Kyan Khojandi - Pulsions

Comédie
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Kyan Khojandi
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Kyan Khojandi
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Le mec de 'Bref' revient sur scène avec un spectacle drôle et spirituel.

Un t-shirt blanc et une paire de baskets aux pieds, Kyan Khojandi, le mec de 'Bref', s’installe sur scène comme dans son canap. Il sait qu’il est en bonne compagnie, que les spectateurs biberonnés au format court sont conquis d’avance par son humour de mec à la coule entouré de mouchoirs en papier salis par des moments de plaisir solitaire. On vient voir Kyan comme on irait claquer la bise à un bon pote. Il règne dans la salle une atmosphère de décontraction totale. On se sent un peu comme devant son poste de télé. Pourtant, le comique n’arrive pas en terre conquise et lorsqu’il déboule sur le plateau c’est avec un spectacle écrit au millimètre, aussi précis que l’était sa série 'Bref'. 

De l'humour, mais pas que.

Quatre ans après son premier one man show, Kyan Khojandi, la trentaine tranquille, signe un spectacle intitulé ‘Pulsions’ mais qui balaye des dizaines de sujets : la masturbation (évidemment), l’enfance, l’adolescence, les gens cons…

Un récit bourré de bonnes blagues mais qui aborde aussi des thèmes plus maussades tels que sa première rupture (qui nous aura beaucoup fait penser à 'Rosalie Blum') ou encore la mort de son père. Le style Khojandi est ainsi fait d’un subtil mélange des genres. Du comique saupoudré de tragique au service du rire certes, mais aussi de la réflexion. « Les pulsions » dont l’humoriste nous parle lui servent de prétexte pour discourir sur l’humain et plus généralement la vie.

 

Bref.

Le spectacle est ainsi l’occasion de phrases pleines d’espoir et de bons sentiments. Mais c’est assurément la construction narrative qui nous a séduit le plus. Cette manière dont il constelle son show de références internes, faisant dialoguer les sketchs entre eux. Très écrit, ‘Pulsions’ s’offre tout de même quelques digressions dont une interminable. Une scène WTF qui casse le rythme plus qu’elle ne sert le spectacle mais que l’on aura vite oubliée lors du rappel. Ne quittez donc pas la salle dans la précipitation, vous risqueriez de le regretter.

Par Elsa Pereira

Publié :

Site Web de l'événement http://www.kyan.fr/
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