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Festival Télérama

Du 21 au 27 janvier 2015, dans 21 cinémas parisiens et partout en France

C'est sans doute l'apanage et le privilège des plus grands titres historiques de la presse culturelle en France (Télérama, Les Inrocks...) que de bénéficier de leur propre festival. Aussi se plaît-on à imaginer, d'ici quelques années, un festival Time Out Paris, où Flying Lotus viendrait mixer sur des projections de street-photography et d'œuvres d'art brut, tandis que Miguel Gomes tiendrait une conférence sur le cinéma sonore en dégustant un pad thaï avec Pippo Delbono, pendant qu'on siroterait les meilleurs cocktails de la capitale...


Mais enfin bref, retour à la réalité : le festival Télérama donc, qui, comme chaque année, permet de redécouvrir les films favoris de l'hebdomadaire pour les douze derniers mois, à nouveau visibles dans de nombreuses salles d'art et d'essai. Et pour vous aider à en sélectionner la crème de la crème, voici notre propre sélection de films, à travers les dix longs métrages qu'on vous conseille le plus chaleureusement de retrouver au sein du festival, où le prix de la place se voit délicieusement limité à 3,50 euros (une fois chopé le pass inclus dans le magazine). Bonne séance de rattrapage à tous - et à tout petit prix !


Plus d'infos sur le site de Télérama


Notre top 10 pour le festival Télérama

1

Winter Sleep

  • Note: 5/5

Après 'Il était une fois en Anatolie' en 2011, le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan revient avec 'Winter Sleep', dernière Palme d'Or à Cannes et subtil monument de vertige psychologique, qui en appelle à Tchekhov et Bergman. Un métrage long de plus de trois heures au beau milieu des montagnes turques et autour d'un personnage en crise : voilà qui a l'air a priori moins affriolant qu’'Under the Skin'. D'autant que la sortie en plein mois d’août d’un film aussi hivernal ne lui rend pas nécessairement justice. N’empêche, 'Winter Sleep' s’avance comme un chef-d’œuvre tranquille. Magistral, sans ostentation. Lire la suite

2

Saint Laurent

  • Note: 5/5

En général, le biopic (ce fameux biographical picture qu’on pourrait souvent traduire par « hagiographie du pauvre ») est un genre à fuir. Lourdaud, pléonastique, parfois mystificateur. Heureusement, quelques contre-exemples, rares (‘Last Days’ de Gus Van Sant, ‘Napoléon’ d’Abel Gance, ‘Camille Claudel 1915’ de Bruno Dumont…), ont su avoir le mérite de se concentrer sur une période restreinte, ou un aspect unique, symbolique, de leur principal protagoniste. Ainsi, en se concentrant sur une décennie culturellement mythique (1967-1976), le ‘Saint Laurent’ de Bertrand Bonello semble... Lire la suite

3

Under the Skin

  • Note: 5/5

« Fantastique », le film de Jonathan Glazer l’est dans tous les sens du terme. D’abord parce qu’il mêle les genres avec brio : sous couvert de science-fiction, ‘Under the Skin’ en appelle ainsi tour à tour au road movie, au thriller, au survival, avec de jolis détours par l’érotisme et l’horreur onirique, le tout avec une cohérence, à la fois visuelle et narrative, absolument magistrale. Basé sur le roman homonyme de Michel Faber publié en 2000, le long métrage de Glazer en réduit subtilement le propos à l’essentiel : une mystérieuse femme – mais est-elle seulement humaine ? – séduit des hommes à travers... Lire la suite

4

Only Lovers Left Alive

  • Note: 4/5

Le charme essentiel des films de genre, c’est qu’on y met ce qu’on veut. Aussi Jim Jarmusch vampirise-t-il ici le film de vampire (amusant cannibalisme), dont il reprend les codes dans une décontraction totale, pour explorer la part la plus romantique du mythe. 'Only Lovers Left Alive' se résume en une idée simple, mais assez suggestive pour le faire tenir. A savoir : immortel, le vampire constitue la figure ultime du nostalgique, contraint de voir ses repères vaciller devant une société qui lui échappe, dont il ne parvient à appréhender une évolution qui lui paraît absurde. Or, cette intuition, qui participait déjà beaucoup de... Lire la suite

