Ciccino
© Delaney Inamine
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Les meilleurs restaurants de Marseille

Notre sélection hautement subjective des endroits où l’on mange le mieux à Marseille : gastro, sandwich, resto les pieds dans l'eau… Bref, du kiff à table.

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Désirée pour sa lumière et son savant bordel, ses odeurs d’épices et de marées, de poisson grillé et de viande rissolée, Marseille exerce un pouvoir d’attraction qu’une vie entière ne suffirait pas à expliquer. De Vauban à la corniche, du Panier à Noailles, on la dévore à chaque coin de rue sans même attendre une quelconque faim, tant les ouvertures se succèdent depuis une dizaine d’années – avec plus ou moins de succès

Au-delà de la hype, certaines adresses se sont durablement inscrites dans le paysage, des lieux où les Marseillais ont leur table, où les touristes réservent parfois des semaines à l’avance pour espérer saisir ne serait-ce qu’une lichette de ce que la ville a de plus vorace à offrir. Gastronomique, italien, burger, écailler, bistrot, en terrasse, en salle ou les pieds dans l’eau, voici les meilleurs restaurants où engloutir Marseille par le menu

  • Marseille
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
À l’heure où leurs esthétiques s’homogénéisent vers des horizons toujours plus scandinaves et Brooklynesques, il était temps de donner un coup de pied dans la fourmillière du kawa de spécialité. Mi-café mi-cantine, Zitoune est l’une de ces adresses combinant carte de barista et plats regardant vers l’Afrique du Nord et le Proche-Orient. Façon mouchoir de poche dans une rue Mazagran qu’on ne fait habituellement que traverser, le lieu nous embarque dans une ambiance chaleureuse au souffle méditerranéen. Au gouvernail de cet ancien atelier d’artiste enroulé autour d’un escalier en colimaçon rouge, on trouve Ahcène Amrouz, Gaëlle Cornibert ainsi que la cheffe d’origine iranienne Minou Sabahi. Ce midi-là, la Marzocco ronronne doucement quand on nous sert notre assiette de spaghetti boulettes (plats entre 9€50 et 13€50). En dessert, le cookie zitoune, signature sucrée de la maison (3,50 €), termine de nous câliner le palais avec son chocolat blanc relevé de morceaux d’olives noires. Quand l’air est doux, le petit trottoir d’en face se pare de chaises dépareillées pour accueillir les mangeurs débordant sur la rue. Chez Zitoune, le bonheur, simple, peut se trouver dans une tartine de Ifelfel, salade de poivrons totémique des cuisines amazigh et algérienne.
  • Marseille
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La rumeur dit que le pain de cette ancienne boulange a un jour rendu marteau quelques clients… Il n’en fallait pas plus pour que Louis Rohrer (ex-Ripaille) nomme sa table gastronomique Le Saint Esprit, comme un clin d’œil à la vieille légende locale. Derrière le comptoir, à une enjambée d’un grand frigo de poissons frais, est juché le jeune chef d’origine chilienne Javier Meneses. C’est à cet ancien de (feu) Fogón, au Pays-Basque, que l’on doit des assiettes aussi iodées que racées. Aussi viviants que les plats, les vins naturels du resto vont de tannins soyeux à troubles argilo-calcaires. Ce midi-là, un crudo de mulet, cédrat et piment nous ouvre l’appétit avec son acidité tout en maîtrise. En plat de résistance, une échine de porc merveilleusement cuite nous dorlotte les papilles, escortée de sa purée de chou-fleur et pistache (entrée-plat ou plat-dessert à 28 €, formule complète 32 €). Et pour nous envoyer tout droit vers la sieste sur le banc de l’église, une divinité de mousse au chocolat et sa glace tagète. On repart dans les escaliers du Panier bercé d’une douce illusion, celle d’avoir un esprit sain dans un corps sain.
