0 J'aime
Epingler

Escapade à Fontainebleau

Visite du château et balade dans l'une des plus belles forêts domaniales d'Ile-de-France

 (Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.)
1/15
Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
2/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.)
3/15
Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau, bruyère sauvage / © Time Out Paris - C.G.)
4/15
Forêt de Fontainebleau, bruyère sauvage / © Time Out Paris - C.G.
 (Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.)
5/15
Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
6/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.)
7/15
Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
8/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.)
9/15
Château de Fontainebleau / Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
10/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
11/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
12/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
13/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
14/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.
 (Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.)
15/15
Forêt de Fontainebleau / © Time Out Paris - C.G.

Capétiens, Valois, Bourbons, Bonaparte ou Orléans, les dynasties ayant régné sur la France se sont succédées entre les murs de ce palais tentaculaire, édifié du XII au XIXe siècle. Surnommé la « maison des siècles » par Napoléon, qui évoque ainsi les souvenirs dont il est le témoignage, ce château mêle en effet plusieurs styles architecturaux propres à l'histoire de France. Si cette dernière est d'ailleurs un peu floue pour vous, un conseil, relisez bien ce petit mémo chronologique, car les explications de l'audioguide compris avec la visite du château ne recontextualisent pas ces éléments.

Visite des cours & jardins | Visite du château | Balade dans la forêt | Mémo historique

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Pratique

Ligne transilien N : départ Gare de Lyon, arrivée gare d'Avron, temps de trajet 40 minutes, départ toutes les demi-heures.
Tarif A/R depuis Paris : 34 €, gratuit le week-end pour les détenteurs de Pass Navigo mensuel, carte Imagine R et Solidarité transport mensuel

• Visite du parc et des jardins. Traversée de la gare RER au château via le parc : 45 minutes, visites des jardins : 30 minutes

• Visite du château : 2 à 3h pour la visite générale libre, comprenant l'appartement du Pape, les salles Renaissance, la chapelle Saint-Saturnin, les Grands Appartements des souverains, la galerie de Diane, l'appartement intérieur de l'Empereur et le Musée Napoléon.
Tarif : 10 €, TR 8 €, gratuit pour les -25 ans résidant dans l'UE sur justificatif, audioguide compris avec le ticket d'entrée avant 16h30

• Balade dans la forêt : 2 à 3h, carte IGN non obligatoire car les chemins sont très bien balisés, suivre l'itinéraire recommandé par Time Out.

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Ouf ! Vous êtes enfin arrivés à la gare de RER d'Avron-Fontainbleau après 40 minutes de train. Vous êtes tentés d'attendre le bus qui va directement au château. Si vous êtes pressés sautez la case parc, si vous avez du temps ne manquez pas de marcher à travers le magnifique parc du château, le long du canal. Prenez la rue des Yèbles ou la rue du Viaduc (selon votre côté de sortie de la gare) jusqu'au rond-point sous le viaduc, puis l'agréable rue du Montceau, jusqu'aux grilles du parc, ouvert 7j/7, 24h/24. A l'intérieur, prenez le sentier à gauche qui vous mènera jusqu'au canal central du parc qui mène lui-même tout droit au château (voir la carte). D'une superficie de 130 hectares et étendu au delà du dénivellé du bassin des Cascades, le parc marquait autrefois - à l'est - les limites du domaine royal. Depuis le village d'Avon il était traversé par la principale voie d'accès au château. Sa configuration actuelle, avec l'organisation du réseau d'allées en étoile et de cascatelles, résulte de la création du canal sous Henri IV au début du XVIIe siècle.


••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Ce tentaculaire château compte de nombreuses cours et des jardins. En arrivant par le parc, vous tomberez directement sur le Grand Parterre. Créé de 1660 à 1664, c'est le plus vaste jardin d'Europe (11 hectares) et le principal aménagement de Louis XIV à Fontainebleau. Il a été pensé par André Le Nôtre et Louis Le Vau. Les broderies de buis de ce jardin à la française ont disparu sous Louis XV. Subsistent le tracé général des compartiments d'herbes, les bassins ornés de statues, dont celui des Cascades (XVIIe et XIXe siècles), regardant à l'est vers le Canal d'Henri IV. Au midi, du côté de la forêt, le rond d'eau est orné d'une statue du Tibre.

