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Le calendrier de vos sorties • mars 2015

Les nouveautés du mois

• Du 2 au 8 mars

Danse • WieBo

En mars, Bowie prend d’assaut la Philharmonie ! Une exposition événement attendue comme le messie et autour de laquelle gravitent ateliers musicaux, conférences, concerts et spectacles. Une programmation qui n’a pas peur de nous en mettre plein les mirettes et de s’essayer à des formats hybrides. C’est le cas de la dernière création signée Philippe Decouflé, une performance transgenre à la croisée de la musique, du cirque et de la danse. ‘WieBo’ (Bowie en verlan) réunit ainsi sur scène dans une sorte de cabaret rock – et autour de la figure tutélaire qu'est David Bowie – danseurs, circassiens (mât chinois, trapèze), musiciens (violoncelle, saxophone) et trois chanteuses charismatiques : Sophie Hunger, Jehnny Beth de Savages et Jeanne Added. Un trio rock qui devrait mettre le feu à la scène encore bien fraîche de la Philharmonie en réinterprétant pas moins de quinze tubes du maître du glam rock. Let’s dance !

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Jusqu'au dimanche 8 mars

Expo • David Bowie Is

Recommandé

« Même si je donne l’impression de beaucoup changer, il semble y avoir un lien ténu entre toutes les choses que je fais. Ce lien, c’est moi. » Oui, d’accord, mais qui est « moi », David Bowie ? Un extraterrestre androgyne apparu à la télé britannique le 6 juillet 1972 pour révolutionner la culture pop ? Ponce Pilate en toge, poursuivi par la caméra de Martin Scorsese ? Ziggy Stardust, le pirate glam rock qui roule du cul avec sa guitare et son legging trop moulant ? Un musicien Dada qui se sert du logiciel Verbalizer pour écrire les paroles de ses chansons ? Jareth le Roi des Gobelins qui babysitte des enfants humains dans le ‘Labyrinthe’ de Jim Henson ? Un acteur-caméléon ? Un mime ? Un peintre ? Un visionnaire ? Un demi-dieu ?Pour sa première exposition, la Philharmonie répond à toutes ces questions par un grand « oh ouiii », en s’appuyant sur des centaines de preuves qui crient haut et fort la flamboyante pluridisciplinarité de Bowie : clips, costumes, pochettes d’albums, extraits de films, peintures, coupures de journaux, photos, croquis, interviews, funk, soul, rock, disco – et même des feuilles de papier-peint, dessinées pour Laura Ashley. Après avoir fait le tour du monde, l’exposition conçue par le Victoria & Albert Museum en 2013 a enfin posé ses valises à Paris, pour revenir sur la célébrité astronomique du père de Major Tom, ses mèches rebelles rebelles et sa faculté à ch-ch-ch-changer de registre musical comme de fard à paupières. Et le résultat s’avère à la haute

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Jusqu'au dimanche 31 mai

Film • Le Grand Musée

Référence de l’histoire de l’art ou attraction touristique basée sur le profit ? Ce documentaire de l’autrichien Johannes Holzhausen ne se contente pas de célébrer les trésors de l’imposant Kunsthistorisches Museum de Vienne, mais aussi de capter les dilemmes quotidiens d'une institution façonnée par des siècles de puissance impériale, qui tente désormais de trouver sa place dans le monde moderne. Filmé sans voix-off ni légendes explicatives, à la manière du grand maître du documentaire Frederick Wiseman, le résultat peut en revanche manquer de chaleur ou de cet engagement humain propres à ses œuvres (on pense ici en particulier au récent ‘National Gallery’ de Wiseman). Mais la subtile précision avec laquelle Holzhausen souligne les problématiques idéologiques sous-jacentes impliquées dans une scénographie particulièrement favorable à la marchandisation de l'art (à travers la fameuse ère des Hasbourg) aboutit à un résultat plutôt convaincant. Alors que le musée subit une refonte massive, les questions de financements ne sont jamais loin. Et tandis que la caméra pose un regard fasciné sur des tableaux de Rubens, des statues d’un réalisme troublant et une époustouflante boîte à musique, c’est toujours dans l’optique d’une évaluation pointue de la crise d’identité que traverse le musée. Finalement, ce film, qui aurait pu prendre un angle promotionnel et touristique, offre une réflexion incisive et provocante. Impressionnant.

