Les meilleurs restaurants de Paris
© Aurore Nguyen
© Aurore Nguyen

Nos dernières critiques restos

Les tables parisiennes testées anonymement par la rédaction de Time Out.

Publicité
  • Bistrot
  • Saint-Georges
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vif comme l’épervier en piqué, le discret Pierre-Étienne Leseute, passé par Pétrelle, ouvre déjà une deuxième adresse après son bistrot Les Collonges, lancé en 2025 de l’autre côté de la butte Montmartre. Toujours dans la ligne vintage chic, ce Chamoiseau affiche une belle gueule d’atmosphère avec son long comptoir en marbre, son argenterie chinée et ses appliques Art déco. Depuis la cuisine, œuvre le chef Paul François, qui vole de ses propres ailes après avoir été second chez Fief, pilote une carte ancrée dans la saison, carrément bistrotière le midi (Un poulet basquaise ! Un clafoutis !) et plus gastronomique le soir. Si seulement il existait un mot-valise pour décrire cette double identité…  Ce midi-là, on embarque dans la formule déjeuner à 32€ (où les végétariens ne sont pas oubliés). L’envol débute avec un asiatisant chinchard en sashimi, juste roussi à la flamme, barbotant dans une eau de concombre, feuilles de shiso et un condiment tomate entame le récital. La promesse d’une belle fraîcheur se montre malheureusement atténuée par des tagliatelles de concombre un poil salées. Tout se recale avec l’aile de raie à la grenobloise où des câpres joufflues et un élégant condiment citron apportent la vivacité tandis que la sucrine grillée se charge de l’amertume. Atterrissage rafraîchissant grâce à un rare sorbet à l’hibiscus, escorté de nectarines pochées et de lait ribot. Carte des vins ramassée mais propre : loire Radicalement Gris des Vignes du Fresche (32€), Morgon...
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Réaumur
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Un fritkot, kesako ? Tout simplement une friterie en flamand, soit la plus belle invention de la Belgique (avec la bière d’abbaye et Soulwax). Le chef belge le plus suivi de ce côté-ci du Quiévrain, Mallory Gabsi, vient justement d’ouvrir son fritkot en hommage à son plat pays. Avec ce 140° on n’est bien loin de sa table gastronomique du 17ᵉ  puisque cette anfractuosité jaune moutarde dans la rue des Petits Carreaux se réduit à 4 places au mini-comptoir surveillées par une photo du couple royal. Préparez-vous à avaler votre cornet en situation de mobilité (bon courage quand on vous rajoute une fricadelle !). Pourquoi 140°C ? C’est la température idéale du premier bain d’huile (comme l’avait rappelé à Mallory le chef bruxellois Christophe Hardiquest lors d’une épreuve de Top Chef en 2020). La carte explore tous les snacks frits qu’on trouve là-bas : croquette de crevette grise, saucisse de dinde épicée (la « lucifer »), nugget de poulet (« poulycroc », non ce n’est pas un Pokémon) ou la classique fricadelle avec – incroyable – une vraie saveur de viande ! La vedette dorée de la carte vissée au mur reste évidemment la frite servie en trois tailles de cornet (le moyen à 5,70€ est bien servi !) : deux cuissons, dont une à la graisse de bœuf (donc pas végé compatible), couleur de lingot, croustillante dehors, moelleuse au centre, avec un bon goût de patate. Ça passe tout seul. La dizaine de sauces -mayo maison, andalouse, algérienne- est en sus et pas donnée (1,10€ le pot). La...
