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Dernières critiques

Le Bouchon et l'Assiette
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Le Bouchon et l'Assiette

Le Sud-Ouest dans l’Ouest parisien !  ! Depuis neuf ans, les familles et les retraités des Batignolles se réunissent dans la petite salle de ce bistrot aux accents basques, lumineuse quoiqu’un poil étroite, où le temps semble s’arrêter. Et pour cause : au déj, le chef Clément Vidalon (ancien d'Eric Fréchon et Michel Sarran) mitonne un menu entrée/plat/dessert à 26 € qui provoque des embouteillages ! Pour s’assurer une table, mieux vaut réserver ou venir tôt. Le soir, plus de variété, avec notamment une aile de raie et son bouillon thaï (28 €), ou un paleron de bœuf braisé au vin rouge, carottes pimpées à la bergamote et salsifis rehaussés d’une touche d’orange, de thym et de badiane (27 €). Ce vendredi midi, un léger velouté de carottes relevé de noisettes, cébettes et d’une pointe de piment d’Espelette (péché mignon du chef) affronte sur le ring des entrées de mignons croustillants de canard, moelleux à souhait. Carton plein également pour le dos de lieu jaune barbotant sur une purée finement assaisonnée, le tout agrémenté d'une émulsion au xérès ! Côté terre, on se régale d’un boudin noir (feu Christian Parra), naviguant sur une nage de céleris. Sur les conseils avisés de Cécile, l'épouse et reine de la cave, on arrose le tout d’un petit blanc espagnol fruité, Ruta 49 (7 € le verre).  Comme on nous promet que le s

Librairie 7L
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Librairie 7L

Dans cette librairie créée par Karl Lagerfeld près de Saint-Germain-des-Prés, on aurait pu s’attendre à des anthologies de la mode exposées au bout d’une cravate avec des poils de Choupette, sa chatte, pour marque-page. Evidemment, il n’en est rien. La massive bibliothèque personnelle de Karl Lagerfeld et son travail d’auteur avec sa maison d’édition 7L n’ont jamais laissé de doute sur sa bibliophilie, ni ses photographies sur son œil curieux de la beauté. Sa maison d’édition précise son intention : “Les livres devraient être le plaisir et la beauté objectivés.” La sélection qu’en fait la librairie est plutôt centrée sur l’architecture d’intérieur, le design, la photographie, la céramique, et bien entendu quelques monographies de créateurs de mode. Un grand portrait solennel de Karl Lagerfeld trône là, mais la maison Chanel ou les ouvrages consacrés à sa vie n’y sont pas montés sur piédestal. On valorise plutôt des photographies d’Araki, une analyse sur l'architecture d’Israël, ou la dernière monographie de la très en vogue Harley Weir. Un large étal est consacré à la botanique et une sélection de revues françaises et internationales sur l’art de bien vivre chez soi n’attend plus que notre table basse.

Fermentation Générale
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Fermentation Générale

L’art de la fermentation semble être la dernière marotte des toques et défenseurs en tous poils du bien-manger. Et pour cause : saveurs décuplées, digestion facilitée, nutriments mieux libérés… Votre petit corps vous remerciera ! Il n’en fallait pas plus pour donner l’idée à certains de bâtir un temple dédié à la bonne bactérie. C’est chose faite avec ce bien-nommé Fermentation Générale, nouveau bouclard qui fait taffer le micro-organisme : pain, vin, café, légumes… Bah oui, tout ça, c’est fermenté ! Valentin le mitron formé au Bricheton (excellente boulange du 20e) pompe l’eau des puits artésiens de Paris pour arroser de pures farines de variétés anciennes, issues de petits moulins artisanaux. Et que la magie du levain opère ! C’est parfois aussi Shinya, formé par le pape du pain nature Roland Feuillas, qui œuvre au fournil. Au palmarès des deux acolytes : des miches bien hydratées, nourrissantes et savoureuses (8-12 €/kg), comme ces pains au blé khorasan ou au blé de Tréziers (Aude) qui fleurent bon la céréale ! Ou encore ce pain raisins/noix/orange, extra, plein goût, aux parfums délicats. Le plus bel hommage qu’on puisse rendre à mère Nature !  Et c'est pas tout. Dans ce véritable OVNI on peut aussi dénicher les pâtes fraîches de chez Solina (18 €/kg), une belle sélection de jaja naturiste (La Sorga en force), des

