Le meilleur de votre ville

L'objet de la semaine

Tentative d'épuisement du monde matériel

Votre appart en est rempli.  Ca dégouline de votre bureau. Il y en a partout. Les objets remplissent votre quotidien, ils ne font plus qu'un avec vous. Matérialistes de tous bords, amoureux de la chose, chaque semaine nous posons nos yeux sur un bouquin, un parfum, un carnet... n'importe quoi, pourvu que ça nous plaise.

Le guide 'Autour de Paris sans voiture'

Un livre qui vous fera apprécier le Transilien et même le RER ! Oh que oui. Plans, durée des promenades et des transports, informations pratiques comme les horaires, les trajets ou les activités, Balado a compris que deux problématiques existentielles hantaient les Franciliens : le temps (l'aller et retour va prendre des heures, ça ne sert à rien...) et l’espace (c’est loiiiiin…). 'Autour de Paris sans voiture' propose un double classement, d’abord par thèmes (pique-niquer, marcher/rouler, chevaucher, voguer, nature, histoire, arts et métiers, baptêmes sportifs, détente, enfants), puis par accès direct des gares parisiennes. Vous gagnerez des instants précieux pour comprendre comment aller où, pour voir quoi et en combien de temps. Une bible donc pour celui qui veut se ressourcer le week-end et tirer la langue aux automobilistes, sans passer une éternité à glaner des informations sur Internet. On oublie trop souvent qu’à une demi-heure de Paris, si l’on sait où partir, adieu les trains bondés, bonjour l'odeur de l’herbe coupée. Le samedi, déployez vos ailes et laissez donc les Halles !

Les questions que vous ne vous poserez plus :
Mais le lac est loin de la gare à pied ? La poussette va s’embourber ? Il y a des trucs à manger là-bas le dimanche ? J’imprime un plan ? Ah m… j’ai plus d’encre ! C’est direct de Gare de l’Est ? Ca coûte combien 1h de canoë ?

> 13€, éditions Balado 

 


+ d'objets

  • Poster à colorier Grand Paris

    Une manière ludique de visiter Paris un jour de pluie ? Stimulant pour la créativité diront certains, réducteur car les traits sont déjà dessinés pour d’autres (d’ailleurs, a-t-on le droit de déborder ?), le poster à colorier reste quoi qu’il en soit un jeu créatif sympathique, en particulier s'il est réalisé à plusieurs. Un chouette produit made in France que l’on exporterait volontiers. Un pied de nez aux milliers de photos prises sous le même angle de vue, de la Tour Eiffel et de la vue de Montmartre. Vous rêviez de voir l’arc de Triomphe en rose bonbon ?

    Certes, une question en suspens. On dit quoi au petit Théophile, 6 ans, si le poster est vraiment trop trop moche à l’arrivée pour l’afficher au mur du salon ? Bah on lui explique que le plus important n’est pas le résultat, non le plus important c’est le processus de création en famille et entre amis. On lui explique que colorier ensemble c’est… c’est éviter les guerres, que les Tibétains qui eux font des mandalas super beaux (donc rien à voir) les détruisent à la fin pour symboliser le cycle de création et de destruction. Détruire le poster une fois colorié, c’est quelque part faire preuve de sagesse et soutenir la cause du Tibet. Alors, poubelle et on recommence ?

    > OMY, 19,90 € le poster Grand Paris 

    Poster à colorier Grand Paris
  • Sac en plastique Ifassen

    Sacs à main, pochettes, boucles d’oreilles et autres petits accessoires : Ifassen propose avant tout des pièces colorées et féminines faites de sacs plastiques recyclés. Et c’est plutôt réussi ! Ce qu’on croyait destiné au mieux à la poubelle, au pire au vagabondage au gré du vent se transforme en de solides et sympathiques produits, grâce aux doigts de fées des Marocaines de la région de Berkane.