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Expo • Chercher le garçon

Recommandé

Pour ses dix ans, le MAC/VAL nous fait une petite crise d'adolescence précoce. Tout au moins, il va devoir apprendre à gérer sa nouvelle virilité pubère : sur un air de ‘Taxi Girl’, l'exposition du printemps posera donc la question de la masculinité, dans un début de XXIe siècle où l'affaiblissement de l'homme causerait celui de toute la nation – en tout cas, c'est ce que certains réacs répètent en boucle à la télé.Comment l'héritage du féminisme s'est-il instillé dans les mentalités, et donc dans la création contemporaine ? Qu'est-ce qu'être un homme si le patriarcat est une forme de domination qu'il faut combattre ? Gilles Barbier et ses 'Clones femelles', les travestissements de Michel Journiac, les vidéos de Jesper Just, les photographies de Robert Mapplethorpe, les bizarreries de Philippe Ramette ou les détournements de Yasumasa Morimura tenteront d'y répondre. A travers plusieurs générations d'artistes, ce sont toutes les disciplines qui seront représentées pour dévoiler leur vision de l'homme moderne et de son corps.> Horaires : du mardi au vendredi de 10h à 18h ; samedi, dimanche et jours fériés de 12h à 19h.

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Du samedi 7 mars au dimanche 30 août

Concert • Metz

Recommandé

Chaînon manquant entre Toronto et la Lorraine, dignes successeurs de Nirvana et Jesus Lizard ou grosse claque intemporelle : ce sera comme vous voudrez. Une chose est sûre, le trio canadien Metz foulera les planches du Point Ephémère le 5 mars prochain, pour un concert qui s’annonce on ne peut plus électrique. Entre la frappe bien appuyée du batteur Hayden Menzies, la basse réactive de Chris Slorach et la déferlante de riffs d’Alex Edkins, on peut déjà s’attendre à du très grand live. Non seulement parce que leur premier album (on vous en parlait ici) met déjà la fièvre, mais aussi car leur réputation sur scène est des meilleures – et après quelques clics sur YouTube, on comprend mieux pourquoi. Les fans de grunge, punk et noise devraient y trouver leur compte, le public s’annonce d’ailleurs pour le moins bigarré. Une occasion en or de découvrir pour une poignée d’euros des scuds sonores comme "Wasted" et "Get Off", slammer un jeudi soir et prendre une bonne douche à la bière. Bienvenue dans les nineties.

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Jeudi 5 mars

Film • L'Ennemi de la classe

Dans un entretien récent, Laurent Peretjatko, réalisateur de 'La Fille du 14 juillet', s’interrogeait sur le « peu d’adaptations de fables de La Fontaine (au cinéma) ». Bien que le format de celles-ci n’aide pas leurs éventuelles transpositions cinématographiques, l’interrogation ne manque pas de souligner la difficulté que le septième art peut ressentir face aux questions morales. Quelques heureuses exceptions viennent toutefois offrir un cinéma plus coloré, ni tout-noir, ni tout-blanc, comme ‘Le Quatro Volte’ de Michelangelo Frammartino, ou ce premier long-métrage de Rob Bicek au titre trompeur, ‘L’Ennemi de la classe’. Car, d’ennemi, il n’en est point dans cette histoire de suicide d'une adolescente, vécue il y a dix ans par le réalisateur slovène. La rébellion de la classe face à l'autorité du lycée dépeinte par Bicek, d’abord centrée sur le personnage peu charismatique, presque caricatural, d'un intraitable professeur d'allemand, finit lentement par se dissoudre, nivelant les points de vue plutôt que d'aller jouer l'habituel retournement de situation entre un bourreau et sa victime. ‘L’Ennemi de la classe’ offre ainsi une mise à plat du ressenti, où chacun exprime une émotion qui n'arrive jamais à dominer celle qu'il affronte. Chaque personnage incarne une réaction différente face au suicide d'autrui, sans que rien ne vienne pleinement justifier l'une plutôt que l'autre. La réalisation elle-même prend le parti de la neutralité, dans ce lycée filmé en huis-clos, aux cou