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  • Chinois
  • Marseille
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après une rencontre chez Double Dragon, les cheffes Mina Kande et Wen Wen ont fusionné leurs savoir-faire et donnent à voir dans le quartier Longchamp, une cuisine métissée nouvelle génération. L’ADN de ce quatre-mains ? La sublimation du terroir provençal à grands coups de techniques et de condiments panasiatiques.Comme le veut la coutume asiatique, chaque service – millimétré et rincé au saké bien sourcé ou au vin nature par Juliette Authier, la sommelière – voit le binôme en cuisine jouer la carte de la table bien garnie, pour le plus grand bonheur des convives qui refusent de choisir entre les émotions. Pour nous, ce sera papillonnage entre tempura de potimarron, carpaccio de Saint-Jacques et, surtout, ces coques évanescentes et charnues, lovées dans une triade de sauces bien senties, mêlant piments confits, citronnelle et agrumes. Tout aussi iodé, le chou brûlé arrive nappé d’une vinaigrette aux algues, d’une crème de tofu et coiffé de riz soufflé. Réconfortés étaient aussi les becs sucrés avec le pralin de graines de courge qui escortait la très en vue tarta de queso. Pour les yeux et les oreilles aussi, l’écrin zen boisé et les playlists voyageuses promettent une consolation garantie. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Marseille
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans un ancien atelier de menuiserie du quartier Longchamp, Ophélie Caurant, ancienne pâtissière passée chez Big Mamma, a imaginé un lieu de confluence. S’y mêlent tout ce qui la fascine : éditions de niche, arts visuels, objets de curiosité et assiettes soigneusement dressées sur l’îlot central éponyme. Traiteur à Paris puis à Marseille, elle déroule rue Consolat un menu resserré et percutant, autour de cette oasis en inox grand format. Il célèbre le meilleur de la Provence, à commencer par les légumes, pour des assiettes instinctives et gorgées de soleil. Sa signature ? Une touche d’acidité inattendue, qui rend chaque saveur plus nette. Ce midi-là, un velouté de courges relevé de chipotle fumé et parsemé de noisettes pour le croquant précédait un aïoli végétal. S’y enchevêtrent des légumes tantôt rôtis, tantôt cuits vapeur, coiffés d’une déclinaison d’herbes fraîches signée Paysan Moderne. Une huile d’olive citronnée exalte une ganache de chocolat, saupoudrée de sumac et de fleur de sel, en point final du repas. Il nous tarde déjà de revenir le samedi pour goûter à la cuisine retour de marché ou, plus tôt encore, pour partager une quille engagée – Les Maoù avant tout – ou une bière vivante Soif du Vendangeur. À noter qu’il est possible de repartir avec les couverts Sabre bi-goût. Ils rappellent subtilement la crédence et le sol de la cuisine dessinés par Color Studio. Les assiettes sont, elles aussi, proposées à la vente, pour revivre l’expérience à l’envi. Chez Time...
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  • Marseille
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Voilà une adresse à la personnalité bien trempée ! À contre-courant de la tendance déco « fin de travaux », Devo est un écrin – signé Axel et Mélissa Chay – soigné jusqu’au bout des ongles : vernis rouge, jeu de matières et lumières, portes arrondies et pierres angulaires. À la carte aussi, on chamboule les habitudes avec, en plus du triptyque entrée/plat/dessert, des snacks dispos dès 17h30. Le fil conducteur ? La touche niçoise du chef Ferdinand Fravega, déjà derrière Ippon et Figure. La trouchia, cette omelette aux blettes typique de Nissa la Bella, est servie avec un dément condiment olive. Autre porte-étendard niçois : la trulle, ce boudin lui aussi aux blettes, caramélisé et arrosé d’un jus corsé. La cuisine bascule souvent de l’autre côté des Alpes avec un réjouissant risotto aux agrumes et pangrattato, ou une porchetta escortée de sa polenta cremosa. Le long bar appelle le cocktail – negroni au mezcal – ou le verre de vin, pioché parmi la centaine de références nature qui trônent dans la cave en alcôve. On termine avec une glace à l’huile d'olive qui caresse palais et porte-monnaie (4 €), ou un soufflé cacao grand cru et crème à la sauge. Une adresse qui va sans doute compter nombre de dévots ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Marseille
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Sur la place aux Huiles, Acuda, néo-bistrot/cave à vin projeté par trois compères de l’école hôtelière de Nîmes (Marie Ceccaldi, Geoffrey Choukroun et Valentin Baciocchi), poursuit son aventure gourmande sous la houlette du chef Tristan Leydier. Dans ce décor brut aux pierres apparentes et à la convivialité décontractée, il signe une cuisine fusion hautement inspirée, audacieuse mais jamais trop tapageuse. A la carte ce jour-là, les sardines à l’huile et beurre salé plantent le décor : un clin d’œil régressif au snack marin relevé par une pointe d’acidité envoûtante. Puis viennent les ris de veau laqués au citron, mêlés à des œufs de truite – mariage inattendu mais diaboliquement juste. En plat, la selle d’agneau fond sous le couteau, escortée d’un jus réduit et d’une harissa maîtrisée entre feu et douceur, avec légumes vert glacé et graines de moutarde à la sauge pour la touche poétique.  Pour étancher la soif, 100 références sont exposées sur la mezzanine pour des découvertes enjouées à prix doux. Une sélection pointue qui oscille entre conventionnels, à l’instar d’un saint-joseph de la Maison Tardieu-Laurent, ou plus nature et gorgé de soleil, comme La Nine de Charlotte et Jean-Baptiste Senat. On s’en délecte au comptoir ou à la table d’un dîner en bande : ici, le bon goût n’a rien de compassé. Acuda confirme son statut d’adresse incontournable du quartier des Arcenaulx et de repaire de gourmets curieux ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement...
