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Le China © C. Griffoulières - Time Out Paris
© C. Griffoulières - Time Out Paris

12e arrondissement : les bars et restaurants

De bonnes tables dans le 12e

Écrit par
La Rédaction
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Dersou
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Cuisine du monde
  • Bastille
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Une date, un soir. Un blazé qui croit avoir tout goûté. Plat culte ? Ce soir-là, un ceviche de maigre, chou-rave, coques, vif et précis, surmonté d'une “neige” de fromage blanc réduit en poudre. Le tout boosté par un explosif cocktail mixant gin, saké, kiwi et poivre noir ! Murs grattés jusqu'à l'os, parpaings en béton, tables en bois brut : Dersou, c’est avant tout un lieu. Mais aussi un chef ultratalentueux, le Japonais Taku Sekine, grosse reusta d’Instagram (également à la tête de Cheval d’Or) qui a lancé un bête de concept : des assiettes accordées à des minicocktails archi-bien shakés par un ancien de l’Experimental Group – Amaury Guyot, qui a mis sur orbite le Sherry Butt avant de s'envoler dans le 5e chez Chinaski. Contre le mur court une rangée de tables (de deux couverts chaque), elle fait face au comptoir-cuisine et sa batterie de commis. Le week-end, à l’heure du déj, c’est carrément la meilleure place pour poser ses seufs : vue imprenable sur le dressage live des assiettes !  Mais c’est le soir que l'expérience est la plus orgasmique (uniquement sur réservation et sur fond d'accords bien shakés) : ambiance tamisée, décibels en sourdine et menu imposé. Le moins cher est à 95 € : cinq plats et cinq petits cocktails en pairing. Mais quelle expérience ! La cérémonie commence ce soir-là par un odorant bouillon de légumes au beurre clarifié. Impossible de tout citer, on retiendra le plus marquant : exquis ceviche de maigre, chou-rave, coques, saupoudré d'une
Restaurant Passerini
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les orphelins inconsolables de Rino, ceux qui veulent découvrir le maestro Passerini et sa cuisine d’amour Plat culte ? La pasta all'amatriciana ! On en salive encore. Depuis son ouverture en 2016, guettée par les tifosi de Giovanni Passerini (ex-Rino), ce restaurant est notre pépite italienne, notre table reviens-y ! Émulation et presse dithyrambique obligent, mieux vaut réserver en amont pour avoir la chance d'y poser ses coudes. Mais que la récompense est belle : accolé à Pastificio, magasin de pâtes fraîches cornaqué par sa femme Justine, le lieu a sobrement de la gueule avec sa salle signée Asma Architects (bois blond, sol terrazzo, luminaires design), son comptoir pour manger perché et sa cuisine ouverte sur le public… Dans laquelle s'active Monsieur Passerini, bien accompagné par sa brigade en salle, qui nous interprète une pièce chorégraphiée au millimètre. Dans l’assiette ? Une cuisine précise mais qui suit la tradition, avec une belle simplicité et une franchise de goût. Sans oublier beaucoup, mais alors beaucoup d'amour ! Chaque jour à midi : deux entrées, deux plats de pâtes, un plat et un dessert. Comme cette puissante langue de veau snackée, tomates marimba, stracciatella, anchois. Ou ce plat de tagliatelles au ragoût de canard, version twistée des pastas al ragù, qu’on a plus l’habitude de s'enfiler à la baraque qu’au restaurant. Apothéose au dessert avec cette tartelette ricotta et fraises flanquée d'un sorbet rhubarbe, qui vient clôturer avec brio
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L'Amarante
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Bastille
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les branchouillardsPlat culte ? Des tripes ravigotantes aux olives, avec copieuse purée maison Banquettes bordeaux, murs blancs, quinqua bedonnants... Tout sauf tendance, mais ô combien génial. Parfois, ça fait du bien d'envoyer valser les ampoules suspendues, les assiettes chiches, et de revenir aux fondamentaux. Un rêve de bistrot, qui doit beaucoup au chef, Christophe Philippe. Lequel n'a pas son pareil pour vous mijoter pendant trente (!) heures une tendrissime joue de veau, mœlleuse à souhait (même pas besoin de couteau : elle se découpe à la fourchette). Ou une langue de veau sublime, très finement tranchée, flanquée de sa mayo maison (12 €).  L'Amarante, cest notre petit rituel, notre chasse-grisaille : on réserve par sms/texto sur le portable de l'ami Christophe. Sinon par voix (les vendredi, samedi, dimanche, lundi, mardi). Le jour J, accueil tout sourire, un ballon de bon pif (rouge Raffut 2015 de Sylvain Bock, 5 € le verre) et c'est tipar pour le bien-nommé "menu du travailleur" à 22 boules (12h30-14h30). Ou l'imbattable formule à 19 €, comme ce midi-là, avec en entrée un fat tarama de sole (manquant de sel, dommage), flanqué d'une salade verte ultra-fraîche et parfaitement assaisonnée. La suite crescendo : des tripes ravigotantes aux olives, dinguissimes, reposant sur une copieuse purée maison... Plus de place pour le dessert, et desserrage de ceinture obligatoire en sortant... Mais vingt dieux, qu'est ce que c'est bon !  Chez Time Out, tous les étab
Barapapa
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • 12e arrondissement
Calé.e dans un petit transat sur le quai de la Râpée, une mousse bien fraîche à la main, on profite de la terrasse baignée de soleil avec une bonne playlist dans les oreilles et une vue imprenable sur la Cité de la mode. Déco ? Pas de déco ! Un container pour le bar, un pour la cuisine, deux autres pour les toilettes... Et au milieu de tout ça de grandes tables et des bancs. Il manque quelques guirlandes et des tonnelles pour retrouver l'esprit guinguette mais l'essentiel est là. On vient surtout squatter les tables pour boire l'apéro, mais la clientèle reste éclectique, entre ceux qui tapent la belote, fêtent un anniversaire, ronflent au soleil pour se remettre de leur soirée de la veille ou même ceux qui travaillent (oui, il y en a). A glouglouter : bière artisanale parisienne à la pression (Gallia et BapBap), vin ou cocktails (le trio populaire mojito-caïpi-Spritz). En cas de grosse faim, on peut se partager une focaccia. Et pour passer le temps : ateliers DIY, cours de yoga en plein air, concerts, projections de films, etc. 