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Théâtre • Daisy

Que serait une année de théâtre sans le trublion Rodrigo Garcia ? L’homme capable de mettre ensemble sur scène Jésus, Ronald MacDonald et des vers de terre. Pour cette nouvelle incartade au Rond-Point, le metteur en scène espagnol a choisi de nous invectiver à baiser davantage. Ca ferait du bien à la planète, selon lui. Jamais avare de provocations, Rodrigo Garcia s’attaque cette fois-ci à nos chambres à coucher, à la vie quotidienne, ses charentaises qui puent sous le lit et les chemises de nuit jaunies par les lavages en machine. Comment respirer dans ce monde de merde ? Bonne question. Après les vers de terre et les poussins de ‘Muerte y reencarnacion en un cowboy,’ ce sont des cafards que les comédiens Juan Loriente, et Gonzalo Cunil exhortent sur scène à accomplir leur œuvre. Belle métaphore, mais un brin explicite, n’est-ce pas ? Amis du gore et du dégueu, cette pièce est faite pour vous. Les autres auront juste des haut-le-cœur.

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Jusqu'au dimanche 8 mars

Concert • Panda Bear

Panda Bear est un drôle d’animal. Après ‘Person Pitch’ et ‘Tomboy’, l'artiste poursuit son exploration d’une électro biblico-psychédélique avec le nouvel album 'Panda Bear Meets The Grim Reaper’, et y ajoute des sonorités hip-hop. Songwriter compulsif, Noah Lennox nous embarque sur son arche de spiritualité décadente. Ce New-Yorkais qui aime la chaleur de Lisbonne partage sa lumière dans sa musique. Sur des arrangements pop inspirés des 60’s et des boucles électro hypnotiques, il pose sa voix d’ange saturée de réverb’. On sent chez lui cet attirance pour le biblique – Noah était enfant de chœur ténor et a étudié la théologie à la fac – couplée à celle plus psychédélique du LSD qu’il a expérimenté avec ses potes d’Animal Collective.

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Vendredi 6 mars

Film • Inherent Vice

Los Angeles, début des années 1970. Lorsqu'il n'est pas occupé à se rouler des spliffs de la taille d'un avant-bras, Doc Sportello (Joaquin Phoenix) officie comme détective privé. Un soir, Shasta (Katherine Waterston), son ex, l'oriente vers le cas d'un milliardaire mystérieusement disparu, avec lequel elle entretenait des rapports intimes. L'enquête commence donc pour Doc, bourrée de chausse-trappes, de plages ensoleillées, de drogues, de coups fourrés, de putes, d'attente, à nouveau de drogues, de malfrats plus ou moins débiles, d'argent sale, de drogues (au fait, quelqu'un aurait de la weed dans le coin ?), de flics antipathiques (à commencer par Josh Brolin, parfois à mourir de rire en keuf anti-hippie), de caméos ludiques (Benicio del Toro, Owen Wilson...) et de... drogues, bien sûr ! Trimballé sans relâche à travers LA, Doc Sportello dilapide en effet une bonne partie de son temps à faire passer le 'Big Lebowski' des frères Coen pour un puceau de la fumette. D'ailleurs, il semble assez vite se foutre assez généreusement de son enquête. Et nous avec. Ce qui n'est pas sans poser problème, vu que le film dure près de 2h30. Surnagent alors le charisme défoncé d'un impeccable Joaquin Phoenix à l'hébétude quasi-burlesque, des dialogues – adaptés du roman éponyme de Thomas Pynchon – oscillant entre absurde et virtuosité et des numéros d'acteurs généralement réussis. Seulement, malgré ses qualités et sa tonalité douce-amère (l'enquête semblant surtout pour Sportello une manièr

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• Du 9 au 15 mars

Concert • Caribou

Il est parfois juste de penser que les musiciens ne sont pas des personnes fiables. Mais Dan Snaith, lui, fait plus que de résister à cette assertion. Depuis qu'il s'est lancé dans son projet Caribou, Snaith oscille entre folktronica, sunshine pop et dance aquatique sans jamais nous décevoir ou présenter le moindre signe de relâchement, d'autant plus que l'expérience n'en est que plus intense sur scène. Car si sur disques, les épopées pop du musicien sont le fruit du seul travail de ce multi-instrumentiste de génie, leur version live prend vie à quatre, Snaith travaillant en groupe accompagné de trois autres musiciens. Le 11 mars prochain, ils interprèteront ensemble les morceaux de l'album à venir ‘Our Love’ aux côtés des anciens hymnes à la rêvasserie de Caribou.