    Protection de l’environnement, soutien économique aux artisanes tisseuses, économie verte et design en bout de chaîne, le modèle économique a de quoi séduire. Un challenge intéressant que celui de relier le monde rural et ses besoins concrets avec la mode et les goûts occidentaux. Plus de 60 femmes reçoivent grâce à ces activités une rémunération régulière, et l’on se réjouit que certains modèles soient aussi designés par les artisanes et que l’on fasse appel, en plus de leur dextérité, à leur créativité.

    > 95 € sur leur site.

    Sac en plastique Ifassen
  • Kryptonite Evolution Mini U

    Sa forme en U en acier trempé, sa serrure à cylindre haute sécurité et anti-forage font trembler le business des voleurs de vélos. Son seul nom intimide les mieux équipés d’entre eux (Superman y compris, rappelez-vous !). Le Kryptonite accompagné de son kryptoflex, c’est avant tout l’antivol du futur du passé, l’antivol au nom tout droit sorti d’une science-fiction des années 1970. Un outil de stratège qui ne renonce pas au style (notez la pointe de couleur orangée), tout petit, tout léger (moins de 1kg), et pire : incassable !

    Grâce à cet objet, on pourra vous voler uniquement : votre selle en cuir de taureau, vos pédales rétro, vos franges à guidon, défoncer vos lumières style indus, crever vos pneus, érafler votre sticker « Life is a biche ». Mais avec le kryptonite, on ne vous volera JAMAIS votre cadre.

    Mémo : un antivol est fait pour être accroché au vélo, puis au vélo et à un objet fixe. Ne cédez donc pas aux arguments de vente kryptoniciens, en choisissant la taille de votre Kryptonite en fonction de celle de votre sac (trop petit…). Car si les hipsters font beaucoup de tours en vélo, ce n’est pas pour frimer barbe au vent, mais parce qu’ils ne trouvent pas de point d’accroche assez fin pour attacher leur petit bijou !

    > 49,90 € sur Franscoop

    Kryptonite Evolution Mini U
  • Des Fists et des lettres

    Vous en avez marre des tote bags ? Oui, on vous comprend. Outil marketing par excellence, le sac en toile est pourtant un des accessoires les plus pratiques de l’été avec les lunettes de soleil et la crème solaire. Parce qu’il faut bien l’avouer, la besace en cuir quand le soleil tape à plus de 30 degrés, ça fait mal aux coups de soleil. Alors pour changer du sac de course jauni, des Fist et des lettres (qui était à l’origine un tumblr très drôle) a conçu des tote bags plein de verve. Des punchlines imagées, littéraires et artistiques bourrée d’humour. Parmi nos préférées : « Le Vieil Homme et ta mère », « Tu suces pour un Marx ? » ou encore « Paye ta Sénèque ! ». Parfait pour réviser ses classiques avant la rentrée des classes. 

    >>> 17€ sur Woop part shop

    Des Fists et des lettres
  • Henry Darger

    Lorsque ce petit employé sans envergure meurt en 1973, ses logeurs trouvent dans sa chambre une œuvre colossale : des centaines de toiles, ainsi que trois textes monumentaux – deux romans de 8 000 et 10 000 pages, et une autobiographie, 'L'Histoire de ma vie', de 5 084 pages précisément. Depuis, le nom d'Henry Darger est devenu le symbole de ce que l'on appelle, avec une certaine condescendance, « art brut » ou « art outsider », pour caractériser en gros un type qui ne s'est jamais pensé comme un artiste. Affranchi de tous les codes et de tous les genres, il a fomenté une œuvre visionnaire, entre la peinture de Bosch, l'imagination de Peter Pan, les comics de Superman et 'Le Magicien d'Oz' (pour schématiser grossièrement). En ce moment à Paris, vous pouvez voir certaines de ses toiles dans l'exposition 'Le Mur' à la Maison Rouge ou à 'Raw Vision' à la Halle Saint-Pierre.

