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Dernières critiques

Sanguine
icon-location-pin Mairie du 18e
Sanguine

Rue du Ruisseau, une façade orangée qui porte bien son nom ! Sanguine a déboulé sans prévenir dans le 18e arrondissement et remasterise gentiment les codes du bistrot : bar en marbre blanc, parquet en chêne massif, suspensions imitation opaline... Un peu dans la même veine que son voisin Le Maquis. L'ardoise ? Elle est signée Laetitia Bret, la super cheffe de L’Esquisse qui se partage (mais comment fait-elle !) entre ici et là-bas, en attendant l’arrivée d’une nouvelle toque chez Sanguine. Ceci explique cela, ça commence doucement mais sûrement avec des intitulés assez simples et peut-être un peu trop vus (en entrée : burrata amandes fumées ou caviar d’aubergines à 11 €...) Exception faite de cette splendide terrine de pieds de porc (patiemment désossée et recuite, 7 €), ou de ces puissantes mogettes au Serrano nageant dans un fond brun au vin rouge (extra, 8 €). Ce soir-là, l’ardoise avait des allures de déj estival (salade Caesar ou tartare de bœuf, salade et pommes de terre à 16 €)... Mais rien à dire : c’était bon ! Témoin cet épigramme d’agneau (poitrine) flanqué d’une piperade reggae de poivrons rouges, jaunes, verts (17 €). Quant aux desserts, il était gourmandissimes et efficaces, à l'image de cette mousse au choco noir fleur de sel, finement acidulée et toppée de myrtilles (6 €). Ou de ce costaud sablé breton (quasi

Wright Morris - L’essence du visible
icon-location-pin Le Marais
Wright Morris - L’essence du visible

Jusqu’au 28 septembre, le photographe/écrivain américain Wright Morris fait l’objet d’une grande rétrospective organisée par la Fondation Henri Cartier-Bresson. Incapable de choisir entre littérature et prises de vues, l’artiste embrasse les deux disciplines et imagine des « livres photo-textes », concept hybride, poétique et avant-gardiste. Lorsqu’il expérimente la photo dans les années 40, Morris est l’un des espoirs de la littérature américaine et n’a a priori pas d’autre vocation. Sauf que, très rapidement, l’écrivain comprend qu’au même titre que la plume, l’appareil permet de capturer « l’essence du visible ». Dès lors, pourquoi ne pas associer ses deux amours en une seule et même pratique ? En 1946, il publie son premier photo-texte, The Inhabitants, dans lequel les captures de son Nebraska natal alimentent des essais fictifs. Le rapport entre image et écrit est aussi central dans son œuvre que dans la scénographie de la Fondation Cartier-Bresson, où les différents formats sont agrémentés de courts textes placés à même le mur. A croire que c’est une des thématiques de l’année, mais l’expo nous plonge dans une campagne américaine en noir et blanc dont l’âme reste authentique, même jaunie par le temps. Après la Virginie chez Sally Mann et la Californie chez Erwin Olaf, on découvre un Nebraska presque désert aux ruines traduisant des souvenirs de l’artist

Le 50 (Belleville Brûlerie)
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Le 50 (Belleville Brûlerie)

Ouvert en février 2019, le deuxième café de la Brûlerie de Belleville perche au… 50 de la rue de Belleville. On ne pouvait pas faire mieux ! Un rêve de cocon à la Doisneau, qui clame haut et fort son identité parigote. Devanture bleu nuit, zinc magistral, belles boiseries sombres, lampes Bocci : modianesque ! A l’intérieur, une poignée de guéridons azur, pour seulement 16 couverts. Va falloir jouer des coudes ou prendre à emporter. Ça tombe bien, le parc de Belleville campe quelques numéros plus haut ! Du mercredi au dimanche, de 8h à 17h, voisins du quartier (coucou Combat !) et touristes bien éclairés sont contents d’y déguster les bons kawas de spécialité de la maison. Aromatique expresso ou allongé (2,50 €), noisette (3 €), café filtre (3 €), gourmand crème au lait cru ou lait d’avoine (4 €)… Tous parfaitement exécutés. On y picore aussi une chouette dînette fraîche du matin : œuf à la coque et mouillettes (3,50 €), soupe du jour (5,90 €), sandwichs (dont leur super jambon-beurre à 7,90 € sur place et 5,90 € à emporter). Sous cloche au comptoir, madeleines, sablés nature (1,90 € chaque) et pâtisseries du moment. Bien vu : la possibilité de repartir le cabas plein de café (en grains ou frais moulu), avec tout le matos pour vous convertir en parfait barista (Chemex, Kalita, etc.) 