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Mercredi 11 mars

Théâtre • Tartuffe ou l'Imposteur

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir. » A quelle pièce de Molière appartient cette célèbre citation ? Vos souvenirs de première L sont loin ? Bon, eh bien il s’agit de ‘Tartuffe’, comédie en cinq actes truffée de vices. L’histoire du bon vieux Orgon trahi par son homme de confiance, le dénommé Tartuffe. Une affaire d’hypocrisie et de manigances comme Poquelin savait les écrire. Aux manettes de cette nouvelle version, Benoît Lambert, directeur du centre dramatique national de Dijon. L’homme de théâtre passionné par le théâtre de Molière (‘Les Fourberies de Scapin’ en 1998, 'Le Misanthrope' en 2006) apporte à ‘Tartuffe’ un éclairage plus républicain. Oubliez la tension religieuse de la fable, cap sur la bourgeoisie et ses sales petits travers ; parce que l’hypocrisie n’est pas forcément là où l’on croit.

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Du mardi 10 au dimanche 29 mars
Film • Selma

Film • Selma

Concert • Forever Pavot

Seul à la barre, le multi-instrumentiste Emile Sornin navigue d'après la boussole de François de Roubaix. Le chef d'orchestre proche du groupe toulousain Aquaserge investit la pop psychédélique, en composant des bandes originales de films imaginaires des années 60 et 70, où l'on retrouve pêle-mêle Ennio Morricone, Jean-Claude Vannier, les Beatles sous influence hindoue, et du clavecin réhabilité. Forever Pavot a sorti son premier album, 'Rhapsode', en novembre 2014 chez Born Bad Records. A leurs côtés, le groupe Calypso fera résonner l'écho de sa pop psyché doucereuse et planante. RHAPSODE by FOREVER PAVOT

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Mercredi 11 mars
Film • The Voices

Film • The Voices

Concert • Noel Gallagher's High Flying Birds

Leader du célèbre groupe de britpop Oasis pendant 15 ans avec son frère Liam, Noel Gallagher quitte la formation en 2009. Alors que Liam Gallagher crée de son côté le groupe Beady Eye avec les anciens membres d'Oasis, Noel se lance en solo avec "High Flying Birds", premier album paru le 17 octobre 2011. AVec Black Rivers en première partie.

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Jeudi 12 mars
Film • Crosswind

Film • Crosswind

Théâtre • Risk

Des risques, on en prend fatalement au théâtre. Une affiche sympa ? Un tract séduisant ? On y va parfois sans vraiment savoir où on met les pieds. Rassurez-vous, pas de mauvaise surprise avec 'Risk'. Pièce chorale du Britannique John Retallack jouée à Avignon en 2013 à la Manufacture et cet hiver au théâtre Paris-Villette. L'histoire d'adolescents mis en danger, soit de manière volontaire, soit contraints par le groupe. Un décor peuplé de micros dans lequel cinq jeunes comédiens partagent la scène avec un musicien (et compositeur, Bruno Soulier, adepte du piano Wurlitzer) installé à jardin. Ensemble tour à tour, ils vont s'approcher du devant de scène et conter leurs histoires de paumés, décrire comment ils se mettent en danger ou au contraire comment ils se surprotègent. Addiction à l'alcool, agoraphobie aigüe, violences physiques : des chemins différents mais motivés par la même peur ou le même désir, celui de la prise de risque. A la fois nerveuse dans ses déplacements et répétitive dans son architecture, la mise en scène se structure autour de monologues accompagnés d'une musique industrielle et de quelques éléments chorégraphiques. Un mélange plus ou moins réussi ; non pas que l'idée soit mauvaise, bien au contraire, mais elle est ici sous-exploitée. La gestuelle des comédiens parasite ainsi plus qu'elle n'accompagne. Même schéma pour les projections quasi illisibles qui s'affichent arbitrairement en fond de scène. Malgré ses imperfections, 'Risk' reste une bonne pièce,

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Du vendredi 13 au samedi 21 mars

• Du 16 au 22 mars

Film • Big eyes

Film • Big eyes

Concert • Warpaint

Le quatuor féminin originaire de Los Angeles viendra nous jouer son rock sombre et vaporeux le 16 mars prochain au Trianon. Après le succès de leur premier album, 'The Fool', sorti en 2010, les quatre fantastiques reviennent avec un second opus intitulé tout simplement 'Warpaint', et dont le premier titre est en écoute ci-dessous. Avec The Garden en première partie.