    Plutôt que de traduire les 5 084 pages de son autobiographie, les éditions Aux forges de Vulcain ont donc choisi 150 pages de cette 'Histoire de ma vie', dans lesquelles Darger évoque surtout sa jeunesse, y ajoutant quelques belles illustrations. Et ce qui frappe tout de suite, c'est ce style froidement descriptif qui impose sa monotonie au point de devenir hypnotique. Darger enchaîne les courts paragraphes, sans découper son texte ni en penser la construction. Pêle-mêle, il nous raconte son père, sa scolarité, son internement à l'asile, ses divers emplois dans le service d'entretien d'hôpitaux. Derrière le détachement avec lequel il énonce ces faits bruts, perce toute l'étrangeté d'un gamin fasciné par le feu et la météo qui, malgré tous ses efforts, n'arrive pas à paraître aussi normal qu'il le voudrait.

    Pourtant si prompt à nous abreuver de détails dispensables, Darger ne nous explique pas tout. Il ne nous dit pas pourquoi ses camarades de classe le considèrent comme fou – d'après lui, à cause de la « façon étrange que j'avais de bouger ma main gauche, comme si je pensais que la neige tombait ». Il revient souvent sur la violence épidermique qui semble le traverser, mais ne cherche jamais à l'expliquer et ne livre jamais de précision. On le sent animé d'un profond sentiment d'injustice et d'une peur d'autrui qui abreuve son œuvre peuplée d'enfants martyrisés par les adultes sur fond de grandes flammes brûlantes. Et l'on touche du doigt l'univers abyssal imaginé par Henry Darger qui semble contaminer notre réalité jusqu'à la faire dérailler.

     

    9782919176335

    > Henry Darger, 'L'Histoire de ma vie', éditions Aux forges de Vulcain. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne-Sylvie Hommassel, juin 2014, 144 pages, 19 euros.

    Henry Darger
  • 'Indie Cindy' des Pixies

    Les Pixies qui se reforment, c'était déjà quelque chose, mais les voici qui sortent un nouvel album, un petit miracle dans le monde du rock. Car on connaît l'histoire du groupe : en 1991 paraît 'Trompe le monde', dernier album avant une séparation houleuse marquée par la haine mutuelle entre Kim Deal et Frank Black. Puis dans les années 1990, les Pixies deviennent cultes alors qu'ils n'existent plus, et ce fut clairement l'appât du gain qui hâta la reformation de 2004 pour quelques concerts. L'an passé, la sortie du premier inédit depuis vingt-deux ans, "Bag Boy", avait ému les fans. Sans Kim Deal, mais avec Santiago et Lovering. Et Frank Black, bien entendu, la signature vocale et guitaristique des Pixies, l'homme dont les cris ont marqué la culture du rock alternatif.

    Quel amateur de rock ne reconnaît pas ce hurlement si distinctif du chanteur chauve et grassouillet ? Un morceau des Pixies, c'est simple, en apparence. Un couplet chanté/parlé plutôt calme, et un refrain hurlé qui dépote. Une signature qui marquera tout l'indie rock et jusqu'au new metal, de Nirvana à Deftones. A l'arrivée, les Pixies représentent finalement l'un des rares monstres sacrés du rock encore en activité, un groupe qui rassemble plusieurs générations capables de chanter "Where Is My Mind", "Debaser" ou "Monkey Gone To Heaven" en chœur. Dans ces conditions, avec une telle attente autour d'eux et alors que leur dernière prestation à l'Olympia s'était avérée une catastrophe, on pouvait redouter l'arrivée d'un nouveau disque.

