Le meilleur de votre ville

Comment vider sa carte aux puces

Habitat 1964

  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage
  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage
  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage
  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage
  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage
  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage
  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage
  • Habitat vintage

    © EP / Time Out Paris

    Habitat vintage

Habitat vintage

© EP / Time Out Paris

Son ouverture en juin 2013 avait fait grand bruit. Du mobilier Habitat des années 1960 remis en vente dans un superbe lieu à Saint-Ouen : il y avait de quoi attiser la curiosité des peoples venus en masse (et sûrement pour la première fois) s’aventurer de l’autre côté du périph. Curieux, nous avons donc voulu voir de nos propres yeux à quoi ressemblait cet espace, ouvert uniquement les week-ends et sur demande les vendredis.


Organisé autour d’une cour, le 77-81 rue des Rosiers accueille non seulement Habitat, mais également le luxueux L’Eclaireur, les antiquités de Mademoiselle Steinitz, la Galerie Gam et une buvette bien dispendieuse. Amis populos, passez votre chemin, il n’est pas question ici de faire de bonnes affaires, mais de sortir ses liasses de billets. Tout, absolument tout, y coûte un bras, qu’il s’agisse d’un lustre, d’une plante ou même d’une part de tarte.


Autant d’apparat peut sembler bien étrange dans un quartier essentiellement peuplé par les Puces et les vendeurs de cuirs synthétiques. Une fois entrés dans la boutique, un ancien hangar de 400 m2, nos yeux ont du mal à y croire. Tapis ostensiblement tachés, tables griffées, les objets sont sales, en piètre état… et les tarifs exorbitants. Comptez 2 500 € pour cette table ornée de brûlures de casseroles, 1 000 € pour ce fauteuil club largement éraflé, 800 € pour cette console demi-lune de 1987. Il n’y a guère que le prix du mobilier sans style – une console technique à 180 € – qui ne dépasse pas le contenu de notre PEL. Médusés, les visiteurs étouffent rires et sarcasmes en se montrant hilares les blessures de guerre de ces meubles qui ne valent guère que quelques kopeks. Ici, le vintage a bon dos.



City links

Global links