Le Bal des vampires

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[En partenariat avec Stage entertainment]

Lorsque Roman Polanski réalise 'Le Bal des vampires' en 1967, ce n'est pas tant pour terroriser des générations que pour tourner les buveurs de sang en dérision. En réalisant l'un des premiers pastiches de vampire (notamment en raillant la prétention sérieuse du ténébreux Dracula Muni à l'aide d'une mallette de gags et de nombreux bruitages), il ne renouvelle pas seulement le genre en détournant les codes des films de l'époque, mais il signe aussi un long métrage d'une grande qualité visuelle, plein de trouvailles. 

Un classique qu'il a finalement décidé de mettre sur scène à la fin des années 1990. La comédie musicale était née. Un succès non démenti exporté dans une dizaine de pays. On dit que plusieurs millions de spectateurs ont déjà mordu à l'hameçon. Entouré par Michael Kunze pour le livret et Jim Steinman pour la musique, le réalisateur a créé avec 'Le Bal des vampires' une comédie rock qui sort avec ingéniosité des poncifs du genre. Affublé de costumes somptueux et de perruques renversantes, le professeur Abronsius, Alfred, le Comte Von Krolock et Sarah nous emmènent en chansons et chorégraphies dans les tréfonds de la Transylvanie. Là où même les gousses d'ail ne peuvent rien pour eux.

Notre critique :

Amateurs d’hémoglobine, préparez vos transfusions : la comédie musicale ‘Le Bal des vampires’ de Roman Polanski ouvre enfin son cercueil sur la scène du théâtre Mogador à Paris. Inspiré par le film ultra parodique du réalisateur/metteur en scène, le musical renoue avec la même fougue baroco-burlesque et sa troupe de personnages kitsch. Saluons d’ailleurs les performances du professeur Abronsius, psychorigide des interprétations scientifiques, et du vampire gay Herbert Von Krolock (joué par le très charismatique Sinan Bertrand), tous deux excellents dans leur interprétation truculente et colorée. Sur scène, c’est un véritable déluge de moyens qui irradie le plateau, avec pas moins de 23 changements de décor : des tombes, un cimetière, l’intérieur du château… Autour de l’auberge puis du lugubre château du comte Von Krolock, les spectateurs assis dans la pénombre s’imaginent sans mal au cœur de la forêt transylvanienne, pris dans le vent et la tempête de neige.

Malgré l’humour paillard qui caractérise la première partie (avec sa ritournelle « De l’ail ! »), l’atmosphère inquiétante et l’esthétique noire des films de vampires trouvent ici une seconde vie. La faute à une production tentaculaire riche de 230 costumes et de 300 faux bouts de doigts dont 800 faux ongles. Perruques de vrais cheveux, maquillage appuyé, tubes rock (Meat Loaf, Bonnie Tyler) joués par un orchestre de musiciens installés en fosse : rien n’est trop beau pour ce musical aux faux airs d’opéra rock façon ‘Starmania’. Alors bien sûr, les voix cristallines (en français qui plus est) ne plairont peut-être pas aux adeptes de Murnau ou de Stoker, mais la musique prenante et rythmée porte fièrement ces chants édulcorés typiques des comédies musicales. Un spectacle grand public plein d’humour qui montre (s’il fallait encore une preuve) que les vampires savent faire le show.

Quel vampire célèbre êtes-vous ? Notre test.

Par EP + CA

Publié :

Téléphone de l'événement 01.53.33.45.30
Site Web de l'événement http://www.lebaldesvampires.fr
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