    En réalité, 'Indie Cindy' a du répondant. Si sa première écoute ne met pas de claque, elle caresse l'oreille et promet davantage. C'est au fil du temps qu'on découvre une série de chansons efficaces, à l'aune d'une recette qui n'a pas changé mais s'affirme toujours aussi bonne. Francis crie toujours aussi bien sur "Blue Eyed Exe", sait calmer le jeu sur le sombre "Silver Snail", faire le boulot sur "What Goes Boom", et causer par-dessus un riff typique des Pixies dans "Indie Cindy". L'ouverture vers une pop-rock FM symbolisée par des morceaux comme "Another Toe In The Ocean" ou "Snakes" décevra certainement quelques aficionados, mais elle ne suffit pas à plomber un disque globalement très bon, qui mûrit avec le temps. Peut-être même qu'à force de la voir, on finira par aimer cette pochette atroce.​

    > Chez Pias, 14,99 €

    'Indie Cindy' des Pixies
  • Les Chaussettes Moodoïd

    © Disques Entreprise

    Aux tables de merch’, les vinyles ne sont pas seuls à faire leur retour. D’autres objets aussi étonnants que le skateboard Metallica, le grinder à herbes Wavves, les lunettes de soleil siglées Fucked Up ou les préservatifs Daft Punk ont remplacé les tote bags et les t-shirts sérigraphiés chez Fruit of the Loom vendus 20 euros. Les maisons de disques doivent désormais rivaliser d’ingéniosité pour que leurs produits dérivés se fassent une place au soleil, et c’est donc entre les cocasses éventails Tigersushi et la coque iPhone Kitsuné que les Disques Entreprise ont imaginé comment habiller de la tête aux pieds les aficionados de ses jeunes groupes aux textes en français. 

    Outre les pin's et les vinyles, la jeune écurie qui fêtera en septembre ses deux ans a décidé de sortir des chaussettes aux couleurs de son futur groupe phare, Moodoïd. Au choix, la paire ‘Je suis la montagne’ ou celle ‘De folie pure’, nommées d'après les premières chansons très prometteuses de la formation française, qui s'apprête également à sortir son premier album ‘Le Monde Möö' (prévu pour le 18 août). Il ne manque plus que le pantalon Superets et le bob Lafayette pour vous offrir un look corporate d’Entreprise.

    Les Chaussettes Moodoïd
  • The Wu

    The Wu - Once Upon A Time In Shaolin : l'album de la discorde

    Si un objet a retenu notre attention cette semaine, c’est bien évidemment le dernier album du Wu Tang Clan, ‘The Wu – Once Upon A Time In Shaolin’, qui commence à faire grand bruit sur la Toile. Et pour cause : le mythique groupe de hip-hop new-yorkais a décidé de ne sortir qu’un seul et unique exemplaire du disque, gravé dans le nickel et scellé dans un coffret en argent conçu par le designer britannique Yahya. La chose sera prochainement vendue aux enchères – après un passage en festivals et galeries pour faire baver la plèbe – et sa valeur est d’ores et déjà estimée à plusieurs millions de dollars. Les fans s’en arrachent déjà les cheveux, d’autant qu’il ne leur sera possible d’entendre les 31 titres de ce double-album que lors de séances d’écoute publiques, pour la coquette somme de 50 euros par personne. 

    S’il reste difficile d’interpréter les intentions précises des membres du Wu (particulièrement du leader RZA et du producteur Clivaringz) – mise à part cette volonté assez prétentieuse de se comparer à des compositeurs comme Beethoven, Mozart ou Bach –, l’opération de com’ fonctionne à plein, ce qui a au moins pour mérite de relancer l’éternel débat de la valeur des œuvres d’art, et d’ouvrir peut-être des pistes de réflexion pour les industriels de la musique et les groupes, qui voient souvent leurs œuvres téléchargées avant même que les exemplaires physiques n’arrivent en magasin. Bref, de quoi donner du grain à moudre à pas mal de monde, notamment aux fans de hip-hop old school qui voient peu à peu sombrer leur musique sous des déferlantes de prétention et d’argent. "Shame On A Nigga", qu’ils disaient…