Back Side/Dos à la mode
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Back Side/Dos à la mode

Feuilletez les magazines ou baladez-vous sur Insta : des milliers de visages et de corps de face, mais point de dos. Grande oubliée de la mode, cette partie du corps est aujourd’hui la vedette de la nouvelle expo hors les murs du palais Galliera, Back Side/Dos à la mode, à découvrir au musée Bourdelle jusqu’au 17 novembre. Traînes, décolletés plongeants, silhouettes raffinées, sexy ou politiques, le centre d’art le plus fashion de Paris nous emmène dans le verso de la mode. Si certains ont oublié le film, tout le monde se souvient de la robe iconique de Guy Laroche portée par Mireille Darc en 1972 dans Le Grand Blond avec une chaussure noire. Poitrine couverte, long vêtement sombre et dos nu vertigineux sublimé par la chute de reins de l’actrice : un vêtement était né. Pourtant, le dos embête souvent les stylistes, qui dessinent parfois même leurs collections uniquement de face – coucou Alexander Wang –, sachant pertinemment que les photos prises durant la Fashion Week ne mettront quasi jamais le verso à l’honneur. Sur les quelque 3 500 silhouettes de prêt-à-porter apparaissant sur le Web, pas une omoplate, un rein ou même un début de fessier. Un manque auquel tentent de remédier les commissaires de l’expo, qui font intelligemment dialoguer mannequins de plastique et bronzes du XIXe, élevant subtilement le vêtement au rang d’art. On découvre ainsi dans l’aile Portzamp

Le Café Alain Ducasse (La Manufacture)
icon-location-pin Roquette
Le Café Alain Ducasse (La Manufacture)

Il a perdu une bataille (le Jules Verne, tombé aux mains de Frédéric Anton) mais pas la guerre. Car Ducasse ne boit pas la tasse, ou alors zépo au comptoir de son nouveau joujou monomaniaque du café, sis pile en face de la boutique Born Bad Records. C'est un malin, Alain. Il sait qu'aujourd’hui, au-delà du dessert, la vraie signature d'un repas gastronomique, c'est l'expresso. Dans son anti-coffee shop, un atelier/boutique sur-indus’ ouvert en février dernier, pas d'avocado toast, de muffins et autres cookies. Rien, nada, que du kawa ! Principalement en expresso, allongé (2,50-4,50 €) ou filtre (3,50-15 €), et exprimé sur une La Marzocco géante gravée au nom du patron. A la rigueur, de temps à autre, servies avec votre tasse fumante, une petite madeleine, ou une micro-tablette de la voisine la Manufacture de Chocolat. Rassurez-vous, avec la presse internationale du jour (Corriere della Sera, New York Times), on déguste aussi des cafés viennois, cappuccinos ou chocos chauds dans les règles de l’art (4-7,50 €). Mais si vous voulez vraiment goûter un truc original, essayez la cascara, trop rare à Paris : délicieuse infusion de pulpe séchée de cerise de café, proposée chaude ou glacée (6-8 €). Ou les grands crus en filtre comme le « bourbon pointu » de La Réunion (13 €) ou le Yémen (15 €), tout en miel et sucrosité naturelle, dont les arômes fruits rouges évoluent prodigieusement

Sally Mann, Mille et un passages
icon-location-pin 1er arrondissement
Sally Mann, Mille et un passages

