Fool's Gold

Musique, Musique du monde
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Fool's Gold
© Pierre Auroux

Si tout le monde ne connaît pas forcément le nom de Fool’s Gold, personne n’a oublié la mélodie tout simple de leur morceau “Surprise Hotel“, merveille d'afropop ayant inondé les ondes durant l'été 2009. Leur musique, Lewis Pesacov et Luke Top la ramènent de leurs voyages dans les disques de jazz et d'afrobeat érythréens et éthiopiens, ainsi que dans ceux de blues malien d’Ali et de Vieux Farka Touré.

Également très influencée par la world music des eighties façon 'Graceland' de Paul Simon à l’instar des Vampire Weekend, les Fool’s Gold ne copient pas pour autant la formule gagnante du groupe d’Ezra Koenig comme leur CV pourrait le laisser penser. La formation, qui voguait plutôt dans un courant tenant plus du groupe Little Joy de Rodrigo Amarante et des londoniens Fair Ohs, semble désormais suivre la tendance au disco, tout en préservant ses guitares ensoleillées et les influences sud-atlantiques qui ont fait sa renommée.

Plutôt discret depuis ‘Leave No Trace’, deuxième album sorti en 2011 dont le titre a bien failli devenir prémonitoire, le groupe angelin ressortira enfin la tête de l’eau cet automne pour une tournée qui marquera l’arrêt au Café de la Danse le 24 septembre. L’occasion de découvrir le reste des morceaux de leur prochain album, que l’on espère voir toujours tirer sur la même corde, ce Mi Aigu sur lequel Pesacov fait glisser ses riffs imparables. Parce que, finalement, il n’y a que les fous qui changent d’avis. Ou de genre musical.

Par Yves Czerczuk

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