Le Retour du Grand Renard Blanc

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Le Retour du Grand Renard Blanc
(c) Alice Capelle
Le retour du grand renard blanc

Jean-Pierre Camalessus, jadis bûcheron et arrière-petit-fils de rebouteux arrive sur scène chaussé de santiags, le blouson à franges qui va bien et la guitare électrique en bandoulière. Autour de lui, Jackie et Michelle, jupettes à volants et chemises à carreaux font vrombir leur tronçonneuse comme certains leur pot d’échappement.
Pendant les premières minutes du spectacle, on se croirait  à la fête de la saucisse et du boudin, version Far-West. Entouré par deux tipis géants et un groupe de rock tout droit sorti d’’Un indien dans la ville’ (Les Arapahoes), « Jeumpier » nous raconte avec ce qu’il faut de discours indirect sa rencontre avec le Grand Renard Blanc.

Munis de poney invisibles et d’une 125cc, le Jean-Pierre et sa bande se sont donnée comme mission « d’appliquer des cataplasmes d’amour et de poésie » sur le cœur du renard blanc malheureusement blessé.

Accent du Sud poussé à l’extrême, costumes moulants, paillettes et plumes à gogo, Fred Tousch est, sans aucun doute, maître ès dérision, capable avec quelques grammes de polyester de se transformer avec le plus grand sérieux en vedette country. Son Jean-Pierre préfère s’asseoir sur une knacki géante plutôt que sur un banc parce que c’est plus « éco-responsable », croque de la salade magique avant d’entonner « Plantez un arbre et foutez-lui la paix » et maîtrise assurément la danse de la poule et le métier de G.O.

Véritable cabaret rock loufoque, ‘Le Retour du Grand Renard Blanc’ est une blague grandeur nature où rien n’est à prendre au pied de la lettre et où tout frise l’absurde. Chaque intervention de ce rockeur mi-Johnny Hallyday mi-Chuck Norris est à prendre au millième degré. Bien sûr, certains pourront avoir quelques doutes et trouveront peut-être le temps long et la galéjade grotesque. Reste que des spectacles comme celui-ci se comptent sur les doigts d’une main et, selon nous, c’est bien trop peu.

Par Elsa Pereira

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