Les Fuyantes

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Les Fuyantes
© Jerôme Vila / Contextes

Pour ouvrir le festival Hautes Tensions, le théâtre Paris-Villette présente du 11 au 14 avril la dernière création de la compagnie Les Choses de Rien. Fondée en 2004 par Boris Gibé, elle s’attache à ouvrir les horizons du cirque à travers des dispositifs inhabituels, comme l’espace aux parois modulables ou les incursions vidéo et audio qui donnent corps à ce nouveau spectacle, ‘Les Fuyantes’. Imaginez une pièce installée sur une scène, changeant d’aspect régulièrement et obligeant les cinq danseurs-circassiens à adapter sans cesse leurs déplacements. Ajoutez-y des projections vidéo et une bande-son aux accents électro ; ça y est, ‘Les Fuyantes’ ne vous échappent plus totalement. Entre les facéties visuelles d’Escher – perspectives faussées, jeu avec la gravité – et une pensée philosophique antique – un espace appelé « monade » (c’est-à-dire une unité formelle donnant vie à d’autres unités jusqu’à former un Tout), une réinterprétation du mythe de la caverne – ce spectacle promet de soulever de nombreuses problématiques. Comment appréhender un monde sans cesse en mouvement ? Quelle est notre place dans celui-ci ? Pour aborder ces questions, et peut-être permettre au spectateur d’y répondre, la compagnie Les Choses de Rien use autant de poésie que de performance, redonnant toute son actualité au cirque et aux multiples interprétations dont il devrait plus souvent être la source.

Par Nicolas Hecht

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