Rubin Steiner • 'Discipline in Anarchy'

Cinéma
4 sur 5 étoiles
Rubin Steiner - Discipline in Anarchy

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Jamais les classements musicaux par genre n'ont été aussi absurdes que pour Rubin Steiner. Electro parce qu'il trafique des vieilles machines pour faire de la musique ? Oui, mais jazz à ses débuts, complètement rap quand il forme un duo avec Ira Lee. Sans compter qu’au sein d’un même album, tout peut basculer d'un titre à l'autre. Pas simple. 'Discipline in Anarchy', son petit dernier, en est l’énième preuve. Avec un titre pareil, peut-être fallait-il s'attendre à du punk-jazz-hip-hop, encore un de ces mélanges dont lui seul a le secret, en tout cas à un désordre sans nom, à des chansons sans lien, à l’anarchie sans ménagement. Fort heureusement, l’album du talentueux Français n’a rien à voir avec tout cela, et s’avère très harmonieux du début à la fin. A commencer par "Noise Beats", une ouverture de sept minutes dont la longueur est le premier signe d’originalité. Progressivement, le morceau, par une minutieuse répétition de bruits mécaniques plutôt inquiétants, arrive à plonger l'auditeur averti dans une sorte de transe introductive au reste de l’album. Une fois dans l'ambiance, tout s'enchaîne très naturellement. Tous les types d'électro y passent, de l'électro-pop sur le duo avec Mme Douze, "La Plaie de ton doigt", à la techno-minimale de "Peak Panic" ou à l’électro-rock de "Dexter", qui flirte dangereusement avec la new-wave des années 1980. Ici, l’électro est dansante, minimaliste, millimétrée, le rock entraînant et sombre, le tout cohérent. Une réussite, encore une fois, qui confirme que Rubin Steiner est un réservoir à idées sans fond, inépuisable et imprévisible.

Label : Platinum Records

Pour en savoir plus : http://www.rubinsteiner.com/news.php

>> Lire les autres critiques de notre dossier sur les meilleurs albums de 2012.

Infos

Détails de la sortie

Crédits

Votre avis