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16 spectacles et pièces de théâtre à Paris
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Dernières critiques

Saul's
icon-location-pin Pigalle
Saul's

Saul’s n’est pas un resto facile : pas de téléphone, pas de site Web pour ausculter la carte, pas de réservation possible. Il faut y aller et prier le ciel pour qu’il reste quelques places assises sur la vingtaine de chaises hautes que compte le restaurant. Rassurez-vous : c’est souvent le cas. Et tant mieux. Parce que Saul’s c’est le resto israélien dont vous rêviez : carte vaste mais pas trop, assiettes sexy et généreuses, le tout à prix très réduits. Démarrage en douceur avec le houmous des familles (bien frais et bien tahiné, 6 €), et montée en puissance avec des splendides beignets de chou-fleur (labné et pesto, 6 €) ou une très délicate betterave passée à l’extracteur avec re-labné & zaatar de rigueur (5 €). Tout ça s’accompagne de pitas maison, chauffées minute et maxi-moelleuses (1 € pièce). Comme souvent avec la cuisine israélienne, Saul’s tape juste entre le tout végétal et la gourmandise, accueille sans souci végétariens et carnivores. Parce que oui, vous pouvez rajoutez des merguez dans votre shakshouka (8 € sans, 13 € avec), mais franchement, elle est si pure, si forte en goût(s) qu’elle s’en passe bien – pour nous, elle atterrit direct sur le podium des meilleures de Paname. La maison vend aussi des sandwichs, dont le fabuleux Sabich (8,50 €), que, sur place, on vous recommande de prendre dans une assiette e

L’Orient des peintres
icon-location-pin 16e arrondissement
L’Orient des peintres

C’est un vent d’Orient qui souffle au Musée Marmottan Monet. Et la caravane qui passe vous fera découvrir quelques oasis. Mais ici pas de mirages, que de vraies images. Des tableaux du début du 19e jusqu’à la naissance de l’abstraction. Tout ça sans un grain de sable dans les rouages, ni dans les chaussures. Orientalisme, entre mythes et réalités. Murs orange des sables puis bleu saharien, on se croirait aux milieu des dunes. Avec dans une caverne, quelques trésors d’Ali Baba : La Mort de Sardanapale par Delacroix, La Petite Baigneuse d’Ingres et une copie de La Grande Odalisque par Flangrin. Des pièces incontournables pour une expo faite surtout de rêves et de projections (Ingres n’a jamais voyagé en Orient). Si certains tableaux sont le résultat de voyages, il est passionnant de voir quelles formes et quelles couleurs ont pris les croyances. Un ailleurs représenté par ses beautés féminines (le romantisme de chair et de traits), et par ses quelques attractions : les charmeurs de serpent, les marchés et harems. Il est intéressant de voir également comment les artistes se sont confrontés au vide apparent du désert. Ils ont épuré les motifs, changé leur palette de couleurs, et aménagé de nouvelle composition géométrique. Quelques résultats étonnants. Une traversée du désert quand même un peu courte, c’est toujours le problème au Musée Marmottan Monet. Heureusement que les exposi

Ma vie avec John F. Donovan
Cinéma Ma vie avec John F. Donovan

John Donovan est un acteur américain avec quelques secrets. Homosexualité, vie de famille compliquée et passé trouble (tout l’apanage Xavier Dolan). Il entretient surtout une correspondance écrite avec un jeune garçon, Rupert. L’occasion pour lui de raconter sa vie et en même temps de se comprendre un peu mieux. De quoi s’économiser un psy.  Ne nous méprenons pas, Xavier Dolan a fait quelques bons films (Laurence Anyways, et sûrement un autre). Mais Ma vie avec John F. Donovan est la fin d’un cycle. C’est la fin des beautés de jeunesse, des croyances lumineuses mais surtout des tentatives. S’il bataille contre les mécaniques hollywoodiennes (celles qui obligent dans le film à garder ses secrets), il le fait avec l’indélicatesse de ceux qu’il décrie (casting trop haut niveau, sujets tabous plus vraiment tabous, plan sur la ville made in Marvel et élans pop insipides). Il a passé la frontière du guilty pleasure et se retrouve bien loin de la « qualité » de ses autres opéras familiaux. Il reste aussi trop collé à ses personnages. Si ça marchait (plus ou moins) dans Juste la Fin du Monde, il faut croire qu’ici les visages n’ont plus grand-chose à raconter, ou rien de nouveau. Puis que penser de cette correspondance ? La présence de John a une incidence sur la vie de Rupert, mais difficile de croire à l’inverse. En vrai, cet échange n’est le moteur de rien, ou presque. Car oui, tout est bien qui finit bien : parce que grâce aux malheurs de John, Rupert ose affirmer son homosexua

