Orphée
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La note de Time Out:
<strong>Evaluation: </strong>5/5
L’avis de Time Out
Vous avez toujours rêvé de goûter au Pigalle interlope ? L'Orphée est un bar qui va au-delà de vos espérances. Pour entrer ici, il faut sonner à une porte clandestine du South Pigalle, coincée entre les bars à hôtesses aux néons aguicheurs et des restos branchés. Le portier est sélectif : seule la hype parisienne la mieux informée est initiée, alors tentez de venir tôt en semaine pour avoir une chance d'en passer la porte. Après celle-ci on découvre la « salle de massage », transformée en vestiaire, où venaient s'encanailler Jean Marais et Jean Cocteau lorsque l'endroit était un club homo et que le couple habitait juste au-dessus. Orphée, du nom du film culte de Cocteau, est plus qu'un bar, c'est un musée.
On est accueilli chaleureusement par Mounir, le bartender qui prépare amoureusement ses breuvages. Deux types de cocktails à la carte : les basiques à 12 euros, et ceux concoctés avec des alcools premium à 16 euros, ainsi qu'une sélection de champagnes racés à la bouteille (100 euros minimum). On a craqué pour l'Erotica (vodka Beluga, champagne Billecart-Salmon et fraises fraîches), le Old Fashioned maison (St Theresa, zestes d'orange, miel et Angostura), mais si vous avez de moindres moyens, la Coquine n'est pas mal non plus (rhum, ananas, miel, sirop de grenadine). Un petit bonheur à la hauteur du cadre, car sachez que tous les cocktails y sont évidemment au top. Plus loin une petite salle avec un large miroir mural fait office de dancefloor, un des habitués se met au piano, un danseur professionnel californien de passage enchaîne quelques pas et chante au micro, d’autres clients l’accompagnent : une ambiance presque familiale s'installe entre des gens qui ne se connaissent pas, la magie d'Orphée opère. On fait l'aller-retour entre la salle et le faste du fumoir derrière le miroir, meublé de fauteuils cosy parfaits pour s'en griller une avec son cocktail. Entre-temps, Mounir nous fait goûter des shooters maison plus que recommandables. On s'aperçoit qu'il est 2 heures, c'est la fermeture, le cadran de l'horloge est flou, on ressort grisé et persuadé qu'on reviendra sonner à l'Orphée.
Auteur : Camille Griffoulières
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