Les meilleurs restaurants de Paris
© Aurore Nguyen
© Aurore Nguyen

Nos dernières critiques restos

Les tables parisiennes testées anonymement par la rédaction de Time Out.

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  • Italien
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Contrairement à ce que pourrait signaler le fort accent british du sympathique serveur du jour, c’est un bout de Venise que Francesco de la Porta, photographe et vidéaste dans la mode, veut importer à Paris dans son Osteria Góto. L’évidence nous saisit à la vue du décor, qui joue avec insistance la carte de “l’auberge dans son jus” : napperons qui pendouillent des suspensions, terrazzo au sol, vaisselier chiné, chaises de bois et paille…  Le soir, la lagune s’anime, ambiance bar à vins et cicchetti – les “tapas” vénitiennes : cannolo de morue et sabayon aux olives ou poulpe caramélisé et carpaccio de tomate. Mais ce jour-là, on vient tâter de l’aguicheuse formule déjeuner, 22€ pour la totale, au programme imprimé sur un bout de papier à la gloire d’Arlequin et de la commedia dell’arte. Le premier acte tempère nos ardeurs, une pizzetta de pâte brisée plutôt tragique avec ses deux morceaux d’asperge nonchalamment posés sur une correcte sauce façon cacio e pepe – et servie avec quelques feuilles de laitue sans l’ombre d’un assaisonnement. La Cité des masques se rebiffe avec des mezze maniche –pastas en tube courts sur pattes, parfaites pour enclaver la sauce carbonara copieusement poivrée. Coup de théâtre, le guanciale a cédé la place à des cubes de seiche – osé, mais savoureux. En épilogue, la glace au pain annoncée fait du dernier acte une nouvelle péripétie : une simple crème onctueuse avec un bon goût de pain grillé, pas glacée pour une lire. Si la friandise est un peu...
  • Végétalien
  • Roquette
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Des pierres grattées, des chaises Thonet et des petites assiettes à partager… le tout entre Voltaire et Saint Ambroise. Voilà, à première vue, un bistrot comme le 11ᵉ en propose en quantité, comme le bien-aimé Servan à un jet de Salomon de là. Alors pourquoi donc s’arrêter sur ce Présent ouvert en novembre 2026 par le duo Raphael Francisco et Cheyma Bourguiba, déjà aux commandes de l’épicerie-snack Aujourd’hui-Demain à deux pas ? Eh bien parce que derrière les intitulés rassurants de la carte (ceviche, effiloché, pâté cornichon…) tout ici s’avère vegan ! Comme chez Vivide, Awards 2026 du meilleur gastro de quartier, le choix de ne pas le claironner permet d’éteindre les préjugés des dîneurs carnassiers craignant d’être carencés. Accoudé au zinc entre deux tables communes blindées, on entame avec une moelleuse polenta coiffée de champignons poêlés et de noix (9€) avant un cordon bleu bien crousti (11€) réalisé avec un filet végétal (signé Swap). Le « faux mage » manque un peu de coulant pour rivaliser avec les cadors de la spécialité, mais sinon les goûts sont là ! En dessert sans protéine animale ? Un convaincant Eton mess à l’ananas et meringue à l’aquafaba. À noter qu’une partie de la carte est disponible à partir de 17 h pour les vegapéros précoces. La carte des vins se la joue naturiste sinon bio, à tarifs raisonnables : Loire Phylactère (41€), Côtes-du-Rhône Seguret de la maison Plantevin (25€), Savoie Giant Step de Ludovic Archer (52€). Si vous vous languissiez d’une...