INARO (Maubeuge)
icon-location-pin Poissonnière
INARO (Maubeuge)

Inaro, cave à manger à une portée de canons du Canal Saint-Martin, remet le couvert dans ce bout de 9e en épi de carrefour (axe gare du Nord/Grand Boulevards) se colletant au non-stop, de l'aurore, ou presque, jusqu'à point d'heure (8h-minuit). Au programme, et avant tout, une Poule Party remettant à l'honneur dès potron-minet l'œuf coque mouillettes (de la ferme agro-forestière de l'Alliance dans l'Orne), ou l'éphéméride cul-de-poule-mayo au thon, au crabe... Mais pas que ! Planches de cochoncetés et de tue-l'amour (9-35 €) s'affichent en quatre tailles sous dénominations loufoques. Une sorte d'auberge espagnole aux produits sourcés et renouvelés, reposant sur des bases solides : tartines (anchois marinés et piquillos...), charcutaille belle came (divin pastrami de Michel Kalifa, capocollo italien maturé dans le marbre comme le lard de colonnata)... Mais aussi fromages affinés (comté Marcel Petite, brebis de la Soule), mijoté du jour (blanquette de veau, poulet aux épices...), salades diverses, assiette de poissons du Fumoir de Saint-Cast (Saint-Jacques, maquereau, thon...). Mention spéciale pour le dessert, un riz au lait onctueux à souhait (4,50 €). Peu de tables, plutôt des guéridons haut perchés, propices à un tapassage express. Bien vu : l'eau micro-filtrée, offerte d'office (trop rare à Paris), la formule déj à 15,50 €

Franz Marc et August Macke - 1909-1914
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Franz Marc et August Macke - 1909-1914

Avec sa nouvelle expo, le Musée de l'Orangerie se la joue jeune premier en accueillant la toute première monographie française consacrée aux peintres expressionnistes allemands Franz Marc et August Macke. Instigateurs du mouvement du Blaue Reiter (Cavalier Bleu) au sein duquel on retrouvera notamment Kandinsky, Klee ou Delaunay, les deux zozos se sont lancés dans le plus grand des calmes dans une révolution artistique totale. Le tout à l'aube du premier conflit mondial. Si leurs carrières auront à peine duré cinq ans, Marc et Macke auront tout essayé pendant ce laps de temps, option éponge hyperactive. Car ce qui ressort de cette rétrospective de plus de 100 toiles et qui aura été le propos fort du Cavalier Bleu, c'est la faculté des deux peintres à se nourrir de leurs différentes rencontres pour faire évoluer leurs œuvres respectives. De leurs jeunes années tendance impressionnistes aux rôles clefs de leurs rencontres avec Kandinsky et Delaunay durant leur phase orphiste jusqu'à leurs dernières pérégrinations vers l'abstraction, ils auront tout tenté, tout peint. Au feu les distinctes périodes, place au champ des possibles. Construite comme un jeu de miroirs entre les œuvres des deux amis, cette exposition n'en révèle pas moins les différences, notamment da

Bonvivant pizza
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Bonvivant pizza

