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Cinq des meilleurs bars du monde se trouvent à Paris
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Paris arty : où sont les femmes ?
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Dernières critiques

Cuisine
Cuisine

A bas le référencement : bienvenue dans le nouveau resto où le Tout-Paris foodista a posé ses clics et ses likes. Faut dire que le spot a de la gueule, avec sa bête de terrasse et sa façade 60’s en marbre. Sis à Anvers, en face de Mamiche, il abrite un duo au sommet : Takao Inazawa, toque nippone ultradouée (ex-Verre volé), assisté en salle de Benoît Simon, homme-bouteille prodigue, ancien du Septime et Chateaubriand. Lequel signe là l'une des plus belles cartes de jajanature/biodynamique de Paname (25-70 € la bouteille). En vrac : Clos du Tue-Bœuf et Vincent Tricot (Loire), Philippe Valette (Bourgogne), Julie Balagny (Beaujolais), et puis tout ce que le Rhône a de plus beau : Hervé Souhaut, Dard et Ribo, Nicolas Renaud…

Pour Sama
Cinéma Pour Sama

Tourné dans le tumulte de la bataille d’Alep, Pour Sama est une chronique précieuse de la vie en temps de guerre. Souvent éprouvant, parfois inspirant, ce film est le fruit du travail de la journaliste syrienne devenue cinéaste Waad Al-Kateab, qui a suivi la lente agonie de sa ville sur cinq années de révolution et de répression, et du réalisateur britannique Edward Watts, qui l’a aidée à mettre en forme ce témoignage bouleversant. La restriction du film à un public averti en dit long sur les images prises par Waad Al-Kateab. Tandis que l’aviation russe traverse le ciel en vrombissant et que les bombes pleuvent, sa caméra plonge dans le chaos sanglant qui en résulte, alors que les médecins (dont son mari) s’activent dans des blocs opératoires de fortune. La cruauté des assaillants n’est surpassée que par la résilience des assiégés. Pour Sama plonge plus profondément dans le conflit que les films de guerre les plus crus. Des plans en drone cartographient une ville ravagée par les bombes et les images tirées de caméras de surveillance témoignent de l’horreur au sol. L’existence même de ce film est un miracle, comme le fait que Waad ait survécu, mais on y trouve également des moments de joie. La chanson Crazy de Patsy Cline murmurée pendant son mariage, la découverte d’un kaki accueillie par une jubilation espiègle, l’humour noir omniprésent... Et tout le long, on voit Sama, le bébé de Waad pour qui elle a tourné ce film, en train de jouer à ses côtés. Pas besoin d’être religi

Petit Navire
icon-location-pin Belleville
Petit Navire

Ce bonheur extrême qui t'envahit quand tu sais que tu as trouvé une nouvelle cantine... Celle-ci a éclos il y a quatre jours après des mois de chantier (naval), en lieu et place d'un curieux bistrot boisé, où Momo le taulier régalait jadis à grands coups de couscous à l'agneau et thé à la menthe ! Du rade d'origine, les nouveaux proprios n'ont gardé que le nom et ravivé l'esprit marin. Logo drakkar, façade bleu marine, voile de bateau ocre couvrant le bar, lampes géantes récupérées du paquebot France... Ils en ont fait une jolie goélette dans l'air du temps. Ce chant de sirènes, dans nos oreilles ? Toumast, fameux groupe nigérien de blues touareg, suivi d'une playlist de jazz manouche. On aime ! Côté cuisine ? Oubliez la vieille boîte de thon, ce Petit Navire-là ne fait que dans le frais et de saison ! Cap'tain Mathieu a vogué au 104 et chez Buvette avant de prendre la barre de ce resto. Résultat ? On commence en s'envoyant un gorgeon de Grololo rouge du domaine Pithon-Paillé (extrême buvabilité, 6 € le ballon, 30 € la quille) avant d'enchaîner sur un chou-fleur rôti aux deux houmous : pois chiche/tahini et caviar d’aubergine fumée à l’ail (7 €). Ivresse des profondeurs avec les saint-jacques aux champignons et légumes (16 €). Émotion sur les beureks au fromage de l'authentique Tatie Éliane. Extase marine pour les accras de sardines, yaourt curcuma (8 €). Câlin de patate douce, harissa