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  • Français
  • Saint-Georges
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après les Bains et avant le Palace, une autre légende parisienne des nuits boomeuses tente un come-back. C’est Chapitre Six (Hana, La Folie Barbizon) qui conduit ce nouveau Bus Palladium devenu hôtel 5 étoiles. Si vous étiez un habitué, apprêtez-vous à ne rien reconnaitre après la rénovation néo-70's signée Studio KO. Le restaurant occupe maintenant le rez-de-chaussée et le club passe au sous-sol. Des parois en béton brut délimitent plusieurs espaces. Là, un bar central en miroirs et onyx, ici un petit jardin d'hiver cerclé de banquettes en velours cerise qui se reflète dans un immense verre bleu nuit. Un disc-jockey chenu s’occupe de la BO funk et pop vintage devant un mur de vinyles chinés. Beau ? Oui ! Rock ? Pas tant. La courte carte est signée par l’ex-enfant terrible de Marseille, Valentin Raffali (Livingston), qui signe ici une première collaboration parisienne avant – sans doute – de voguer pour son adresse à lui. On y retrouve ses obsessions : collisions hardies (tête de veau à la thaï, truite et bouillon de rhubarbe), flamme omniprésente et saisonnalité stricte… à des prix format Elvis 1977. On entame avec une assiette d’asperges blanches fumées (22€), lustrées d’un jus de volaille (non annoncé… tant pis pour les végétariens !) où d’inattendues maras de bois dealent du bon acide. Puis arrivent les « trois belles langoustines », qui sont en fait quatre (48€), juste saisies et emmitouflées d’une puissante sauce XO, charnue et umamiesque. Une assiette réussie,...
  • Thaïlandais
  • Charonne
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après Naam à Belleville, Anne Coppin et son compagnon Franck de Visme ont mis à feu une deuxième adresse parisienne où poursuivre leur exploration minutieuse de la cuisine thaïlandaise. Le cadre ? Une élégante salle safran et cresson, ornée de portraits royaux, débouchant sur une cuisine ouverte où officie Anne. Le nom signifie feu en thaï et les pots en terre cuite remplis de braises, le barbecue traditionnel des rues de Bangkok, occupent une place centrale dans le menu. Décidément après Calcifer, Paris ravive la flamme de la cuisine de brasier ! En érudite de la cuisine du Siam, la cheffe propose un bel éventail de plats rarement proposés chez nous, dont l’origine régionale est dûment notée (Trang, Satun, Udon Thani…) où se mêlent grill, salade, curry et cela peut dérouter quand on n’y connaît rien. Vivement que le menu découverte annoncé soit mis en place ! On entame joyeusement avec une étonnante crêpe sautée garnie de moules, hyper crousti, à tremper dans une siracha maison. Ensuite, on se jette dans la braise avec une honnête échine de porc marinée et grillée accompagnée d’une pâte de piment et de poudre de grillon (un peu gadget). L’assiette de choux croquants passés au barbecue et nimbés de fumée convainc nettement plus ! Mais le plat le plus emballant ne sortait pas des flammes : le curry massaman au bœuf confit d’influences persanes offre un trip aux épices d’une amplitude rare. L’hydratation est assurée par une courte carte de vin nature comme le...
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  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La flamme est-elle l’avenir du gastronome ? On pourrait le croire en observant le départ de feu à l'œuvre dans les cuisines parisiennes. Après Ardent, Leven ou Cypsèle, c’est aussi la saison des braises chez Calcifer, nom pokémonesque du démon de feu dans Le Château ambulant de Miyazaki. L’allure ? Un barbeuk de ville dandy à deux ambiances, entre diner US et brasserie viennoise, avec beau sol mosaïqué, table pour banquet et box pour confidences. Le maître de salle Antoine Rollin (ex-Hémicycle) prodigue un accueil de velours tandis que le chef italien Gaetano Carpinelli (vu chez Passerini) manie le tison avec brio. Au menu, le doigté grilladin rencontre l’art saucier pour envoyer une cuisine brutaliste à la basque mais subtile comme de la belle gastronomie. L’artichaut grilloté est mis en beauté par un curry d’orange phénoménal ; les langoustines de prime fraîcheur, à peine caressées par la flamme, sont touchées par la grâce d’un beurre noisette au citron vert ; et le maquereau grillé entier fait une salutation au soleil, épaulé par une plantureuse sauce à l’oseille et des pommes paille. En bonus, on opte pour un exceptionnel cochinillo (cochon de lait) de Burgos marqué au fer dans un jus des grands soirs, à éventer d’une simple salade vinaigrette (80 € pour deux). Et en dessert, sapide sorbet citron et tarta de queso comme à Saint-Sébastien. Si la nourriture met déjà en combustion les appétits ignifugés, la carte des vins sait aussi de quoi elle parle (dès 8 € le verre),...
