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Les meilleures expos à faire en ce moment à Paris

Toutes les expositions incontournables en ce moment à Paris, histoire de prendre un grand bol d'art frais !

Écrit par
Zoé Kennedy
et
Antonin Gratien
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Après des mois à pantoufler dans nos appart’ parisiens, on peut de nouveau bourlinguer dans tout Paris à la recherche d’un grand bol d’art frais. Et clairement, en ce moment, il y a de quoi faire dans les galeries et musées parisiens ! Exposition peinture ou photo, art contemporain ou classique, sculpture ou design… Découvrez notre sélection d’expos et de rétrospectives pépites dans la capitale ! De quoi se sentir comme un gosse en manque de sucre devant un rouleau de chewing-gum Hubba Bubba : complètement ravi !

Les meilleures expositions à Paris

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • La Villette

Divisée en six parties, l’expo nous plonge dans l’histoire d’un genre longtemps négligé, moqué, mis de côté. Grâce à une scéno très travaillée et à la multitude de supports proposée par la Philharmonie, on assiste à la croissance inarrêtable du genre, passant des quais du métro parisien aux ondes radios ou au petit écran avec H.I.P. H.O.P, émission animée sur TF1 par Sidney dans les 80’s. Mais attention, le hip-hop, ce n’est pas que du gros peu-ra. Danse, block party, graff et mode, chaque pan de la culture est passé au crible par la Philharmonie qui propose un ensemble d’archives photo, de sapes, ou même une reconstitution d’une rame de métro dans laquelle on est – pour une fois – content de monter. Mais le clou du spectacle réside dans une immense salle immersive à 360 degrés où l’on peut entendre Diam’s chanter qu’elle “emmerde le Front national" et NTM foutre le feu à la scène.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Joaillerie
  • Louvre

Excepté place Vendôme, on n’a jamais vu autant de bijoux d’exception réunis en un même lieu ! Près de 500 pièces retracent le rapport, pourtant pas si évident, de Louis Cartier aux motifs orientaux. Divisée en deux volets, l’expo s’attarde dans une première partie sur l’intérêt des Parisiens pour les arts de l’islam au début du XXe siècle, puis sur le répertoire de formes inspirées par l’islam du début du siècle dernier à nos jours. L’occasion de revenir sur la bibliothèque constituée de masterpieces de l’art islamique de Louis Cartier, sur la collection de pierres venues d’Inde de son frère Jacques (sans mauvais jeu de mots), mais également sur l’actu artistique parisienne de l’époque, largement tournée vers l’Orient. 

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte
  • 4e arrondissement

Corps tuméfiés, visages entaillés au ciseau, métaphore frénétique de la déchéance… Cauchemardesque, dites-vous ? À fond ! Qu’on se le dise : l’ambiance n’est pas à la teuf pailletée au Centre Pompidou. La faute à une centaine de toiles, sculptures, gravures et dessins de Georg Baselitz qui ont envahi ses murs jusqu’au 7 mars 2022, dans le cadre d’une rétrospective magistrale hantée par les horreurs du XXe siècle, et dont on ressort forcément secoué. À moins d’être un Nazgûl. Et encore. Organisée chronologiquement, l’exposition retrace six décennies de création oscillant entre figuration expressionniste, abstraction colorée et empreinte conceptuelle.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Les Halles

Alerte rouge, sortez les gosses : « Certaines œuvres peuvent heurter la sensibilité… » Plutôt deux fois qu’une, même. À la Bourse, comme de coutume au royaume d’Araki, il y a de la nudité, des corps féminins languides et du kinbaku. Beaucoup de kinbaku, cet art ancestral du bondage japonais visant à entraver une personne à l’aide de cordes. Mais – surprise ! – parmi ce festival de peaux laiteuses empêtrées dans des positions inconfortables (aïe pour elles), il y a aussi le portrait d’un inconnu attablé dans un restaurant, quelques natures mortes et plusieurs paysages urbains.  Et pour cause : la centaine de pièces exposées, qui constitue la série Shi Nikki (Private Diary) adressée à Robert Frank (oui, oui, l’auteur du célébrissime Les Américains), ne s’articule pas exclusivement autour de l’érotisme, thème prédominant de l’artiste japonais.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 16e arrondissement

Si, pour Proust, la nostalgie prend la forme d’une madeleine, pour la Fondation Louis Vuitton, elle semble prendre celle d’une collection russe. Après avoir célébré le collectionneur soviétique Chtchoukine en 2016, l’espace du groupe LVMH met désormais à l’honneur les frères Morozov, nous présentant leur incroyable fond d’œuvres où se côtoient tous les plus gros blazes de la peinture, de Matisse à Picasso en passant par Cézanne ou Renoir. Deux frères pour 200 chefs-d'œuvre de l’art moderne : le programme est balèze !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Le Marais

Jusqu'au 20 mars, le musée laisse carte blanche à l’artiste française qui investit l’espace de carton savamment sculpté, transformant les volumes initiaux en de véritables éléments architecturaux tout droit sortis de la Renaissance. Plinthes, niches et volutes forment une Galleria unique, structure de 4 mètres de haut accueillant une série de motifs minutieux et une expo d’arbres plus vrais que nature. Un studiolo revisité, sauce XXIe siècle ! Au-delà de la prouesse technique, l’artiste joue sur les échelles et les mises en abyme, créant ses propres espaces d’exposition au sein des galeries du musée. Sous ses mains expertes, son matériau pas si pauvre devient ruine antique, tombeau ou Balcon tout droit sorti d’un drame shakespearien. Eva Jospin profite de l’occasion pour inviter ses potes Guillaume Krattinger, Faustine Cornette de Saint-Cyr ou encore Aurore d’Estaing à investir à leur tour les murs du musée.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Louvre