A Jussieu, cette (petite) annexe du resto et de la cave éponymes (ancrés sur le trottoir d'en face), ne désemplit pas. Bois clair, guéridons en albâtre, miroir au plafond, La Grande Bouffe de Marcello Mastroianni au mur... Et WC dans la cuisine ! Un rade sans chichis où en guise de couteau on vous file une paire de ciseaux.   La pâte ? Fine et craquante, avec trottoirs ultra-slim, et non dodus comme à Napoli. Pour cause : un four électrique, et ce mélange très digeste de trois farines italiennes bio (00, complète et semoule) avec pasta reposée 3 jours. Au choix, cinq classiques et cinq saisonnières faisant la part belle aux produits bien sourcés. Pour nous ce sera une Carbo dans les règles de l'art (sans lardons, donc, ni crème, mais avec guanciale et pecorino, 15 €). Bonne mais très salée. Vite ! A boire ! Un puis deux ballons d'excellent trebbiano des Abruzzes (Bianco Dionysos de Tenuta d'Antona).Mais la vraie bonne pioche ce midi-là c'est la Quatre Fromages de notre pote : fior di latte, scamorza fumée, gorgonzola, ricotta de vache, parmesan (15 €)... Délice qu'on lui vole sans vergogne.

Monstres, Mangas et Murakami
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Monstres, Mangas et Murakami

Le Musée en Herbe se la joue kawaii-kowaii et met sa pierre à l’édifice Japonisme. Monstres, Mangas et Murakami est une exposition qui plonge la famille dans un univers fantastique à la japonaise. Ambiance hyper pop culture faite de planches, de figurines et de fleurs tout sourire (l’anti-naturalisme murakamien). « Le seul musée pour les 3 à 103 ans » (ou plutôt la seule exposition pour les 3 à 12 ans, accompagnés par des plus vieux). Ici les plus petits apprennent en s’amusant. Livret du chasseur de monstre dans les mains, l’expo devient un terrain d’aventure propice à l’apparition de Yōkai (il ne faut pas s’inquiéter si ça court et ça hurle dans tous les sens). Des interactions et installations bien pensées (à base de puzzle, d’ateliers dessins, de textes de présentation dédiés et d’un personnel d’accueil en mode conteur) qui permettent aux enfants de découvrir les liens qui existent entre l’art traditionnel, les légendes et l’art contemporain nippon. Une exposition étrangement étrange pour les plus petits (on peine à croire que personne n’a pleuré en découvrant Inochi, le personnage mi-enfant mi-robot créé par Murakami et aux interrogations sociales et lubriques bien curieuses). Mais ils poseront vite les yeux sur quelques essentiels rassurants : Osamu Tezuka et son cher Astro, le Conan de Miyazaki (une petite rareté) et un coup d’œil rapide à Dragon Ball (à lire posé sur de l’herb

Salōn Marais
icon-location-pin Le Marais
Salōn Marais

Beau bébé de sept mois qui fait la fierté de Benjamin et Maxime, ses deux jeunes parents (le premier d'origine arménienne, le second sépharade), Salōn fait déjà salle comble dans une petite rue du Marais, surfant sur la vague en cours à Paris des petites adresses levantines, où l’on envoie foie de volaille, « boulgourian » et autre falafels… Le tout dans un esprit très veggie-compatible.  On s’y est pointé pour le brunch du dimanche (28 €), qui joue la partition classique boissons / tartines / plat looké. On salue donc le jus d’orange parfait, sorti à l’extracteur, et l’humilité des deux tauliers, à propos de leurs thé et café (et du pain, d’ailleurs), pas vraiment à la hauteur du reste. La halla (brioche juive qui ouvre le repas de shabbat) façon pain perdu est une jolie surprise, mais serait tip top si elle était un peu plus douce…La « big shak » (…shouka) comble les plus grosses faims (surtout si vous y ajoutez un petit supplément mozza, +2 €) mais pourrait, elle, taper plus fort dans les épices. A côté, grand sourire face au houmous travaillé au tahini maison & basilic (les autres jours c’est patate douce, betterave, wasabi…) et surtout cet irréprochable shawarma, le « meilleur de Paris » selon la carte, clairement moins modeste que ses patrons. Lesquels, visiblement experts en c