Matthias & Maxime
Cinéma Matthias & Maxime

Pour son huitième film, Xavier Dolan renonce à l’anglais, aux comédiens quatre étoiles et aux excès stylistiques pour revenir à quelque chose de plus sobre. Tourné en 16 mm et résistant aux sirènes du tape-à-l’œil, le film est tourné intégralement en lumière naturelle dans un style spontané, sans fioritures. Dolan y joue Maxime, un jeune de Montréal qui a décidé de laisser derrière lui ses amis et sa mère toxico (Anne Dorval) pour passer deux ans en Australie. Mais sa longue amitié avec Matthias semble soudain dérailler alors qu’il prépare son départ… Dolan a toujours ce don pour nous impressionner pendant une minute et nous donner envie de lui hurler dessus à la suivante. Les scènes entre Maxime et sa mère, dont il transmet la tutelle à sa tante, sont un poil criardes mais le film fait mouche dans quelques moments de vérité, comme le douloureux discours de Matthias lors du dîner d’adieu de Maxime. L’incident qui déclenche le problème entre Maxime et Matthias – la sœur d’un ami leur demande de s’embrasser pour le film qu’elle tourne – peine à réellement trouver sa place dans le film. Il y a un côté forcé, trop évident. Mais Dolan réussit à traiter la rupture qui en découle avec plus de subtilité, et les scènes les plus abouties se déroulent en silence, tandis que Maxime et Matthias broient du noir l’un autour de l’autre, exprimant les sentiments qu’ils ont refoulés par des gestes blessants. Si l’ensemble manque de profondeur, ce film n’en reste pas moins sincère. Recommand

Le Chateaubriand
icon-location-pin Folie-Méricourt
Le Chateaubriand

Le Danois à la table d’à côté s’en remet toujours pas. « Le Michelin, j’y comprends rien. Il avait mis une étoile ! Mais c’est pas un gastronomique, ça, c’est un bistrot ! » Comptoir en marbre, opalines vintage au plafond, réplique de la Coupe du monde de foot sur l’étagère, serveurs en Nike et Stan Smith : pas franchement l'esprit du Guide du pneu. Tout comme la cuisine d'Iñaki Aizpitarte, jamais consensuelle, toujours sur le fil. Treize ans déjà que le Basque balance ses uppercuts cinglants ! Parfois on passe à côté, parfois ça tape en plein dans le mille.   Toujours en tension, les assiettes du chef osent des associations couillues, avec çà et là de vraies fulgurances créatives. Au menu du soir (75 €), un quinté gagnant d’amuse-bouche : des gougères, un shot suracide de ceviche (sans poisson) où flotte une framboise, un fin cigare en feuille de brick, fourré de sardines épicées tandoori, et surtout cette tomate farcie à l’encornet et légumes, avec piment guindilla à croquer, qui achève de vous dépuceler la goule. Mais la vraie claque, on se la prend sur le bouillon de céleri-rave. Pif paf : douceur puis baffe acide lorsqu’on croque les trois petites ravioles f