Pensée comme un opéra en six actes, l’expo est aussi dramatique et extravagante que celui qu’elle consacre. On découvre le parcours de ce Strasbourgeois d’origine à travers une scéno époustouflante où pas moins de 150 créations se mêlent à des archives photographiques, des vidéos et même des sculptures olfactives. Dès notre entrée dans la nef du MAD, c’est une immense silhouette de Jerry Hall, muse du créateur, qui nous accueille, surplombée du terme “couturissime”. Choix de mot étrange, mais tellement à propos tant les superlatifs ne manquent pas pour qualifier l’expo. 

 

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • 1er arrondissement

Quelle chance, les petits parisiens que nous sommes vont pouvoir profiter de 230 tirages issus de la collection exceptionnelle de Thomas Walther, acquise par le musée new yorkais dans le début des années 2000. Si vous vous attendez à voir un top 50 des plus grosses icônes de la photo, passez votre chemin. Collectionneur suisse proche d’André Kertész, au goût indéniable et passionné du 8e art, Thomas Walther a aussi bien su miser sur des petites pépites anonymes que sur des gros blazes de la discipline.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Passionné par la sape et la mise en scène, le dandy africain développe la même aisance derrière et devant l’objectif. A la manière de Cindy Sherman, Samuel Fosso se grime pour illustrer la société dans laquelle il évolue, représentant aussi bien les icônes des indépendances – de Patrice Lumumba à Nelson Mandela – que des activistes américains luttant pour les droits civiques, Malcolm X et Angela Davis en tête de file. Mais, comme Leto et Arya Stark, le photographe a « 100 visages » : un pape noir, des femmes bourgeoises ou libérées, un homme d’affaires pressé… Mais qui se cache vraiment derrière ce roi du selfie aux nombreux personnages ?

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • 1er arrondissement

Après avoir longtemps peint les piscines californiennes, l’artiste de 84 balais se concentre désormais sur les paysages bucoliques du Calvados, présentés sous forme de fresque au musée de l’Orangerie. Inspirée du format de la tapisserie de Bayeux et non sans rappeler Les Nymphéas de Monet – voisins et véritables icônes du musée –, l'œuvre de 80 mètres de long nous invite à passer une année complète au sein du nouveau fief de David. Inspiré par la nature depuis toujours, celui qui avait signé il y a dix ans ses Landscapes réalisés dans son Yorkshire natal dépeint aujourd’hui le fil des saisons dans le pays d’Auge. Notre avis.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Chaillot

Pour sa nouvelle saison artistique, le Palais de Tokyo dévoile six expositions qui rêvent le « faire humanité » par-delà les frontières. Installations, peintures et films fêtent le métissage culturel, inoculent des pédagogies décoloniales. Et, surtout, fantasment une fraternité globalisée. Tout débute avec Ubuntu, un rêve lucide, l’expo chorale autour de laquelle s’articulent les cinq autres. Au total, 19 artistes donnent corps au concept africain d’« ubuntu » renvoyant à la solidarité, l’hospitalité. Et l’entraide. La saison se poursuit avec un parcours « pensé comme un album » par Jay Ramier sur les origines du hip-hop. Puis direction le night-club abandonné d’Aïda Bruyère, un « paysage de films » autour de la regrettée Sarah Maldoror, cinéaste devenue une icône des luttes indépendantistes. Pertinente, dynamique et porteuse d’espoir sur la question transnationale, cette programmation frappe juste face à l’urgence de l’actualité. De quoi réchauffer les cœurs, en ce novembre (un brin) morose.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Peinture
  • 8e arrondissement

L’heure est à la volupté au Musée Jacquemart-André ! Exit les silhouettes décharnées de la NYFW et vive les courbes des madones italiennes et des déesses antiques. Véritable reusta du Quattrocento, Sandro Botticelli s’illustre ici par une cinquantaine d'œuvres issus de grandes collections internationales, de la National Gallery de Londres au Rijksmuseum d’Amsterdam en passant par les musées et bibliothèques du Vatican. Si la Naissance de Vénus ou son célèbre Printemps n’ont pas pu être de la partie, on est tout de même saisi par la qualité indiscutable des œuvres. Y a pas à dire, le mec sait peindre. Mais pas que.

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Mugler au MAD, Margiela à Lafayette Anticipations, les sneakers au musée de l’Homme… Paris n’aura jamais autant mérité son statut de capitale de la mode ! Dernière expo fashion en date, Vogue Paris 1920-2020 boucle la boucle (de ceinture griffée) en retraçant l’histoire du média le plus illustre de la presse spécialisée. Aussi flamboyante que le média qu’elle célèbre, cette rétrospective s'ouvre avec plus de 1 000 couvertures de Vogue Paris tapissant la rotonde du Palais Galliera. Si l'on y parle de mode, de société ou d’art, la revue est, au moyen d'un parcours chronologique fait de strass et de paillettes, bel et bien la star de l’événement. D’abord gazette mondaine un brin arty dans les années 1920-1930, puis témoin du style de vie “à la parisienne” des 60’s, Vogue se fait vite révélateur de talents, du photographe Helmut Newton au styliste Tom Ford en passant par l'icône Kate Moss.

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