Braquage du casino
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Braquage du casino

Style : Ocean’s Eleven Nombre de joueurs : de 3 à 5 (optimal 5)Difficulté : IntermédiaireTaux de réussite : 55 %English version : Yes!Durée : 60 minutes Max sort tout juste de prison. Parce que les barreaux ne lui ont pas fait oublier ses premières amours, le voici de retour dans le game. Sa folie ? Tenter de mettre la main sur le butin qui l’a fait plonger : une mallette pleine de diamants, bien au chaud dans le coffre du casino le plus sécurisé de Paris. Parce qu’il est fou mais pas idiot, c’est vous qui devrez mettre la main sur le magot. En espérant que vous aurez quand même quelques as dans votre équipe.  Niveau déco, ça ne rigole pas. Roulette, table de poker, machines à sous, et un nombre d’accessoires à manipuler assez impressionnant. Tout ça pour une aventure réaliste bien rythmée (plusieurs séquences pour plusieurs enjeux), qui n’oublie pas de se la jouer cachette secrète et de dynamiter nos habitudes. Parfois, c’est presque de la magie.  Si la session est dispo en mode « normal » (3 à 5 joueurs dans une room), l’expérience devient fabuleuse en mode compétitif (deux équipes dans deux rooms identiques qui se battent pour un seul et même trésor). Une battle qui donne des palpitations et offre quelques grands moments (en plus d’intégrer des mécaniques inédites). Immanquable.  Les « + » : - Le mode compétitif et son système d’espionnage, le nec plus ultra- Les accessoires de gangster : fini le pistolet, vive la voiture téléguidée- Le découpage de la partie, une vra

Vasarely
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Vasarely

Cette rétrospective dédiée à Victor Vasarely est sans conteste l’évènement du moment pour les amateurs d’art optique. Plasticien d’origine hongroise (il sera par la suite naturalisé français), il est le père fondateur de l’Op art, un art abstrait qui interroge notre perception du monde essentiellement par des illusions, qui tentent de donner conscience à notre vision. Vaste projet.  Œuvres d’optique ou curiosités intellectuelles, chaque pièce de Vasarely est une énigme. Un parcours en polychromie qui rappelle Andy Warhol, la passion pour la géométrie et le cosmos en plus. Mais voilà, cette étude des dimensions et des formes (en mode cubisme complexé) se fait par l’accumulation d’images assez similaires. On ne vous cache pas que, parfois, ça pique un peu les yeux et qu’on a connu des écrans de veille animés plus séduisants (génération Windows). Malgré de jolis enchevêtrements de couleurs et de formes, on regrette que tout ça se fasse sans la fougue stylistique de ses aînés abstraits (Kandinsky en tête). Replacé dans son contexte (ce qui, avouons-le, n’est pas toujours suffisant), l’œuvre du peintre sonne comme une esthétique du futur, une sorte de numérique des années 50, à une période où les tablettes graphiques n’existaient pas. Dans sa quête d’un langage plastique intelligible et utilisable par tous, Vasarely deviendra le concepteur du célèbre logo Renault (et celui de la Fna

Yaya Secrétan
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Yaya Secrétan

Après une pré-ouverture où le restaurant affichait complet midi et soir, le deuxième spot hellénisant du très médiatique Juan Arbalaez a officiellement ouvert ses portes au sein de la halle Secrétan. Le compagnon de la miss Laury Thilleman y revisite la cuisine du Péloponnèse, d’où sont originaires les frères Chantzios, dealers d’huile d’olive et produits d'épicerie fine Kalios. A la barre de notre odyssée, le chef Fannis Exarchakis !  Qu’on soit installés sous l’olivier autour de la grande table centrale ou à l’étage, avec vue sur le bar et la cuisine ouverte, on se rue sur les prometteurs mézés au nom chantant, comme le Tiropita, un feuilleté au fromage Kefalotyri caramélisé au miel, servi avec des pistaches et des noix (8 €). Si la qualité est au rendez-vous, dommage que la quantité n’y soit pas – un comble pour des plats à partager – entre les betteraves rôties au yaourt grec et noisettes (6 €) qui se battent en duel, et le minuscule carpaccio de Saint-Jacques à la poutargue inexistante... 15 € les six tranches ! Les plats sont plus copieux, l’agneau kleftiko et ses pommes de terre grenailles au citron et à l’origan (18 €) font honneur à la cuisine de la yaya, « grand-mère » en grec. Après deux erreurs, le poulpe au feu de bois trônant sur sa purée de céleri finit par arriver, serti

