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Critique
L’arrivée de Coline Faulquier à Auffo a fait presque autant parler que celle de Neymar au Santos FC ! Mais en une semaine d’ouverture, la jeune cheffe a mis fin à la polémique qui a suivi la perte de la concession par l’équipe de l’Épuisette, le restaurant en place depuis des décennies. On garde la vue sur la Grande Bleue, mais avec un nouveau concept.
Staff, moquette et boiseries habillés d’élégants grèges, déco refaite à neuf, accueil tout sourire : Coline s’est appropriée le génial restau-bateau. Trois menus (95 à 165 €) déroulent une cuisine ciselée, bercée par les vagues. La viande a coulé sous les rochers et l’assiette navigue désormais entre légumes, poissons et crustacés. On découvre qu’il y a des crevettes roses sous nos pieds, ici cuites et crues, relevées par un fumet de têtes bien costaud, croquant sous les premières amandes.
Des kicks brutalistes bousculent les plats faussement tranquilles, à l’image de ce condiment brûlé aux moules et huile de géranium à repousser tous les moustiques, autour de courgettes sous toutes les formes, y compris la fleur farcie aux crustacés. L’asperge fumée, le lait ribot glacé, le pin en sorbet et le petit pois en sucré : l’équilibre est ténu mais pile dans le mille. Médi tribute : un grand menu bouillabaisse en cinq plats (240 €) décline tous les codes de la charte en freestyle nouvelle génération.
Auffo assume son positionnement high level – mais les prix, élevés, restent proches de ceux d’avant – comme si l’étoile abandonnée dans le 8e (chez Signature) était appelée à vite briller sur le vallon des Auffes. Avant de voir rouge, buvez jaune : le service du pastis Ferroni est un délicieux moment à lui seul.
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