  • Indien
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pendant un siècle, ce coin de la rue Léon Frot s'appelait chez Mélac, institution aveyronnaise fondée quand le quartier Charonne était encore le territoire des Apaches. Une histoire vineuse plus longue qu’un fil d’aligot dont les traces demeurent visibles sur les murs (la treille en façade, le tonneau...). Désormais, l’endroit s'orne de photos de stars du cricket et de panneaux en sanscrit façon café de Mumbai : Bacchus s’est réincarné en Gourou, cantine euro-indienne lancée par les potes Valentin Bauer (cofondateur des pizzerias Tripletta) et le chef Adrien Bouchaud (52 faubourg Saint-Denis), qui ont bourlingué ensemble dans le Bharat. Sur la carte densément peuplée, on retrouve des classiques du pays de Gandhi bien tournés, à prix onzièmistes et adaptés au palais facilement inflammable de la clientèle parisienne. La paire de samoussas frits minutes est enceinte de légumes rôtis à tremper dans un chutney mangue (6€) ; le lubrique cheese naan fumant dégorge son fromage liquide (fun fact, il fut inventé à Paname en 1976, 3,50 €) ; et les currys sont au nombre de sept (14-19 €), dont un efficace murgh korma au poulet grillé dans une sauce onctueuse au curcuma, amandes et pistaches, à compléter de riz pilaf aux épices et cajous. La maison roule ses propres boules de glaces en dessert (curcuma, cajou, cardamome, coco… 3 €) et envoie aussi des gulab jamun, beignets à la rose et au citron vert (6 €).  De sérieux sirops faits sur place (citron vert, menthe, tamarin… 3€) font...
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  • Algérien
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La joyeuse et intemporelle convivialité de cette adresse peut faire penser qu’elle a été construite en même temps que la Butte-aux-Cailles. Pourtant Abderrahmane Taibi, dit Mamane, n’a posé couscoussière et fûts de bière ici qu’en 2010. Durant 20 ans, il était installé au 23 ! Qu’importe l’adresse, Chez Mamane demeure une adresse mythique qui rayonne bien au-delà du 13ᵉ et peut même pousser certains ressortissants du 11ᵉ à prendre la 5. Vingt ans plus tard, le paternel coule – à 87 ans, il le mérite ! – une retraite paisible en Algérie tandis que, dans la fratrie Taibi, Fawzie reprend en solo les rênes de la boutique. Pratiquement rien n’a changé. On y retrouve cette ambiance en métal précieux où se mélangent générations et nationalités accoudées au comptoir ou attablées collées-serrées (toujours sans réservation !). Des fresques de street-art continuent d’orner les murs : Miss Tic, Sarcé ou les élèves d’Estienne au bout de la rue. La carte reste arrimée au fondamental de la maison : le couscous et rien d’autre. La recette paternelle déclinée en six versions (nature, poulet, mouton, agneau, merguez, royal…) reste maîtrisée avec une semoule (à volonté) très aérienne et un bouillon dégraissé (à volonté aussi) hyper savoureux où patientent carotte, navet et pois chiche. Les brochettes d'agneau et de bœuf bien cuite font parfaitement le boulot. On fait couler avec un verre de Boulaouane (4€). Mamane reste Mamane ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés...