5

Ida

  • Note: 4/5

Au début des années 1960, en Pologne, Ida (Agata Trzebuchowska) est une jeune religieuse prête à prononcer ses vœux. Orpheline, elle a passé sa vie au couvent : sa mère supérieure lui conseille donc de rendre visite à Wanda (Agata Kulesza), sa tante, qu’Ida n’a jamais rencontrée, afin d’en savoir plus sur son identité avant de s’engager définitivement dans les ordres. Découvrant alors ses origines juives, Ida la religieuse suivra Wanda son aînée – quant à elle, buveuse, fumeuse et aussi libre de corps que d’esprit – à la recherche de ses origines. Deux touchants personnages de femmes aux caractères... Lire la suite

6

Leviathan

  • Note: 4/5

Si ‘Leviathan’ paraît débuter comme un classique film russe estampillé Cannes (où il reçut, d’ailleurs, le prix du Scénario), son caractère contemplatif, hiératique, se voit bientôt battu en brèche par un montage surprenant, haché, et des accélérations du temps narratif qui pourraient évoquer un Scorsese s’immisçant entre deux tranches de Tarkovski. Sur 2h20, le film suit Kolya (Alexei Serebriakov), mécanicien et garagiste d’une quarantaine d’années, marié à la belle Lilya (Elena Lyadova), et père d’un adolescent taciturne (Sergey Pokhodaev). Lorsque vient à sa rencontre le Leviathan du titre – c’est-à-dire l’Etat... Lire la suite

7

Bande de filles

  • Note: 4/5

Elles sont sympathiques comme tout et débordantes de naturel, les filles de la bande à Sciamma. A travers elles, la réalisatrice parvient même à saisir assez joliment ce qui constitue l’éphémère harmonie d’un groupe : des personnalités parfois divergentes, mais qui s’épaulent, s’entraident à un moment de leur vie, sur un pied d’égalité, jusqu’à constituer une micro-communauté affective, sans jamais dissoudre les individualités au sein du groupe. Après ‘Naissance des pieuvres’ et ‘Tomboy’, Céline Sciamma retrouve donc son thème de prédilection, le passage à l’adolescence chez les jeunes filles... Lire la suite

8

Une nouvelle amie

  • Note: 4/5

François Ozon en semble convaincu : « On ne naît pas femme, on le devient. » Avec ce dernier film audacieux et réussi, le réalisateur fait l’éloge de la féminité dans ce qu’elle a de plus insaisissable. Les acteurs sont d’une crédibilité désarmante, tant David (Romain Duris), à travers son travestissement en femme, que Claire (Anaïs Demoustier) qui se féminise à mesure que leurs liens se tissent.  David aime tant les femmes qu’il finit par réveiller celle qui sommeille en lui ; elle l’aide à combler l’insoutenable absence causée par la mort de son épouse, mais elle lui révèle surtout la vérité de sa... Lire la suite

9
 ©2014 CG CINEMA – FRANCE 2 CINEMA – BLUE FILM PROD – YUNDAL

©2014 CG CINEMA – FRANCE 2 CINEMA – BLUE FILM PROD – YUNDAL

Eden

  • Note: 4/5

Nouveau coup de casque du duo robotique Daft Punk. Un an et demi après avoir joué le parfait remake médiatique de 'Rencontres du Troisième Type' sur l'ensemble des plateaux télévisés français et américains, les rois versaillais de l'électronique créent à nouveau l’enthousiasme chez les amateurs de musique, de cinéma et de page people depuis l'annonce de leur présence sans masque aux côtés d'Air ou de Laurent Garnier dans le film 'Eden'. Présence qui, si elle est anecdotique sur le plan de la performance, vient avant tout offrir la bénédiction des pontes de la French Touch au film autobiographique co-écrit par... Lire la suite

10

The Grand Budapest Hotel

  • Note: 3/5

Aux inconditionnels de Wes Anderson, ‘The Grand Budapest Hotel’ apparaîtra sans doute comme un chef-d’œuvre définitif, d’une poésie délicieusement enfantine, symphonie enchanteresse à la fantaisie trépidante et labyrinthe narratif où l’humour affleure à chaque séquence… En effet, peu de répit dans ce récit à tiroirs, qui suit les rocambolesques aventures du concierge d’un hôtel de luxe (interprété par Ralph Fiennes) au début du XXe siècle, et dont on peine à suivre le casting incroyable, croisant Mathieu Amalric, Adrian Brody, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Jude Law, Bill Murray, Edward Norton... Lire la suite



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