Publicité
  • Coréen
  • Louvre
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Nouvelle adresse pour ce pionnier du poulet frit coréen ! En quittant le 14ᵉ où il calmait les fringales depuis 2022, Olive Chicken conserve son nom curieux tout en se rapprochant de la concurrence coréenne (Dong Ne se trouve juste à côté) et en triplant sa surface. Le chef Dongyeon Si et son équipe se sont installés dans l’ancien Micho de Julien Sebbag (qui s’est recentré sur la Corée avec ses Cafés Shin). On y retrouve les beaux volumes, les mosaïques, les banquettes vert sapin et même quelques assiettes siglées mais avec des cassettes de k-pop en touche personnelle ! Pour la cuisine en revanche, on reste sur les fondamentaux de la maison : le poulet mariné puis frit deux fois, disponible qu’en version sans os lors de notre visite – les ailes restent à la carte –, qui arrive dans des paniers pas donnés (18€) mais bien servis. La panure reste hyper croustillante, la chair pas sèche et les sauces bien roulées, à choisir parmi quatre : gochuyang sucré-salé (notre pref), au soja, à la spicy mayo ou au piment. On accompagne ces pépites d’une fraiche salade de chou et de frites poudrées de piment. La carte des boissons explore les hits coréens à savoir des bières de là-bas, un highball au thé de yuja ou des cocktails au soju… Bref voilà un déménagement réussi ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Colombien
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Florent Ciccoli a donc lâché Jones pour laisser la place aux jeunes. En l’occurrence, le chef Juan Pablo Rojas Pineda et le sommelier Enzo Viola, déjà vus de chez Yards, et mandatés par Culinaries, le site vente de vins nature et nouveau propriétaire des murs. Ces derniers restent dans le jus brut qu’on a toujours connu – carrelages multiples, pierres grattées, gros lampadaires industriels – agrémenté désormais de quelques maillots de foot et de vinyles de hip-hop, la passion du duo. Aux fourneaux, Juan Pablo pioche largement dans sa Colombie natale, une cuisine qui commence à bien s'implanter à Paris (Comité Caribé, Finka, Shuzo) et c’est tant mieux.  Ce midi-là, on tombe à bras raccourcis sur l’affriolante formule déjeuner. D’abord, un missile anticanicule : un crudo de dorade et tagliatelles de fenouil dans une vivace eau de pastèque pimentée. Avant un demi-coquelet laqué de “belén rincon”, un sapide mélange d’ail et d'agrumes, marié à des aubergines grillées et poudrées d’une chapelure de manioc. On termine ce Paris-Medellin méridien avec une classique mais convaincante mousse au chocolat 70 % et tuile cacao. L’hydratation est assurée par une solide sélection de vins de Culinaries (dont une dizaine de références au verre) : rhône du domaine des Grandes Serres (33€), auvergne La Bohème de Patrick Bouju (60€) ou beaujolais de Nicolas Chemarin (57€). Le soir, la cuisine lâche les chevaux dans le genre bistrot voyageur : chinchard et “fake bouillabaisse”, gnocchis de maïs...
Publicité
  • Grec
  • Belleville
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le nom Eupatoria 5 fait forcément dresser l’oreille des habitants de longue date de ce bout de 20ᵉ. Ils ont à coup sûr reconnu l’adresse de l’ancienne brocante/buvette clandé où feue Eva Pritsky, coiffure platine et voix rauque, recevait au milieu des meubles en formica et des soupières vintage. Mais, en 2022 le ménage par le vide avait été fait lors de sa transformation en galerie d'art sous la direction de Leiris Javault. C’est cet esprit minimaliste que prolonge le restaurant ouvert par Hakim Lainceur, aidé par Surpriz. Étagères de bouteilles accrochées sur murs grattés, belle terrasse au pied de Notre-Dame-de-la-Croix et vaste cuisine ouverte où Basile Eidel (passé par Top Chef et qu’on avait bien aimé chez Boucan) propose des assiettes d’inspiration grecque. On se croirait dans une taverna de Petralona à Athènes ! Pour partager à l’apéritif : beignets de courgettes ; tarama maison ou tzatzíki à l’huile de sarriette à tartiner sur un bon pain au sésame… Voulant faire comme un dîner, on opte plutôt pour une assiette de gros haricots blancs impeccablement cuits et réveillés par du citron et de la poutargue avant un poulpe grillé se rafraichissant les ventouses dans une splendeur d’ajo blanco hellène (le skordalia). En dessert, une chimère franco-grecque séduisante : une crème brûlée à l’ouzo ! Les vins, faisant bizarrement l’impasse sur la Grèce, proposent un petit tour des vins propres hexagonaux à l’écart des grandes stars : rhône fruité de Sylvain Thevenet (37€),...