La Marelle
icon-location-pin 2e arrondissement
La Marelle

C’est dans la superbe galerie Vivienne, à deux pas du Palais-Royal, que trône La Marelle depuis 1974. Belle comme le jour, la boutique se distingue grâce à sa façade en bois ouvragé et ses deux étages baignés de lumière dont le second, avec poutres apparentes, regorge de merveilles japonaises. Christelle est à la tête de ce hot spot de connaisseurs depuis une dizaine d’années. Son truc à elle, c’est la mode venue du pays du Soleil-Levant. Alors oui, bien sûr, La Marelle regorge de pièces actuelles signées par les marques que toutes les élégantes qui se respectent s’arrachent. On peut y trouver une robe Sandro hyperrécente entre 58 et 68 euros, une veste Maje à 98 euros ou une veste Isabel Marant à 150 euros à peine. Comptoir des Cotonniers, The Kooples ou Gérard Darel côtoient les grands noms du luxe français et international dans une sélection de vêtements de moins de deux ans, à peine portés et à environ -76 % du prix neuf. Mais tout l’intérêt de La Marelle réside au deuxième étage… Bienvenue au paradis des créateurs japonais. En véritable passionnée, Christelle propose l’une des plus grandes sélections vintage de Yohji Yamamoto, Y’s, Pleats Please, Tsumori Chisato, Issey Miyake, Kenzo, Comme des Garçons, Limi Feu et Junya Watanabe. C’est toute la fashion sphère qui s’y précipite pour se procurer l’un de ces totems mode. Au point que la boutique voit arriver des clients du monde entier venus spécialement pour cet étage secret, qui lui a même valu un sujet dans le New York

Joker
Cinéma Joker

C’est d’abord le rire, grinçant, caquetant, de Joaquin Phoenix qui vous prend aux tripes. Le genre de truc qui va résonner dans vos oreilles longtemps après le clap de fin de cette réinvention brillamment viscérale, et à l’humour sinistre, du superméchant de DC. Phoenix est magnétique dans cette vision cauchemardesque du capitalisme moderne, probablement le meilleur film de “social horror” depuis Get Out. Il incarne Arthur Fleck, un homme dont l’ambition – vivre de ses blagues – s’accorde mal avec son difficile quotidien de clown dans les rues crasseuses de Gotham. Il vit avec sa mère dans un appartement miteux et sa seule joie consiste à mater le talk-show télévisé de Murray Franklin (Robert de Niro). Arthur suit sept traitements simultanés et est affecté d’un trouble neurologique qui le fait rire – ou plutôt caqueter donc – de manière incontrôlable. Lorsqu’il finit par craquer – dans une scène haletante dans le métro –, il entraîne avec lui un mouvement de contestation qui se répand dans toute la ville. Sa face de clown est adoptée par les manifestants comme le masque de Guy Fawkes dans V pour Vendetta : Arthur Fleck devient une figure de proue tandis que que le Joker grandit en lui… Le film de Todd Philipps manœuvre aussi habilement dans la grande storyline de l’univers DC. La mère d’Arthur est en effet l’ancienne employée de Thomas Wayne, le père de Bruce, présenté comme le visage hideux du capitalisme. De quoi faire frémir les fans de Batman, qui sera incarné par Robert

Maison
icon-location-pin Saint-Ambroise
Maison

Les tomettes en total look du sol aux murs, fallait oser ! Après un an et neuf mois de travaux titanesques, le très attendu Atsumi Sota (ex-Vivant période Jancou, puis Clown Bar) fait un come-back remarqué. Sa Maison ? Un chalet à la limite du kitsch, improbable mix nippo-suisso-provençal, créé de toutes pièces par l'architecte japonais Tsuyoshi Tane. Façade en crépi, poutres, toit pointu en tuiles, mezzanine baignée de lumière (merci la verrière), cuisine grande ouverte comme un loft... Et tablée kilométrique pouvant accueillir une quarantaine de couverts !  Dans les faits ? C’est très bon, à quelques nuances près, beaucoup plus ampoulé qu’au Clown, et ça cherche l’étoile de façon très très ostensible. Le soir, craque ton P.E.L : menu à 140 €, sinon c’est à la carte (environ 90 € par personne, vin compris). Et ce serait dommage de se priver, car la cave -en biodynamie ou nature- défonce : champagnes de Jacques Lassaigne, jaja de Simon Binner (Alsace), Noëlla Morantin (Loire), Descombes (Beaujolais), château Le Puy (Bordelais)… Le midi, c'est plus sage, avec menu unique à 55 €. Au déj’ ce jour-là, on s’amuse la bouche avec un trio de tartelettes qui monte crescendo : tartare de bœuf au couteau/salicorne/anchois (gentil), oignons/échalotes/noisettes (mieux), et surtout haricots blancs/jus d’étrilles (best). S’ensuit un thon rouge cru sado-maso : claqué par un

