Ahlam Shibli

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Notre sélection
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'Sans titre (Death no. 33)', Palestine, 2011-2012 / Courtesy de l'artiste / © Ahlam Shibli

Camp de réfugiés de Balata, 16 février 2012
« Photos du martyr Khalil Marchoud qu'est en train d'épousseter sa sœur dans le séjour de la maison familiale. Sur l'affiche, cadeau des Brigades Abu Ali Mustafa, il est présenté comme le secrétaire général des Brigades des martyrs d'al-Aqsa à Balata. » - Ahlam Shibli

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'Sans titre (Death n° 37)', Palestine, 2011-2012 / Courtesy de l'artiste / © Ahlam Shibli

Camp de réfugiés de Balata, 12 février 2012
« Toile représentant le martyr Kayed Abu Mustafa dans le salon familial. On y lit : « La panthère de Kata'ib Chuhada' al-Aqsa, Mikere » (« Mikere, des Brigades des martyrs d'al-Aqsa »). Dans la pièce se trouve la mère de Mikere, son petit neveu et ses deux enfants. » - Ahlam Shibli

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'Sans titre (Death n° 3)', Palestine, 2011-2012 / Courtesy de l’artiste / © Ahlam Shibli

Quartier de Rafediya, 15e Rue, Naplouse, 22 février 2012
« Sit-in organisé devant les bureaux de la Croix-Rouge à Naplouse par le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) en soutien à la grève de la faim entreprise par des Palestiniens, placés en détention administrative par les Israéliens, pour protester contre leur emprisonnement. Le 17 avril fut décrétée une grève de la faim générale qui prit fin le 14 mai lorsque les autorités israéliennes acceptèrent de lever l'isolement pénitentiaire, d'autoriser les visites de familles provenant de la bande de Gaza et de suspendre la détention administrative. » - Ahlam Shibli

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'Sans titre (Trackers n° 8)', Lakhich Army Base, Beit Gubrin, Israël/Palestine, 2005 / Courtesy de l'artiste / © Ahlam Shibli
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'Sans titre (Trackers n° 57)', Lakhich Army Base, Beit Gubrin, Israël/Palestine, 2005 / Courtesy de l'artiste / © Ahlam Shibli
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'Sans titre (Eastern LGBT n° 13)', International, 2004-2006 / Courtesy de l'artiste / © Ahlam Shibli
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'Sans titre (Dom Dziecka n° 4), Dom Dziecka.The house starves when you are away', Pologne, 2008 / Courtesy de l'artiste / © Ahlam Shibli

Dom Dziecka Trzemietowo, 7 octobre 2008, mardi après-midi
« Gracjan Schmelter et Tomasz Brzadkowski posent devant l'appareil photo avec une sculpture devant l'entrée de l’orphelinat. » - Ahlam Shibli

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'Sans titre (Trauma n° 4)', Corrèze, France, 2008-2009 / Courtesy de l'artiste / © Ahlam Shibli

Tulle, 7 juin 2008
« Cérémonie de dépôt de gerbe au cimetière de Puy Saint-Clair en hommage aux combattants des Forces françaises de l'intérieur (FFI), parmi lesquels des Francs tireurs et Partisans (FTP) tombés lors de l’offensive de la Résistance à Tulle, 7 et 8 juin 1944. » - Ahlam Shibli

Qu'est-ce qui définit le « foyer » ? Comment le contexte social, politique ou colonial déracine-t-il la notion de « chez soi » pour en faire un lieu incertain et abstrait ? Sous quel couvert la propagande et le fanatisme s'infiltrent-ils, au contraire, dans les demeures et la vie quotidienne des gens au nom de l'idéologie ? Autant de questions qui traversent l'œuvre documentaire de la photographe palestinienne Ahlam Shibli, dont plusieurs séries s'exposent au Jeu de Paume. De la France à Israël en passant par la Pologne et la Palestine, ici, les frontières s'effacent dans un savant mélange de couleurs et de noir et blanc qui laisse planer, toujours, le sentiment du passage du temps. Au fil de ces images qui se lisent comme des romans-photos ou des récits biographiques (la plupart sont d'ailleurs accompagnées de textes écrits par l'artiste), les existences semblent ainsi se sculpter dans la trame du passé, tandis que l'instant présent apparaît, presque toujours, comme la conséquence d'un déchirement ou d'un accident.

C'est cette détermination à montrer l'inévitable conditionnement des personnes qu'elle croise qui, dans le travail d'Ahlam Shibli, vient tisser des liens entre des univers apparemment inconciliables. Entre des familles qui font trôner d'improbables posters de martyrs dans leur salon et des homosexuels musulmans contraints de quitter famille et patrie pour échapper à l'intolérance. Entre des Palestiniens qui servent comme volontaires dans l'armée israélienne, des orphelins polonais saisis dans l'intimité de leurs « foyers » reconstitués et des anciens combattants corréziens qui, après avoir résisté à l'occupation allemande, ont participé aux guerres d'Indochine et d'Algérie. Parmi ces soldats, ces familles et ces émigrants qui font leur nid ici ou en font sauter d'autres ailleurs, émerge une foule de contradictions. Foyers fantômes, foyers fictifs ou foyers idéologiques, peu importe. Les home sweet home de Shibli se dressent rarement entre quatre murs – ils se construisent la plupart du temps avec un peu de poudre à canon ou de drames historiques, se cimentent à coups d'imaginaire collectif ou de besoin affectif. Ensemble, les voix dissonantes de leurs habitants témoignent d'un regard pluriel et perspicace. Celui qu'Ahlam Shibli porte sur un monde qui peut toujours en cacher un autre.

> Horaires : le mardi de 11h à 21h et du mercredi au dimanche de 11h à 19h

Téléphone de l'événement 01.47.03.12.50
Site Web de l'événement http://www.ahlamshibli.com
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