The Lords of Altamont

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The Lords of Altamont
© DR

Le 29 avril, le quai de Valmy risque bien de ressembler à un attroupement de bikers. Non, ce ne seront pas les Hell’s Angels français, dont le local se situe à quelques rues à peine, qui y camperont leur barbecue à moustache annuel. Si les perfectos de cuir et les vestes en jean brodées de têtes de tigres s’annoncent de sortie ce soir-là, ce sera pour célébrer la venue des Lords of Altamont, génial groupe de garage psychédélique originaire de Los Angeles. Pour la petite histoire, le groupe tire son nom du festival de musique tenu en 1969 et considéré comme l’événement marquant « la fin du flower power ». La bande à Jake Cavaliere est comme ça, ils n’aiment pas les hippies et ont décidé de le faire entendre très fort.

Leurs albums sonnent comme autant de manifestes pour un mode de vie rock'n'roll, à grand coup de titres provocateurs (“Too Old To Die“, “Born To Lose“, “Live Fast“ ou “Let’s Burn“) de guitares fuzzées et de prestations endiablées pendant lesquelles le frontman s’amuse parfois à mettre feu à son clavier. Pour autant, leur musique n’est pas un pendant sale de Lynyrd Skynyrd ou, à l’opposé, une version sudiste des Black Sabbath. A l’image de Steppenwolf, ou de feu les Flaming Sideburns, le groupe mélange sonorités blues proches des premiers groupes hard rock et compositions teintées de soul. En témoigne, chez les vétérans canadiens et leurs homologues angelins, des reprises sur album de Don Covey ou des Chambers Brothers. Plus complexes qu’il n’y paraît, Lords of Altamont n’en reste pas moins un groupe d’une efficacité redoutable que l’on ne peut que louer. A tout seigneur tout honneur.

Par Yves Czerczuk

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