Vous vous souvenez de ce portrait d’une jeune fille blonde, cigarette (au chocolat) à la main, au regard bien trop profond pour une gamine de 8 ans ? La photo, Candy Cigarette, – qui a peuplé bien des Skyblogs et autres Tumblr – est issue de la série At Twelve signée Sally Mann, artiste américaine et figure incontournable du monde de la photographie. Elle fait, jusqu’au 22 septembre, l’objet d’une importante rétrospective au Jeu de Paume, haut lieu de la discipline qui nous plonge dans son univers aussi glauque qu’hypnotisant. Que l’on aime ou non, impossible de rester impassible devant le travail de Sally Mann. Avec sa Virginie natale comme théâtre et ses enfants comme protagonistes, l’artiste de 68 ans n’a pas à chercher ses sujets bien loin pour provoquer des sentiments d’une puissance rare chez le spectateur. L’atmosphère pesante du Sud des Etats-Unis – dont les paysages portent encore les cicatrices d’un passé ségrégationniste – associée au malaise provoqué par les portraits intimes de ses progénitures nous fait traverser les cinq étapes de l’expo en retenant notre souffle, la tête bourrée de questions existentielles. Dans les dédales de l’institution culturelle, l’amour côtoie la honte, la famille l’embarras et la terre natale tant aimée une histoire traumatique, aussi bien à travers des œuvres iconiques qu’inédites. Véritable funambule, Sally Mann crée en équilibre instable, entre prises de

Mino
icon-location-pin Ménilmontant
Mino

Jennifer Le Néchet est devenue meilleure bartender du monde en 2016 en travaillant au Café Moderne, un bar du 11e en briques et bois sombre. Aux antipodes de ce dernier, son lieu à elle, ouvert à l’hiver 2019 avec Ludovic Sals et Auguste Derrien (ex du Trader’s dans le 2e) est tout en plantes vertes, bleu jean et bois clair. Un faux air de baraque de surfeur posée sur la crête de Ménilmontant, loin des autres comptoirs concurrents.  L’ambiance cosy et lumineuse mise plus sur l’ambiance apéro et resto que sur le rendez-vous déglingué pour oiseaux de nuit, mais ça nous va. Installé sur une des drôles de tables sur rails (idée aussi géniale qu’inédite pour moduler facile les tablées), on se laisse guider par la taulière pour les cocktails (il y en a 14 à la carte) : d’abord fraîcheur de la garrigue d’un Minute papillon (St-Germain, vodka, citron, lavande, à 12 €) puis gourmande amertume d’un Bella ciao (un negroni cuit sous vide avec des tomates confites, 12 €).  Dans les petites assiettes, des recettes venues de Méditerranée : kefta et tzatziki, brochette de poulet aux poivrons (34 € pour trois)… Bien vu aussi, les chouettes cocktails à partager en bande, comme ce litron de Bachi-bouzouk (42 €) au rhum, coriandre, crème de coco et jus d’ananas. Mino, c'est pas pour les pitcho

Swoon, Time Capsule
icon-location-pin 7e arrondissement
Swoon, Time Capsule

Nouveau spot dédié au street art, Fluctuart a pris ses quartiers près du pont Alexandre III, s’assurant ainsi l’une des plus belles vues du fleuve parisien. Gratuite et ouverte 7 jours sur 7, cette galerie d’un nouveau genre prône une démocratisation de l’art contemporain bienvenue. Pour son inauguration, la péniche accueille Swoon, artiste américaine « pionnière et combattante pour les droits sociaux », qui présentera ses fresques colorées et poignantes jusqu’au 22 septembre. L’exposition rassemble d’anciens travaux de la street artiste présentés lors de The Canyon : 1999-2017, première rétrospective de Swoon organisée par le Centre d'art contemporain de Cincinnati, et ses créations conçues durant sa résidence de quinze jours sur le bateau le plus arty de Paris. Disposés au rez-de-chaussée en suivant un parcours chronologique, les travaux nous font voyager dans le temps, entre illustrations fortes et conscience politique, écologique et sociale. L’artiste se penche notamment sur la question de la reconstruction d’une communauté après une catastrophe – naturelle ou non –, à travers l’exemple d’Haïti. Une Time Capsule qui rappelle que l’art sert aussi à éveiller les consciences. Et à ceux qui jugent que l’art urbain n’a pas sa place en galerie, le lieu répond avec une entrée gratuite : ici, comme dans la rue, l’art est à la portée de tous, la médiation et la conservatio

