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Le premier album des Velvet Veins vient de sortir

Un groupe parisien à la conquête du monde


Les Velvet Veins pour Time Out Paris, c'est un peu cet enfant que vous avez vu grandir et mûrir à la vitesse de l'éclair. Après une session acoustique au Jardin du Luxembourg et une interview passionnante l'an dernier, on les avait quittés encore un peu fébriles comme de jeunes faons sur leurs frêles pattes. Depuis, le groupe a rempli la Maroquinerie, fait la première partie de Jonathan Wilson au Trabendo, participé à l'open mic de Taratata, été programmé sur France Inter, sorti son premier EP et ravi le public de Rock en Seine. Pas mal.

Le disque, lui, a fait l'objet d'un soin de production et de réalisation tout particulier, qui s'est révélé plus coûteux et plus long que prévu. On retrouve sur ce cinq titres le morceau "Bound To Pretend" qu'on connaissait déjà et qui s'est vu doter de nouveaux arrangements, amples et soignés, tandis que la voix de Theo Lawrence se fait plus chaleureuse et assurée. Suit un "Arizona Ghost" super syncopé, parfait à fredonner, entre le Fleetwood Mac de Peter Green, le Allman Brothers Band et les White Stripes. Les guitares de Félix Beguin lorgnent vers des riffs funky sur l'excellent "Sweet Heat", alors que "Opal" est une belle ballade western. L'EP se termine sur un "Nation Sack" qui groove à la R.L. Burnside dans les couplets et gronde "Get up !" dans le refrain, véritable éventail des talents d'un groupe en progression constante.

On vous aura prévenus, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.


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