  • Folie-Méricourt
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
À un numéro de son Trâm 130, Time Out Paris Award de la meilleure table fusion en 2025, Priscilla Trâm double la mise avec ce mignon local bois, mosaïque et inox où l'on compte plus de places au comptoir qu’à table. D’avantage bar que bistrot (d’ailleurs son enseigne détourne les carottes de tabac), Trâmette compte bien s’occuper de vos courtes pauses midi et de vos apéros à rallonge. Pour ces derniers, la cheffe propose des assiettes en grand écart entre France et Asie : crêpe croustillante bánh xèo à l’agneau confit (14€) ; tomate infusée dans un dashi (10€) ; crème brûlée au matcha (9€)… À faire couler avec une petite sélection de vin voyageuse et nature (11ᵉ oblige) : macération Tance Els Ulls de Cartoixà popular (32€) ; Beaujolais de Remy Dufaitre (54€), côte du Rhône Il fait soif de Maxime-François Laurent (39€). Au déjeuner, l’offre se fait plus cantinière avec toujours le souci du goût juste comme dans cette superbe tomate farcie, en fait plutôt une polpette de poitrine de porc et champignon noir habillée d’une tomate et nappée d’une intense sauce du même fruit (14€). Le riz était un peu cuit mais la salade shiso, basilic thaï et pickles de carotte a tout rattrapé. Trâmette se lance aussi dans la course des sandwichs de cuisinier : son « green village » où deux buns enserrent concombre, fromage frais et champignon poêlés s’avère une belle arme anti-canicule (9€). Bref une chouette adresse un peu inclassable mais accessible qu’on aimerait avoir en bas de chez soi !...
Publicité
  • Mexicain
  • Charonne
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Habanero, chipotle, jalapeño, chile de arbol… Ce ne sont pas les featurings du dernier album de Peso Pluma mais des piments importés du Mexique parmi la douzaine de variétés que José Oviedo (passé par El Nopal) dégaine dans sa néo-taqueria. Un arsenal de capsicum planqué derrière le comptoir de l’ancien Mokoloco désormais aztéquisé en Locomal, du nom du “comal”, cette plancha précolombienne en terre cuite où l’on cuit les tortillas dans le centre-sud du pays de Pancho Villa.  A l’heure du goûter ou de l'apéro (17h-19h), on peut déjà s’envoyer derrière la cartouchière une tostada croustillante peuplée de mole, de poulpe, d’avocat et coiffée d’une tranche de plantureuse tomate (14€), un gros calibre de taco de maïs garni de boeuf grillé, de fromage, d’oignon, de coriandre et de pommes paille, bon à s’en sucer les coudes (9 €) et un trio de sauces maisons plus ou moins incandescentes à dipper de totopos, ces chips de maïs triangulaires (10 €). A l’heure du dîner (après 19h), le menu s’étoffe de plats servis à l’assiette : aguachile, sorte de ceviche mexicain, ici de maquereau sublimé de trois piments (17 €) ou un mole rouge au poisson (27 €), cette sauce dense et épicée aux mille variations régionales qui fait l’objet de recherches anthropologico-culinaires par le chef. Et en dessert, on reviendra pour goûter le “pan de elote”, un corn cake aux fruits rouges et à la chantilly.  Para beber ? Des vinos naturales (10,50 € le verre quand même…), une michelada (8,50 €) ou quelques...