Le Monde nouveau de Charlotte Perriand
icon-location-pin 16e arrondissement
Le Monde nouveau de Charlotte Perriand

Libre et brillante, spontanée et solaire, Charlotte Perriand était surtout dotée d’un œil sans égal pour dessiner le présent, toujours un peu en avance sur son temps. Celle qui disait qu’il fallait « vivre son siècle et anticiper » a longtemps été dans l’ombre des mecs et reprend aujourd’hui sa place dans le domaine du design, vingt ans après sa mort. Et quel meilleur endroit pour découvrir son “nouveau monde” que l’ovni archi réalisé par Frank Gehry ? Le pari était risqué tant l’étendue de l’expo est vaste. Proposant un parcours chronologique, la FLV nous propulse dans l’univers de cette pionnière qui traverse les décennies avec un sens du style intact. Et si, au début, on se demande si toutes les toiles grands formats – on a quand même droit au Guernica de Picasso – ne vont pas (une fois de plus) éclipser son talent, on se rend vite compte qu’ils mettent surtout en exergue l’avant-gardisme de la créatrice française.  Alors OK, une certaine confusion s’installe quand on essaye de suivre le parcours alambiqué de l’expo. Mais on se prend vite au jeu et on découvre la bande de potes de Charlotte, comprenant Picasso, Calder ou Delaunay, ses ouvrages, réalisés seule ou avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret, ou encore son engagement politique soutenu par Fernand Léger.  Le plus ? La reconstitution de l’iconique Maison au bord de l’eau à l’extérieur des salles, où il est superdur de résister à la tentation d

Le Daily Syrien Veggie
icon-location-pin Strasbourg-Saint-Denis
Le Daily Syrien Veggie

Le (daily) Syrien est facétieux. Il a calé sa 3e adresse 100 % végétarienne dans une ancienne boucherie, allant jusqu’à conserver l’étal réfrigéré, sans bidoche bien sûr, mais empli à craquer de verdure appétissante. Une miniboutique, repeinte en vert pour l’occasion, où un cuistot/serveur/chauffeur de salle t’envoie de la chaleur dès le pas de la porte. Deux trois tables dans la cahute, une terrasse pour les claustros, et à l’ardoise murale une sacrée palanquée de mezze (17 pour être précis, tous à 6 € pièce). Galettes au zaatar moelleuses, cigares à la feta croustillants… Vous êtes du genre à hésiter entre deux plats ? Optez pour l’une des deux assiettes dégustation (13 €) : la « végétarienne », ou bien la « veggie ». Petite subtilité : « veggie » (en Syrie) équivaut à « végan », donc sans produits lactés. Pita en main, gavez-vous de hoummous, moutabal (caviar d’aubergines), purée de lentille, de poivron, falafel, taboulé, replets chaussons épinards ou feta… C’est acide puis suave, puis rond, frais, parfumé. Et ça glisse tout seul avec une limonade maison (sans sucre 3,50 €) ou un jus pressé carotte, gingembre, citron (6 €). Fin du game, papilles tahinées, bidon calé, on paie au comptoir sans oublier de harponner au passage deux trois pâtisseries pour la route (baklava, basboussa 1,50 € chaque). A noter, le m

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A ne pas rater cette semaine

FIAC
icon-location-pin Champs-Elysées
FIAC

Equivalent arty de la Fashion Week, la FIAC squatte la nef du Grand Palais du 17 au 20 octobre. L’occasion pour les galeries déjà installées de montrer qu’elles en ont encore sous le coude et pour les plus jeunes enseignes d’exposer les futures stars de la discipline. Un panorama de la création contemporaine qui se prolonge lors des Parades for FIAC, durant lesquelles les arts vivants font bouger les collections des musées parisiens. Sans oublier la place Vendôme, relookée pour l’occasion par l’artiste japonaise pop Yayoi Kusama : waw !

