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Des abribus qui sentent l'humus

La Mairie de Paris équipe la ville de nouveaux abribus plus design et écologiques


« L'homme est un animal à chapeau mou qui attend l'autobus 27 au coin de la rue de la Glacière », disait Alexandre Vialatte. C'est tellement vrai qu'on lui a construit des abribus ou abris-voyageurs afin de lui assurer de meilleures conditions de vie. Depuis leur création en 1964, ces 1920 abribus que compte Paris n'ont pas beaucoup changé... jusqu'à aujourd'hui. C'est au designer Marc Aurel (un nom d'empereur, peut-être verrons-nous un jour des bus à impériale à Paris ?) que la Mairie de Paris a confié le dessin de ce nouveau mobilier, conçu pour se fondre dans son environnement et pour moderniser les transports.

Les mots d'ordre technologie et écologie semblent avoir guidé le créateur, qui a imaginé des toits végétalisés ou solaires pour une centaine d'abribus, réduit leur consommation électrique de 35%, et doté chacun d'entre eux de chargeurs universels pour y brancher téléphone portable ou ordinateur. De même, des efforts importants ont enfin été consentis pour rendre ces lieux plus accessibles aux personnes handicapées ou malvoyantes. Portant le nombre total d'abris-voyageurs parisiens à 2000, ces grands travaux de remplacement du mobilier ont commencé à prendre effet ce mois-ci et dureront jusqu'à l'été 2015. De quoi se convertir au bus, même quand on n'aime pas ça.

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