    The Wu
  • Ballroom

    La naissance d’une nouvelle revue ne devrait jamais passer inaperçue. Elle est comme une promesse d’espoir lancée aux lecteurs, de ceux qui aiment humer l’odeur de l’encre mélangée à celle du papier, qui l'emportent enroulée dans leur besace pour finir la lecture d'une chronique dans le métro. Oui aujourd’hui, en pleine ère digitale, l’avènement du premier numéro de Ballroom dans les kiosques nous réjouit. On brûlerait presque un cierge, c’est dire. Ballroom c’est donc une nouvelle revue, sur la danse (allez, un autre cierge). Un magazine conçu pour « donner la parole à tous ceux qui la font et la défont ». Au programme de ce premier numéro plein d’ambition : une rencontre avec la chorégraphe Mathilde Monnier, un superbe focus sur la jeune danse libanaise et un gros dossier sur Carolyn Carlson. De la danse contemporaine, mais aussi des tutus. Des interviews mais aussi des brèves.

    Alors évidemment la culture et la presse libre ont un prix, ce magazine s’achète donc en kiosque pour la bagatelle de 9,50 €. C’est cher pour une revue, mais vous n’aurez pas quinze pages de pub Dior en plein milieu.

    > 9,50 € en kiosque

    Ballroom
  • Cabas Paris Nord

    Vous en avez marre des tote bags qui rétrécissent au lavage ? Oui, nous aussi. Du coup lorsque l’on a visité Le Bouclard et que l’on est tombés en pamoison devant la griffe française Paris Nord, on a décidé d’oublier les sacs en cuir trop cher, et les besaces sans forme. A la faveur de leur nouvelle création, un cabas couleur bleu de travail floqué d’un « Paris Nord » blanc. Un sac dont l’intérieur vous rappellera les shops de Barbès et ses fameux carreaux bleu-blanc-rouge. Un poil plus cher que boulevard Rochechouart, certes. 

    > 80 € le cabas

    Cabas Paris Nord
  • Vernis Nailmatic

    Vous avez beau avoir déjà six vernis rouge différents, ce septième vous semble vraiment pas mal aussi. Tout collé au fond d’un tiroir, ou clinquant au bout des ongles, le vernis provoque chez certaines personnes une boulimie irrépressible. Peu importe le flacon pourvu que l’on ait les ongles peints. Il n’en fallait pas plus à l’épique équipe de Nailmatic, Boris Gratini et Lilian Monnier, pour imaginer en novembre 2012 le premier distributeur de vernis. 63 teintes du jaune poussin (Lulu) au bleu ciel (Doli), et des flacons de 8ml à 6 € pièce. Buzz oblige, la marque s’est accoquinée en ce premier trimestre 2014 à la boutique Papier Tigre. Un mariage de marques hipster. Le résultat de cette « coollab » ? Trois vernis et un carnet. Comptez 20 € pour le coffret un cahier + trois vernis, 16 € pour le coffret de trois vernis, 5,50 € pour le carnet seul format A6.

    > 6 € le vernis

    Vernis Nailmatic
  • Le Cassou Laid

    © David Page

    Baguette et béret, cocorico ! Le Léon, petite marque parisienne de prêt-à-porter fait la nique à l’empire anglo-saxon et réinvente l’élégance hexagonale. Voire même l’humour à la française. Sur des pulls col rond en cachemire ou en laine mérinos, des slogans bien de chez nous « Salopette », « Purée jambon », « Rockfort »… Une écriture cursive brodée à la main, une fabrication artisanale au Népal et des séries limitées qui ont un prix, car oui, les sweats coûtent autour de 200 €. On adore, surtout celui du Cassou Laid.