Dumbo
icon-location-pin Saint-Georges
Dumbo

Dumbo ? Non, pas l'éléphanteau Disney, mais Down Under the Manhattan Bridge Overpass, l’un des quartiers de Brooklyn les plus cool du monde. Enceintes Bose qui distillent du Love for the Sake of Love, mur décrépi sous néons blancs, microcarte alignant cheeseburgers, frites et bibine... La queue débordant dans la rue et le rideau à lanières en épais PVC transparent passés, on se serre côté comptoir pour mater la plancha. Et le chef, qui repasse sec, à la pelle, ses juteux steaks de montbéliarde, technique locale pour bien les écraser et faire ressortir tout leur goût. Un des trois cuistots à casquette prend la commande. Niveau cheeseburgers, c'est vite vu : deux options seulement, à 9 € chaque. American cheese, petite salade, oignons, pickles et sauce spéciale, ou classic cheese, avec double ration d’american cheese et salsa ketchup-moutarde. Bien toastés, les buns viennent de chez Rachel's. Attention, Dumbo fait dans l'édition limitée et n'envoie que 100 burgers chaque soir, pas un de plus ! On rajoute des frites double cuisson (3 €), voire un fried chicken (6 €), une bière tahitienne-mais-brassée-en-métropole qui pique un peu (4 €), puis on paye cash, avant d’attendre que son prénom soit appelé.  En vrai, le spot – minus – tient plus du drive. S'il est possible de se caler parmi

Immersive Art Festival
icon-location-pin Paris
Immersive Art Festival

Premier festival d’art numérique, l’Immersive Art Festival nous plonge dans un univers 2.0 haut en couleur. Du 18 au 24 octobre, le spot de la rue Saint-Maur s’animera au rythme des installations projetées par les 11 collectifs internationaux investissant tour à tour les 3 000 mètres carrés de l’espace. Divisé en six soirées, l’événement nous invite à nous laisser porter par des prouesses technologiques aussi folles qu’étonnantes. De quoi déconnecter de l’agitation extérieure.  

An Irish Story
icon-location-pin 10e arrondissement
An Irish Story

Pourquoi les danses irlandaises ne s’exécutent qu’avec les jambes ? Ce spectacle a la réponse, démonstration à l’appui. Vous y apprendrez également d’infaillibles techniques de séduction à reproduire sans danger sur le surfeur/révolutionnaire/jeune acteur que vous avez en vue. Si cela ne suffit pas à vous convaincre, allez-y pour Kelly Rivière, alias Kelly Ruisseau, dans ce seul en scène désopilant qui offre à chaque représentation une vraie leçon de théâtre. Avec son décor de fortune rappelant les murs de photos des enquêteurs zélés, Kelly Rivière entame un dialogue drôle et touchant avec toute une palette de personnages. Comme traversée par la grâce, l’actrice franco-irlandaise est hantée par la voix de ses ex et des femmes de sa famille aux accents anglo-irlandais plus ou moins marqués. À la recherche de son grand-père disparu, Peter O’Farrell, alcoolique notoire probablement mort noyé dans une pinte de Guinness, Kelly remonte le cours du temps et traverse les frontières en 1h25 top chrono. Entourée des meilleurs – un frère au pétard facile et Madame Duluc, détective privé qui compte encore en anciens francs –, elle part sur la trace de Peter et tisse, chemin faisant, un arbre généalogique constellé de femmes à l’esprit libre et à la peau dure. Une histoire irlandaise parfaitement menée, aussi euphorisante qu’une stout.

Paris Podcast Festival • Saison 2
icon-location-pin Arts et Métiers
Paris Podcast Festival • Saison 2

Au vu de l'engouement pour le format podcast ces dernières années, cette seconde édition du Paris Podcast Festival a tout pour soulever les foules. Pendant trois jours à la Gaîté lyrique, on pourra prendre part à des enregistrements publics, des masterclass, rencontrer des podcasteurs en chair et en os, et même participer à des ateliers. 3, 2, 1, enregistrez !  

