Volver

Restaurants, Argentin Bastille
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Volver
DR / © Volver

Carnivores de tous pays, unissez-vous. Et rendez-vous à Volver, un resto argentin du 11e, à deux pas de Voltaire. Là-bas, pas de gauchos mais un serveur beau gosse aux cheveux longs qui roule ses « r » en regardant le football sur un écran plat. Eh oui, on a bien dit télé, football et écran plat. De quoi froncer les sourcils trois fois, surtout lorsque votre compagne détourne l’attention pour suivre des yeux le bellâtre.

Assis au beau milieu du minuscule restaurant, étonnamment vide pour une fin de semaine printanière, on s’interroge un peu sur la pertinence de notre présence. En jetant un rapide coup d’œil à la carte, survient alors le quatrième froncement de sourcil, celui d’Emmanuel Chain. On pense avec un pincement au cœur à notre capital, puisqu’il sera difficile de s’en tirer pour moins de 90 € à deux (avec une bouteille de vin, disons un malbec d’entrée de gamme, à 21 €, qu’il faudra penser à bien faire respirer).

Si comme l’indique un article du New York Times (juin 2013), l’Argentine, contrairement à l’Uruguay, ne peut plus se targuer de posséder le monopole international du bœuf (aussi bien en consommation par habitant qu’à l’export), Volver reste le royaume du carnassier, où chaque commande se résume en une sidérante orgie de chair fraîche – presque de quoi vous couper l’appétit. Pour faire dans l’exhaustif, on a testé une planche de grillades (65 €) indiquée pour deux personnes : un choix qui implique de ne prendre ni entrée ni dessert, vu la quantité astronomique de viande dans l’assiette, qui vient avec une salade et des pommes-frites. Résultat : rien à redire sur la cuisson, la viande grillée et assaisonnée au gros sel est un régal. On se délecte du boudin noir mais l’entrecôte, succulente et fondante, ressort largement du lot et transformerait n’importe quel veggie flexible (un nouveau terme absurde désignant « ceux qui mangent de la viande mais pas trop quand même car ils sont normalement végétariens ») en un glouton insatiable. Une expérience intense et un peu extrême, en définitive.

Alors, à la sortie du restaurant, on regarde l’enseigne une dernière fois en se demandant : « retournera-t-on à Volver » ? Pas sûr, car si la nourriture était impeccable et le service sympathique, le côté télé-kéké est regrettable et le prix, pour une cuisine relativement sommaire, reste un peu élevé.

Par Louis Michaud

Publié :

Nom du lieu Volver
Contact
Adresse 34 rue Keller
11e
Paris

Heures d'ouverture Du lundi au samedi de 19h à 2h
Transport Métro : Voltaire ou Bréguet - Sabin
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The Very Big Sheep
tastemaker

Si vous êtes végétariens fuyez car ici on mange surtout l'emblème de la cuisine argentine : l'asado, c'est à dire des grillades de viande. Les viandes sont bonnes mais je trouve ça quelques euros trop cher, même si je comprends aisément qu'on a à faire à du bœuf de qualité et que c'est donc un peu plus cher mais quand même j'ai du mal à payer l'addition. C'est servi avec des frites maison, qui sont très bonnes mais bon... bon. Des frites. 
Les desserts sont tous à base de Dulce De Leche aussi un emblème de la cuisine argentine. Le dulce de leche c'est délicieux mais c'est  sucré, et dans les desserts qu'on nous propose je dirais que ce n'est pas très bien dosé justement. Et là encore une fois c'est surtarifé, 8€ pour une "crêpe" qu'on appelle en argentine Panqueque je trouve ça un peu chero.

Emmanuel Chirache

Plutôt d'accord avec cette critique, sauf que depuis les prix ont augmenté. Le resto de la rue Dauphine dans le 6e présente les mêmes caractéristiques que celui de Bastille, les bellâtres en moins. Si le service est sympathique et ne pousse pas à la consommation (presque trop, on nous oublie un peu), la nourriture est en effet sommaire : quasiment que de la viande brute, servie le plus souvent avec des pommes frites banales. 

En entrée, on déguste sans rechigner nos savoureuses empenadas fourrées au poulet, aux olives et au poivron, avant d'enchaîner sur un rumsteak plutôt fin quoiqu'un peu gras. De la bonne viande, mais pas une qualité exceptionnelle. Le dessert est un penqueque (comprendre "pancake" à l'espagnol), une crêpe au dulce de leche (crème de lait) qui fait gentiment le job - heureusement vous me direz, c'est à 8 euros.

Plutôt que le pichet de sangria d'un litre (un litre!), nous avons préféré le Malbec argentin, à la mesure du reste de la gastronomie de l'endroit, c'est-à-dire plutôt cher pour ce qu'il est. Bref, même si on adore le foot argentin qui s'étale partout dans le resto (Messi, Di Maria, Pastore...), on ne retournera sans doute pas ici. Pas de re-Volver, quoi.