    > Sweat Le Cassou laid 225€

    Le Cassou Laid
  • Broche Monsieur Jauni

    © Guillaume Blot

    Contrairement à M’sieur Eddie, Monsieur Jauni n’est pas chanteur, pas plus qu'il n'est belge. C’est plus au sud, entre le soleil de Marseille et celui de Paris, que ce petit jaune a vu le jour en novembre dernier. Vous avez sans doute déjà aperçu sa peau de PVC faire le beau temps sur la chemise de Julia Molkhou, miss météo d’une grande chaîne cryptée, ou bien pendant au cou de l’un de vos amis. Car Monsieur Jauni est polymorphe. Il se porte, au choix, en broche ou en sautoir et se décline déjà en une soixantaine de figurines différentes. De Joseph S, petit père des peuples jaunis, à Sébastien Tellier et sa Flying V en passant par Davina, le "rouckeur" et un clown triste, difficile de ne pas trouver le sien. A 20 euros pièce, Monsieur Jauni est le cadeau à offrir pour flatter Lego d’un nostalgique des petites briquettes en plastique ainsi qu'à tout autre personnage possédant un peu de goût et un bon sens de l’humour. Attention tout de même, chaque pièce n'existe qu'en quantités limitées et le roulement des petits bonshommes en plastique disponibles est extrêmement rapide. Il faudra être le premier à dégainer pour obtenir celui qui vous fera craquer. A vos marques, prêt, feu, Lego.

    Broche Monsieur Jauni
  • Marlette

    Vous ne savez jamais combien de grammes de farine pour combien de décilitres de lait. Et quand vous utilisez votre four, vous re-décorez systématiquement la cuisine. Ne désespérez pas, Margot et Scarlette Joubert alias Marlette ont conçu pour vous, manchots de la gastronomie, de jolies préparations express pour gâteaux. Inutile de vous battre avec les blancs en neige, le mode d’emploi de ces kits de pâtisserie gourmets sont d’une simplicité enfantine et surtout aussi beaux dehors que bons dedans. Des financiers blonds comme les blés, des scones à l’anglaise, des pains d’épices aux abricots sans gluten… Au royaume de Marlette, la farine bio est reine, le sucre de canne brut essentiel, les petites graines de millet et de lin parsemées ici et là. Sus au sucre raffiné et à l’industriel fade ! La recette prend quelques minutes à peine, on ajoute du beurre, des œufs, on fouette, on remue, on met au chaud. Il ne manque que quelques propositions de plus à leur catalogue, mais on a bon espoir.
    > autour de 6 €

    Marlette
  • Pulp

    L’art du « mook » (objet hybride entre le magazine et le book, ou livre) n’en finit plus de faire des émules. Après l’excellent Schnock, le merveilleux XXI, voici Pulp, dernier né dans la grande famille du « print ». Tout en couleur et en papier, cette revue trimestrielle pleine de promesses se place du côté des images. Une mise en scène et un décryptage méthodique autour d’un thème unique. Pour ce premier numéro, l’équipe éditoriale menée par Didier Baraud a choisi un sujet d’actualité brûlant, puisqu’il fait référence à cette désormais célèbre théorie du genre (tremblez jeunes lecteurs !). La culture visuelle sous le joug du masculin/féminin. En question : le glamour, les femmes en pantalon, l’égalité de sexes en politique, les héroïnes de jeux vidéo… Des problématiques sociétales traitées avec humour et dérision. Intelligent, esthétique et drôle : la presse papier sous son plus beau jour.

    > 16 € en librairie

    Pulp
  • Boule à thé Yellow Submarine

    Bon, depuis que le café vous fait palpiter l’aorte, vous avez décidé de vous rabattre sur le thé. Earl grey, lapsang souchong, aromatisé à la rose, spécial détox… De l’eau frémissante, des herbes et des fleurs séchées. Alors même si les sachets de thé sont la meilleure invention depuis le fil à couper le beurre, sont-ils aussi mignons que ce sous-marin jaune ? Rien n’est moins sûr. Elaboré par Pa Design en silicone alimentaire, cette boule à thé ne chante peut-être pas aussi bien que les Beatles, mais elle infusera de la bonne humeur dans votre mug. 

