Dolorès Marat, La femme aux gants, 1987, Collection MEP © Dolorès Marat
Dolorès Marat, La femme aux gants, 1987, Collection MEP © Dolorès Marat

Maison Européenne de la Photographie

  • Musées | Spécialisés
  • Le Marais
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
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Time Out dit

Voici probablement l’un des meilleurs espaces parisiens dédiés à la photographie. Le site de la MEP présente en effet des photographes émergents aux côtés de rétrospectives de grands noms de la discipline comme Larry Clark, Joel Meyerowitz ou Martin Parr. Chaque année, la MEP accroche également sur ses murs des œuvres issues de son propre fonds, très riche. Ainsi, ce sont une dizaine d'expositions monographiques qui viennent, annuellement, ravir le coeur et les prunelles des amateurs de photo.

Et pour les vrais passionnés pour qui un accrochage, même magnifique, ne suffirait pas, la bibliothèque de la MEP vaut elle aussi le détour, avec son lot d'ouvrages rares, de premières éditions et de monographies éditées par des galeries. Initiée par les fondateurs de l'association Paris Audiovisuel (Henry Chapier, président de la MEP, ainsi que Jean-Luc Monterosso, Marcel Landowski et Francis Balagna), la MEP s'inscrit donc comme l'un des piliers du huitième art à Paris.

Infos

Adresse
5-7 rue de Fourcy
Paris
75004
Transport
Métro : Saint-Paul ou Pont Marie
Prix
De 6 à 10 €
Heures d'ouverture
Mercredi et vendredi, de 11h à 19h45. Jeudi de 11h à 21h45. Le week-end, de 10h à 19h45.
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Programme

Camille Vivier, à la Maison Européenne de la Photographie

5 sur 5 étoiles
La première rétrospective consacrée par la Maison européenne de la photographie à Camille Vivier est probablement le meilleur plan pour se mettre à l’ombre cet été dans ce Paris sous canicule. Au dernier étage de l’ancien hôtel particulier, l’exposition fait dialoguer corps et objets à travers un parcours thématique qui refuse l’organisation millimétrée d’un CV pour faire parler toute une carrière.  Construite à partir d’une centaine d’œuvres allant du Polaroid au tirage XXL, la monographie mélange commandes éditoriales, séries personnelles, portraits, natures mortes et images quasi fantastiques. Elle fait surtout la part belle aux corps féminins, dans des représentations nourries par les influences multiples de Camille Vivier, qui n’hésite pas à questionner les normes de beauté et la hiérarchie des goûts. Intéressant pour une artiste qui a fait ses armes dans les magazines de mode ! Car si la photo de mode a longtemps fabriqué des silhouettes standardisées, la Française, elle, préfère les corps qui débordent du cadre. Et c’est ce qui fait tout son charme.   Une féminité au pluriel Les culturistes Sophie, Deborah ou Tjiki traversent ainsi plusieurs salles comme des héroïnes récurrentes, muses des temps modernes dont les corps deviennent une matière plastique à part entière. Les biceps sculpturaux répondent aux courbes d'un vase, les épaules massives à l'architecture d'un décor. Le muscle n'est ni performance ni provocation, mais prétexte à une poésie visuelle inédite. Sans...
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