Farah Atassi

Notre sélection
1/7
'Workshop II', détail, 2012 / © Courtesy de l’artiste et galerie Xippas
2/7
'Workshop II', 2012 / © Courtesy de l’artiste et galerie Xippas
3/7
'Modern toys II', 2013 / © Courtesy de l’artiste et galerie Xippas
4/7
'Workshop III', 2012 / © Courtesy de l’artiste et galerie Xippas
5/7
'Tabou II', 2013 / © Courtesy de l’artiste et galerie Xippas
6/7
'Playroom III', 2013 / © Courtesy de l’artiste et galerie Xippas
7/7
'Building the city II', 2013 / © Courtesy de l’artiste et galerie Xippas
Libre

Ce sont d’abord les couleurs qui frappent. Mises en valeur par la grande taille des toiles, les tonalités franches surprennent, éblouissent presque, tant les rouges, les jaunes et les bleus génèrent avec le blanc une aveuglante lumière. Et puis, peu à peu, les yeux s’accoutument aux contrastes, et les motifs folkloriques qui ornaient ces immenses compositions prennent forme. Comme dans une illusion d’optique qui ne se révèlerait qu’avec parcimonie, un espace se découvre peu à peu, des lignes de fuites surgissent, des ouvertures apparaissent, et la perspective se déploie soudain.

Farah Atassi joue. Avec notre regard, avec la profondeur de champ, avec les distances, avec la peinture. Elle modèle des compositions dépouillées, de vastes espaces vides qu’occupent seulement quelques constructions bigarrées, qu’on dirait sorties d’un jeu de construction pour enfants ou d’une modélisation par ordinateur d’une cité utopique. Petites usines jaunes et rouges et maisonnettes éparses semblent perdues dans l’immensité de ces pièces, jouets abandonnés dans une chambre dénuée de vie.

De ce dépouillement naît une peinture mélancolique, un puissant sentiment d’absence, de désœuvrement, rendu plus lancinant encore par l’esthétique ludique et les tons criards. Une œuvre d’illusionniste, qui bouscule le relief de la toile et mystifie notre sensibilité.

> Horaires : du mardi au vendredi de 10h à 19h (fermé de 13h à 14h), le samedi de 10h à 19h.

LiveReviews|0
2 people listening