Point de départ des bâtiments qui ont rayonné à partir du donjon médiéval, la cour Ovale correspond à peu près à l'emplacement du premier château de Fontainebleau. Bordée de façades des XVIe et XVIIe siècles, elle s'ouvre par l'ancien châtelet (porte Dorée) et, depuis Henri IV, sur la cour des Offices (porte du Baptistère). Elle est en partie délimitée par des façades en grès sur lesquelles court une galerie continue supportée par une rangée de colonnes.

Fermée sur trois côtés et regardant l'étang aux Carpes, la cour de la Fontaine est bordée par le Gros Pavillon de Gabriel (1750), l'aile des Reines-Mères, l'aile de la Galerie François Ier et l'aile de la Belle-Cheminée du Primatice. Elle tire son nom de la fontaine que l'on voit aujourd'hui près de l'étang. Elevée en 1541, elle était ornée d'une statue d'Hercule réalisée par Michel-Ange et donnait autrefois une eau très pure réservée au roi. Le monument actuel avec d'une statue représentant Ulysse a été construit sous Napoléon en 1812.

Ancien jardin réservé de la Reine, le jardin de Diane situé entre le château et la ville, était jusqu'au XIXe siècle fermé par des bâtiments. Mais leur destruction, suivi de l'achat d'une bande de terrain complémentaire, a permis l'agrandissement du côté de la ville. Paysager à l'Anglaise, il tire son nom d'une fontaine créée sous Henri IV et ornée d'une statue de Diane.

La cour d'Honneur était originairement close par quatre ailes du château, dont l'aile ouest, dite « aile de Ferrare », qui fut détruite et remplacée par une grille d'honneur aux décors napoléoniens (aigles en plomb doré, ornements autour du portail d'entrée) selon les souhaits de l'Empereur. Cette cour est devenue la cour d'Honneur au cours du XVIIIe siècle. Elle est également appelée cour du Cheval Blanc en raison de l'existence d'une statue équestre de Marc Aurèle en son centre au XVIe siècle, dont une petite dalle, dans l'allée centrale, rappelle l'emplacement. Elle est aussi surnommée cour des Adieux depuis le départ de Napoléon Ier pour l'île d'Elbe le 20 avril 1814. L'emblématique escalier en fer à cheval en son centre a été réalisé en 1550 par Philibert Delorme. Elle est bordée sur trois côtés par l'aile des Ministres, le jeu de Paume et l'aile de l'escalier en fer à cheval.


••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Les Grands Appartements. Le visiteur découvre le château tel que Napoléon III et Eugénie l'ont quitté en 1868, à l'exception de l'appartement intérieur de Napoléon Ier montré dans son état du Premier Empire et du boudoir de Marie-Antoinette, proche de sa configuration du XVIIIe siècle. Situés au premier étage du château fort, les appartements royaux sont constitués d'une double enfilade de pièces. Leur desserte, ainsi que leur garde est assurée par une coursive extérieure longeant la façade sur la cour Ovale. Les décors intérieurs sont en grande partie repris au XVIIe siècle et c'est à la veille de la Révolution que l'appartement intérieur de Louis XVI (actuel appartement intérieur de Napoléon) s'inscrit dans la suite du grand appartement avec le doublement de l'aile de la galerie François Ier.

Ancienne église conventuelle des religieux trinitaires installés ici par saint Louis en 1259, la chapelle de la Trinité a été reconstruite sous Henri II mais a reçu sa voûte actuelle sous Henri IV. On doit au peintre Fréminet des scènes du mystère de la Rédemption de l'homme ainsi que des personnages de l'ancienne Loi. L'autel a été réalisé par le sculpteur italien Francesco Bordoni, il est entouré de statues de souverains. Ici fut célébré le mariage de Louis XV et Marie-Anntoinette et le baptême de Napoléon III.

Ancienne chambre du roi avant la Révolution, la salle du trône fut édifiée en 1808. Le trône, composé d'un couronnement, d'une estrade encadrée de deux enseignes et du fauteuil du souverain, a été dessiné par les architectes Percier et Fontaine. La richesse et la magnificence de l'ensemble de l'époque Empire se marient particulièrement bien avec le plafond et les boiseries des XVIIe et XVIIIe siècle.

