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Les meilleurs restos taïwanais de Paris
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39 plans de maboul à faire en novembre
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Cinq des meilleurs bars du monde se trouvent à Paris
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Dernières critiques

Sausalito
icon-location-pin Poissonnière
Sausalito

Avec un nom qui claque comme une sauce latine, Sausalito vient épicer le 9e d’une formule midi bien rodée (18 et 21 €) et de belles assiettes du soir à échanger (6-16 €). Derrière ces quatre syllabes, un quatuor de garçons du milieu (Basile & Martin Beaupère, Pierre Rammaert et Antoine Couturier) bossant main dans la main avec le chef londonien David John Kelly (ancien du 6 Paul Bert). L’accent brit s’entend dès l’arrivée du super scotch egg (8 €) coupé en deux, et sa mayo au-dessus de la moyenne. On regarde l’assiette les œufs dans les yeux avant de la dégommer puis de passer au tartare de chinchard rehaussé au concombre et à l’aneth (9 €). Le tout installé en vitrine à regarder les scooters garés devant, dos au mur de briques. Dans nos verres, un petit vin de Loire “De Vini, Ce Qi Nous Lie” de 2018 (6,50 €) pour débuter avant d’enchaîner sur un bon beaujolais du domaine Joubert de 2017 (6,50 €) pour accompagner un combo gigot d’agneau-carottes et yaourt-tahini (16 €) un poil économe. Au-delà de la salle qui résonne beaucoup – ici, on partage tout ! –, le riz au lait au thym nous chahute en bien (7 €), de même que la petite mousse choco-noisette (7 €) tout droit sortie de la cuisine ouverte à quelques mètres. Comté 24 mois pour le fromage post-dessert puis comptez 2,50 € pour un expresso de la Brûlerie de

Sape Bar
icon-location-pin Gare du Nord
Sape Bar

En direct de la grande essoreuse de la mondialisation, voilà que Paris se dote d’un hôtel (le Terminus Nord) propriété d’un groupe allemand (25hours) dont le bar a pour thème le Congo ! Déjà qu’on n'arrivait plus à suivre où se déroule le Dakar (l’Arabie saoudite cette année)… L’agence VISTO Images n’a pas lésiné sur la déco 70’s pour évoquer dans cet espace crépusculaire l’exubérance des membres de la Sape (ou Société des ambianceurs et des personnes élégantes). On débouche donc dans une cascade de wax coloré, de photos de sapeur en situation et de dessins importés de Brazza, avec une mention spéciale aux mocassins vernis exposé sous verre… N’oublions pas que l’opulence des looks de ces néo-zazous qui enchantent le bitume de Château-Rouge représentait à l’origine un grand coup de pompe (à gland) dans les parties du colonialisme. Accoudé au bar à mosaïque, on pioche dans la carte chantournée par Joerg Meyer (Le Lion Bar à Hambourg) qui convoque quelques classiques parisiens (telle la bombe fruitée Pineapple Express du Dirty Dick, à base de rhum, citron vert et purée de passion ; 13 €) et une douzaine de créations comme le rugueux 20th Century Cocktail (gin, Cap Corse blanc, crème de cacao blanc, citron ; 14 €). Dommage que le DJ se contente d’une soupe électro internationale al

Atelier Mala
icon-location-pin Saint-Georges
Atelier Mala

Stanislas Deniau aurait pu devenir un grand méchant loup de Wall Street. Coup de bol pour nous, après avoir étudié le commerce international en Chine, le gusse a préféré lancer en 2016 cette cantine épurée et pop, aux abords de Saint-Georges. Laquelle pousse haut les couleurs du Sichuan, région (et gastronomie) chère à notre cœur, célèbre pour son super-poivre (ma) et piment (la). La déco ? Sobre, de bon ton, ponctuée çà et là de détails graphiques : fresque stylisée au mur, dragon de papier au plafond… Pour une poignée d'euros, une foule vient y avaler des kilomètres de nouilles de blé, faites maison par mamie Sou, sexagénaire sino-cambodgienne, qui exécute fidèlement les recettes élaborées par un chef sichuanais. Bœuf ultra-fondant (13 €) ou dandan mian au porc haché, flottant dans un divin bouillon à l’huile pimentée, sauce soja (maison, bravo !) et pâte de sésame (11 €)… La pasta est archi-fraîche, et coupée minute avant chaque service. Autres bonnes pioches, à partager (ou pas) : de dodus raviolis farcis au porc et au gingembre (6 €), et surtout une croquante salade froide de racines de lotus (5 €)… Rien à voir avec celles, réhydratées et fadasses, qu’on trouve habituellement dans les restos chinois ! Ici, on fait les choses bien : la racine est achetée entière et marinée sur place, avant d’être finement tran