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Lundi 16 mars
Film • Le Président

Film • Le Président

Expo • Pierre Bonnard

Recommandé

De ses expérimentations nabi à son retour à l’impressionnisme en passant par ses œuvres japonisantes, le musée d’Orsay revient sur l’ensemble de l’œuvre de Pierre Bonnard pendant les beaux jours. Un hommage très attendu à cet inclassable peintre de l’intime et de la lumière, dont les toiles ont longtemps été habitées par deux images : celle de Marthe, son épouse au corps flottant, et celle de l’Arcadie, terre idéale aux horizons incertains. > Horaires : tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 18h ; nocturne le jeudi jusqu'à 21h45.

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Du mardi 17 mars au dimanche 19 juillet

Théâtre • Youdream

Recommandé

Au cœur de ce projet signé Superamas, la rencontre de trois médias : la scène, la vidéo et le forum Internet ! Le collectif franco-autrichien, célèbre pour ses performances mêlant téléréalité et art scénique, s’intéresse avec ‘Youdream’ aux frontières de plus en plus poreuses entre sphères publique et privée. Invité à surfer et à poster sur youdream.be, le spectateur devient la matière du spectacle. Ses rêves et ses frustrations pouvant être repris sur scène par les performeurs présents. En abordant des thèmes comme le manque d’intimité lié à la surexposition de l'individu sur les réseaux sociaux ou encore la sur-médiatisation de soi, Superamas aborde de front des questions ultra contemporaines qui pourraient bientôt devenir réellement problématiques. En 2062, par exemple.

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Du mercredi 18 mars au samedi 4 avril

Concert • Pierre Boulez

Aux yeux (entre autres) de l'équipe de la Philharmonie, Pierre Boulez n'est pas n'importe qui. Car, en plus de recevoir, comme David Bowie, les honneurs d'une exposition à la Cité de la musique, le compositeur français, qui a dirigé le Philharmonique de New York de 1971 à 1977 est, en tant que créateur de l'IRCAM, l'un des plus fervents défenseurs de la nouvelle salle parisienne. Le voici donc à son tour au cœur d'un week-end au cours duquel les élèves du conservatoire de Paris, disciples involontaire du maître, interpréteront 'Messagesquisse', pièce à sept violoncelles écrite en 1977. Ceux-ci proposeront également un concert-promenade aux travers des grands espaces de la Philharmonie, proposant de découvrir à la fois le lieu et son instigateur. Un joli cadeau d'anniversaire pour celui qui en profite, loin de la scène, pour fêter en public ses 90 ans en ces 20, 21 et 22 mars.Autre concert hommage, celui de Luigi Nono, sobrement intitulé 'A Pierre', proposera des versions ayant fait le succès du compositeur, ainsi qu'une interprétation d'un de ses travaux les plus anciens '…explosante-fixe…', également dansé par les membres du ballet Maurice Béjart le 20 mars. Boulez, un homme de poids dans l'histoire de la musique contemporaine en France.

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Jeudi 19 et vendredi 20 mars
Film • Anton Tchekhov 1890

Film • Anton Tchekhov 1890

Film • Still Alice

Film • Still Alice

Théâtre • L’Esprit de groupe

C’est bien plus qu’un spectacle, mais ce n’est pas vraiment un festival. Un événement plutôt. Un rendez-vous unique sur la notion de groupe, et de communauté. Pendant une dizaine de jours Frédéric Mazelly (le directeur de la programmation de la Villette) organise « le premier événement artistique pour une expérience collective », une rencontre appelée « L’Esprit de groupe ». Au menu de ces deux semaines mouvementées, un programme articulé autour de dix spectacles joués autour de la Grande Halle (salle Boris Vian, nef sud, petite halle). Des spectacles parfois interactifs, qui rendent hommage à Pina Bausch, créent des micro-sociétés ou explorent la question de l’acte théâtral, de la répétition et du collectif. Le but de la manœuvre ? Questionner le processus d’expérience collective à travers le prisme du spectacle vivant : le chant, la danse, la parole.  « Entre esthétique de forum et événement artistique, 'L’Esprit de groupe' reprend à son compte l’idée d’un art non autoritaire, indécis et parfois spéculatif. » La mort de la figure tutélaire du metteur en scène ?   Toute la programmation  [CONCOURS] Gagnez des invitations !