Love, Ren Hang
icon-location-pin Le Marais
Love, Ren Hang

Après une rétrospective assez ratée du très populaire JR, voilà que la MEP rend hommage à un autre grand monsieur de la photographie contemporaine : le Chinois Ren Hang. Deux ans après sa mort – il s’est suicidé à l’âge de 29 ans à la suite d’une dépression –, l’artiste et son œuvre sont ainsi célébrés le temps d’un parcours et 150 clichés. Et il fallait au moins ça pour comprendre toute la portée de ce corpus majeur. Loin du sacro-saint parcours chronologique – trop réducteur –, ce dernier nous plonge via une approche chromatique dans les univers oniriques de l’artiste. Et quels univers : nus désinvoltes et tendres à la fois, fesses qui se compilent pour former des dunes, bras et (entre)jambes qui s’enchevêtrent dans un champ de fleurs ou en haut d’un gratte-ciel. Les pénis, les seins et les aisselles, toujours associés à des regards stoïques, se mêlent – quand ils ne se suffisent pas – à des éléments de la nature (arbres, nénuphars, paons…) pour former un mélange jouissif de poésie et d’humour.  Bien sûr, on peut y voir par moment l’influence de son idole Araki. Mais ne vous y trompez pas, Hang est bel et bien à part dans son utilisation des corps, son questionnement de l’identité et sa façon de désexualiser des nus. N’en déplaise aux censeurs chinois qui y voyaient de la pornographie. 

Bar Joséphine
icon-location-pin Rennes-Sèvres
Bar Joséphine

Alors que les palaces nous jouent depuis une bonne décennie un remake sans sabre laser de la Guerre des Etoiles, un hôtel fanfaronne façon Obi-Wan Kenobi. Le légendaire Lutetia, qui fait coucou au Bon Marché voisin, possède depuis ses récents travaux tout un tas d’arguments en béton (et en marbre). Son principal atout ? En plus d’être le seul hôtel vraiment luxueux à avoir enjambé l’autre rive, il héberge un giga bar qui mérite de dépouiller une partie de son livret A. Bienvenue au Joséphine ! Le lieu, cornaqué par le chef shaker Nicola Battafarano (ex Big Mamma et Royal Monceau), s’amuse à exploser nos rétines avec une déco haut de gamme. Imaginez un peu : entre le mastodonte bar marbré (10 mètres de long), la splendide fresque d’origine d’Adrien Karbowsky (planquée sous six couches de peinture et remise au jour par l’Atelier de Ricou) et les énormes baies vitrées pour illuminer son petit monde (surtout des touristes ricains), y’a de quoi enchaîner les antalgiques pour calmer les torticolis ! Dans les verres ? Sur fond de jazz (hommage à Joséphine Baker oblige), la carte à cocktails (26 € chaque !) joue à saute mouton avec les frontières. Pour nous, ça sera un très germanopratin et rafraîchissant Rive Gauche (vodka, St-Germain, shrub aux agrumes et céleri, champagne). Mais surtout un bien plus complexe et puissant Matado

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A ne pas rater cette semaine

La Queer Week is back, bitches !
Actualités La Queer Week is back, bitches !

Dix ans déjà ! Dix ans que la Queer Week a pointé le bout de son nez. Dix ans que ce festival créé par des étudiants de Sciences Po se décarcasse pour proposer des événements qui interrogent et interpellent les identités sexuelles et de genres, mettant un bon gros coup de tête aux mentalités les plus obtuses. Et forcément, pour cette cuvée 2019 à l'allure d'anniversaire qui se déroulera du 8 au 23 mars, le collectif – entièrement composé de bénévoles – nous régale plus que jamais, entre conférences, ateliers, stand-up et soirées capables de faire redécouvrir la cyprine à Christine Boutin. Tour d'horizon de ce qui vous attend. Si l'on regrette que la visite queer du Louvre, l'atelier mixage organisée par Sophie Morello ou encore le cours pour fabriquer son propre porno soient déjà archi-complet, bien d'autres choses s'offrent à nous. On n'hésitera notamment pas une seconde à aller à la soirée du « Comédie Queer » le 15 mars, du côté de la péniche du Jardin Sauvage avant d'aller à la Colonie le 18 mars pour une grande soirée autour des représentations des queers of colour au cinéma. Et puis le lendemain, direction la Mutinerie dans le 3e arrondissement pour une conférence sur la figure de la sorcière dans la mouvement féministe. Mais là où la Queer Week fait fort, c'est au niveau des soirées. Car entre son alliance de l'enfer avec la Flash Cocotte pour une soirée à NF-34 où l'on retrouvera notamment la Tunisienne Deena Abdelwahed, auteure avec Khonnar d’un album entre sonorit