Shabour
icon-location-pin Réaumur
Shabour

Il y a des restos qui valent avant tout pour la vibe qu’ils dégagent. L’intérêt de refuser les invitations presse et de tester nos adresses anonymous, c’est qu’on peut dire ces choses-là, sans cracher dans la soupe ! Chez Shabour, plus que les plats (chiches, brouillons, chèrement facturés), c’est le lieu, le service (exceptionnel) et l’ambiance qu’on retient. Comptoir central en marbre sexy-chicos (28 couverts), éclairé à la bougie, n’ouvrant que le soir et à l'ambiance survoltée sur fond de playlist déchaînée… Tiens tiens, ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Sauf qu’à la différence de Vivant 2, créatif ET archi-précis, les assiettes imaginées ici par un quatuor de chefs branchés (Assaf Granit, Uri Navon, Dan Yosha et Tomer Lanzman) sont bancales trois fois sur quatre. N’y emmenez surtout pas un fin palais ! Il s’offusquerait de voir qu’on y râpe de la noix de muscade – épice killer number one, à manier avec une précision de démineur – sur leur bout de bœuf wagyu (46 € l’assiette). Et que la « carotte » servie en entrée (18 €) s'écroule en bouche : un œuf mollet délicatement cuit dans une eau infusée au thé noir et gingembre, hélas noyé sous une crème de tahini bien trop présente… Mixant tzimme (ragoût sucré juif ashkénaze, à base de carottes, raisins secs, radis, oignon), œufs de saumon et poutargue. Las, t

Miznon Grands Boulevards
icon-location-pin Faubourg Montmartre
Miznon Grands Boulevards

Mazel tov ! Après avoir enjaillé le Marais (4e), puis le quai de Valmy (10e), cette 3e adresse pitamaniaque du chef israélien Eyal Shani fait les délices d’une clientèle venue essentiellement des bureaux voisins, non-stop de midi à 23h (15h30 le vendredi). Playlist good vibe enchaînant Dalida et Randy Crawford, serveur aux cheveux bleu Dragibus, ton sur ton avec les carreaux de faïence au mur… Dès l'entrée, la vaste cuisine ouverte vous flanque une salivante sévère : deux gros poulets rôtis entiers nous font de l'œil sur le comptoir, à côté d'un saladier de tomates et d'odorants fondants au chocolat (3,50 €) et muffins banane (3,50 €)… N'en jetez plus ! On commande au comptoir, puis s'assoit sagement en attendant sa pita(nce). Deux options : soit autour du zinc (une vingtaine de chaises hautes en bois brut, numérotées !), soit en salle. Chaises d'écolier et Formica, buffet de mère-grand d'où débordent des choux-fleurs frais, tuyaux d'extraction indus au plafond : le spot, spacieux, a de la gueule, et case une bonne cinquantaine de couverts.   A retenir ? La succulente pita au poulet qui porte bien son nom : E'rôtisserie (10 €). Ce n'est qu'ici (et dans l'adresse du canal) qu'on peut la trouver. Peau qui croustille, chair ferme et ultra-goûtue... Grosse grosse tuerie ! Celle au hamburger (12 €, +1 € avec œuf) vaut aussi le coup de croc, et s'annonce comme la s

Peter Hujar, Speed of Life
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Peter Hujar, Speed of Life