Friche Etex
icon-location-pin 18e arrondissement
Friche Etex

Sans doute est-ce l'une des friches en activité les plus confidentielles. Planquée à la lisière des 17e et 18e arrondissements, la friche Etex fait partie de ces plans qu'on se refile sous le manteau. Et si elle pourrait presque faire minus avec ses 1 000 mètres carrés, elle se révèle l'un des spots les plus bruts et libres de la ville, totalement hors contexte au milieu des immeubles. A vous les latinistes à la recherche du sens premier du mot friche, il se pourrait bien qu'on ait trouvé de quoi vous contenter. Après avoir accueilli un cinéma jusque dans les années 1970 – dont on voit encore les marques de l'écran sur la façade – et quelques ateliers d'artisans, végété durant vingt ans à l'état de terrain vague, la parcelle a été récupérée début 2018 par les défricheurs fous de Réseau Friche. Si le collectif a mis un petit coup de propre, il se plait aussi à laisser le lieu faire sa vie. D'où cet aspect brut entre herbes folles et pierres disgracieuses. Car comme nous l’explique Camillo Gorleri, fondateur de Réseau Friche, « l'idée de départ était de faire une friche artistique. Ce n'est qu'ensuite que c'est devenu un lieu de vie ». De ces prémices, il reste ces fresques qui jalonnent les murs de la friche. Un lieu aujourd'hui devenu un laboratoire d'expérimentation pour artistes et où les œuvres changent environ tous les quatre mois. Voilà pour le cadre. Pour le découvrir, ça se passe - quasiment - tous les week-ends jusqu'au mois d'octobre – ainsi qu'à d'autres moments d

Poinçon
icon-location-pin Alésia
Poinçon

Les friches et les gares abandonnées du pourtour parisien… On ne sait pas d'où vient cette curieuse idylle mais ça a l'air d'être du sérieux. La Station, le Hasard Ludique ou la Gare, le rail n'a jamais semblé aussi fertile pour les projets de seconde main. Et après avoir conquis le Nord de la capitale, la friche ferroviaire se décline désormais dans le 14e. Cette fois-ci, c'est l'ancienne gare de la petite ceinture de Montrouge – fermée aux voyageurs depuis 1934 – qui s'enfriche avec l'ouverture de Poinçon. Dernier rejeton de Cultplace, vieux loup de mer de la culture à Paris déjà aux manettes de la Bellevilloise, la Rotonde ou encore du Dock B, ce Poinçon a des faux airs de modèle réduit de sa grande sœur de la rue Boyer. Et le spot a de la gueule. Il y a d'abord ces espaces intérieurs de près de 400 mètres carrés pensés comme une grande agora avec, en lieu et place de l'ancienne salle des pas perdus, ce – très – long comptoir à manger en béton ciré, ce bar quasi circulaire, cette grande scène en bois option estrade et ce sol en marbre d'origine. Et juste au-dessus, là où créchait le chef de gare, cette impressionnante mezzanine avec salons privés, DJ booth et bar en Formica pour une ambiance pas loin du boudoir. Ajoutez-y un mobilier méticuleusement chiné mêlant touches 70’s, meubles en bois sur mesure ou créations contemporaines et nous voilà devant un lieu sacrément bien pensé. Mais pour prendre toute sa mesure, il faut passer une tête du côté de la costaude terrasse e

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Le cinéma en plein air de la Villette est de retour et on vous dit tout !
Actualités Le cinéma en plein air de la Villette est de retour et on vous dit tout !