    > 10,50 € / Pa Design

     Boule à thé Yellow Submarine
  • Cheveu vinyle 'BUM'

    © Emmanuel Chirache

    Le vinyle est beau, le vinyle fait son grand retour. Ça ne vous aura sans doute pas échappé, mais les rayons 33-tours de la Fnac ont quadruplé depuis quelques années, et certains groupes sortent leur disque uniquement en vinyle ou en mp3 désormais. Mieux, de nouveaux disquaires ouvrent, chose impensable il y a vingt ans ! Bref, c'est le moment ou jamais de se procurer le nouveau disque de Cheveu en 33-tours (sorti le 4 février), une petite merveille de rock déjanté dont on fait l'éloge dans les grandes largeurs ici. A tout prendre, allez l'acheter directement à la boutique du label, le disquaire Born Bad, ça coûte seulement 15 euros et dans la foulée vous en profiterez sans doute pour découvrir un vieux groupe de punk oï ou un énième side-project passionnant de Ty Segall. Surtout, ce sera l'occasion d'admirer en grand format la pochette remarquable de 'BUM', créée par l'artiste Yves Koerkel à l'aide de la tessellation. Une technique dérivée de l'origami, qui forme des sortes de bas-reliefs pris de nouveau en photo pour obtenir la pochette.

    > 15 € / Born Bad Records

    Cheveu vinyle 'BUM'
  • Objets estampillés France

    Quel est le point commun entre la dentelle de Calais, la petite culotte Petit Bateau et le moulin à manivelle Moulinex ?

    Oui, c'est bien ça, ils sont tous les trois issus de notre bon vieil Hexagone. Et font partie ensemble de l'ouvrage de Christine Fleurent et Véronique Méry : 'Objets estampillés France'. Un énorme livre publié aux éditions de la Martinière et qui recense sur ses pages en papier glacé des trésors de conception française. Les baskets Le Coq Sportif conçues par Emile Camuset, les cocottes oranges signées Le Creuset ou encore le fameux moulin à poivre Peugeot. Des photographies gigantesques et quelques lignes pour nous parler de la genèse de ces objets imaginés sur le territoire français, mais pas nécessairement produits en France, mondialisation oblige.

    On apprend ainsi que la marque Dim est en réalité le diminutif de « Bas Dimanche », que les bas sans couture existent depuis 1956 et que le papier d'Arménie est fabriqué exclusivement à Montrouge. Des informations délicieusement futiles, mais qui pourraient s'avérer bien utiles lors d'un dîner soporifique.

    Si l'on peut regretter l'aspect publicitaire de cette encyclopédie de la marque, on appréciera tout de même la sublime maquette ultra minimaliste et les petites citations à glaner ici et là.

    > 45 € / Editions de la Martinière

    Objets estampillés France

Poster à colorier Grand Paris

Une manière ludique de visiter Paris un jour de pluie ? Stimulant pour la créativité diront certains, réducteur car les traits sont déjà dessinés pour d’autres (d’ailleurs, a-t-on le droit de déborder ?), le poster à colorier reste quoi qu’il en soit un jeu créatif sympathique, en particulier s'il est réalisé à plusieurs. Un chouette produit made in France que l’on exporterait volontiers. Un pied de nez aux milliers de photos prises sous le même angle de vue, de la Tour Eiffel et de la vue de Montmartre. Vous rêviez de voir l’arc de Triomphe en rose bonbon ?

Certes, une question en suspens. On dit quoi au petit Théophile, 6 ans, si le poster est vraiment trop trop moche à l’arrivée pour l’afficher au mur du salon ? Bah on lui explique que le plus important n’est pas le résultat, non le plus important c’est le processus de création en famille et entre amis. On lui explique que colorier ensemble c’est… c’est éviter les guerres, que les Tibétains qui eux font des mandalas super beaux (donc rien à voir) les détruisent à la fin pour symboliser le cycle de création et de destruction. Détruire le poster une fois colorié, c’est quelque part faire preuve de sagesse et soutenir la cause du Tibet. Alors, poubelle et on recommence ?

> OMY, 19,90 € le poster Grand Paris 

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