The Valley of Astonishment

  • Théâtre
  • Théâtre contemporain
Notre sélection
1/4
© Pascal Victor / ArtComArt
2/4
© Pascal Victor / ArtComArt
3/4
© Pascal Victor / ArtComArt
4/4
© Pascal Victor / ArtComArt

Il suffit à Peter Brook d'une poignée de chaises et d'une table sur roulettes pour emmener ses spectateurs loin, très loin, du métro La Chapelle. Après la superbe épopée de 'The Suit', le metteur en scène nous invite à la rencontre de Sammy Costas, un tout petit bout de femme, qui du jour au lendemain se découvre des talents de synesthète. Entendez par là qu'elle a une mémoire infinie, un cerveau qui travaille en association avec plusieurs sens pour se rappeler de liste de mots, de numéros de téléphone, d’adresses...’The Valley of Astonishment’ suit ainsi l’itinéraire de Sammy, de la découverte de son originalité à son acceptation. 

Comme toujours chez Peter Brook, la magie opère par petites touches, un talent de l’invisible qu’il manie avec dextérité en s’associant à des musiciens parfaits et à des comédiens inoubliables. L’inénarrable Kathryn Hunter, une sorte d’Edith Piaf à la délicatesse infinie, le solaire Jared McNeill, ou encore Marcello Magni impeccable dans chacune de ses partitions. Il n’y a presque rien à raconter sur ce spectacle, ni somptueux décor, ni scénographie extravagante. Et le décrire serait superfétatoire, tout le plaisir résidant dans la poésie des détails : la voix émouvante de Kathryn, la beauté des dialogues, les vers musicaux de Raphaël Chambouvet et Toshi Tsuchitori. Un presque rien qui fait tout, et un spectacle qui laisse une douce empreinte dans notre mémoire.

LiveReviews|0
1 person listening