Street Bangkok Roast & Beer
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Street Bangkok Roast & Beer

Saumuré dans un bain d’herbe et d’épices, laqué, séché puis rôti à la flamme. Servi avec une sauce aigre-douce pêche/abricot. Et de trois ! Après le Canal et Bastille, Street Bangkok se dote cette fois d’une adresse dédiée à la rôtisserie, et plus particulièrement au canard laqué comme là-bas. Tout est fait pour que vous vous y croyez : mur destroy, portraits du roi, petits tabourets en plastoc anti confort au possible, tables de bouiboui, odeur forte de canard laqué... Et c’est plutôt réussi ! Au menu, de la bidoche rôtie et laquée à la flamme, parfaitement cuite et tendre ! Si vous n’êtes pas trop canard, poulet rôti et porc sont aussi au rendez-vous. En fonction de votre appétit, choisissez une small barquette (9-12 €), une medium barquette (12-15 €), ou une large barquette (16-21 €), puis votre viande. Ce qui claque ? La sauce qui les accompagne : pêche/abricot toute douce pour le canard laqué, riz croustillant à la citronnelle, tamarin et pousses vertes aigre-douces pour le poulet rôti; et miel de fleurs des montagnes, gingembre et écorce d’orange pour le porc laqué. Dommage pour le riz à n’en plus finir (gâchis). Toujours pas convaincu.e ? Alors commandez un copieux et savoureux Pad See Ew (10 €), ces nouilles de riz ultra larges et enveloppées dans de la sauce soja. Pour la soif : bières du monde à tarif raisonnables (Singha à 3,50 €, Erdinger bava

Binici
icon-location-pin Le Marais
Binici

Produit culte ? Les gâteaux roulés, le « Grain Latte » (à la larme de Job)Bien vu ? Le lieu apaisant et les prix doux pour le quartier C'est la petite pépite qu'on se refile sous le manteau, entre amoureux de la Corée. Rue Chapon, à quelques numéros du coffee shop Loustic, Kim Hyunbin nous transporte au bien-nommé pays du Matin-Calme. Dans cette zone paisible du Marais où les spots cools remplacent peu à peu les grossistes, sa jolie devanture menthe à l'eau tranche sur les commerces alentours. Ultra lumineux et spacieux, Binici est le paradis des amateurs de cafés et pâtisseries. Ça sent direct la planque pour papoter ou travailler, et surtout se régaler !  À côté des excellents kawas (2,50 €) du voisin Terres de Café et de classiques chocolats chauds (5 €), la carte des boissons s’envole vite vers l’Asie de l’Est : latte et choco chaud au matcha (5 €), thés à la prune (savoureux et très doux), prune ou gingembre (4,50 €), et surtout (alleluia) ce « Grain Latte » (4 €) à la larme de Job torréfiée (une céréale asiatique ultra healthy), rarissime à Paris ! Niveau pâtisseries, du classique sauce coréenne : rollcakes (4,50 €), tiramisu (5 €), gâteau chocolat et brownie (3 €)… On tente deux roulés : earl grey et chocolat. Les génoises apportent juste ce qu’il faut de mâche, et les crèmes sont légères, peu sucrées et bien parfumées. C’est simple et efficace, et à prix doux pour le quartier. On trouve aussi d'adorables petites ganaches (3 € les 4 pièces) : savoureuses mais plut