Love, Ren Hang
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Love, Ren Hang

Pour qui ? Ceux qui n'ont pas froid aux yeuxVoir quoi ? La première giga rétrospective de Ren Hang en France. Après une rétrospective assez ratée du très populaire JR, voilà que la MEP rend hommage à un autre grand monsieur de la photographie contemporaine : le Chinois Ren Hang. Deux ans après sa mort – il s’est suicidé à l’âge de 29 ans à la suite d’une dépression –, l’artiste et son œuvre sont ainsi célébrés le temps d’un parcours et 150 clichés. Et il fallait au moins ça pour comprendre toute la portée de ce corpus majeur. Loin du sacro-saint parcours chronologique – trop réducteur –, ce dernier nous plonge via une approche chromatique dans les univers oniriques de l’artiste. Et quels univers : nus désinvoltes et tendres à la fois, fesses qui se compilent pour former des dunes, bras et (entre)jambes qui s’enchevêtrent dans un champ de fleurs ou en haut d’un gratte-ciel. Les pénis, les seins et les aisselles, toujours associés à des regards stoïques, se mêlent – quand ils ne se suffisent pas – à des éléments de la nature (arbres, nénuphars, paons…) pour former un mélange jouissif de poésie et d’humour.  Bien sûr, on peut y voir par moment l’influence de son idole Araki. Mais ne vous y trompez pas, Hang est bel et bien à part dans son utilisation des corps, son questionnement de l’identité et sa façon de désexualiser des nus. N’en déplaise aux censeurs chinois qui y voyaient de la pornographie. 

Un hôtel littéraire en hommage à Rimbaud ouvrira au mois de mars
Actualités Un hôtel littéraire en hommage à Rimbaud ouvrira au mois de mars

La brièveté de sa vie n’a d’égale que la postérité de son œuvre. Après Marcel Proust, Marcel Aymé ou encore Gustave Flaubert, la société des Hôtels Littéraires a annoncé l’ouverture le 21 mars prochain d’un nouvel hôtel, centré autour d’Arthur Rimbaud. Un hôtel littéraire kézako ? Un hôtel (logique) 4 étoiles, où tout l’aménagement et la déco sont en rapport avec l’œuvre d’un auteur précis.   Et comme à chaque ouverture d’un nouvel établissement, l’emplacement de l’hôtel Rimbaud n’a pas été choisi au hasard. Il se situera du côté de la rue Gustave Goublier, dans le 10e arrondissement, non loin de la Gare de l’Est où l’auteur du Bateau Ivre arriva en provenance de Charleville en 1871. Si les détails ne sont pas encore connus, on peut d’ores et déjà vous dire qu’un portrait en pied de Rimbaud peint par Ernest Pignon-Ernest sera exposé. Autres infos importantes, la présence d’une bibliothèque de 500 livres finement sélectionnés, ainsi que des archives inédites. On ne sait pas vous, mais de notre côté, on est clairement partant pour y lire les lettres issues de la correspondance entre Rimbaud et Verlaine. Allez, maintenant, forçons l’hommage et saoulons-nous à l’absinthe pour célébrer cette ouverture ! Quoi ? Ouverture de l’Hôtel littéraire RimbaudQuand ? Inauguration prévue le 21 mars 2019Où ? Rue Gustave Goublier, 10eCombien ? Prix des chambres non dévoilés

Putain, Dieu existe vraiment : l'Espace B réouvre cette semaine !
Actualités Putain, Dieu existe vraiment : l'Espace B réouvre cette semaine !