Moins célèbre que Robert Mapplethorpe, Peter Hujar capture lui aussi un underground new-yorkais en noir en blanc. Mais alors que l’ex de Patti Smith misait sur une esthétique très porno chic, c’est une vérité sans fard que Hujar photographie. Si ses contemporains sublimaient la teuf, l’artiste timide célébré au Jeu de Paume s’attarde sur un after un peu fatigué, quand les noctambules se démaquillent et que les lumières se rallument. Moins séduisant, certes, mais tellement saisissant. C’est cette manière si particulière de capturer la complexité de la Grosse Pomme que l’on retrouve dans la rétrospective du Jeu de Paume. Des corps divers et sans filtres, le cours de l’Hudson et les gratte-ciel qui semblent disparaître dans les nuages. « New York, concrete jungle where dreams are made of », criera Alicia Keys quelques années plus tard. Dès 1973, Peter Hujar y était déjà. Le parcours chronologique met en relief la maîtrise du portrait de l’Américain et sublime son don pour décortiquer une société en marge, celle qui s’exprime dans la rue et dans les clubs. Ancien photographe de mode, Hujar est à l’origine de l’affiche du Gay Liberation Front éditée à l’occasion de la première Gay Pride en 1970, a capturé les prémices du mouvement punk dans la ville et tiré le portrait de l’icône transgenre Candy Darling dans une position lascive. Des photos carrées en noir et blanc disposées sobrement dans une scén

Café Saint Laurent
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Café Saint Laurent

Le coffee shop concept est à la mode. Et vice versa, avec le lancement mi-septembre 2019, en marge de la Fashion Week, du premier café Yves Saint Laurent. Juste à côté de la boutique Saint Laurent rive droite – qui a remplacé Colette – se dresse désormais un comptoir marbré full black pour emporter son petit noir. Derrière le zinc, un duo de potes peroxydés, très à l’aise dans leur rôle de barista models, et opé pour faire défiler les produits à la carte sur fond de musique électronique. Sous les néons blancs et rouges se font ainsi remarquer les cookies sans gluten de la boulangerie Chambelland (3,50 €), mais un peu moins les croissants de la Maison d'Isabelle (3,50 €), vendus comme “les meilleurs de Paris 2018”, promis croustillants mais en réalité plutôt mous. On aimerait vous dire qu’on a bu la tasse en voyant le service de deux cups en marbre vendu 995 €, mais l'un des tauliers nous a déconseillé de boire dedans, sous peine de les abîmer. Alors on se contente de prendre un double espresso “70 % arabica”, torréfié à la Brûlerie de Varenne, dans un gobelet en carton (5,50 €). Sur celui-ci, on retrouve en bonus un QR code à scanner, renvoyant directement vers une playlist musicale, “sélectionnée chaque semaine par le directeur artistique Anthony Vaccarello lui-même”, selon nos baristas. Alternatives possib

Le Vestiaire du 18e
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Le Vestiaire du 18e

Ambiance appartement parisien pour ce dépôt-vente de quartier du 18e. La conscience écologique au cœur, c’est ici, il y a cinq ans à peine, que Cécile a craqué pour cette boutique montmartroise et décidé d’envoyer bouler sa vie professionnelle et provinciale pour reprendre le bail. Fan de beaux vêtements et consciente des bouleversements économiques actuels, elle se lance dans le dépôt-vente en en faisant un petit appart qui recèle de merveilles mode. Tara Jarmon, Maje, A.P.C.… Le Vestiaire du 18e propose de nombreuses robes, tops, chemisiers, jupes, vestes, pantalons, chaussures et accessoires de prêt-à-porter pour femme moyenne gamme, à 50 % de leur prix neuf… et à peine portés. Rien de bien original me direz-vous, si le sac à malice de Cécile ne comportait pas quelques bombes luxe, avec une légère obsession pour Hermès. Sous leurs airs de bourgeoises bohèmes, ses clientes du 18e déposent de grandes marques que la jeune femme dévoile à prix d’or (99 € la robe pull Kenzo, 89 € la robe Yves Saint Laurent vintage, 150 € le t-shirt Gucci, 79 € le bermuda bariolé Moschino). Obsédée par Hermès, donc, il y aura toujours entre deux et quatre carrés dans la boutique, toujours neufs, toujours sublimes, à offrir ou se faire offrir les yeux fermés. Si l’on ne devait emporter qu’une pièce : Sans surprise, un carré Hermès à 250 euros environ.  