  • Café
  • Roquette
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Il y a les amateurs de café et il y a Pierre de Chantérac. Le Rafael Nadal des baristas passé par Terres de Café a tout gagné (5 fois champion de France, champion du monde d’Ibrik en 2023, habilité à noter les cafés de spécialités par la Coffee Quality Institute) et il a décidé d’ouvrir au printemps 2026 son propre coffee shop à deux pas de la place Voltaire. Dans cet antre gris et bois, doté d’une jolie terrasse, les crus de cafés, sélectionnés avec un soin maniaque et rarement croisés ailleurs, changent chaque semaine. Ici c’est le goût avant tout. Lors de notre passage, on pouvait ainsi siroter au filtre (8€) un geisha lavé colombien ou un expresso (5€ le double) de SL28, torréfiés par le MOF de Tribute dans la Drôme. Il propose aussi des créations maison inédites à Paris comme ce Fredo, un café froid turbiné, une sorte de velours floral à la miraculeuse texture lactée (bien qu’il n’y en ait pas la moindre goutte dedans). Mais la spécialité du lieu reste l’ibrik, plus connu chez nous comme le « café turc » (même s’il se retrouve des Balkans au Maghreb). Pierre de Chantérac l’a complètement réinventé : il le fait couler sur une bille en inox pour concentrer les arômes puis dans une tasse en cône tronqué qu’il a lui-même dessinée. On choisit un des cafés d’exception qui patientent dans la vitrine réfrigérée : va pour un geisha lavé du Pérou qui développe des notes d’agrumes avant de se décaler vers la fleur… à 13€ la tasse (mais ça peut monter à 20€) ! Bref, chez Tactile,...
Publicité
  • Japonais
  • Bastille
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après avoir traîné son tablier dans divers pop-up à travers le monde, le chef anglais George Black a ramené la soupe à la maison. On veut parler du ramen, le bol de bouillon garni de nouilles dont ce nomade culinaire a appris l’art subtil au Japon, avant de se sédentariser rue Saint-Nicolas où il s’est offert ce joujou brutaliste à murs grattés et béton nu en lieu et place de l’ancien Dersou.Au menu minimal ? Trois recettes puristes : le végé au dashi de champi et miso ; le shio (salé) et le shōyu (sauce soja) au bouillon alchimique, frais et cristallin à base d’anguille, de poulet et de jus de yuzu, lesté de soba maison et d’une raviole de porc barboteuse, d’un œuf mariné, de tranches de porc rôti, de blanc de poulet juteux et d’herbes fraîches. Un petit bijou de potage à prolonger de mini-sides : une pimpante saladette de cœur de canard au binchotan, chicorée castelfranco et vinaigrette sésame/agrumes (10 €) ; un poulet frit très tchatcheur, maquillé de mayo et de paillettes d’algue nori (12 €) ; et en dessert, un riz au lait plus grand-maternel qu’une boîte de sablés remplie de matériel de couture (8 €).  La profondeur de cave est assurée par les allocs de l’associé du chef, Solal Martin-Grondard, boss du barav Les Oeillets (verres 8€, quilles dès 35€). Bref, une adresse qui a tout compris, un Toy satori en somme. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Bistrot
  • Picpus
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Cette ancienne ambassade landaise du foie gras et du cassoulet où officiait depuis 1973 Alain Dutournier (et qui n’est toujours pas le club BDSM de François Bayrou) n’en finit pas de bouger. Sous la houlette du patron de la Belle Équipe, Sarah Chougnet-Strudel (Regain à Marseille) l’avait relancée fin 2024, mais la voilà repartie vers d’autres aventures. Et, après plusieurs remplacements infructueux, c’est finalement Vincent Quinton, cuisinier rompu aux classiques notamment avec les frères Pourcel ou au Bistrot de Paris, qui reprend les fourneaux avec brio. Dans la salle modernisée à la marge, il propose des assiettes bistrotières plus méditerranéennes que gasconnes, électrisées d’Asie ou d’une sauce au cordeau. Ainsi en entrée, le tartare de veau et d’algue nori se retrouve nimbé d’une redoutable mayonnaise au hareng fumé et l’impeccable ris de veau, d’un succulent jus de viande au shiso. Puis le vol-au-vent débordant de tagliatelles de seiche se mire dans une bisque d’étrilles avec laquelle on veut bien emménager. On clôt avec le dessert régional de l’étape, le Trou gascon, un délicat sorbet pomme-persil réchauffé d’un pruneau macéré à l'armagnac. À noter que la formule midi à 30€ la totale s’impose comme une sacrée bonne affaire dans le coin. Voilà une table qui prouve – encore une fois – qu’il n’y a pas besoin d’être dans les quartiers à la mode pour régaler son monde !    Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant...
Recommandé
    À la une
      Publicité