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Werner Herzog aussi a commencé petit

4 raisons d'aller voir la rétrospective du cinéaste au Grand Action

  • 'Aguirre ou la colère de Dieu'

  • 'Aguirre ou la colère de Dieu'

  • 'Les Nains aussi ont commencé petits'

  • 'Les Nains aussi ont commencé petits'

  • Herzog et Klaus Kinski sur un tournage

  • 'L'Enigme de Kaspar Hauser'

  • 'Woyzeck'

  • 'Woyzeck'

  • 'Les Ailes de l'espoir'

  • 'Cobra Verde'

  • Werner Herzog et Klaus Kinski, deuxième épisode.

  • 'Le Pays où rêvent les fourmis vertes'

  • 'Le Pays où rêvent les fourmis vertes'

'Aguirre ou la colère de Dieu'

1/ Parce que Herzog est un réalisateur « bigger than life »

Cette expression anglaise, évoquant à la fois un charisme, une personnalité et une ambition démesurés, correspond bien au réalisateur allemand, né Werner Stipetic. Une démesure teintée de folie qui fait du réalisateur de 'Fitzcarraldo' et 'Nosferatu' l'une des figures les plus singulières de ce qu'on a appelé le Nouveau cinéma allemand, mouvement qui comprend aussi Wim Wenders, Rainer Fassbinder ou Volker Schlöndorff. Cinéaste de l'extrême, Herzog transforme chaque tournage en épopée pleine de risques, d'aventure et de trouble, perturbant les protagonistes du film tant et si bien qu'ils ne jouent presque plus. La fiction se mêle toujours de réalisme documentaire chez ce réalisateur, prêt à tout pour parvenir à ses fins.


2 / Parce que ses acteurs sont uniques et fous

Il est presque logique de voir Herzog s'entourer de comédiens totalement barges, à l'image de l'incroyable Klaus Kinski, qui accompagnera le réalisateur sur plusieurs films ('Aguirre', 'Nosferatu', 'Woyzeck', 'Fitzcarraldo', 'Cobra Verde'). La personnalité des deux hommes ne pouvait faire que des étincelles et leur relation avancera au gré d'engueulades très violentes et de camaraderie sincère, comme le prouve le fascinant documentaire 'Ennemis intimes' (1999). Autre acteur fétiche de Werner Herzog, l'anonyme Bruno S. ('L'Enigme de Kaspar Hauser', 'La Ballade de Bruno') qui a passé 23 ans dans des établissements psychiatriques avant d'être convoqué par Herzog pour jouer Kaspar Hauser, le rôle d'un personnage historique, lui aussi reclus durant presque toute sa vie.


3/ Parce que c’est aussi un grand documentariste

Nous l'avons dit, Werner Herzog considérait déjà ses œuvres de fiction comme des quasi-documentaires, forçant les acteurs à réaliser pour de vrai des actes périlleux, comme le franchissement de rapides sur un radeau ('Aguirre') ou hisser un bateau en haut d'une colline ('Fitzcarraldo'). Débutant dès 1971 avec 'Au pays du silence et de l'obscurité', son travail de documentariste s'épaissit et prend de l'importance au fil du temps, notamment dans les années 2000 où ses fictions passionnent moins. On lui doit donc l'excellent 'Grizzly Man' qui relate la mort de Timothy Treadwell et le poignant 'Into The Abyss' sur la peine de mort aux Etats-Unis.


4/ Parce qu’un coffret édité par Potemkine vient de sortir


Avec soin et passion, Potemkine entreprend l'édition en DVD et bluray d'une partie du patrimoine cinéphile mondial, d'Eric Rohmer à Jean Epstein en passant par Tarkovski, Erich Von Stroheim ou Theo Angelopoulos. Un gros boulot donc, qui passe par Werner Herzog, dont un premier coffret vient de sortir. L'occasion de se replonger dans la filmographie parfois oubliée d'un grand maître du cinéma allemand.

>>> Rétrospective Werner Herzog en 30 films au cinéma Grand Action, du 3 décembre 2014 au 20 janvier 2015. Tout le programme.



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