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Un homme/une femme de goût ! Plat culte ? Ce jour-là, la lotte de ligne, émulsion de coquillages, délicatement parfumée à l’aneth et aux shiitakés.  Aux antipodes des étoilés froids et consensuels, la déco chinée par l’architecte Marcelo Joulia (qui a aussi pimpé le viandard Unico) vous explose la rétine à peine la porte franchie. Tout est dans le détail : ces céramiques vintage aux formes pleines, ces luminaires éclatants 60-70’s, cette vaisselle sensuelle aux courbes ovoïdes… Rarement une déco d’intérieur aura été aussi assortie à un lieu et une cuisine. Aucune vulgarité ni facilité, ça enrobe et caresse en toute harmonie, à l’image de la cuisine à quatre mains de la Japonaise Chiho Kanzaki et de l'Argentin Marcelo di Giacomo. Deux pointures, anciens du triple étoilé Mirazur à Menton, également passés par La Ferme Saint-Simon dans le 7e arrondissement. Le menu dégustation ? A l’origine à 64 € (époque bénie), il est passé à 85 € depuis notre dernier passage mais avec toujours la même générosité : une mise en bouche, deux entrées, deux plats et deux desserts ! A retenir cette fois-là ? Une réjouissante lotte de ligne faisant la planche dans une émulsion de coquillages, délicatement parfumée à l’aneth et aux shiitakés… Ou un délicat ceviche de Saint-Jacques au chou-fleur et pomme granny smith crus, sorte de perce-neige culinaire qui annonce déjà le printemps… C’est d’une justesse ! Le meilleur pour la fin : les desserts, peu sucrés, explosant en goût, en créativité,
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent découvrir la Caverne d’Ali Baba des jeux de sociétéBoire quoi ? Une bolée de cidre accompagnée d’un hot-dog salvateur Tout à côté d’un complexe Warhammer et pas si loin de Troll2Jeux, voilà La Revanche, bistrot ludique qui fait sa place -la communauté des joueurs est difficile mais ne se trompe jamais. Ici pas de boutique, l’espace est dédié à sa gigantesque ludothèque. Il vous faudra parfois même utiliser une échelle : ambiance de bibliothèque merveilleuse. La disposition des boîtes y est parfaite, tout est proprement rangé et prêt aux regards (cette fabuleuse luminosité qui rend le lieu et vos parties si appréciables). Comme chez son cousin Le Nid (avec lequel il partage sa carte de fidélité), l’accès aux jeux est de 3 € par personne, avec une boisson à commander à l’arrivée et à renouveler toutes les deux heures. Menu simple mais pratique-efficace : planches pas chères, cidre et hot-dog salvateurs. Fermé le lundi mais ouvert jusqu’à une heure du matin pour celles et ceux qui préfèrent Dixit avant de dormir plutôt que l’ASMR. Qu’il est rare de voir un tel ratio de nouveauté dans une collection, et c’est louable, voir essentiel. Les tables ? A la taille parfaite, bien espacées dans un décor clean indus' haut de plafond, rendant vos longues sessions bien agréables. Le confort plus que la rentabilité (n’ayez pas peur de venir à huit pour autant). Et la connaissance, l’amour que partage le gérant-fondateur Patrice Leser, qui prend toujours le temps d
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China
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Bastille
  • prix 3 sur 4
Le China est un bar-restaurant café-concert asiatique chic qui emprunte son décor exotique à un club colonial du Shanghai des années 1930. Canapés Chesterfield en cuir capitonné, murs rouges, boiseries sombres, dallage en damier noir et blanc, cette pénombre chaleureuse est lounge comme un salon de gentlemen anglais. Derrière un superbe et vaste comptoir chromé, des serveurs polis et discrets préparent des cocktails subtils, comme l’Hemingway (savante alchimie entre rhum brun cubain, Cointreau, citron vert et pamplemousse). La carte des vins est aussi très vaste, pour ceux qui préfèrent un verre de bon cru. Si vous n’avez pas peur de faire chauffer votre carte bleue, passez à table pour goûter une cuisine asiatique fusion, comme le tendre médaillon de poulet finement aromatisé au schitakés et citron thaï. Envie d’un digestif ? Montez à l’étage boire un bon cognac dans le fumoir à cigares, décoré d'une cheminée et d'une bibliothèque de vieux livres. Vous y trouverez un "vrai fumoir" à l'extéireur, dans un jardin d’hiver agrémenté de bambous. Au sous-sol, deux concerts gratuits sont programmés par soir, plutôt jazz, soul, pop et musique du monde (la programmation est disponible sur leur site). Le lieu étant réputé pour sa bonne programmation, les confortables canapés en cuir sont vite pris. Un conseil : arrivez tôt ou réservez une table si vous ne voulez pas finir debout.   Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste co
