Bienvenue à Marwen

Cinéma, Drame
2 sur 5 étoiles
Bienvenue à Marwen

Dans le jardin de Mark Hogancamp, des poupées se font la guerre. Une folie modéliste qui cache en fait un mal profond : l’homme a été agressé par un groupe de néo-nazis et cette passion est la seule chose à le maintenir en vie. Alors bienvenue à Marwen, une échappatoire imaginaire.

Là d’un coup ça sonne sérieux, ambiance WW2 et dépression, mais le film ressemble plus à un épisode de Ken et Barbie(s) pour adultes psychotiques qu’à une version tragique de Team America. Inspiré d’une histoire vraie, le film de Zemeckis (Retour vers le futur et Forrest Gump, quand même) traite avec trop de légèreté d’un sujet pourtant essentiel : que faire des cicatrices ? Comment se reconstruire ?

Mark met en scène ses poupées, transpose les malheurs de sa vie et en fait des photos. Des fictions qui lui permettent de lutter contre ses douleurs et au final de les résoudre. Problème, les histoires de poupées sont souvent des équivalences trop grotesques des troubles d’Hogancamp, de mauvaises comédies qui font disparaître l’intensité du drame initial. Mais c’est surtout lorsque les deux mondes se rejoignent que tout dérape : morphing immonde, intensité médiocre et gêne absolue.

Du coup on regrette le farfelu comique de Steeve Carrel et on se demande bien ce qu’il peut faire là (on vote pour l’erreur de casting), entouré de fétichismes tournés en ridicule (autre sujet du film) et de personnages bâclés. Et oui, ses drôles de dames sont de parfaites idiotes. Défaut d’écriture ou juste mauvais gout ?

Par Gildas Madelénat

Publié :

Détails de la sortie

Crédits

Réalisateur
Robert Zemeckis
Scénariste
Robert Zemeckis, Caroline Thompson
Acteurs
Steve Carell
Leslie Mann
Diane Kruger
Merritt Wever
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