La Nuit des rois

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La Nuit des rois

Il faut avoir le cœur sacrément accroché quand on est un personnage de Shakespeare. D’abord parce que le grand dramaturge anglais se plaît à vous le tordre dans tous les sens, mais aussi parce qu’il vous tend de nombreux pièges. Le quatuor d’amoureux de ‘La Nuit des Rois’ ne déroge pas à la règle et tombe allègrement dans le panneau.

Le Duc Orsino, Roi de Cœur, aime la comtesse Olivia. Cette Dame de pique en plein deuil, refuse ses avances. Surgit la belle Viola, qui se travestit en Valet de cœur pour jouer les entremetteurs. Double peine : non seulement elle est folle du Duc, mais la voilà transformée en si beau jeune homme qu’Olivia en tombe amoureuse. Heureusement que revoilà Sébastien, le jumeau de Viola lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. C’est le joker qui permet à Olivia de détourner sa folle passion et à Viola de se dévoiler telle qu’elle est. Les couples se forment enfin : Viola et Orsino, Sébastien et Olivia. Ouf… Un peu plus et… Bref.

Clément Poirée, longtemps bras droit artistique de Philippe Adrien, propose une mise en scène où l’on compte aussi par deux. Il y a un avant et un après « jumeaux ». Avant, une vie morne, des personnages flottant au-dessus de leur propre vie. Après, les picotements dans le ventre, les désirs, l’amour en devenir. « Le réel à la fois amer et jubilatoire. »

Par Aurélie Clonrozier

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