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10 concepts de restaurants à ouvrir à Paris (ou pas)

Le monde est fou, fou, fou !


Ouvrir un restaurant pour simplement cuisiner de la bonne gastronomie ? Ringard. Aujourd'hui, le monde est passé au restaurant à thème, au concept qui tue. Ce n'est plus seulement la cuisine qui est fusion, c'est tout l'établissement, qui mélange nourriture et animaux, bonne chère et bonne idée, marketing et alimentation. Nous avons sélectionné pour vous dix restaurants foufous à travers le monde, de Tokyo à Amsterdam, histoire de voir s'ils pouvaient être adaptés à Paris. Pas sûr qu'on en ait envie. Bonne lecture et bon appétit, bien sûr.

Cliquez sur les flèches pour faire défiler les restaurants foufous.

  • Dining Dog, Rabbit Book, Reptile Café, Kayabuki Tavern : la table de Noé

    Le concept ?
    Au Dining Dog, aux Etats-Unis, on mange en tête à tête avec son chien : une assiette pour le maître, une assiette pour son compagnon. Au Rabbit Book, au Japon, pas besoin de poser son lapin : on vient comme on est, les lapins sont déjà là, à la disposition des clients qui peuvent les papouiller en cassant la croûte. Même principe au Reptile Café, encore au Japon, où l’on peut dorloter un boa constrictor tout en buvant son thé. Et on reste sur l’Archipel pour le petit dernier (notre préféré) : Kayabuki Tavern, une cantine où les serveurs sont… des singes, trop mignons, qui portent des petites robes et des masques de poupées. Non, ceci n’est pas du tout flippant.

    A Paris ?
    Bah, on a déjà le Café des Chats. Comme quoi, on n’est pas loin d’atteindre le niveau d’absurdité des Japonais et des Américains. Mais pour les concurrencer sérieusement, il faudrait investir dans quelque chose de vraiment spectaculaire, comme une « Batcave à vins » pleine de bons crus et de chauve-souris hystériques, par exemple. Ou alors, il faut tabler sur de l’incroyablement mignon, on propose donc « Bonne Boo-ffe », une cantine où l’on pourrait manger en caressant des répliques de Boo, le chien le plus kiki du monde. 

    Dining Dog (Edmonds, USA), Rabbit Book (Tokyo, Japon), Reptile Café (Yokohama, Japon), Kayabuki Tavern (Tokyo, Japon)
    Crédit photo : DR

  • Modern Toilet : cabinets de curiosités

    Le concept ?
    On se demande encore comment quelqu'un, en se réveillant un jour, a pu avoir l'idée d'ouvrir un restaurant appelé « Modern Toilet », dont le logo ressemblerait à un étron et dans lequel les gens, assis sur leurs trônes, mangeraient dans des récipients en forme de cabinets. Mais plus que tout, on se demande comment cette idée, devenue réalité, a pu rencontrer un tel succès.

    A Paris ?
    Sérieusement ? Dans la capitale de la gastronomie, où se mêlent des noms aussi mythiques que ceux d'Alain Ducasse et Ratatouille, difficile d'imaginer que l'on puisse se ruer pour boire une soupe au fond des waters. Après tout, quand on s'approche de la cuvette, c'est plutôt pour vomir son repas que pour s'en délecter. Non mais quelle idée !

    Modern Toilet, Taipei, Taiwan
    Crédit photo : CC - Rinux

  • Ninja Restaurant : la cuisine est un sport de combat

    Le concept ?
    Vous connaissez l’inspecteur Clouseau, le personnage loufoque interprété par Peter Sellers dans les films de Blake Edwards ? Dans la série, l’inspecteur demande à son domestique chinois Kato de l’agresser régulièrement par surprise, histoire d’apprendre les arts martiaux et de rester toujours sur ses gardes. Eh bien si vous allez au Ninja Restaurant à New York, vous deviendrez Jacques Clouseau le temps d’une soirée. Des types déguisés en ninjas vous accueillent à la sortie de l’ascenseur en vous foutant une trouille bleue, puis servent votre plat avec un sabre avant de faire des galipettes devant vous pendant votre repas. Pas de panique, c’est plutôt bon enfant.

    A Paris ? 
    Pas de ninjas à Paris, patrie du verlan, mais plutôt des Jeanine. Un restaurant tenu par des petites dames très âgées, Parisiennes de naissance, qui vous font sursauter en parlant très fort soudainement (elles n’entendent rien, les pauvres), aiguisent leur couteau si près de vous qu’elles manquent de vous embrocher (elles n’y voient goutte, les bougres), et mettent votre patience à l’épreuve en vous racontant des anecdotes sur leur vie.

    Ninja Restaurant, New York, Etats-Unis
    Crédit photo : DR

  • Heart Attack Grill : sonner le gras

    Le concept ?
    Imaginez un décor d'hôpital, des serveuses en tenue d'infirmière sexy, des cigarettes sans filtre, des sodas bien sucrés, des bières bien alcoolisées, des burgers qui frisent l'indécence calorique et des slogans qui font mouche (« bon à en crever » ou « combat l'anorexie depuis 2005 »). Non, vous ne rêvez pas. Oui, ça se passe aux Etats-Unis.