Joséphine
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Joséphine

Sous la menace permanente du tapage nocturne de trop, les clubs parisiens ont plutôt tendance à s'enfouir et se faire discrets dans une sorte enterrement de vie de gros son. Pas le Joséphine. Postée au 5e étage du Théâtre du Châtelet, flambant neuf après deux ans de travaux, la nouvelle adresse d’Antoine Caton et Arnaud Frisch (Silencio, NF-34) offre, depuis une terrasse dantesque bordée de statues, un panorama dingo sur la fontaine du Châtelet, la tour Saint-Jacques, la Seine et Notre-Dame. Sans conteste le club avec la plus belle vue de Paris. Côté audition, ce n'est pas mal non plus avec un système-son pointu au service d'une électro/house ciselée tirée du carnet d'adresses de Raphi Khalifa, le DA en charge d’animer cet ancien foyer. On y a vu le Briton Bonobo pour un set inaugural diablement efficace sous une pluie de spots, devant une population qui n’a pas vraiment fait exploser le hype-o-mètre (par rapport au Salo, mythique adresse des tauliers). Mais pas de panique, le lieu a le temps de peaufiner son atmosphère pour l'instant encore bien sage, à l'image de ses gentils néons et ses murs colorés. On se prend à rêver à une politique tarifaire moins raide (20 € l'entrée, 12 € le gin tonic, ouille) et des afters organisés sur cette terrasse d'enfer pour danser face au levant.

Avé
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Avé

Avec sa façade rose pastel, AVÉ ambiance la rue Notre-Dame-de-Lorette façon boutique de hipster pour filles. Quelle surprise de constater que, au lieu de se retrouver dans un énième concept store minimaliste, on vient de mettre les pieds dans un dépôt-vente unique en son genre. Bye-bye les boutiques à l’ancienne avec des vendeuses sans âge et des fringues pleines de poussière, AVÉ repense le dépôt-vente pour les meufs qui veulent shopper des fringues de seconde main tendance, quali, à prix accessibles et dans un espace qui ne fouette pas la naphtaline. Fondé par une ancienne de la mode, la trentenaire plus stylée tu meurs avait de la suite dans les idées. Son concept « Acheter, vendre, échanger » est fièrement écrit sur les murs avec une typo pop. Car chez AVÉ, on peut vendre ses fringues contre 35 % en cash ou 50 % du prix estimé à la vente en bon d’achat. Et/ou acheter les pièces sélectionnées par la demoiselle. Six portants de vêtements, des tables d’accessoires et des paires de chaussures au sol attendent preneuses. Côté marques, les sempiternels Maje, Sandro et ba&sh côtoient du Isabel Marant, du Zara, du Gérard Darel, du Naf Naf, du COS, du & Other Stories ou du vintage qui claque (Balmain des années 80 par exemple). Bref, toutes ces jolies pièces qui squattent nos penderies alors qu’elles feraient la joie des copines. Pareil pour les chaussures (Jonak, Bata, Marc Jacobs…) ou les sacs en cuir type Furla en parfait état qu’on achète sans culpabiliser… quitte à les rev

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Le présent qui déborde - Notre Odyssée II
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Le présent qui déborde - Notre Odyssée II

En Palestine, au Liban, en Grèce, en Afrique du Sud et au Brésil, Christiane Jatahy est allée, caméra au poing, à la rencontre de réfugiés, acteurs pour la plupart, ayant joué leur vie pour quitter leur pays – ou pour le retrouver. A défaut de pouvoir rendre leurs identités perdues, la metteuse en scène d’origine brésilienne leur offre un masque, celui d’Ulysse, et leur prête des aventures, avec le Cyclope ou Circé. Dans la salle de spectacle, on retrouve ainsi ces hommes et femmes sur un écran géant, se prenant au jeu de l’Odyssée et s’appropriant le “je” d’Ulysse. Isolés ou en communauté à l’occasion de fêtes et banquets, ils racontent l’histoire d’Ulysse pour ne pas avoir à raconter la leur, souffrant de sans cesse devoir la répéter, la raviver. La réalité se teinte de fiction et de poésie, pour réapparaître plus vive, plus douloureuse, au fil de la représentation. Vide d’acteurs, la scène semble d’abord n’avoir rien de théâtral. L’écran de cinéma s’impose comme une barrière infranchissable entre les corps des acteurs en exil et ceux des spectateurs. Peu à peu, pourtant, c’est bien “le présent qui déborde” de l’écran vers la salle de théâtre : le présent de la représentation réactivé par la présence d’acteurs, chanteurs et réfugiés dans les rangées du public. Grâce à un dispositif complexe et vertueux, un

An Irish Story
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An Irish Story