Dizonord
icon-location-pin Mairie du 18e
Dizonord

Entre la mairie de Jules Joffrin et porte de Clicli, un nouveau temple du vinyle a ouvert ses portes, avec deux power-rangers de la galette, bien décidés à répondre à vos envies d’écouter des bruits d’animaux entre deux nouveautés électro. D’une part Xavier Ehretsmann de DDD Records, à la fois label et disquaire, dont on fouillait un temps les bacs dans le 10ème en plein locaux de club Maté, de l'autre le collectionneur Vincent Privat. Les bacs, de l’ethnomusicologie aux délicatesses ambient japonaises, sont déjà bien pleins, à des prix très respectables (on sent les esthètes derrière les mails de commande). Si l’on pouvait déjà se fournir en musique expérimentale et concrète chez Souffle Continu ou Bigwax, Dizonord couvre la zone nord pour les amoureux du genre. Bien exhibée, la collection de vinyles Birds Of The Soviet Union donne la couleur. Ici on dénichera de la house comme du field recordings, qui vous permettra d’écouter des oiseaux d’étang dans votre appart haussmannien aux moulures qui s’émiettent, de dénicher de l’afro-funk et même du French boogie même pas encore compilé par le label Born Bad. La variété n’est pas boudée non plus, on trouve du Yves Simon et autres réjouissances pour les francophiles. Parmi les recommandations du disquaire, Céline Gillain, sensation floue de l’électro-pop, sur laquelle ils ont bien raison de miser. Quand on s’y rend un vendredi soir, toutes les platines d’écoute sont prises d’assaut et un DJ set se met en place. Les fondateurs du

Jòia
icon-location-pin Sentier
Jòia

Hélène Darroze est une cheffe maligne : elle sait que son seul nom peut nous conduire tout droit chez Jòia, son dernier resto. Mais aussi que la moindre déception nous ôtera toute envie d’y retourner. Du coup, notre control freak préférée veille au sans faute permanent : le cadre est cosy, branché mais pas trop, le service impec’, la carte multiplie les pas de côtés tout en restant gourmande et sexy. Budget limité ? Visez le service du midi (résa indispensable), et le menu entrée/plat/dessert à 29 € (24 € pour la formule en deux plats).C'est ce qu'on fait ce vendredi, en s'enquillant terrine de campagne (simple mais au diapason avec l’excellent pain, lui aussi très paysan), puis une truite snackée, à la limite du mi-cuit, et son topinambour rôti, semi-écrasé — le meilleur topi de notre vie ? Et surtout : une gigantesque tranche de pain perdu, tellement caramélisée qu’elle frôle la nougatine.  Car Jòia c'est aussi des desserts à faire péter tous les scores sur Insta. Ça vaut d'ailleurs le coup de piocher à la carte cet assez incroyable mille-crêpe au thé matcha (12 €), tout droit sorti d’une épreuve Top Chef « revisitez le mille-feuilles en une heure » ! Une bombe visuelle, gustative (et sans doute bien calorique, mais on s'en fout). La carte des vins est vaste, mais a la politesse de commencer par des peti

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Les 12 jours du Motel Deck & Donohue
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Les 12 jours du Motel Deck & Donohue

Le Motel, ce havre de paix pour tous les esthètes du rock. Un bar où l’on aurait un jour vu des fans de Morrissey et Johnny Marr tombé d’accord, et un sosie de Thom Yorke sourire. Un troquet qui s’apprête surtout à fêter ses douze ans d’existence, avec une sauterie sur douze jours, du 19 février au 3 mars. Pour l’occasion, le Motel convie en ses murs la brasserie Deck & Donohue, qui fêtera par sa part ses cinq printemps. Une belle « association de gens normaux pour une ambiance ultra amicale » comme dirait le Svink. Qui dit anniversaire, dit classiques de la maison, avec forcément une tripotée de concerts et DJ sets. Durant les douze jours, l’ambiance musicale sera notamment assurée par des DJ Sets de Tahiti 80, de Requin Chagrin, de la Veillée Pop, de Requiem pour un twister et des live de School Daze ou encore Soleil Vert. On retrouvera également un bon gros quizz du Motel curaté par Thomas Deck. Et les nostalgiques risquent de prendre leur pied avec un retour de l’apéro « Pop and Curry » aka un apéro avec un curry offert et des Smiths à foison ! Pis ne manquez pas l’ultime soirée où s’enchaîneront un atelier de brassage et une soirée du Motel Comedy Club. Pour ce qui est de la pression, elle sera de haute qualité. Il faut dire qu’en s’associant avec Deck & Donohue, on pouvait difficilement faire mieux. Au programme : ni plus ni moins que douze bières directement issues des brassins de la firme montreuilloise, entre les classiques Pils et Mission et des nouveautés spécial

