Anahi

Restaurants, Argentin Arts et Métiers
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Anahi
© La Jeune Rue

Par une soirée ensoleillée de septembre 2014, la Jeune Rue – le projet de Cédric Naudon, autant applaudi que raillé, qui vise à acheter et rénover 36 propriétés situées dans trois rues du 3e arrondissement – a à première vue un air mélancolique et négligé. Les rues du Vertbois et Volta ne jouissent en effet pas du même prestige que leurs voisines bouillonnantes d’activité du Marais – seuls quelques promeneurs s'y baladent tranquillement, tandis que les devantures de boutiques restent rabattues et les loquets des volets fermés comme des reliques. Mais à y regarder de plus près, les signes d'un changement y sont visibles : à travers des vitres recouvertes pour masquer l'intérieur, on aperçoit des espaces fraîchement rénovés et même un semblant d’activité dans une galerie tendance, où quelques hommes d’affaires fatigués et cool semblent en pleine réunion tardive, discutant autour de dessins d’architecte. Il se pourrait qu’elle prenne du retard mais La Jeune Rue prend néanmoins forme, lentement mais sûrement.

Ce soir-là, nous nous sommes rendus chez Anahi, le premier restaurant du projet à ouvrir ses portes. Située dans une ancienne boucherie, cette adresse à la devanture d’inspiration argentine existait déjà avant le projet de La Jeune Rue, mais a été rénovée et ré-ouverte avec une nouvelle gestion. Une apparence distinguée pour ce lieu vêtu de noir et blanc, tout en sobriété. C’est la fenêtre entourée de bougies coulantes et l’odeur aguicheuse de la viande braisée qui vous fait passer le pas de la porte. A l’intérieur, un glorieux plafond style art nouveau surplombe la pièce, vous menant à travers une salle à manger de murs d’or brunis, éclairée d’une lumière vive. Sur des tables petites et serrées, les nappes et serviettes d'un blanc éclatant le disputent à une vaisselle dépareillée de blanc et de bleu.

Lors de cette première semaine d’ouverture, l’équipe paraissait légèrement maladroite et débordée, mais vraiment charmante. La liste des boissons affiche des prix plutôt doux et les cocktails sont originaux (notamment une version étrange et aigre, mais bonne, de la margarita). D’autre part, le menu est d’autant plus attirant qu’il est admirablement concis. Nous avons pris un ceviche de cabillaud servi avec des feuilles de coriandre, ainsi qu’un plat de croustillantes et alléchantes empanadas, où toutes les saveurs des ingrédients – bœuf, oignons, œufs – s’exprimaient clairement. Puis sont arrivées deux brochettes de boulettes de viande, crémeuse et rondelette, avec un épi de maïs grillé et des pommes de terre ainsi qu’une belle pièce de lapin désossée accompagnée d’une jolie salade verte. Enfin, pour le dessert, nous avons partagé un pudding de riz froid, qui était recouvert de figues rôties chaudes.

Le seul reproche qu’on pourrait faire au lieu serait cette table située à droite du bar dans la pièce de devant, précisément là où nous étions installés, à éviter à tout prix sous peine de vous faire bousculer par les serveurs essayant d'accéder à la caisse ou de récupérer les menus, ou de voir vos conversations couvertes par les bruits de shakers adroitement manipulés par les barmans. A part ça, la première ouverture de La Jeune Rue a la classe et le panache d’une opération très mature. 

Par EH (trad. LG)

Publié :

Nom du lieu Anahi
Contact
Adresse 49 rue Volta
3e
Paris

Heures d'ouverture Tous les jours de 19h à minuit
Transport Métro : République
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Ancha B

Service au top, nourriture excellente et raffinée , ambiance cosy , un must !