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© Quentin Chevrier

Les meilleures expos à faire en ce moment à Paris

Toutes les expositions incontournables en ce moment à Paris, histoire de prendre un grand bol d'art frais !

Écrit par
Zoé Kennedy
et
Antonin Gratien
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Envie d’un grand bol d’art frais ? Peu importe le mois ou la saison, Paris abrite un nombre pantagruélique d’expos à même de combler votre appétit en culture, si bien qu’il est parfois difficile de faire le tri entre le bon et le moins bon. C’est pourquoi, équipé de notre calepin et de notre flair légendaire, on a bourlingué dans toute la ville pour ne sélectionner que la crème de la crème des expositions à Paname, qu’elles soient consacrées à la peinture, la photo, l’art contemporain, la sculpture ou encore le design. Résultat ? Un dossier expo aussi costaud qu’une cuisse de Roberto Carlos, qui vous fera vous sentir aussi heureux qu’un écureuil devant la version longue de Casse-Noisette !

Les meilleures expositions à Paris

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 16e arrondissement

Pour faire simple, l’un peint des jolis nymphéas quand l’autre s’illustre dans un registre non figuratif. Et pourtant, quand on se balade dans l’expo, la mise en place d’une telle rencontre paraît carrément évidente : ces deux-là étaient faits pour s’entendre ! Pourtant, Joan Mitchell n’a jamais aimé les comparaisons avec Monet de son vivant. Alors, qu’aurait pensé Mitchell de cette expo posthume ? Peut-être pas que du bien. Plus gros accrochage dédié à l’Américaine jamais présenté en France, la partie confrontant les deux corpus est pourtant un délice, tant la filiation entre les deux artistes est flagrante. Gros formats, maîtrise parfaite de la texture, palette commune… On se plaît à passer de tableau en tableau pour les comparer, chercher les similitudes et les divergences. C’est une expo cinq étoiles dont la scéno tout en sobriété laisse parler les œuvres, qui, on vous l’assure, ont plein de choses à dire.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Sapologue, féministe et communiste assumée, la célèbre artiste Frida Kahlo squatte le plus modeux des musées parisiens en plein fashion month. A travers un parcours thématique et quelque 200 objets provenant de la Casa Azul (la baraque de Frida à Mexico), on (re)découvre une artiste qui a fait de son corps sa plus grande œuvre d’art. L’expo commence dans un sous-sol aussi sombre qu’un couplet de Damso, où lettres, bijoux et photos nous mettent dans la confidence. Blessée, trompée, amputée mais jamais découragée, elle portait ses corsets par obligation mais les peignait par conviction. Passé la galerie, le reste de l’expo nous plonge dans un univers bien plus lumineux : les tenues colorées de l’artiste nous pètent la rétine, contrastant avec l’intimité de la première partie. Cette section « fringues », c’est le visage que présente Frida Kahlo au monde, entre vêtements aux accents régionalistes, monosourcil iconique et identité de genre floue. 

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Quartier latin

Immense star de la photo made in UK, Martin Parr sublime les gens normaux. Derrière l’objectif teinté d’humour de Parr, les scènes de vie les plus banales deviennent art, et la photographie vernaculaire se targue d’être, désormais, un genre à part entière. Cette fois-ci, c’est l’Irlande que l’artiste capture, ce pays vert qui le passionne depuis les années 1970 et où il a effectué de nombreux séjours, s’y nstallant même quelque temps au début des années 1980. Conçue à l’occasion de PhotoSaintGermain, l’exposition du Centre culturel irlandais présente des clichés en noir et blanc, rares chez l’artiste, mais aussi des photographies plus caractéristiques de son travail, entre gros plans sur des calvities, flashs extra-bright et couleurs vibrantes. Une expo toute simple, sans prétention, qui nous propose un aller simple pour la terre des leprechauns et de U2.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Champs-Elysées