Pourquoi les danses irlandaises ne s’exécutent qu’avec les jambes ? Ce spectacle a la réponse, démonstration à l’appui. Vous y apprendrez également d’infaillibles techniques de séduction à reproduire sans danger sur le surfeur/révolutionnaire/jeune acteur que vous avez en vue. Si cela ne suffit pas à vous convaincre, allez-y pour Kelly Rivière, alias Kelly Ruisseau, dans ce seul en scène désopilant qui offre à chaque représentation une vraie leçon de théâtre. Avec son décor de fortune rappelant les murs de photos des enquêteurs zélés, Kelly Rivière entame un dialogue drôle et touchant avec toute une palette de personnages. Comme traversée par la grâce, l’actrice franco-irlandaise est hantée par la voix de ses ex et des femmes de sa famille aux accents anglo-irlandais plus ou moins marqués. À la recherche de son grand-père disparu, Peter O’Farrell, alcoolique notoire probablement mort noyé dans une pinte de Guinness, Kelly remonte le cours du temps et traverse les frontières en 1h25 top chrono. Entourée des meilleurs – un frère au pétard facile et Madame Duluc, détective privé qui compte encore en anciens francs –, elle part sur la trace de Peter et tisse, chemin faisant, un arbre généalogique constellé de femmes à l’esprit libre et à la peau dure. Une histoire irlandaise parfaitement menée, aussi euphorisante qu’une stout.

J.R.R. Tolkien à la BNF
icon-location-pin Quartier de la Gare
J.R.R. Tolkien à la BNF

Voilà une nouvelle qui ravira les fans du Seigneur des Anneaux ! La Bibliothèque nationale de France annonce pour 2019 une expo blockbuster autour de l’œuvre du grand Tolkien, célèbre écrivain british également à l’origine du Hobbit. Et on nous dit dans l’oreillette que cette expo s’annonce comme LA plus grande rétrospective française consacrée au bonhomme. Dans les faits, ça donne plus de 200 pièces sur 1000m2, dont de nombreux manuscrits et illustrations qui feront des ponts entre sa vie et l’héritage de son œuvre (heroic fantasy, jeux-vidéo…). Il faut dire que la BnF n’en est pas à son premier tour de piste : elle avait déjà mis à l’honneur Tolkien en 2003 autour des dessins d’Alan Lee et de John Howe, illustrateurs de l’adaptation cinématographique de Peter Jackson.

Léonard de Vinci
icon-location-pin Louvre
Léonard de Vinci

Depuis cinq siècles, Léonard de Vinci reste la grande référence de la Renaissance. Possédant la plus importante collection de toiles du maître italien, le Louvre rend hommage au génie à travers une expo retraçant son parcours. Attention, si vous êtes déjà en train de bloquer votre week-end : pensez à réserver ! Une mesure obligatoire prise par le musée afin d’éviter la horde de perches à selfies devant La Joconde. On n’aura jamais admiré les chefs-d’œuvre de Leonardo avec autant de confort !  

Hans Hartung. La fabrique du geste
icon-location-pin Chaillot
Hans Hartung. La fabrique du geste

Souvent dans l’ombre de son voisin le Palais de Tokyo ou de son cousin le centre Pompidou, le musée d’Art moderne rouvre ses portes après un lifting d’un an. Et qui de mieux qu’Hans Hartung, précurseur de l’abstraction, pour inaugurer cette nouvelle vie ? Artiste fantasque et expérimental, l’Allemand a su séduire les collectionneurs de ce monde par sa maîtrise de la couleur et son geste inimitable, mis à l’honneur jusqu’en mars 2020. Qui a dit que le MNAM n’était plus dans le game ?  

