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Critique • 'Howlin'

Jagwar Ma


Prenez un blender et mettez-y le groove des Stone Roses, les entêtantes mélodies des Kinks, les meilleures boucles des Chemical Brothers (en gros, jusqu'à l'album 'Surrender') mêlées à des batteries 60s et des clappements de mains hippies, les hypnoses du krautrock, les chœurs sous acide des Beatles, la coolitude crossover du 'Screamadelica' de Primal Scream et un paquet de synthés vintage : peut-être aurez-vous alors une petite idée de ce qui vous attend avec le premier album de Jagwar Ma.

Ultra-référencé, le cocktail de 'Howlin' n'en oublie pas pour autant d'être extrêmement dansant. Et sexy comme tout. Entre des lignes vocales dignes d'un Brian Wilson ("That Loneliness", "Save Me"), l'électro mancunienne de "Four" ou "The Throw", ou des chansons qui semblent tout droit sorties de la besace du George Harrison de 1965 ("Let Her Go"), l'album se révèle comme un fourre-tout joyeux et addictif, brassant le meilleur des années 1960 à 90, et d'une légèreté authentiquement pop qui lui donne toute sa cohérence. Franchement bluffant pour un coup d'essai, 'Howlin' a d'ailleurs trouvé un attaché de presse dévoué en la personne de Noel Gallagher, qui avouait récemment au NME se désintéresser d'une quelconque reformation d'Oasis depuis qu'il a écouté ce disque. Ce qui, vu le melon du gars, n'est pas peu dire.

Comme leurs compatriotes psych-rock de Tame Impala, les Australiens de Jagwar Ma ont donc tout pour enthousiasmer nos oreilles, avec ou sans psychotropes (mais plutôt avec, quand même). Et pas que les nôtres d'ailleurs, puisque toute la presse est dithyrambique à leur sujet. Bref, on est impatient de les découvrir en live à la Flèche d'Or, pour l'un des concerts les plus guettés par la hype de la rentrée. Surtout, ne les manquez pas : ils risquent très vite de se retrouver dans des stades...

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