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Du mardi 17 au samedi 28 mars

Expo • Yves Saint Laurent 1971

1971 marque un tournant dans la carrière d'Yves Saint Laurent. Alors qu'il est considéré par beaucoup comme l'héritier de la tradition de la Haute Couture, Saint Laurent présente le 29 janvier 1971 une collection qui fera date dans l'histoire de la mode. Baptisée "Libération", elle suscitera à la fois le scandale, car elle puise son inspiration dans la mode des années 40, et impulsera le futur courant rétro qui parcourra toute la seconde moitié du XXe siècle. 44 ans après, la fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent met de nouveau en avant cette collection phare.

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Du jeudi 19 mars au dimanche 19 juillet
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• Du 23 au 29 mars

Concert • Pigeon John

Il était temps que les Parisiens, si habitués aux pigeons, découvrent Pigeon John. Son rap original, intelligent et cool, fusionnant les genres, avait pourtant tout pour nous plaire, mais il aura fallu un single, "The Bomb", pour que le rappeur puisse enfin trouver un public au-delà des milieux underground américains, après plus de dix ans de bons et loyaux services dans le hip-hop et cinq albums. Originaire de Los Angeles, John Kenneth Dunkin explose donc en Europe en 2011. Il s'acoquine alors avec les C2C le temps d'une tournée et d'un très bon "Because Of You", mais aussi avec Hervé Salters de General Elektriks, qui produit ses disques en France. Le dernier en date, 'All The Road' (paru le 23 septembre 2014 chez Discograph), foisonne d'idées, de mélodies, de sons et d'invités : Kellylee Evans, 20Syl des C2C, ou encore des amis californiens tels que Flynn Adams ou LDontheCut. Le disque est une merveille de A à Z, et le concert à la Flèche d'Or à ne pas manquer.

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Mardi 24 mars
Film • A trois on y va

Film • A trois on y va

Concert • Flatbush Zombies + The Underachievers

Sur la scène du Bataclan les 24 et 25 mars prochains : Flatbush Zombies, une bande de mauvais garçons appartenant au mouvement Beast Coast, nom donné à ces artistes de la nouvelle vague prônant les psychotropes, et le hip-hop expérimental et underground, qui comptent parmi eux le jeune prodige Joey Bada$$, et les rappeurs Pro Era, et A$AP. Le trio compose une musique bestiale et d'une grande énergie, habillée de grillz en or qui brille et de cannabis.  Un autre groupe arborant fièrement le titre Beast Coast sera présent : The Underachievers, au rap sombre soutenu par des mélodies lo-fi et expérimentales caractéristiques de Flying Lotus, lequel a d'ailleurs signé deux mixtapes du groupe sur son label Brainfeeder. Ils nous présenteront leur album fraîchement sorti l'an dernier, 'The Cellar Door'.

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Mardi 24 et mercredi 25 mars
Film • Voyage en Chine

Film • Voyage en Chine

Expo • Velázquez

Quand on pense au siècle d'or espagnol, on pense forcément à Velázquez. 'Les Ménines', 'Le Triomphe de Bacchus', le portrait de son esclave Juan de Pareja ou l'étonnant 'Pablo de Valladolid' sont autant de chefs-d'œuvre du Sévillan né en 1599 qui ont marqué la peinture tout au long des siècles, jusqu'à l'art moderne. Edouard Manet, par exemple, tenait l'Espagnol comme le plus grand peintre qui ait jamais existé – et l'un des précurseurs de l'impressionnisme –, tandis que Francis Bacon louait « le parfait équilibre entre l'image idéale qu'on lui demandait de reproduire et l'émotion qui submergeait le spectateur ». L'Irlandais signa d'ailleurs des variations autour de la stupéfiante représentation du pape Innocent X de Velázquez.Le Grand Palais tâche donc de retracer le parcours de celui qui fut peintre du roi dès l’âge de 24 ans, et se fit particulièrement remarquer par ses jeux de contrastes entre lumière et couleurs, ainsi que son travail sur les volumes. En mettant ses œuvres en perspective avec des artistes qui l'ont marqué, l'exposition raconte, au fil de ses influences (Titien, Le Caravage, Rubens) et de ses voyages (notamment en Italie), comment Velázquez changea plusieurs fois de style et d'univers.> Horaires : du mercredi au samedi de 10h à 22h ; le dimanche et le lundi de 10h à 20h. dimanche et lundi de 10h à 20h, du mercredi au samedi de 10h à 22h - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/velazquez#sthash.t6Axcpcs.dpuf dimanche et lundi de 10h à 20h, d