    A Paris ?
    Pas très « manger-bouger », tout ça. D’autant plus que quand la capitale française se met à faire des burgers, elle se rêve plutôt « pont de Brooklyn » et « bœuf de Kobe »… Mais on pourrait imaginer un Heart Attack Bistrot, avec des petits plats pleins d’andouillettes, de beurre d’escargot et de terrine de foie de veau... La mort par le terroir français !

    Heart Attack Grill, Las Vegas, Etats-Unis
    Crédits photo : DR / © Heart Attack Grill

  • Lunch with an astronaut au Kennedy Space Center : un resto un peu spatial

    Le concept ?
    « Attention, tour de contrôle, la navette spatiale des haricots verts va décoller ! Oui, ça y est, elle va bientôt atterrir dans la bouche du petit Kevin, c’est incroyable ! » Quoi de mieux pour faire manger des légumes à vos enfants qu’un astronaute à table ? C’est l’idée géniale qui a germé dans la tête des dircom du Centre spatial Kennedy, plus connu sous le nom de Cap Canaveral. Ici, un vétéran vient déjeuner avec vous pour vous expliquer autour d’une bonne bavette comment il s’est entraîné pour éviter de dégobiller lorsqu’il était en impesanteur. En digestif, on vous suggère de prendre le thé infusé Ariane.

    A Paris ?
    Pas de centre spatial à Paris, il faut aller à Toulouse ou en Guyane pour en trouver. Du coup, nous proposons la création d’un restaurant chinois où l’on peut déjeuner avec un astrologue. En fonction de votre signe et de votre décan, celui-ci prédira quelle entrée vous allez déguster, ainsi que le temps qu’il vous reste à vivre depuis que vous avez testé les raviolis chinois du resto en question.

    Centre Spatial Kennedy, Floride, Etats-Unis
    Crédits photo : © Mark McCarty

  • Disaster Café : le goût du risque

    Le concept ?
    Vous êtes tranquillement en train de finir votre entrée, vous vous apprêtez à piocher un bout de pain dans la corbeille pour saucer votre assiette, quand soudain celle-ci se met à trembloter violemment. Diable, mais que vous arrive-t-il ? C’est désormais tout le restaurant, des tapis aux murs, qui vibre et s’ébranle. Tel un écolier japonais préparé au pire, vous abandonnez votre repas (qui de toute façon vient d’atterrir sur votre voisin) pour vous jeter en boule sous votre table. S’agit-il d’un tremblement de terre ? Eh non, tout va bien, c’est juste une simulation.

    A Paris ?
    Pourquoi pas… Mais quitte à le faire, autant le faire bien. Parce que les repas « catastrophes naturelles », finalement on en soupe à chaque réunion de famille. Alors, pour se faire vraiment peur, pourquoi ne pas imaginer un restaurant appelé « Les Dix Plats d’Egypte » ? Des sauterelles et des grenouilles envahiraient la salle en plein dîner, la grêle s’abattrait sur les convives et tout le monde se verrait pousser d’énormes furoncles, avant d’être englouti par les ténèbres. Chouette, hein ? Par contre, on vous déconseille de venir avec votre fils aîné.

    Disaster Café, Lloret de Mar, Espagne
    Crédit Photo : DR / © Tabasco

  • The Hobbit House : des petites portions

    Le concept ? 
    Non, ce bar-restaurant n’est pas construit comme un terrier, avec des portes rondes et du mobilier tout mignon en chêne. Non, ses clients ne passent pas leur journée à fumer des feuilles de Langolet. En fait, il s’agit d’un pub, comme tous les autres pubs, un peu sombre et cracra. La seule différence ici, c’est que tous les serveurs sont atteints de nanisme. La discrimination positive ? Ca leur passe au-dessus.    

    A Paris ?
    Quelle bonne idée ! Et puis après, on pourra faire des déclinaisons. The Bernardo House, avec des serveurs muets. The Weasley House, avec des serveurs roux. The Georges Tron House, avec des serveurs obsédés par vos pieds. The Inception House, avec des serveurs qui rêvent qu’ils sont des serveurs qui rêvent qu’ils sont des serveurs…

    The Hobbit House, Manille, Philippines
    Crédit photo : DR / © The Hobbit House (Non, ce n'est pas Gandalf au milieu)

  • Kinderkook kafé : kinder surprise

    Le concept ?
    Derrière les fourneaux, des enfants. Au service, des enfants. A table, des enfants. Des enfants partout, c’est le concept de ce café hollandais. Un peu gêné, comme quand votre petit cousin de 7 ans veut chanter ou faire un spectacle à Noël, vous assistez à tout ça en vous demandant si vous allez pouvoir avaler votre sandwich à la morve. Bon, en réalité, il s’agit surtout d’apprendre aux enfants à cuisiner à l’aide d’éducateurs spécialisés, autant dire la sortie idéale en famille à Amsterdam.