Dumbo
icon-location-pin Saint-Georges
Dumbo

Dumbo ? Non, pas l'éléphanteau Disney, mais Down Under the Manhattan Bridge Overpass, l’un des quartiers de Brooklyn les plus cool du monde. Enceintes Bose qui distillent du Love for the Sake of Love, mur décrépi sous néons blancs, microcarte alignant cheeseburgers, frites et bibine... La queue débordant dans la rue et le rideau à lanières en épais PVC transparent passés, on se serre côté comptoir pour mater la plancha. Et le chef, qui repasse sec, à la pelle, ses juteux steaks de montbéliarde, technique locale pour bien les écraser et faire ressortir tout leur goût. Un des trois cuistots à casquette prend la commande. Niveau cheeseburgers, c'est vite vu : deux options seulement, à 9 € chaque. American cheese, petite salade, oignons, pickles et sauce spéciale, ou classic cheese, avec double ration d’american cheese et salsa ketchup-moutarde. Bien toastés, les buns viennent de chez Rachel's. Attention, Dumbo fait dans l'édition limitée et n'envoie que 100 burgers chaque soir, pas un de plus ! On rajoute des frites double cuisson (3 €), voire un fried chicken (6 €), une bière tahitienne-mais-brassée-en-métropole qui pique un peu (4 €), puis on paye cash, avant d’attendre que son prénom soit appelé.  En vrai, le spot – minus – tient plus du drive. S'il est possible de se caler parmi

Toulouse-Lautrec - Résolument moderne
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Toulouse-Lautrec - Résolument moderne

Toulouse-Lautrec au Grand Palais. Une sacrée association et une bien belle exposition blockbuster en perspective. Et surtout, enfin une rétrospective qui ne cantonne pas le peintre français à ses seules représentations de Montmartre. Avec Toulouse-Lautrec - Résolument moderne, on saisit les apports esthétiques de Toulouse- Lautrec sur son époque et l’influence de son art sur les générations futures. On pense notamment à Kupka, fasciné par le mouvement et la vitesse des peintures du Français. Une grande expo pour le Grand Palais, une de plus.

Francis Bacon, en toutes lettres
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Francis Bacon, en toutes lettres

Après une programmation estivale un peu plate, la rentrée démarre fort dans nos musées parisiens : le musée du Quai Branly souffle ses 20 bougies, Léonard de Vinci squatte les galeries du Louvre et, surtout, le peintre britannique Francis Bacon fait l’objet d’une expo événement au centre Pompidou. Savamment menée par Didier Ottinger, elle présente l’un des artistes les plus torturés du XXe siècle à travers le prisme inédit de la littérature. 1971. Tout semble sourire à Francis Bacon, portraitiste du Swinging London, dont les œuvres sont sur le point d’être présentées au Grand Palais, où seul Picasso fut exposé de son vivant. Seulement, deux jours avant le vernissage, son compagnon George Dyer met fin à ses jours. Fini la pop anglaise en guise de BO, ce sont les livres qui accompagneront l’artiste durant les 20 dernières années de sa vie. En plein deuil, Bacon veut peindre la vie. Il crée du mouvement sur de la 2D, explore 50 nuances de chair et dissèque l’humanité en trois exemplaires. Aussi géniales que complexes, ses quelque 60 œuvres post-traumatiques s’accompagnent de lectures de Nietzsche ou Conrad. Car Bacon, c’est un mec qui pense, jusqu’à se faire bouffer par ses propres divagations mentales. La preuve avec le triptyque Trois Etudes de figures au pied d’une crucifixion, où des monstres flippants sont apparentés aux Euménides, déesses du remords présentes che

Bu.
icon-location-pin Charonne
Bu.

« Voluptés anales », annonce l’affiche vintage au-dessus du zinc. Un classique boulard 80’s de Pierre B. Reinhard, récupéré de l’excellente expo Pornographisme à Ground Control. C’est ce que nous raconte Max, taulier barbu du bar Bu, casquette vissée sur ses cheveux longs. C’est aussi lui qui a chiné le flipper Ghostbusters d’époque. Dans son rade minimalo-brutaliste (façade béton anonyme, avec juste un sobre et petit « Bu » graffé dans un coin), peu de tables, pas de chaises, ou presque. Les vendredis et samedis, ce fou de musique confie les platines à ses potos de Dehors Brut ou du label Si Moiré Disques. Lors de notre dernier passage, on a notamment remué la tête sur la synthwave darkos de Sydney Valette ! Dans le verre ? Pastis Bardouin, bière Super Bock et cocktails normcore : Bloody Mary, Moscow mule… Mais aussi du super vin naturel ! Comme ces rouges glouglou (Mas Foulaquier, Alexandre Bain, Valentina Passalacqua), ou ce blanc punk de Michael Voelker. A la coule : on peut ramener à manger des bouclards voisins – Buffet, à trois mètres sur le même trottoir, ou L’Ami Pierre, en face. Par ici le sauciflard d’Ardèche et le bon frometon au lait cru !

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