Chaque année, le Petit Palais prolonge la FIAC (aujourd’hui remplacée par Paris+) en invitant l’art contemporain à franchir les portes de son superbe bâtiment Belle Époque. Et cette année, c’est au tour de l'artiste helvète Ugo Rondinone de nous épater. Lévitant sous la voûte du Petit Palais, des personnages grandeur nature nous accueillent, tout de nuages vêtus. Des petits bouts de ciel anthropomorphes qui flirtent avec la Gloria Victis d’Antonin Mercié, évoquant la grâce des danseurs qui s’élèvent tel Bébé dans Dirty Dancing. Le corps continue d’être mis à l’honneur dans la galerie des sculptures, dans une approche quasi chamanique cette fois-ci. Réalisés à partir de terres prélevées sur sept continents, des trompe-l'œil nous guident vers une pièce cylindrique en bois de 10 mètres de haut. Un bémol pour finir : si elle se révèle des plus poétique, l’intervention mériterait cependant une médiation un peu plus musclée. Frustrant.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Et si Yves Saint-Laurent était l’ultimate gold digger ? Pour célébrer les 60 ans de la première collection de la griffe YSL et les 5 ans du musée parisien du même nom, l’ancien fief de la maison – devenu lieu d’expo – présente GOLD. Les ors d’Yves Saint Laurent. Alors que les expositions mode sont souvent l’occasion de faire des rétrospectives, le musée Yves Saint Laurent tire son épingle (lol) du jeu et propose une expo thématique avec des choix qui ne semblent jamais capillotractés ni manquer de conviction. C’est simple : toutes les pièces présentées alimentent une période, un discours, une inspiration et illustrent la carrière de celui qui était finalement plus artiste qu’artisan. A travers une quarantaine de créations, on se rend compte que l’or fait office de fil rouge dans les collections de ce génie de la sape. S’il y a une expo à visiter avant de choisir ses tenues pour briller sur le dancefloor le 31, c’est celle-ci.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • 19e arrondissement

Le spot de la rue Curial nous invite à faire des tours de manège et à grignoter de la barbe à papa grâce aux artistes les plus en vue du moment. Se cultiver en faisant un tour de grand huit, du jamais-vu ! Train fantôme, tir à la carabine, palais des glaces, chaises volantes… Tous les incontournables de la fête foraine se déclinent à la sauce arty grâce à l’intervention d’une cinquantaine d’artistes qui transforment le Centquatre en un véritable parc d'attractions. C’est dans un manège signé Pierre Ardouvin qu’on se tape des barres et ce sont des gaufres inspirées du street artiste Invader que l’on déguste. Julio Le Parc chantourne un palais des glaces plus vrai que nature, Pascale Marthine Tayou remixe la roue de la fortune et Leandro Erlich défie les lois de la gravité et d’ORLAN. A faire avec ses potes, ses gosses ou même son chien, promis : c’est l’éclate assurée.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • 4e arrondissement

Ce qui intéresse Alice Neel, c’est de représenter son Amérique à elle, une Amérique de gauche, engagée, où toutes les sexualités et origines se mélangent. L’expo débute avec deux œuvres… qui ne sont pas d’elle : un immense portrait de Robert Mapplethorpe, grand fan de Neel, et un projet de Jenny Holzer, réalisé à partir d’un dossier du FBI. Se dévoile ensuite un ensemble de 75 portraits au traitement tellement moderne qu’il pourrait avoir été réalisé aujourd’hui. Celle qui a trop longtemps été “juste” la femme de Carlos Enríquez nous offre ici sa vision du monde, elle aussi résolument contemporaine. Brillant.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • 7e arrondissement

Stars de la nouvelle expo du musée du Quai Branly, les Black Indians se révèlent aux yeux du grand public à travers un formidable parcours retraçant l’histoire des Afro-Américains en Louisiane, leur place dans la société et dans la célèbre parade de Mardi Gras. La déambulation commence par un “petit” cours d’histoire sur la Louisiane avant la colonisation et les autochtones amérindiens, puis sur l’esclavage et la traite négrière. Si on a souvent reproché au musée du Quai Branly de ne pas laisser parler les principaux intéressés dans ses expos, ce n’est pas le cas cette fois-ci. Les costumes (tous incroyables) ponctuent le parcours, et laissent leurs broderies nous parler. Inspirées des Amérindiens, symboles de résistance à l’oppresseur blanc, ces tenues traditionnelles sont ornées de représentations, parfois brutales. Plus on progresse dans le musée, plus les costumes se font nombreux, jusqu’à un final explosif. 