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  • Italien
  • Marseille
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans un espace entièrement retapé, l’équipe de Localino, déjà forte d’un resto dans le 6e arrondissement de la capitale, a largué les amarres et ouvert les stores sur Localino al Mare. On retrouve à Marseille la recette italienne qui a fait le succès de l’aventure parisienne, mais avec le pied marin. Ça sent l’iode à plein nez dans ces assiettes dorlotantes et vivifiantes ! Par-dessus le long comptoir en marbre, une cuisine ouverte donne à voir le chef Cristian Stradaioli (ex du Cavalieri où, avec son frère Kevin, il a travaillé aux côtés de l’étoilé Bruno Verjus) s’activer au rythme d’une playlist de hits des années 80 bien sentie, passant de la mantecatura des pastas à la danse du chalumeau dorant les ramequins de crèmes brûlées.  Attablés au milieu d’un espace lumineux aux murs en pierre jouant la carte du faussement défraîchi, on se laisse dépayser par l’accent italien qui s’invite dans un service en salle mené avec sourire et fluidité par Giulia Alesini. La carte est courte et va droit au but. Mortadelle di Palmieri pour se mettre en appétit, crudo de sériole pour se rafraîchir le palais, vitello tonnato de la maison comme un câlin des papilles, paccheri sériole à la méditerranéenne… Pour un vrai petit kif, le plat du jour à base de homard est un immanquable. Ce midi-là, c’était linguine au homard bleu baignant dans un jus de tomates savamment corsé. À l’arrivée, une note un peu plus salée qu’à l’accoutumée mais justifiée par ce beau voyage en mer.   Chez Time Out,...
  • Marseille
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Aux Rigoles, les jus de raisin fermentés ont trouvé leur lit naturel ! En haut du boulevard Longchamp, cette cave à vin fait couler entre 70 et 80 références choisies au cordeau par Antoine Levollant, Franck Laborde (ex de l’Épuisette et des Grandes Tables) et Antoine Martini. Sur la ligne de partage des eaux, on trouve de savoureuses quilles de Mylène Bru, du domaine de Sulauze ou de Bobinet. Dans l’ancienne trattoria Il Capriolo, on débite des assiettes à partager mitonnées par le tonitruant Johann Barichasse, ancien second de Manon Fleury au Mermoz, qui a également pris le temps d’affûter ses couteaux à Paris chez Penny Lane et Mokoloco.  L’arrivée du chef prodige à Marseille correspond à une envie de renouer avec ses racines. Avec ses influences transmises par des parents nés au Maroc et en Algérie, Johann Barichasse déploie une cuisine haute en couleurs et pleine de références méditerranéennes. Bonite matboukha, brick à l’œuf et langue de bœuf ou encore crudo de sériole et chermoula… On a rendu les assiettes bien propres ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client ! 
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  • Marseille
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
D’abord un nom qui accroche, celui qu’on donne au bébé repu. Puis surtout, une nouvelle promesse signée Sylvain Roucayrol (Tuba) rue Paradis. Ici, ni folklore ni caricature. Un Italien vivant et intemporel, comme une conversation de comptoir entre amis. À table – doublement napée le soir –, élégance et générosité priment, pour mieux refléter une cuisine qui embrasse toute la diversité de la Botte. Dans la cuisine ouverte et rythmée par le binôme transalpin Omar Riolfo et Rebecca Buono, vous croiserez peut-être le vitello tonnato parfaitement balancé – voyez-y le prélude rêvé pour amorcer ce périple gourmand. Lors de notre passage, il affrontait le sauté vongole, qui captive par sa fraîcheur iodée. Un détour immanquable pour les amateurs de simplicité travaillée. On salue également les maccheroni al ragù, réconfort absolu dont la sauce, patiemment mijotée, enveloppe le palais avec la douceur d’un souvenir d’enfance, et les gnocchis burro e salvia, petits coussins nuageux nappés de beurre et sauge, à la fois rustiques et raffinés, véritable hommage au geste juste. Le tout bien sourcé par l’incontournable Julia Sammut. Dans l’assiette comme dans le verre, la maison ne boude jamais son plaisir : le livre des vins donne à lire 76 pages pour mille références à la cave, l’équipe est préparée et le service au cordeau dans un décor qui rend hommage à l’Italie et à l’art de recevoir. Chez Ciccino, la scène marseillaise trouve un nouveau terrain de jeu, et l’adresse s’impose déjà...
  • Marseille
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans le film japonais de Jūzō Itami sorti en 1985, Tampopo est une restauratrice japonaise obnubilée par la quête de l’ultime recette de soupe de nouilles. Cette obsession, c’est aussi celle qui bouillonne en l'équipe du lieu. Chez Tampopo, en plein cœur de Noailles, elle envoie des bols fumants de ramen shoyu paitan : le bouillon de poulet fermier y est dense et parfumé, le chashu de porc tendre et généreusement tranché. Quand les températures grimpent, on troque volontiers ces bols brûlants pour la version cold ramen, plus légère et tonifiante. Au programme : un vif jus de yuzu, vinaigre de riz et légumes croquants de saison. Assis au comptoir de cette cantine japonaise, dans une lumière rouge tamisée par des néons tubulaires, on oublie un instant l’agitation du dehors. L’aller-retour pour Tokyo sera d’autant plus complet si vous ne manquez pas les karaage en entrée et, pour vous lustrer le gosier, l’Asahi à la pression. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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