    A Paris ?
    Dans une ville où l’on manque cruellement de places de crèche et où les restaurateurs ont toujours besoin de main d’œuvre, une telle idée cartonnerait tout de suite. Pensez donc : des gamins occupés à faire la cuisine pour les adultes pressés qui travaillent et non pas l’inverse, c’est la meilleure façon d’inculquer les vraies valeurs de la vie à des gosses qui n’ont plus le sens de l’autorité ni du sacrifice. Eric Zemmour likes this.

    Kinderkook kafé, Amsterdam, Pays-Bas
    Crédit photo : Flickr

  • Ithaa Undersea Restaurant : au bain, Marie

    Le concept ?
    Vous êtes aux Maldives et il faut bien avouer que le décor est assez sympa. Les plages de sable blanc, l’eau turquoise de l’océan Indien, la faune, la flore, les hôtels plus luxueux les uns que les autres… C’est d’ailleurs dans l’un d’eux que se cache ce restaurant vitré et entièrement sous l'eau. Une table marine, où les poissons peuvent venir vous regarder en train de manger leurs copains.

    A Paris ?
    Mais oui ! A quand un bonne petite table nichée sous la Seine ? Un resto plein de grandes vitres, pour regarder passer à travers l’eau trouble les Vélibs usagés, les vieilles bouteilles de bière et les bancs de pacus « mangeurs de couilles ». Tant que ce que vous avez dans votre assiette ne nage pas autour de vous...

    Ithaa Undersea Restaurant, Hôtel Conrad, Maldives
    Crédit photo : DR

  • Alcatraz ER : vous allez vous faire cuisiner

    Le concept ?
    Manger des saucisses sculptées en forme de bites de taulard, boire son cocktail comme si c’était du jus de cervelle sorti d’une fausse tête en plastique, et se faire piquer les fesses par des nurses super sexy dotées de seringues, le tout dans d’étroites cellules inhospitalières. Lecteur, je te présente le raffinement à la japonaise ; raffinement à la japonaise, voici lecteur. Il est à noter que Alcatraz ER (pour « urgences », car vous êtes dans l’infirmerie de la célèbre prison) est historiquement le premier restaurant à thème chelou lancé à Tokyo, le premier d’une longue série. Merci à lui.

    A Paris ?
    Un restaurant qui s’appelle la Santé, voilà qui conviendrait parfaitement aux âmes sensibles des Parisiens. Ce n’est qu’une fois entré dans la cantine de la fameuse prison parisienne que le client se rendrait compte que sa purée et son jambon ne sont pas si bio que ça. Vous faites remarquer doucement : « Garçon, il y a une mouche dans mon potage… » Plus loin, la voix de Dédé la main froide vous fait écho : « La petite pédale bobo a raison ! », lance-t-il à la cantonade. « C’est dégueu ce qu’on mange, chef ! » Sans le vouloir, votre remontrance déclenche dans la cantine une émeute collégiale qui tourne à la bataille rangée entre les matons et les détenus. Ça ne vous nourrit pas, mais ça vous défoule.

    Alcatraz ER, Tokyo, Japon
    Crédit photo : © Rob-Sheridan.com

Dining Dog, Rabbit Book, Reptile Café, Kayabuki Tavern : la table de Noé

Le concept ?
Au Dining Dog, aux Etats-Unis, on mange en tête à tête avec son chien : une assiette pour le maître, une assiette pour son compagnon. Au Rabbit Book, au Japon, pas besoin de poser son lapin : on vient comme on est, les lapins sont déjà là, à la disposition des clients qui peuvent les papouiller en cassant la croûte. Même principe au Reptile Café, encore au Japon, où l’on peut dorloter un boa constrictor tout en buvant son thé. Et on reste sur l’Archipel pour le petit dernier (notre préféré) : Kayabuki Tavern, une cantine où les serveurs sont… des singes, trop mignons, qui portent des petites robes et des masques de poupées. Non, ceci n’est pas du tout flippant.

A Paris ?
Bah, on a déjà le Café des Chats. Comme quoi, on n’est pas loin d’atteindre le niveau d’absurdité des Japonais et des Américains. Mais pour les concurrencer sérieusement, il faudrait investir dans quelque chose de vraiment spectaculaire, comme une « Batcave à vins » pleine de bons crus et de chauve-souris hystériques, par exemple. Ou alors, il faut tabler sur de l’incroyablement mignon, on propose donc « Bonne Boo-ffe », une cantine où l’on pourrait manger en caressant des répliques de Boo, le chien le plus kiki du monde. 

Dining Dog (Edmonds, USA), Rabbit Book (Tokyo, Japon), Reptile Café (Yokohama, Japon), Kayabuki Tavern (Tokyo, Japon)
Crédit photo : DR


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