Ball Voguing- Paris Ballroom Scene
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Ball Voguing- Paris Ballroom Scene

Cinq ans déjà que Lasseindra Ninja enflamme Paris avec ses ballrooms en furie. L'espace d'un week-end (qui s'annonce déjà mémorable), cette figure incontournable du voguing squatte la Halle du Carreau du Temple, au cœur du Marais. Bim, bitch ! Peaufinez votre waacking sur de la house à quatre temps ! Samedi 23 et dimanche 24 février prochains, des cours de danses urbaines pour adultes sont proposés gratuitement (de 15h à 17h, et 17h30 à 18h30). Et surtout, surtout, ne manquez sous aucun prétexte (Netflix, piscine, poney) le grand Ball voguing, ce samedi 23 février, qui se tiendra de 19h à minuit. Un évènement là encore GRATUIT et ouvert à tous publics ! Idéal pour se chauffer avant d'aller pousser la nuit un peu plus loin...

Jane Evelyn Atwood – Histoires de prostitution, Paris 1976-1979
icon-location-pin Paris et sa banlieue
Jane Evelyn Atwood – Histoires de prostitution, Paris 1976-1979

Pour qui ? Les parents sans leurs enfantsVoir quoi ? Ce qui se passe derrière les rideaux tirés À seulement un arrêt de RER de Paris, la petite Maison de la Photographie Robert Doisneau fait de la place à la culture photo. Un joli espace à Gentilly qui s’est spécialisé, comme son maître d’antan, dans les explorations humanistes. On y découvre en ce moment une monographie noir et blanc de Jane Evelyn Atwood présentant le premier sujet de la photographe : Histoires de prostitution, Paris 1976-1979. Entre Rue des Lombards et Pigalle, une plongée dans le Paris sexy, ou presque.  C’est par le biais de nouvelles amitiés que Jane Evelyn Atwood découvre l’univers prostitution et commence sans le savoir sa carrière de photo-reporter. Une investigation qui prendra du temps. Ses projets photos durent souvent plusieurs années, ce qu’il faut pour pénétrer un quotidien à la marge et en capter la dignité humaine. Et oui, ses personnages de trottoirs sont bien des femmes ET des hommes. Si la mise en place de l’exposition reste assez simpliste (manque de grand format et un côté « journal intime » trop léger), on se plonge avec intérêt dans ces photos d’époque, qui dévoilent les rues, les instants d’avant et d’après sexe, les intérieurs sombres, les pratiques et leurs nudités. On voit comment les travailleurs du sexe s’inscrivent dans l’espace public et s’y dérobent. Une œuvre essentielle aussi par sa manière d’aborder le corps trans. Même si on regrette que ce passé ne soit jamais mis en r

Foujita, œuvres d'une vie (1886-1968)
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Foujita, œuvres d'une vie (1886-1968)

Après avoir passé l’été au Musée Maillol, le grain de Foujita trouve un coin de jardin à la Maison de la Culture du Japon. Une séance de rattrapage autour de 36 œuvres représentatives de l’évolution du plus oriental des peintres de Montparnasse ; un parcours qui retrace l’ensemble de sa carrière, depuis son arrivée à Paris en 1913 à sa mort en 68. Tout de Tsuguharu à Léonard.  Foujita, c’est la synthèse entre l’Orient et l’Occident. Du Japon il conserve le trait fin, la conjugaison du noir et du blanc, et une obsession pour le détail. Sa French touch se résume à la passion pour le nu et à sa relation aux artistes de l’École de Paris. Des amitiés essentielles, liées à une liberté créative qui feront du Paris des années 20 le haut lieu de l’Art Moderne. The place to be. Derrière son excentrisme se cache pourtant toute sa poésie expressionniste. Des déformations du réel qui exposent admirablement les agitations de sa vie : sa découverte de la France, son attirance pour les femmes (ses célèbres corps blancs geisha), son amour inouï pour les félins. La guerre l’obligera toutefois à rentrer au pays et à devenir peintre des armées. Des œuvres de guerre troublantes, dès qu’on les juxtapose à ses vues parisiennes. De belles raretés à découvrir. Il reviendra alors en France terminer son assimilation (nationalité française et baptême) et s’attaquera à la décoration d’édifices religieux. Sa chapell