Trois salles historiques, intégrées au circuit de visite des Grands Appartements, sont un symbole de la Renaissance en France. François Ier voulait créer à Fontainebleau « la Nouvelle Rome », et invita des artistes italiens à exprimer leurs talents et leurs connaissances. Ces exemples ont durablement influencé l'art français, et donnèrent naissance à l'Ecole de Fontainebleau, qui inspira la peinture française jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Construite pour relier la chambre du Roi à la chapelle de la Trinité, la galerie François Ier était jusqu'aux travaux de doublement de l'aile sous Louis XVI, éclairée en lumière traversante. La galerie a d'abord une fonction privée, le roi François Ier en garde même la clef autour du cou avant d'être ouverte à la cour. 
Inspiré par l'Antiquité, les fresques associées aux stucs font la richesse et l'originalité de ce décor et demeure énigmatique et sujet à des interprétations diverses. Il date des années 1536 et suivantes et est dû au Rosso et au Primatice. Les boiseries aux chiffres et à l'emblème du roi, la salamandre, ont été réalisées par Scibec de Carpi.

Si sa construction de la Salle de bal est entreprise sous le règne de François Ier, son décor ne sera livré que sous celui d'Henri II, son fils. Le décor de fresques, imaginé par Primatice, a été exécuté par Nicollo dell'Abbate et date des années 1550. Y sont représentés les plaisirs de la chasse, de part et d'autre de la cheminée et de la musique, au-dessus de la tribune des musiciens. Il est en revanche moins évident sur les côtés, en partie ornés de scènes de banquets mythologiques et de trophées.

Reconstruite sur ordre de Napoléon Ier, la Galerie de Diane est la plus longue pièce du château. Son décor remplace les compositions relatant le mythe de Diane qui avaient été réalisées sous Henri IV après la construction de la galerie, située au-dessus de la galerie des Cerfs. Le plafond peint sous la Restauration remplace donc le décor de la Seconde École de Fontainebleau. Quant à son aménagement en bibliothèque, il date de Napoléon III.

 

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Si vous voulez vous balader dans la forêt domaniale de Fontainbleau, les itinéraires les plus connus partent tous de parkings situés plus à l'ouest dans la fôret, inaccessible à pied ou en RER. Time Out propose un petit parcours agréable près du château pour tous ceux qui souhaiteraient coupler la visite du château avec une balade. Au programme : forêt de pins, de chênes, de bouleaux, fougères, bruyère sauvage et sentier de sable blanc. Les plus chanceux qui s'aventureront très tôt ou assez tard dans la forêt auront peut-être la chance de croiser biches, cerfs, sangliers et autres animal des forêts. Les chemins tracés sont tous très bien indiqués dans la forêt suivant les noms donnés à l'époque de la chasse à courre qui se tenaient dans ce vaste domaine : route de Condé, route de Médicis, Route de l'Occident, chaque chemin a son histoire royale à conter.

Cet itinénaire détaillé est le plus simple, car tous les chemins remarquez qu'un itinéraire secondaire est tracé sur la carte, pour les aventureux qui veulent sortir des chemins de chasse à courre.
Depuis le château, prenez l'allée de Maintenon qui longe l'étang jusqu'au parking, traversez la route. En face de vous, l'avenue de Maintenon continue, bifurquez sur l'étroit chemin qui part à gauche, la Route de Condé.
• Continuez toujours tout droit (où bifurquez en suivant la carte Google) jusqu'au croisement avec la Route du Rocher d'Avon, tournez à gauche suivant ce chemin.
• Continuez touours tout droit jusqu'à la Route d'Estrées, tournez à droite.

• Traversez la route, continuez sur la Route d'Estrées jusqu'au croisement avec la Route d'Occident.
• Au croisement de la Route de la Plaine des Pins, tournez à gauche vers la butte, passez à travers de hautes fougères. Redescendez dans la clairière de l'autre côté de la butte jusqua la Route de Médicis, tournez à droite jusqu'au carrefour avec la Route de Pompadour.
• Tournez à droite à l'intersection puis revenez sur la Route d'Occident (vous venez de faire une boucle), tounrez à droite et revenez au carrefour jusqu'à la Route de la Plaine des Pins.
• Tournez à gauche et marchez toujours tout droit jusqu'au carrefour avec l'Avenue de Maintenon. Vous pouvez prendre cette large allée direction le château ou bifurquer à nouveau sur la Route du Petit Mont Chauvet à gauche, qui mène également au château par un détour plus verdoyant.

Commentaires

0 comments