The King and I

Comédie
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The King and I (© Marie-Noëlle Robert)
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© Marie-Noëlle Robert
The King and I ( © Marie-Noëlle Robert)
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The King and I (© Marie-Noëlle Robert)
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The King and I ( © Marie-Noëlle Robert)
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© Marie-Noëlle Robert

De la comédie musicale de Hammerstein et Rodgers, ‘Le Roi et moi’, on se souvient du charisme de Yul Brynner, véritable incarnation du roi de Siam. Un personnage magnétique et plein de contradictions qui fait appel en 1862 à une préceptrice anglaise (Anna Leonowens) dans le but d’inculquer à sa soixantaine d’enfants (!) la langue de Shakespeare et les valeurs occidentales. Sous la voûte somptueuse du palais de Mongkut, le choc des cultures aura l’effet d’un séisme.  

Au crâne glabre de l’acteur américain a succédé cette année, au Châtelet, la blondeur d’un Lambert Wilson, métamorphosé. Un choix surprenant mais qui contre toute attente fonctionne à merveille. Drôle et candide, il incarne un Mongkut (plus connu sous le nom de Rama IV) maladroit dans son autorité, têtu et plein d’humanité. Détendeur à lui seul de la plupart des répliques inspirées du spectacle, parfois amusant à ses dépens, le roi de Siam évolue au fil du drame.
Face à lui, la soprano Christine Buffle incarne l’héroïne de musical dans toute sa splendeur. Un jeu volontaire, une tessiture de voix aussi claire que du cristal mais une interprétation un brin prévisible, voire beaucoup trop lisse, qui trouve son paroxysme lors de la très entraînante chanson "Getting to Know You". Une scène sans doute inspirée par le fameux rituel chrétien de « la paix du christ »…  
On se donne la main, on chante ensemble, on s’habille à l’européenne et tout va bien au pays du colonialisme. Si la pièce de Hammerstein et Rodgers laisse effectivement échapper ici et là des propos de colons tendancieux (sur la polygamie notamment), elle montre également un vieux continent cupide et accusateur. Eh oui, détrompez-vous, certaines comédies musicales font bien plus que mettre en scène des histoires d’amours contrariées.

‘The King and I’ fait ainsi partie de ces pièces légères, mais profondes, drôles et émouvantes que le public acclame à raison. Et le décor y est sans doute pour beaucoup, tout comme la splendide scène de ‘La Case de l’Oncle Tom’. Attention aux yeux !

Durée : 3h15 avec entracte

Par Elsa Pereira

Publié :

Téléphone de l'événement 01.40.28.28.40
Site Web de l'événement http://www.chatelet-theatre.com
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