Artiste de complément

Théâtre, Théâtre contemporain
  • 3 sur 5 étoiles
0 J'aime
Epingler
Artiste de complément (© Pascal Zelcer )
1/4
© Pascal Zelcer
Artiste de complément (© Pascal Zelcer)
2/4
© Pascal Zelcer
Artiste de complément (© Pascal Zelcer)
3/4
© Pascal Zelcer
Artiste de complément (© Pascal Zelcer)
4/4
© Pascal Zelcer

« Focus, focus, focus. » Le figurant se concentre avant son entrée en scène. Vêtu d’un pantalon de costume et d’une chemise blanche, il répète inlassablement les mêmes mots, les mêmes phrases.

Autour de lui, des frigos blancs servent de décor à différents espaces imaginaires : le plateau de tournage, la cuisine de Françoise C, le secrétariat de l’agence… Et seul sur scène, Jacques Dupont (qui signe également le texte) interprète tous les personnages. Tour à tour, d’une simple inflexion de voix, le voilà dans la peau de l’artiste de complément obsessionnel, de la vedette imbue de sa personne, de la secrétaire curieuse, ou encore de la mère de famille. Une performance d’acteur bluffante, d’une précision chirurgicale, qui représente l’atout majeur de ce spectacle. Car avouons-le, l’histoire racontée pendant ses courtes soixante minutes est dérangeante certes, mais n’a rien de très original. Librement inspirée de ‘La Vénitienne’ de Nabokov, elle raconte la fascination d’un figurant pour l’acteur principal, le célèbre Michael C, une idole sarcastique et égocentrée.

Du déjà-vu certes, mais qui scintille dans la pénombre de la cave de l’Essaïon. A lui seul, aidé par une scénographie astucieuse et une mise en scène intelligente et invisible, Jacques Dupont retient l’attention entière de son public. Un récit efficace et plein de sensibilité, une leçon d’acteur !

Par Elsa Pereira

Publié :

LiveReviews|0
1 person listening