C'est officiel ! Après plus de sept mois de fermeture administrative, l'Espace B vient d'annoncer sa réouverture pour le mercredi 13 mars. Un tout nouveau chapitre, qui débute avec une nouvelle équipe artistique. On les a rencontrés. Visite en avant-première. On a tous notre petit Eden. Vous savez, cet endroit où l'on se sent comme à la casbah, et pour lequel on serait capable de beaucoup pour y aller. Le mien s'appelait l'Espace B et j'étais prêt à faire 29 (!) stations de ligne 7 pour m'y rendre. Car au bout de ce voyage se trouvait l'une – la ? – des plus belles programmations de la scène indé rock parisienne, une ambiance cooloss au possible et même parfois du couscous gratuit. Bref, le panard. Et puis ce 25 juillet 2018, bim, la tuile, la fermeture administrative. Ou comment passer de l'eden au purgatoire en moins de temps qu'il ne faut pour remplir un formulaire Cerfa. © Guillaume Ettlinger Sauf que sept mois après, une tripotée de mises aux normes effectuées – rampe d'accès et toilettes handicapés, issues de secours etc – et des dizaines d'oraisons funèbres sur le rock plus tard, l'Espace B rallume les amplis à fond les ballons, en nous accueillant dès le mercredi 13 mars prochain, avec une toute nouvelle équipe artistique à sa tête. Et comme ils préfèrent le dire eux-même : « ils ont les crocs ». Petit aperçu du menu. Du sang neuf  Derrière ces mâchoires acérées, on retrouve un binôme qui navigue depuis une bonne dizaines d'années dans la scène indé français

Van Gogh, La nuit étoilée
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Van Gogh, La nuit étoilée

Après une giga-rétrospective croisées des œuvres de Gustav Klimt et Egon Schiele, voilà que l’établissement maousse nous ressert du cultissime avec un autre monstre sacré de l’art, qui mérite tout autant d’y braver la queue. Le grand – que dis-je – l’immense Vincent Van Gogh se retrouve sous le feu des (140) projecteurs (laser), pour une création à la fois sonore et visuelle.  Résultat ? La magie prend cette fois-ci un peu plus. Plongé dans le noir, il nous suffit d’admirer – comme une montée sous LSD – ce déploiement de coulures, de vagues bleues, de tournesols, de champs de blé et de visages poignants pour plonger dans l’univers tourmenté de l’artiste. Sans tomber dans la triche et les retouches, mais en usant simplement d’immenses agrandissements, les metteur en scène, concepteur et vidéaste offrent un regard spatial des œuvres les plus célèbres du peintre, en se concentrant sur la période ante mortem (1880-1890) – époque où le trublion peint pas moins de 2 000 œuvres, avec un appétit pantagruélique : Mangeurs de pommes de terre (1885), Tournesols (1888), Nuit étoilée (1889), La Chambre à coucher (1889)... Le tout en usant parfaitement des différentes espaces du lieu (cheminée, escalier, bassin…), de quelques effets (notamment les fondus) et ce bien aidé par le compositeur Luca Longobardi qui, malgré quelques ratés (Kozmic Blues de Janis Joplin qui arrive trop tôt

