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5 clubs mythiques...

... qui ont mis la clé sous la porte

Le Sept
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Le Sept

Année d’ouverture : 1968
Année de fermeture : 1980

Situé au 7 rue Saint-Anne, le Sept fut le premier lieu tenu par Fabrice Emaer. Vu de l’extérieur, ce club gay n’avait rien d’extravagant. Une petite porte noire, une sonnette, et un physio à moustache pour vous ouvrir l’antre du disco. Des femmes sublimes, mannequins de Saint Laurent, Kenzo ou Lagerfeld qui accompagnaient les créateurs, Jagger ou Bowie, mais aussi des gigolos et des bandes de jeunes fauchés s’agglutinaient dans cet espace très étroit et tout en longueur. Les populations se mélangeaient à la haute, pour se retrouver dans un lieu ouvert au trash, à la débauche, et novateur dans sa scénographie et sa musique : néons de couleur au plafond, et soul, funk et disco mixée par Guy Cuevas, pionnier dans l’importation de musiques noires à Paris. Le Sept fut donc le premier endroit où la disco fut jouée, et Grace Jones y aurait eu l’idée de sa version de "La Vie en rose". Fabrice Emaer, ayant la folie des grandeurs, ouvre parallèlement le Palace, et finit par fermer le Sept en 1980. 

Le Palace (© Philippe Djanoumoff)
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© Philippe Djanoumoff

Le Palace

Année d’ouverture : 1978
Année de fermeture : 1983

1978, grosse vague disco à Paris. Fabrice Emaer, alors propriétaire du Sept, cherche un endroit plus grand pour satisfaire sa clientèle croissante. Il choisit alors le Palace, théâtre du Faubourg Montmartre à la capacité de 1 500 personnes racheté par Michel Guy, ministre de la Culture de l’époque. Le lieu voit le jour avec un show de Grace Jones. Fabrice souhaite en faire un club ouvert à tous, tout en gardant l’atmosphère décomplexée du Sept. Alcool, drogue, sexe et autres extravagances en tous genres agrémentaient les fêtes monumentales qu’abritait le lieu. Une bande d’habitués parmi lesquels Louboutin, Castelbajac, Farida Khelfa ou Jean-Pierre Kalfon donnaient vie au Palace par leur look et leur manière de faire la fête, souvent de façon scandaleuse (voir quelques images).

Bains Douches (© Foc Kan)
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© Foc Kan

Bains Douches

Date d’ouverture : 1978
Date de fermeture : 2010

Les anciens bains municipaux de la rue du Bourg-l'Abbé se sont transformés au début des années 1980 en salle de concerts et d’aftershows. Les Bains Douches étaient à cette époque un endroit pointu, qui accueillait la scène underground new wave : Jesus & Mary Chain, Dead Kennedys, ou encore Joy Division. Puis, le couple Cathy/David Guetta reprend la direction artistique du lieu dans les années 1990, qui voit dès lors passer un nombre de célébrités incalculable. Naomie Campbell, Iggy Pop, Andy Warhol, Mick Jagger, David Bowie… La raison de leur venue ? Vivre des soirées folles, dans un endroit aussi stylé (Bains Douches a été le premier lieu designé par Phillipe Starck) que bien famé. Piscine, champagne, cocaïne... Le paradis de la jet set en somme. L’établissement ferme ses portes en 2010 dans un souci de sécurité, le lieu étant devenu insalubre. 

Mais après l'initiative d'une résidence d'artistes majoritairement street art en 2013, le lieu renaît sous la forme d'un hôtel de luxe et club en hiver 2014.

En savoir plus sur la réouverture des Bains Douches

Le Pulp
4/5

Le Pulp

Année d’ouverture : 1997
Année de fermeture : 2007

Avant 1997, ce club situé boulevard Poissonnière se nommait l’Entracte. Cette année-là, Michelle Cassaro alias « Mimi » (aujourd’hui patronne du Rosa Bonheur) décide de reprendre ce club lesbien en changeant de nom (Pulp, en référence aux magazines populaires de super-héros et au film de Quentin Tarantino, ‘Pulp Fiction’). Son ambition : créer un repaire d’un nouveau genre, décomplexé et d’une grande énergie. Ça n’a pas loupé ! Tenu par des lesbiennes militantes, le club, avec son côté destroy et sa programmation réunissant la crème des DJ du moment (Miss Kittin, Jennifer Cardini, Chloé, Scratch Massive ou Arnaud Rebotini) a rameuté les foules. Les hommes ont vite souhaité vivre l’expérience de ce lieu festif hors norme, les communautés se sont mêlées, dans un esprit de partage et d’entente. Après dix ans d’existence, le Pulp plie bagage, le propriétaire des lieux voulant réhabiliter son immeuble. Encore aujourd’hui, les Parisiens en parlent avec nostalgie : des lieux punk comme ça, ça ne s’invente pas tous les jours. 

L'Elysée Montmartre
5/5

L'Elysée Montmartre

Année d’ouverture : 1807
Année de fermeture : 2011

L’Elysée Montmartre a été, jusqu’à sa fermeture, la plus ancienne salle musicale de Paris. D’abord temple du french cancan, puis utilisée pour du catch, de la boxe et du strip-tease, elle est reprise par Garance productions en 1989, qui en fait la salle de concerts et club préféré des Parisiens, 23 ans durant. Son architecture lui aura valu deux inscriptions au titre des monuments historiques : sa façade (décrite par Emile Zola dans son roman 'L’Assommoir'), et le décor intérieur qui contourne la piste de danse, fait de moulures anciennes, somptueuses et en parfait état. Après un incendie d’origine électrique en 2011, la réhabilitation prend son temps, laissant trépigner la ville d’impatience. Vivement sa réouverture en 2016.

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