La Mule
Cinéma La Mule

Earl Stone est un vétéran de la Guerre de Corée. C’est aussi un jardinier primé pour ses iris. Un travail qui lui a fait perdre sa famille. Eh oui, Earl était un père et un mari absent. Parce qu’il veut se racheter et que les temps sont durs, il décide de faire la mule pour un cartel de drogue. Mais il faut croire que le temps perdu « ne se rattrape plus ». Road Trip #1.  On se demande toujours quel sera le dernier film de Clint Eastwood. On pensait que sa carrière se finirait en apothéose avec Gran Torino (2009, il avait alors 79 ans) et on se mettait le doigt dans l’œil (jusqu’au fond). Le vétéran revient plus en forme que jamais, et pour la première fois devant / derrière la caméra depuis son interprétation tête de mule dans Gran Torino. Dans un film course-poursuite made in US. Une aventure Deliveroo extrême. Vétéran mais pas « vieux con ». Une expérience à laquelle Clint ajoute audace et humour. La Mule est une comédie sérieuse. Un film qui montre une cinématographie américaine à laquelle Eastwood s’adapte sans se travestir. Une véritable ode country cartel. Il continue ainsi sa prospection américaine d’une façon moins pompeuse que dans le néanmoins grandiose American Sniper (2014). En montrant ce qu’il reste du monde d’avant, ce qu’il faut en garder mais aussi en perdre (d’un point de vue social, narratif, esthétique). Un testament avec Bradley Cooper en seul héritier. Une œuvre dans laquelle il choisit les fleurs à mettre autour de sa propre tombe. 

Djimo, A 100%
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Djimo, A 100%

Pour qui ? Ceux qui cherchent le meilleur du rireVoir quoi ? De l’humour sous sédatif 2018, c’était l’année de Djimo. Gagnant du Grand Prix du Festival d’humour de Paris, l’humoriste a su imposer un style à contre-courant. Comme ça, il donne l’impression d’être drogué, perdu sur une scène devant un public. En vrai, c’est juste un mec qui prend son temps à un niveau olympique. Un art du silence et de la pause, de la gêne aussi. Ou comment devenir Tortue Géniale en se la jouant tortue tout court.                                      S’il faut le voir pour le croire, il faut aussi le voir pour en rire. Le jeu de Djimo passe mal en vidéo, mais en live il fait mouche. Tout est une question d’atmosphère. Avec ça, il faut voir ses pieds, ses mains, sa posture. Il faut voir tout ça pour comprendre et apprécier la rythmique de ses mots. Car si l’humoriste paraît être à 20% (un mode économie d’énergie de naissance), il s’agit en fait d’un travail d’une minutie étonnante. Plus complexe que celles et ceux qui pensent la scène comme un terrain de basket sur lequel on court, saute, hurle pour se faire voir et entendre.  La discipline qu’a choisi Djimo est bien plus subtile, et du coup plus jouissive. Il raconte les choses de sa vie, sans faire comme tout le monde. Avec ce qu’il faut d’interactions avec le public, pour sortir de son texte et montrer qu’il mène aussi la danse en impro. On vous conseille de ne pas trop fouiller sur le net avant d’aller voir le spectacle (il traîne des sket