Festival Du Kimchi Coréen à Paris 2019
icon-location-pin 15 arrondissement
Festival Du Kimchi Coréen à Paris 2019

Pour la troisième année consécutive, le pays du Matin-Calme revient squatter le parvis de la mairie du 15e arrondissement. Au menu de ce festival gratuit ? Des dégustations de kimchi, pardi ! Cette spécialité coréenne fermentée et épicée est réputée excellente pour la flore intestinale. Mais pas que : spectacle de danses traditionnelles, concerts de groupes coréens… Gangnam style !

Hans Hartung. La fabrique du geste
icon-location-pin Chaillot
Hans Hartung. La fabrique du geste

Souvent dans l’ombre de son voisin le Palais de Tokyo ou de son cousin le centre Pompidou, le musée d’Art moderne rouvre ses portes après un lifting d’un an. Et qui de mieux qu’Hans Hartung, précurseur de l’abstraction, pour inaugurer cette nouvelle vie ? Artiste fantasque et expérimental, l’Allemand a su séduire les collectionneurs de ce monde par sa maîtrise de la couleur et son geste inimitable, mis à l’honneur jusqu’en mars 2020. Qui a dit que le MNAM n’était plus dans le game ?  

Elephant Man
icon-location-pin Faubourg Montmartre
Elephant Man

Ancien couple explosif à la ville, Béatrice Dalle (encore elle !) et JoeyStarr se retrouvent sur scène dans un face-à-face qui promet lui aussi son lot d’éclats et de débordements. Aux Folies Bergère, JoeyStarr est Elephant Man, symbole du rejet de la différence, celui du texte original de Bernard Pomerance interprété pour la première fois par David Bowie en 1977. Dans une époque où les normes sont lois, David Bobée monte ce spectacle comme une réponse aux violences symboliques et dysfonctionnements de notre société.  

Toulouse-Lautrec - Résolument moderne
icon-location-pin Champs-Elysées
Toulouse-Lautrec - Résolument moderne

Toulouse-Lautrec au Grand Palais. Une sacrée association et une bien belle exposition blockbuster en perspective. Et surtout, enfin une rétrospective qui ne cantonne pas le peintre français à ses seules représentations de Montmartre. Avec Toulouse-Lautrec - Résolument moderne, on saisit les apports esthétiques de Toulouse- Lautrec sur son époque et l’influence de son art sur les générations futures. On pense notamment à Kupka, fasciné par le mouvement et la vitesse des peintures du Français. Une grande expo pour le Grand Palais, une de plus.

Francis Bacon, en toutes lettres
icon-location-pin 4e arrondissement
Francis Bacon, en toutes lettres

Après une programmation estivale un peu plate, la rentrée démarre fort dans nos musées parisiens : le musée du Quai Branly souffle ses 20 bougies, Léonard de Vinci squatte les galeries du Louvre et, surtout, le peintre britannique Francis Bacon fait l’objet d’une expo événement au centre Pompidou. Savamment menée par Didier Ottinger, elle présente l’un des artistes les plus torturés du XXe siècle à travers le prisme inédit de la littérature. 1971. Tout semble sourire à Francis Bacon, portraitiste du Swinging London, dont les œuvres sont sur le point d’être présentées au Grand Palais, où seul Picasso fut exposé de son vivant. Seulement, deux jours avant le vernissage, son compagnon George Dyer met fin à ses jours. Fini la pop anglaise en guise de BO, ce sont les livres qui accompagneront l’artiste durant les 20 dernières années de sa vie. En plein deuil, Bacon veut peindre la vie. Il crée du mouvement sur de la 2D, explore 50 nuances de chair et dissèque l’humanité en trois exemplaires. Aussi géniales que complexes, ses quelque 60 œuvres post-traumatiques s’accompagnent de lectures de Nietzsche ou Conrad. Car Bacon, c’est un mec qui pense, jusqu’à se faire bouffer par ses propres divagations mentales. La preuve avec le triptyque Trois Etudes de figures au pied d’une crucifixion, où des monstres flippants sont apparentés aux Euménides, déesses du remords présentes che

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