Au musée de la Musique, Hassan Hajjaj met les stars en boîte. Billie Eilish, Madonna, Rachid Taha, Cardi B, Amadou et Mariam ou encore Alicia Keys défilent dans un grand salon marocain sous stéroïdes, où les canettes de soda font office de zelliges et les boîtes de conserve de moulures. My Rock Stars réunit près de quarante portraits, entre Marilyn pop art et culture du réemploi. Son truc, à Hassan Hajjaj ? Prendre les codes de la photo de studio, du luxe, du streetwear et du folklore marocain, les passer au shaker, puis servir le tout avec beaucoup de couleurs. Rachid Taha n’aurait pas pu trouver mieux en le surnommant “Andy Wahloo” (contraction d’Andy Warhol et du terme arabe walou, “rien”) ! Canettes, boîtes de conserve et emballages de consommation forment le cadre, tapis traditionnels se substituent au fond, et les célébrités, pourtant habituées à être photographiées, se font contorsionner par ce touche-à-tout britanno-marocain qui les noie sous une tonne d’accessoires et de sapes à lui, quitte à les faire disparaître sous le costume. On est loin de la photo Getty de tapis rouge. Derrière les couleurs et la bonne humeur, l’expo raconte aussi une histoire de circulations. Larache, Londres, reggae, dub, hip-hop, gnawa, capoeira… Hassan Hajjaj, qui a grandi dans ce collage culturel, en a fait une méthode artistique, inspiré par les photographes maliens Malick Sidibé et Seydou Keïta et les studios de rue sénégalais des années 1950.
Envie d’un grand bol d’art frais ? Peu importe le mois ou la saison, Paris abrite un nombre pantagruélique d’expos à même de combler votre appétit en culture, si bien qu’il est parfois difficile de faire le tri entre le bon et le moins bon. C’est pourquoi, équipé de notre calepin et de notre flair légendaire, on a bourlingué dans toute la ville pour ne sélectionner que la crème de la crème des expositions à Paris, qu’elles soient consacrées à la peinture, la photo, l’art contemporain, la sculpture ou encore le design. Résultat ? Un dossier expo aussi costaud qu’une cuisse de Roberto Carlos, qui vous fera vous sentir aussi heureux qu’un écureuil devant la version longue de Casse-Noisette !










