Grenade, les 20 ans

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Grenade, les 20 ans
© Léo Ballani
The show must go on de Jérôme Bel

Voilà 20 ans que Josette Baïz, chorégraphe-pédagogue, pilote le Groupe Grenade. Ancrée à Aix-en-Provence, la joyeuse troupe se compose d’une cinquantaine de poulains âgés de 8 à 18 ans. Jumelée avec la Compagnie Grenade, qui rassemble les 18 à 30 ans, devenus professionnels, son travail combine danse contemporaine, classique, hip-hop et danses ethniques.
Deux décennies de dévouement et de passion valaient bien une belle fête d’anniversaire. Pour l’occasion, la danseuse – autrefois à la tête de la compagnie La Place Blanche, emprunte aux meilleurs chorégraphes. Le programme s’annonce donc prometteur : Jean-Christophe Maillot, Angelin Preljocaj, Philippe Decouflé, Alain Bel, Michel Kelemenis et Jean-Claude Gallotta.
Dès les prémices du spectacle, une cascade de numéros se succède, affichant l’habileté et le savoir-faire de ces amateurs, rompus à la scène depuis leur plus jeune âge. Et contre toute attente, ce ne sont pas les plus âgés qui se détachent du peloton, mais les plus petits, qui dans leurs rares apparitions effacent presque les prouesses de leurs aînés.
Puis vient la dernière séquence où la quasi intégralité du corps de ballet danse face public comme s’ils étaient tous en boîte de nuit. Tubes des années 1980 sur lesquels ils se déchaînent dans une euphorie communicative et un brin crétine, allant jusqu’à inverser avec arrogance les rôles entre observés et observant. Une salle en liesse, du partage, de l’exigence et du plaisir. L’esprit Grenade se déplie devant nous dans toute sa vitalité. Un élan positif, porteur d’espoir et de volonté, qui rappelle malheureusement par moments la naïveté et l’amateurisme des spectacles de fin d’année.
Un beau patchwork de chorégraphies qu’il est tout de même bon de découvrir.

Par BC

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