Djimo, A 100%
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Djimo, A 100%

Pour qui ? Ceux qui cherchent le meilleur du rireVoir quoi ? De l’humour sous sédatif 2018, c’était l’année de Djimo. Gagnant du Grand Prix du Festival d’humour de Paris, l’humoriste a su imposer un style à contre-courant. Comme ça, il donne l’impression d’être drogué, perdu sur une scène devant un public. En vrai, c’est juste un mec qui prend son temps à un niveau olympique. Un art du silence et de la pause, de la gêne aussi. Ou comment devenir Tortue Géniale en se la jouant tortue tout court.                                      S’il faut le voir pour le croire, il faut aussi le voir pour en rire. Le jeu de Djimo passe mal en vidéo, mais en live il fait mouche. Tout est une question d’atmosphère. Avec ça, il faut voir ses pieds, ses mains, sa posture. Il faut voir tout ça pour comprendre et apprécier la rythmique de ses mots. Car si l’humoriste paraît être à 20% (un mode économie d’énergie de naissance), il s’agit en fait d’un travail d’une minutie étonnante. Plus complexe que celles et ceux qui pensent la scène comme un terrain de basket sur lequel on court, saute, hurle pour se faire voir et entendre.  La discipline qu’a choisi Djimo est bien plus subtile, et du coup plus jouissive. Il raconte les choses de sa vie, sans faire comme tout le monde. Avec ce qu’il faut d’interactions avec le public, pour sortir de son texte et montrer qu’il mène aussi la danse en impro. On vous conseille de ne pas trop fouiller sur le net avant d’aller voir le spectacle (il traîne des sket

La Collection Courtauld : le parti de l'Impressionnisme
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La Collection Courtauld : le parti de l'Impressionnisme

La Fondation Louis Vuitton accueille quelque 110 œuvres impressionnistes, essentiellement des peintures, issues des fonds de la collection Courtauld. On pourrait se dire « encore de l’impressionnisme » (2018 en a eu son lot), sauf que cette aventure est avant tout celle d’un collectionneur, Samuel Courtauld, industriel et mécène anglais ayant pris part à la grande histoire de l’art. Cette exposition présente des œuvres de Cézanne, Degas, Gauguin, Seurat, Manet, Matisse, Monet, Picasso, Renoir, Toulouse-Lautrec, Van Gogh (et son Autoportrait à l’oreille bandée) mais raconte aussi le rôle des collectionneurs dans l’émergence de la peinture moderne. Contrairement aux musées de l’époque, ce sont eux (avec les artistes) qui créent les tendances, les rencontres et les courants. Les anecdotes d’acquisition prouvent leur engagement, tout en contant de belles histoires sentimentales (Courtauld écrivait également des poèmes aux sujets de ses œuvres de cœur).  Courtauld restera comme l’un des philanthropes les plus importants de son temps, un homme qui n’oubliait jamais de mettre en avant le rôle essentiel de l’art dans la société : ces œuvres, disait-il, « ont enseigné à voir la nature dans les tableaux, et les tableaux dans la nature ». Avec un plaisir infini.

Jane Evelyn Atwood – Histoires de prostitution, Paris 1976-1979
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Jane Evelyn Atwood – Histoires de prostitution, Paris 1976-1979

Pour qui ? Les parents sans leurs enfantsVoir quoi ? Ce qui se passe derrière les rideaux tirés À seulement un arrêt de RER de Paris, la petite Maison de la Photographie Robert Doisneau fait de la place à la culture photo. Un joli espace à Gentilly qui s’est spécialisé, comme son maître d’antan, dans les explorations humanistes. On y découvre en ce moment une monographie noir et blanc de Jane Evelyn Atwood présentant le premier sujet de la photographe : Histoires de prostitution, Paris 1976-1979. Entre Rue des Lombards et Pigalle, une plongée dans le Paris sexy, ou presque.  C’est par le biais de nouvelles amitiés que Jane Evelyn Atwood découvre l’univers prostitution et commence sans le savoir sa carrière de photo-reporter. Une investigation qui prendra du temps. Ses projets photos durent souvent plusieurs années, ce qu’il faut pour pénétrer un quotidien à la marge et en capter la dignité humaine. Et oui, ses personnages de trottoirs sont bien des femmes ET des hommes. Si la mise en place de l’exposition reste assez simpliste (manque de grand format et un côté « journal intime » trop léger), on se plonge avec intérêt dans ces photos d’époque, qui dévoilent les rues, les instants d’avant et d’après sexe, les intérieurs sombres, les pratiques et leurs nudités. On voit comment les travailleurs du sexe s’inscrivent dans l’espace public et s’y dérobent. Une œuvre essentielle aussi par sa manière d’aborder le corps trans. Même si on regrette que ce passé ne soit jamais mis en r

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