Fernand Khnopff
icon-location-pin Champs-Elysées
Fernand Khnopff

Pour qui ? Les rêveurs de jour.Voir quoi ? Un artiste trop méconnu. Quarante ans que Paris n’avait pas eu le droit aux œuvres du belge Fernand Khnopff (prononcez comme vous pouvez). Mais le Petit Palais offre enfin au maître de l’énigme une nouvelle exposition à la hauteur de ses mystères. Ceux du symbolisme européen de la fin du 19e siècle. Dans cette expo, vous voilà dans un manoir plein de secrets. Un véritable sanctuaire qui rassemble une centaine des pièces de l’artiste : dessins, gravures, peintures et sculptures, Fernand Khnopff était un touche-à-tout. Et il décline ici à l'infini l’ensemble de ses obsessions : une monomanie pour sa sœur (les portraits de Marguerite sont assez troublants), et pour les femmes en général, adulées et transformées en déesses —surtout Hypnos, divinité du sommeil.  Un éternel féminin que l’on préfère à celui d’Alphonse Mucha. Sa fantaisie se retrouve particulièrement sur les visages et sur ces corps de femmes déifiés, tout ça sous un pastel délicat qui donne à ses irréels un aspect brumeux, créant sur toile des brouillards de rêve : « le sommeil est ce qu’il y a de plus divin » disait-il. Grand plus, ses œuvres sont confrontées à celles d’artistes plus récents (le photographe Hiroshi Sugimoto y montre ses visions d’ombre et de lumière). Des comparaisons qui sont comme des guides de voyage. Et oui, le symbolisme est loin d’être un art de l’immédiat. C’est la quête d’une autre réalité, une randonnée qui demande un peu de pratique. Et les

Une patinoire va s'installer sur le toit de la Tour Montparnasse !
Actualités Une patinoire va s'installer sur le toit de la Tour Montparnasse !

Faire du patin à glaces à 210 mètres de haut, ça vous tente ? Que vous l'aimiez ou la détestiez, la Tour Montparnasse est indéniablement l'un des monuments les plus emblématiques de la capitale. D'ailleurs, des événements insolites y sont parfois organisés, comme cet escape game géant fin 2016 - et si vous ne l'aimez vraiment pas, rassurez-vous puisque de grands travaux y sont prévus à partir de 2019. En ce début d'année, l'entreprise Boaz Concept (déjà prestataire technique de Paris Plages) proposera pour la troisième année consécutive une expérience à tous les amateurs de sensations fortes : une patinoire de près de 200m2 et deux pistes de curling sur la Tour Montparnasse, le plus haut gratte-ciel parisien. On vous laisse imaginer la vue imprenable sur Paris, à 360°, depuis ce sommet de la rive gauche. Et si vous y ajoutez une piste de curling, un stand de chocolats et vin chaud et des soirées musicales, il y aura vraiment de quoi y prendre du bon temps, même si pour vous « patins » rime avant tout avec « gadins ». Attention, vous n'aurez qu'un mois pour tester ça, alors notez dès à présent les dates dans vos tablettes ! Pour plus d'adresses de patinoires à Paris, c'est par ici. Quoi ? • Une patinoire et deux pistes de curling au sommet de la Tour MontparnasseQuand ? • Du 16 février au 10 mars 2019. Du dimanche au vendredi de 13h à 20h et le samedi de 11h à 21h.Combien ? • De 9,50 (enfant de 4 à 11 ans) à 18 € pour les adultes (15€ pour les étudiants), +2€ par personne

J’ai le droit d’avoir des droits !
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J’ai le droit d’avoir des droits !

Le street art a-t-il vraiment sa place, figé dans un musée ou une galerie ? Zappons la sempiternelle question, et rendons-nous au Musée de l’Homme, dans lequel une expo célèbre les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Outre une exposition de photos criant l’urgence de faire respecter les droits humains par le Brésilien Sebastião Salgado, un large espace est consacré à l’histoire des naufragés de l'Île de Tromelin dans l’océan indien. Ces esclaves malgaches embarqués à bord de l’Utile ont dû se reconstruire à partir de rien, laissés dans l’oubli par l’équipage français qui avait pu se sauver. Le street art, lui, s’incruste dans la salle d’accueil, sur les escaliers, accompagné d’un article de la Déclaration. Comme le droit au travail par Swoon : l’article 5 est incarné par un grand format en bois, kiosque à transformation de l’homme maltraité en homme digne. Un pochoir sur toile de Goin interroge sur la liberté de conscience et religion en détournant Rodin… À voir dans le cadre d'une visite plus complète du musée, « J'ai le droit d'avoir des droits », pédagogique plus que choc, remet l’aérosol à sa juste place dans le débat sur la liberté.

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