Avec et sans peinture (avec Valérie Jouve et Halida Boughriet)

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Exposition 'Avec et sans peinture'
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Vue de l'exposition / © TB
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Simon Hantaï, 'Etude I, suite pour Pierre Reverdy', 1969 / © Adagp, Paris 2014 / Photo : © Claude Gaspari
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Eva Nielsen, 'Silo', 2011 / Photo : © Marc Domage
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Bruno Perramant, 'La Couverture rouge (Léviathan)', 2011 / Photo : © André Morin
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Farah Atassi, 'Playroom', 2012 / © Farah Atassi
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Vue de l'exposition (Valérie Jouve) / © TB
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Vue de l'exposition (Valérie Jouve) / © TB
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Vue de l'exposition / © TB
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Vue de l'exposition / © TB
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Vue de l'exposition / © TB
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Vue de l'exposition / © TB
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Vue de l'exposition / © TB

Puisque choisir, c’est renoncer, au MAC/VAL on fait simple : on ne choisit pas. Ici, pas question de léser un genre pour en privilégier un autre. On prend son art contemporain avec et sans huile, avec et sans couleur, avec et sans abstraction. Parce que l’inverse n’aurait eu aucun sens. Parce qu’au siècle dernier, la photo et le cinéma ont annihilé la peinture sans tout à fait la tuer, et qu’au fond, il ne peut pas y avoir de revenants sans êtres vivants. Bref, parce qu’à une époque où des Gerhard Richter copient des photos pour peindre des toiles pendant que des Bill Viola font de la vidéo pour créer des tableaux, on ne peut pas parler de peinture contemporaine sans mentionner la photographie, le film ou la sculpture.

Dans cette sixième exposition des collections du musée, les toiles de Simon Hantaï, Jacques Monory ou Claude Viallat se taillent donc la part du lion : mais pour mieux se laisser contredire, interroger, bousculer ou enrichir par d’autres supports. De rencontre en rencontre, des échos s’opèrent. Des ruptures, aussi. Il faut chercher l’intrus, repenser sa définition de la peinture, notamment dans un judicieux face à face entre les photos picturales de Halida Boughriet, figées dans des cadres rococo et marquées par un sens de la composition tout ce qu’il y a de plus classique, et les toiles « photographiques » d’Eva Nielsen ou Bruno Perrament accrochées alentour. Distillés ici ou là, au détour de quelques toiles achetées au marché des Puces et customisées par le jeune artiste vietnamien Nguyen Manh Hung, on tombe aussi sur un tableau de néons signé François Morellet ou une composition géométrique en bois imaginée par Raphaël Zarka. Et puis, au milieu de tout ça, Valérie Jouve déploie un travail photographique titanesque mené avec quatre femmes en Palestine, ensemble hétéroclite de photos et de vidéos qui vient redéfinir la conception même du portrait. La peinture, qui était à l’origine du fonds collecté au fil des années par le musée d’art contemporain du Val-de-Marne, en ressort plus riche, plus libre. Encore un beau parcours du MAC/VAL, astucieux et réfléchi.

> Horaires : du mardi au vendredi de 10h à 18h ; samedi, dimanche et jours fériés de midi à 19h.

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