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Du mercredi 25 mars au lundi 13 juillet

Concert • The Dø

+ Première partie. Découvert en 2008 avec le titre "On my Shoulders", le duo indie pop The Dø, composé de la chanteuse franco-finlandaise Olivia Merilahti et du compositeur Dan Levy, est revenu à l'automne 2014 avec un troisième album. Les premiers titres de cet album sont "Keep Your Lips Sealed" et "Despair, Hangover and Ecstasy", à écouter ci-dessous.

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Vendredi 27 mars

Concert • Akhenaton

Akhenaton, leader du mythique groupe de hip hop marseillais IAM, entame une nouvelle tournée pour présenter sur scène les titres de son cinquième album solo "Je suis en vie" auquel ont participé entre autres Shurik'n, Faf Larage, Cut Killer, R.E.D.K ou encore Tyler Woods.

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Vendredi 27 et samedi 28 mars

Expo • De Giotto à Caravage

Recommandé

Les primitifs italiens et les caravagesques s’invitent au musée Jacquemart-André à l’occasion d’une exposition qui s’annonce, une fois de plus, savoureuse. Articulée autour du regard de Roberto Longhi (1890-1970), grand historien de l’art transalpin, elle réunira des œuvres du Caravage et de ses émules (dont le fameux ‘Jeune garçon mordu par un lézard’), ainsi que quatre tableaux des pionniers de la Renaissance que sont Giotto, Masolino, Masaccio et Piero della Francesca. Après deux très beaux hommages au Pérugin et à Fra Angelico, voilà encore une expo 100 % italienne du musée Jacquemart-André qui nous botte.> Horaires : tous les jours de 10h à 18h, nocturne le lundi et le samedi jusqu'à 20h30.

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Du vendredi 27 mars au lundi 20 juillet

• Du 30 mars au 5 avril

Concert • Jungle

Qui n'a pas manqué de s'étouffer la première fois que Jungle lui a été mentionné, alors que le groupe ressemblait en tous points à une blague, avec son nom savamment « ingooglelisable » et son retour à la soul des années 1990, celle-là même qui s'acoquinait avec l'immonde drum'n'bass ? Puis vint le moment où de risible le groupe vira mystique, tandis que l'on découvrait leurs excellents singles sans avoir accès à autre chose que leur logo et quelques photos ne montrant strictement rien. Mais ce n'est qu'après leurs premiers concerts qu'il fallut en venir à l'évidence : le doute s'était bien vite évaporé pour faire place à une excitation bien justifiée face à cette bande sonnant comme un amalgame des meilleurs groupes de funk blanc. Un soupçon de Happy Mondays croisés avec l'avant-gardisme des Talking Heads, le perfectionnisme de Steely Dan et le falsetto des premiers albums Bee Gees. Leur musique, dans toutes les situations, réussit à accrocher l'oreille et à ne plus la lâcher, que ce soit avec "Lucky I Get What I Want", "Platoon" ou l'hymne de l'été "Busy Earnin". In fine, Jungle réitère l'exploit de Discolsure l'été dernier – faire de la soul électronique avec un cœur humain, en mariant en plus de cela la beauté de "The Bravest Man In The Universe" par Bobby Womack et Damon Albarn avec la folie scénique qui caractérise cette troupe cosmique. A voir absolument.

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Dimanche 29 et lundi 30 mars

Cirque • Capilotractées

Ne vous inquiétez pas : « Capilotractées », ici accordé au féminin pluriel et orthographié avec un seul « l », ne s'applique pas au spectacle lui-même. L'expression, qui a donné son nom à cette création circassienne, est à prendre au premier degré. Ce sont deux Finlandaises, la fildefériste Sanja Kosonen et la trapéziste Elice Abonce Muhonen, que vous verrez littéralement tirées par les cheveux. Toujours pas rassuré ?  Suspendues par le biais d'un gros anneau métallique noué dans leur épais chignon tressé, les deux femmes se meuvent dans les airs sans grincer des dents. Seuls leurs yeux trahissent une tension, déformés par la traction exercée sur le cuir chevelu. Un détail qui accentue l'aspect étrange et gémellaire des deux artistes. Aussi douloureux que cela puisse paraître, la suspension du corps par la chevelure est une technique de cirque traditionnelle. Pour le duo nordique, à la fois auteur et interprète du spectacle, la réappropriation de cette pratique permet de combiner deux forces : esthétique – la beauté d'un corps en apesanteur – et onirisme – s'envoler comme dans un rêve. On s'attend donc à un résultat décoiffant.