Ah le cinéma en plein air de la Villette, notre gars le plus sûr de la période estivale. Pour cette 29e (!) édition, le festival nous convie du 17 juillet au 18 août 2019 dans son éternel fief de la prairie du Triangle du parc de la Villette. Et après avoir poussé la chansonnette en 2018, cette cuvée 2019 jouera la carte du turfu avec une thématique sobrement intitulée « Demain ». Installez-vous bien confortablement dans votre transat pour découvrir le programme des 25 soirées du cru. Avec ce thème ouvrant plus que jamais le champ des possibles, la sélection touchera autant aux mondes parallèles sauce science-fiction qu'aux inquiétudes et espoirs d'hier et aujourd'hui. Une édition sur laquelle planera l'ombre de la saga Blade Runner puisqu'elle sera inaugurée avec la projection de Blade Runner 2049, sorti en 2017, puis clôturée par le premier volet de Ridley Scott datant de 1982. Histoire de rester dans les mondes parallèles, on citera également Ready Player One de Steven Spielberg ou encore Bienvenue à Gattaca. Quelque chose nous dit que tout cela risque de sacrément bien rendre sur l’immense écran gonflable de 32 mètres de base sur 18,50 mètres de hauteur. Autre clé de cette programmation ? Le rapport à la terre : l'occasion de voir ou revoir le magnifique Petit Paysan d'Hubert Charuel, Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent, ou encore Les Glaneurs et la glaneuse de la regrettée Agnès Varda. Quant aux fadas de vieilles péloches, ils devraient se régaler avec Les Temps mo

Prince.sse.s des villes
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Prince.sse.s des villes

En 2050, près des deux tiers de la population mondiale sera urbaine : c’est le constat qui a inspiré les commissaires Hugo Vitrani et Fabien Danesi pour l’élaboration de l’expo Prince.sse.s des villes, présentée dans tous les espaces du Palais de Tokyo jusqu’au 9 septembre 2019. Avec l’aide du scénographe Olivier Goethals, ils ont conçu une sorte de ville synthèse mixant grosses métropoles déjà existantes et ambiance futuriste. A travers un parcours imprévisible, le spectateur se retrouve plongé dans une cité imaginaire à la scéno rythmée et saturée. Réalisée autour de cinq agglomérations oubliées du monde de l’art – Dacca, Lagos, Manille, Mexico et Téhéran –, l’utopie ne suit pas le traditionnel schéma géographique mais démantèle ces mégalopoles, les réunissant dans un puzzle architectural complexe, entre ruelles sombres et places publiques ultraviolettes. La frontière entre réalité quotidienne et pure imagination tend à disparaître dans ce concept à la Blade Runner très instagrammable. Mais c’est surtout l’occasion de mettre en lumière des thématiques communes à tous les environnements urbains, comme l’écologie – soulignée par l’orque du collectif mexicain Biquini Wax faisant une overdose de plastique – ou l’omniprésence de la pub chez Kadara Enyeasi, qui détourne les logos des grandes corporations pour rappeler que l’homosexualité est encore interdite dans bien des pays, dont son Nigeria natal. Croisant de nombreus

Poinçon
icon-location-pin Alésia
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Cet été, c'est ciné en plein air sur les rails de la petite Ceinture !
Actualités Cet été, c'est ciné en plein air sur les rails de la petite Ceinture !

