Pulp + Tristesse Contemporaine

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Pulp + Tristesse Contemporaine
© Kevin Winter

Si la dernière fois que vous avez vu Jarvis Cocker, c’était dans une pub Eurostar aux côtés d’Arno et de Gondry et que vous avez cru à la fin de Pulp, détrompez-vous : ils ne sont pas complètement morts. En concert exceptionnel à Paris à l’occasion du Festival des Inrocks, les places se sont vendues en moins de cinq minutes, preuve que les fans français attendaient leur retour depuis longtemps. A l’origine de la britpop, ces « common people » sont loin de proposer une musique ordinaire. Actifs depuis 1978, ce n’est que dans les années 1990 qu’ils se font vraiment connaitre, avec les albums ‘His’N’Hers ‘ et ‘Different Class’. Des titres comme "Babies", "Razzmatazz" ou encore "Mile End" (extrait de la BO de ‘Trainspotting’) sont vite devenus des incontournables des playlists rock d’aujourd’hui. Jarvis Cocker, cheveux gras, grandes lunettes, et l’air désinvolte, n’a pourtant a priori rien du sex-appeal d’une rock star. C’est donc avec son timbre grave, ses mélodies pop entrainantes et ses paroles pleines d’ironie, qu’il réussit à s’attirer ce succès. On regrette évidemment que depuis le lancement de sa carrière solo, le groupe ait arrêté de composer ensemble, d’autant plus que ce concert parisien est censé être un des derniers avant leur arrêt définitif. Espérons qu’ils changeront d’avis.

On ose à peine présenter la première partie tant on sait qu’elle va se faire écraser par la tête d’affiche… Ils méritent pourtant vraiment qu’on s’intéresse à eux ! Tristesse Contemporaine, nom poétique, évocateur et déjà séduisant en lui-même, fait de la bonne électro teintée d’influences new wave. On vous le promet, ils valent largement le coup d'arriver une heure plus tôt pour les découvrir, ne serait-ce que pour calmer l'hystérie de groupies épuisées d'avoir campé une semaine entière devant l'Olympia.

Par Pia Bou Acar