Groundation

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Le groupe de reggae californien Groundation est en tournée en Europe pour présenter son nouvel album « Building an ark », un bonbon musical qui sera dévoilé à la Cigale par les neufs musiciens du groupe lors d’un show acoustique inédit, alors que la sortie officielle de l’album a été repoussée à mars 2012.

Groundation nous promet bien des surprises, d’abord parce qu’Harrison Stafford, le chanteur et guitariste du groupe (alias Professor en Jamaique), a annoncé cet opus comme « légendaire, le meilleur du groupe ». Lorsque l’on connait la liste des invités sur son premier album solo sorti en avril dernier « Madness »  - le batteur jamaicain Leroy Hersemouth Wallace, Errol Flabba Holt d’Israel Vibration, U-Roy, Winston McAnuff et Bernand Collins des Abyssinians -, on s’attend à retrouver des légendes du reggae sur « Building an ark ». Mais Professor, en bon brouilleur de piste, a annoncé  que cet album serait  « inattendu », fusionnant du reggae avec d’autres styles musicaux, importés par des artistes venus d’autres univers.

Pour ce groupe virtuose dont les influences varient du jazz au dub, ce qui restera constant, c’est le message de paix universelle cher au rastafarisme qu’il exprime album après album. Si Groundation développe une philosophie et une vision de la société particulière, détachée de la valeur « argent » dans ses lyrics, Harrisson Stafford a décidé de s’engager davantage dans les textes de « Madness » en chantant clairement son soutien au peuple Palestinien. « Building an Ark » reste donc un mystère encore entier, aussi bien sur le message qu’il compte faire passer à ses fans que sur les influences musicales qu’il comptera.

Pour faire patienter les fans qui attendait cet album le 21 octobre, le label du groupe  Soulbeats Records a lancé une réédition de Rockamovya en vynile (un groupe né en 2006 de la collaboration de trois membres fondateurs de Groundation Harrison Stafford, Marcus Urani et Ryan Newman avec Leroy Horsemouth Wallace et le guitariste jazz Will Bernard) et une version dub de We Free Again (appelée  we dub again).  

Par Camille