Twin Peaks' comme vous ne l'avez jamais vue.


6 raisons de (re)voir 'Twin Peaks'

>>> Cliquez sur les images pour faire défiler le diaporama.

  • 1/ Pour l'agent Dale Cooper

    Jamais Kyle MacLachlan n'aura trouvé rôle plus fort et emblématique que Dale Cooper. Avec son corps droit et son visage anguleux, le comédien incarne un parfait agent du FBI raide, psycho-rigide et chaleureux à la fois, obsédé par le café, les donuts et le nom des arbres, notant oralement ses pensées, notes et remarques sur un dictaphone à l'intention d'une mystérieuse Diane pendant toute la série. C'est un bonheur d'enquêter au côté de Dale Cooper, dont le flegme épicurien s'avère rapidement contagieux. Le spectateur aime retrouver le duo complémentaire qu'il forme avec le shérif Truman, curieux équipage composé d'un envoyé de la police fédérale aux méthodes ésotériques et d'un flic local et cartésien.

    1/ Pour l'agent Dale Cooper
  • 2/ Pour la musique

    Signée par le formidable Angelo Badalamenti, compositeur attitré de David Lynch, la musique du générique prend le spectateur par la main dès les premières notes et l'entraîne dans une rêverie ensommeillée. Quelques notes de basses et de synthétiseur par-dessus les images d'une usine et de machines industrielles (la scierie) suivies des paysages sauvages de Twin Peaks, la ville, tiraillée entre ces deux faces opposées et complémentaires. 

     

    2/ Pour la musique
  • 3/ Pour les filles

    Attention les jeunes et jolies filles de Twin Peaks cachent toutes de terribles secrets, que ce soit Laura, Donna ou Shelly. Sauf peut-être Audrey Horne, la plus envoûtante de toutes, écolière sage et innocente à l'intérieur de laquelle sommeille un volcan aux mille éruptions. Alors oui, on craque pour Audrey et son minois de brunette rock'n'roll bien dans l'air du temps en ces années 1990, à l'image de Jennifer Connelly ou Winona Ryder. Quel garçon ne chavire pas en l'observant danser et minauder face à l'agent Cooper dont elle est amoureuse en secret ? Pas les Norvégiens en tout cas, puisque 5 d'entre eux ont créé le groupe de hard rock Audrey Horne.

    3/ Pour les filles
  • 4/ Pour la femme à la bûche

    © ABC Photo Archives

    Sorte de Pythie moderne, la femme à la bûche, ou « log lady » en VO, agit dans la série comme un oracle cryptique et abscons. Comme son surnom l'indique, Margaret Lanterman transporte une bûche dans ses bras partout avec elle, avec laquelle elle entretient une relation très particulière puisque c'est elle qui lui transmet ses divinations. Mais le personnage ne se cantonne pas qu'à ce rôle d'oracle, qui la voit introduire chaque épisode face caméra, il est aussi le vecteur par excellence d'une forme d'absurdité typiquement lynchienne.

    4/ Pour la femme à la bûche
  • 5/ Parce que c'est cosy

    Regardez-les, avec leurs pulls de montagne et leurs coupes de cheveux de sitcoms, au milieu de ce décor un peu kitsch. 'Twin Peaks', c'est cosy, c'est vintage, c'est un mélange des années 1990 et des années 1950 (le Diner RR, les vêtements, la musique) dans un petit bled du Nord-Ouest des Etats-Unis, près de la frontière canadienne, symbole de toutes les frontières terrestres ou surnaturelles. Ici, on porte la chemise de bûcheron, on boit des litres de café dans des mugs géants, on engouffre des kilotonnes de tartes à la cerise, on vit au milieu de la forêt, on coupe des arbres et on en fait des maisons dont la chaleur du décor contraste avec la froideur des cadavres.

    5/ Parce que c'est cosy
  • 6/ Pour Bob

    Si 'Twin Peaks' est une série complexe, incroyablement riche, visuellement forte, drôle et en même temps vécue sur un rythme plutôt lent et flegmatique, elle est aussi une série terrifiante. Sur une trame traditionnelle faite d'enquête, d'intrigues et de romances, Lynch introduit subitement des séquences mystiques et surnaturelles qui réveillent le spectateur engourdi par la langueur onirique des épisodes. Dans 'Twin Peaks', vous côtoierez le Mal absolu et son incarnation : Bob, ce type effrayant aux longs cheveux blancs, dont chaque apparition provoque un malaise et une angoisse rarement expérimentés à la télévision.

    6/ Pour Bob
  • Le coffret à 70 €

    Le coffret à 70 €

1/ Pour l'agent Dale Cooper

Jamais Kyle MacLachlan n'aura trouvé rôle plus fort et emblématique que Dale Cooper. Avec son corps droit et son visage anguleux, le comédien incarne un parfait agent du FBI raide, psycho-rigide et chaleureux à la fois, obsédé par le café, les donuts et le nom des arbres, notant oralement ses pensées, notes et remarques sur un dictaphone à l'intention d'une mystérieuse Diane pendant toute la série. C'est un bonheur d'enquêter au côté de Dale Cooper, dont le flegme épicurien s'avère rapidement contagieux. Le spectateur aime retrouver le duo complémentaire qu'il forme avec le shérif Truman, curieux équipage composé d'un envoyé de la police fédérale aux méthodes ésotériques et d'un flic local et cartésien.

Le trailer du coffret


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