  • Bistrot
  • Buttes-Chaumont
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ah que ça fait du bien un peu de stabilité dans ce monde de fou. Quedubon fut une des dernières affaires de Gilles Bénard, bistrologue émérite et rocailleux (Chez Ramulaud, zinc mythique du 11ᵉ, c’était lui), désormais en retraite. L’adresse à un jet de ris des Buttes-Chaumont a été reprise en 2018 par Marc-Antoine Surand, ancien de l’événementiel, qui a décidé d’en garder le nom, la déco rustique (ardoise géante de vins, tables lourdes comme une holstein, chaises Baumann) ainsi que la ligne canaille et carnassière. Le chef Oliver Clarke (passé par la Régalade du 14e) se charge de cuisiner avec une précision d’horloger et un entrain d’Ultra des abats, morceaux devenus trop rares dans les assiettes parisiennes (à part peut-être au Bistrot Paul Bert). Ce soir-là, on fit un sort à une cervelle de veau satinée se mirant dans un beurre citronné et un pastrami de langue micrométrique (premier prix au Championnat d’Europe des produits tripiers en 2024 !) subtilement fumé et relevé d’un relish aux câpres avec qui on pourrait partir en voyage de noces avant un démoniaque cordon bleu de rognon doré comme lingot et une joue de bœuf cuite 14 h adossée à un édredon de purée et une beauté de jus au vin et à la moelle. Grâce à la faconde du volubile taulier, on extrait une impeccable bouteille des Foulards Rouges (48€) parmi les dizaines de références nature inscrites au mur (Jean-Pierre Robinot, domaine du Sot de L'Ange, Jeremy Bricka…). Et comme il reste un peu de place pour un...
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  • Japonais
  • 7e arrondissement
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Derrière cette sobre vitrine fumée se cache l’une des tables les plus pointues de la Rive Gauche. C’est ici que Masayoshi Hanada, passé par Sushi B, a ouvert son resto tout droit sorti de Blade Runner 2049 : un cube anthracite où un rai de lumière découpe l’imposant comptoir en hinoki massif (le cyprès japonais). S’en dégage une atmosphère rituelle, renforcée par l’accueil chuchoté et l’interdiction de prendre photos et vidéos !Il faut attendre l’arrivée du chef pour que la tension retombe. Monsieur Hanada, doux et souriant, est à mille lieues nautiques des maîtres sushis impassibles qui jouent la carte de la distance avec les convives. Lui, au contraire, répond humblement aux remarques de la dizaine de chanceux, tous ravis de découvrir ce menu omakase loin d’être à la portée de tous les salarymen (350€). Au programme de cette longue chorégraphie, des poissons d’exception, à commencer par les entrées : électrique sashimi de maigre, shiso vert, sauce soja et wasabi ; joue de raie en soupe de poisson… Le moment qui nous accroche le plus, c’est ce chawanmushi (flan salé japonais), d’une finesse folle, coiffé de caviar osciètre et relevé par une émulsion d’œuf. La suite ? Un défilé de nigiris maturés selon l’animal, si justes qu’ils viennent concurrencer ceux d’Hakuba tout en haut de la pyramide : encornet du jour, langoustine, thon rouge de Saint-Jean-de-Luz, sériole fumée et maturée deux semaines… Le repas se conclut par un maki de thon rouge mi-gras et gras, accompagné de...
  • Turc
  • Jaurès
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après Gemüse, qui tient le cap du kebap à la berlinoise dans le 18e depuis 2018, Noé Lazare se lève et marche vers le 19e avec Mersin. Une drôle de salle toute en longueur et à double entrée - pratique pour échapper à une filature -, plafond en aggloméré et sol en casson postée en face de la halle Secrétan, qui pousse plus loin l'exploration de la cuisine turque. Derrière le comptoir carrelé, on découvre en effet une nouveauté à côté de la broche rasée de près par le kebabier : un grand poêlon format sombrero dans lequel mijotent des morceaux de bœuf épicé. Ils sont glissés avec de l'oignon au sumac et de la tomate dans un pain lavash, mouillé au jus de viande pour devenir un tantuni. Cette spécialité de la street food anatolienne, inventée dans la ville de Mersin (tout s'explique), s'avère un délice hyper juteux et parfumé, avec plus de mâche que dans un kebab. Que les amoureux de la broche se rassurent : on retrouve aussi le kebab en qualité Gemüse, un sandwich au mix de veau et de dinde bien grillé, très frais, presque bucolique grâce au mélange herbeux d'aneth et de menthe, d'oignons et de chou mariné. À noter qu'il se décline en trois versions végé (aux légumes, au halloumi ou au çiğ köfte). On l'avale avec de convaincantes frites maison aux épices et morceaux de carottes. Pour l'hydratation ? Une bière turque Efes, aussi rafraîchissante que génératrice de calembours de qualité, ou un tonic maison à la griotte. À noter que Mersin propose aussi une douzaine de mezze...
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