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Picpus
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les mordus de Sicile Plat culte ? Le gâteau de grand-mère dont l’ingrédient principal est… la courgette.C’est dans une salle tout en longueur, perdue à deux pas du marché d'Aligre, que se cache l’une des tables italiennes les plus savoureuses de Paris. Italienne ? Disons plutôt sicilienne. Car si les amis d’Ignazio Messina traversent tout Paris pour s’attabler dans sa petite trattoria, ils le font avant tout pour déguster les spécialités familiales de ce chef natif de Cefalù, près de Palerme. Lancée en 2001, l'adresse-mère du clan Messina (Non Solo Cucina, Non Solo Pizza, Les Amis des Messina Sentier..) évite les écueils du pittoresque. Pierres grattées, tables contemporaines, chaises design, long bar donnant sur la cuisine ouverte et agréable petite salle à l’étage, quelques photos de famille... C’est sobre, de bon goût et on mise sur un clair-obscur prévenant en soirée.  Le bateau, vous le prendrez dès l’entrée avec des antipasti authentiques, comme ces sardines farcies aux raisins secs, pignons et menthe (sarde a beccafico, grand classique palermitain) ou ces artichauts au four, délicieusement gratinés avec pecorino, menthe et origan. Côté pasta, c’est l’incontournable plat de rigatoni aux olives, câpres, anchois et piment ou le solide assortiment de pappardelles à la saucisse maison et aux cèpes qui vous feront voyager vers Taormina à chaque bouchée. Cuisson al dente parfaite et assaisonnements aux saveurs franches qu’un verre de nero d’avola souligne agréablem
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Le Train Bleu
  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Ceux qui vont prendre le TGV, mais uniquement en première classePlat culte ? Le gigot d’agneau servi à la (grosse) tranche et sur son impressionnant chariot Le Train Bleu c’est une institution depuis 1901 (même Line Renaud n’était pas née), un resto de repas d’affaires, de couples bourgeois du 12e en sortie du mois et de touristes en pèlerinage. Tout le monde a les yeux rivés vers les 700 m2 de plafonds classés aux Monuments Historiques. Les patrons (associés depuis peu avec la Maison Rostang, pour sauver une carte qu’on disait en déclin) le savent bien, et facturent le lieu avant tout, à des tarifs dissuasifs : la première formule (plat/dessert) coûte 49 €. Un prix qui garantit un décor à couper le souffle mais des assiettes qui en manquent un peu. Certes, tout est largement servi, depuis le saumon gravlax (35 €), trônant, bien épais (limite trop), dans son très sage tartare de betterave, jusqu’aux classiques profiteroles, glace vanille et chocolat tiède, généreusement dosées. Certes, la maison est tournée, gare de Lyon oblige, vers la région Rhône-Alpes (ravioles de Romans, volaille de Bresse et quenelle de Lyon), mais elle honore la tradition sans rien inventer.  Passées ces ravioles champi efficaces et leur bouillon qui carbure au sel (26 €), il faut attendre la volaille et son étonnant riz crousti (du basmati grillé, 38 €) pour enfin être surpris. Mention spéciale, quand même, au très beau baba, gigantesque mais aérien, et son rhum servi à discrétion (18 €), a
Le Baron Rouge
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Le Baron Rouge est un rendez-vous immanquable pour tous les amateurs de bonne chère qui viennent faire leurs courses sur le marché d’Aligre, à l’heure ou les stands plient boutique et où les estomacs crient famine. On vient ici satisfaire son palais avec des bons crus du terroir, dans une ambiance franchouillarde, sans devoir étaler ses connaissances en œnologie. Le dimanche on peut même y déguster des huîtres avec un bon Sancerre, ou un bon rouge charpenté avec une assiette de charcuterie.Dans cet antre minuscule à la gloire de Bacchus, les murs sont tapissés de bouteilles et de tonneaux empilés du sol au plafond. A l’heure de l’apéro, si vous arrivez un peu tard, n’espérez pas poser un demi-coude sur le zinc, vous resterez probablement sur le trottoir comme la plupart des clients. Les initiés du quartier portent ici leurs bouteilles vides pour acheter du vin en vrac puisé à la barrique. Les autres peuvent choisir de bons crus dans une sélection à emporter.
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