Le cinéma et le train, c’est une affaire qui roule depuis belle lurette. Depuis 1895 plus précisément, et l’un des premiers films de l’histoire du cinéma, L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat de Louis Lumière. Plus de 120 ans plus tard, c’est du côté de la Recyclerie, dans ce 18e si cher à Doc Gynéco, que la romance continue.  Du 30 juillet au 28 août, dix documentaires et fictions choisis par le festival Atmosphères seront projetés gratuitement sur les rails de la Petite Ceinture. Que vous pourrez mater pépouze affalés sur votre transat, un casque Bluetooth sur les oreilles. Histoire de coller au maximum à la thématique de la nature, la sélection promouvra des docus foncièrement militants. Outre le film Natura de Pascale d'Erm et Bernard Guerrini, qui nous embarque dans une enquête autour des pouvoirs de la nature sur le corps humain, Watt the Fish de Dorian Hays et Emerick Missud suit les militants de Bloom dans leur combat – victorieux – contre la pêche électrique en mer du Nord. Quelque chose nous dit qu’avec Gare au DOC, le monde tournera peut-être un peu plus rond qu'avant.  Pour connaître le programme complet, c’est par ici. Quoi ? GARE au DOCS // Cinéma sur les railsQuand ? Du 30 juillet au 28 août 2019 ; Les mardis et mercredis soirs à partir de 21h30Où ? La REcylerie, 83 Boulevard Ornano, 18eCombien ? Gratuit, sur inscription sur le site de la Recyclerie.  

L'Epicier
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L'Epicier

Pour qui ? Votre date qui se croit blasé(e)Boire quoi ? un Tété du bled (11 €), rhum et thé à la menthe servi dans une théière à partager On s’y croirait : paquets de semoule, bocal de Nutella et bouteilles de lait alignés sur les étagères, étiquettes orange flashy sous le néon implacable, et même un tenancier bourru qui regarde passer la soirée à côté de la balance… Bienvenue dans l’antichambre de L’Epicier, nouveau bar caché de Marie Saulnier, Yoan Cayzac et Nicolas Scellier, qui avaient déjà planqué leur Lavomatic derrière une laverie. Une fois la porte dissimulée trouvée (pas besoin non plus d’être expert en escape game), on débarque dans un cocon marocain, cool et crépusculaire. Collec de suspensions en verre coloré au plafond, table basse en panneaux stop inspirés du bled, dictons touaregs sur les tabourets... Manque juste la fontaine qui glougloute et les senteurs d’oranger pour se sentir dans un riad comme à Taroudant ! Les recettes visent l’Orient exprès, et tapent sacrément juste, comme avec ce gingin royal (10 €) où le gin se retrouve cravaché par un shrub au ras el-hanout. Ou le sheratini (11 €) à la vodka, cardamome et eau de rose. La bande-son, elle, ne reste pas sur le raï, et va piocher dans de l’électro de bon aloi, et évite ainsi un côté trop trop cliché. Bien joué !

L'Eté du Canal jette de nouveau l'ancre : street art, plages éphémères et DJ sets
Actualités L'Eté du Canal jette de nouveau l'ancre : street art, plages éphémères et DJ sets

L'été est là, alors voici venu le temps de parler d'un de nos gars sûrs de la saison. Déjà plus de dix ans que l’Eté du Canal régale les Parisiens le long des berges du canal de l’Ourcq, et la cuvée 2019 sera officiellement lancée le 6 juillet, jusqu'au 25 août. Pendant deux mois, les organisateurs vont plus que jamais remettre le facteur sur le vélo, entre concerts, balades artistiques, croisières et… la première transhumance du Grand Paris !  Eté du Canal © Seine-Saint-Denis Tourisme Comme depuis quatre ans, le port de loisirs de Bobigny sera le centre névralgique de l’événement, et particulièrement le parc de la Bergère attenant, où les participants pourront s’ébrouer sur près de 15 hectares. De 13h à 22h chaque week-end, ça chillera, ça jardinera à la ferme de la Sauge et ça dansera. Côté noms, on se démettra les malléoles avec les collectifs Vryche House, Imported et Splitzer le 20 juillet, et on se reprendra un shoot de Macki Festival avec leur désormais traditionnel OFF lors du premier week-end aoûtien. Quant aux fadas de graffiti, de break et d’ateliers d'écriture, ils devraient être servis durant les deux week-ends curatés par la Manufacture 111. Enfin, la seconde main sera mise à l'honneur dans le parc avec des ateliers organisés tous les week-ends par la Boutique sans argent et les Ressourceries éphémères. Macki Music Festival © Remy Golinelli Autres dates à noter dans votre calendrier : du 6 au 17 juillet aura lieu la toute première transhumanc

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