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Du mardi 31 mars au jeudi 2 avril

Expo • Jean Paul Gaultier

Recommandé

La « planète mode » de Jean-Paul Gaultier a déjà fait le tour du monde. Après Londres,  Montréal, San Francisco, Madrid ou Rotterdam, la spectaculaire exposition du créateur français (dont nous avons reçu de très bons échos de la part de nos collègues de Time Out à  l’international) arrive enfin à Paris. Au programme : un parcours qui réunira une panoplie de costumes, croquis, clips et autres extraits de films, de défilés ou d’interviews pour témoigner de la carrière foisonnante du père de la robe ananas. Alléchant.> Horaires : du mercredi au samedi de 10h à 22h ; le dimanche et le lundi de 10h à 20h.

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Du mercredi 1er avril au lundi 3 août

Cirque • Aléas

De son art, Chloé Moglia, trapéziste de formation, n’a gardé que la substantifique moelle. Un fil qui retient, ou une structure qui suspend. Rien d’autre hormis le silence, les corps et l’espace. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas tant l’agrès que le vide, le vertige. Après ‘Horizon’, l’artiste signe ‘Aléas’, un spectacle aérien sans filet. Sur scène, suspendues à une structure de fils en acier horizontaux et verticaux, six femmes sont invitées à éprouver la sensation du vide, la fragilité du corps, le voyage presque invisible de l’espace-temps. « Le trapèze et plus précisément la suspension, les arts martiaux, le dessin et les sciences, la philosophie, sont autant de portes qui ouvrent à une dynamique de questionnements sensitifs et de perspectives changeantes », explique Chloé Moglia.  Un programme en trois dimensions.

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Du mardi 31 mars au samedi 4 avril

Théâtre • This is how you will disappear

Gisèle Vienne est une artiste multiple. Chorégraphe, plasticienne, metteur en scène, elle se plaît à explorer avec singularité les différents médias esthétiques à sa disposition. Dans le spectacle ‘This is how you will disappear’ que le public avignonnais a applaudi en 2010, c’est le thème de la beauté qui est disséqué et mis en question. Pas de combat Dionysos vs. Apollon à l’horizon, mais au contraire une tentative torturée de réconciliation. Un trio d’interprètes s’investit radicalement dans cette quête pour le moins philosophique. Un entraîneur, une jeune athlète et une rock star déambulent dans une immense forêt ultra réaliste. Ce choix de décor est pour le moins symbolique. La forêt est le lieu de tous les possibles où la nature reprend ses droits. Tensions, émois, violence et éclats jailliront de ce bois pas tout à fait enchanté, où réel et imaginaire se confondent. La bande sonore et le travail vocal prennent une place importante dans le travail de Gisèle Vienne. Compositions musicales et mots enregistrés de Stephen O’Malley et Peter Rehberg se mêlent aux voix des acteurs sur scène pour créer une ambiance visuelle et sonore totale.

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Du mardi 31 mars au dimanche 5 avril
Expo • Silent Partners

Expo • Silent Partners

Expo • Carol Rama

L'exposition remet en lumière Carol Rama, artiste turinoise bientôt centenaire, qui dialogue, sans jamais apparaître dans l'histoire de l'art officielle, avec les plus grandes figures modernes et contemporaines, de Picasso à Jeff Koons. A la frontière du surréalisme, de l'art concret, l'art informel, l'arte povera ou l'art brut, la plasticienne sans modèle accumule aquarelles, collages, installations pour revoir la représentation du corps et de la sexualité. Autant d'oeuvres annonçant Louise Bourgeois, Cindy Sherman ou Rosemarie Trockel. L'exposition balaye cet ouvrage invisible dont "le péché" est "le seul maître".

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Du vendredi 3 avril au dimanche 12 juillet

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