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Louvre

Synonyme de liberté, de fête et d’audace, la décennie 80 est l’une des plus créatives du siècle dernier. Pour le prouver, le MAD rassemble près de 700 pièces issues de domaines divers (mode, design, publicité). Tous les marqueurs sociaux des années 80 sont passés au crible dans une scénographie clinquante signée Adrien Rovero. De l’arrivée de Mitterrand à l’Elysée en 1981 à la chute du mur de Berlin en 1989, il s’en est passé des trucs en dix piges. Le parcours débute avec une partie dédiée à la com, qu’elle soit politique, culturelle ou publicitaire.  Même chose pour la mode : de Thierry Mugler à Jean-Paul Gaultier, un vent de légèreté souffle dans les dressings. Si vous souhaitez vraiment comprendre pourquoi vos darons ne cessent de choisir le thème “années 80” pour leurs soirées, direction une petite salle sombre cachée dans le MAD qui nous fait revivre la folie du Palace, des Bains Douches et des concerts des Rita Mitsouko.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Musique
  • La Villette

La musique est si forte qu’elle déborde des salles d’expo. Créateur de l’afrobeat, Fela Kuti s’est illustré autant un saxo aux lèvres que sur la scène politique du Nigeria et il fait aujourd’hui l’objet d’une expo magnifique à la Philharmonie de Paris. L’occasion d’en apprendre plus sur ce génie de la musique, son rapport à la politique, aux femmes et à son pays natal. Entre les concerts qui s’enchaînent, les cartels ultra-détaillés, la multitude de photos, de pochettes de vinyle, de coupures de presse mais aussi… de slips (oui oui), la Philharmonie met en lumière les différentes facettes du Black President. L’expo évoque également, quoique assez timidement, son rapport aux femmes, sa mère, figure militante des années 50, et ses « Queens », ses compagnes – parfois mineures – qui l’entouraient. Mort du sida en 1997, il est aujourd’hui une icône incontestable. Mais dans un monde où l’on se demande (trop) souvent si l’artiste doit être séparé de l’homme, la question se pose : Fela Kuti fait-il encore figure d’intouchable ?

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 7e arrondissement

Ça y est, l’automne est bien là et c’est le moment choisi par le musée d’Orsay pour lancer son expo autour d’Edvard MunchDu peintre norvégien, on ne connaît pas grand-chose à part son Cri. Pas d’bol, il n’est pas présent. Mais ça évite l’effet Joconde et nous permet de découvrir en profondeur un peintre à la maîtrise de la couleur impeccable, pionnier de l’expressionnisme et big boss de la représentation picturale des angoisses existentielles. L’expo présente une centaine d’œuvres où les 40 peintures côtoient des dessins, des blocs gravés et des estampes. Les thèmes ? La maladie, la folie, la mort. Ambiance. Les couleurs sont extrêmement sensibles et intelligentes et oscillent entre le chaud de la folie dévorante et le calme froid de la fin d’une vie. Niveau scéno et médiation, le musée d’Orsay réalise encore une fois un travail impeccable et la déambulation dans l’expo se fait sans embûche.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • Jussieu

L’Institut du monde arabe signe ici l’une des expos les plus audacieuses de la saison. Si elle valorise des artistes qui travaillent autour des identités LGBTQIA+, l’expo est d’autant plus osée que l’Institut est le fruit d’une fondation financée par la France et les États membres de la Ligue arabe, et que pas mal d’entre eux répriment sévèrement l’homosexualité. Niveau œuvres, on n’a clairement pas été déçu. Toutes les pièces présentées sur les deux niveaux de l’expo sont d’une puissance indéniable. Malheureusement, quelques détails viennent ternir l’expo, à commencer par le côté fourre-tout dans la provenance des artistes, sans que la multiplicité de celles-ci ne soit jamais vraiment expliquée. Des maladresses qui se concrétisent dans une fin d’expo frustrante, abrupte, qui nous a même poussés à aller voir un gardien pour demander “Mais ça finit comme ça ?!”.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Le Marais

Spécialiste de l’histoire de notre belle capitale, c’est cette fois-ci au féminin qu’il décline le passé avec un femmage d’exception. La tâche n’était pas simple : rendre compte des luttes féministes qui ont secoué Paname depuis la Révolution ! Le spot du Marais réussit à caler plus de deux siècles d’engagement dans son petit espace sans que l’on se sente jamais à l’étroit, ni débordé. L’exposition est ultra accessible et notre déambulation est rythmée par de petits textes illustrés tout mignons tout rigolos signés Lisa Mandel. Le parcours chronologique multiplie les formats, entre photos de manif de suffragettes, manuscrit original du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, œuvres d’art de meuf badass – de Claude Cahun à Orlan en passant par Niki de Saint Phalle –, affiches engagées et films témoignages. On gobe un max de savoir et on a hâte d’y retourner avec notre petite-nièce de 10 ans.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • 7e arrondissement

Avant d’être une péniche et un bar des Buttes-Chaumont, Rosa Bonheur était une peintre adulée de tous dans la seconde partie du XIXe siècle. Référence absolue, féministe avant-gardiste et artiste acclamée par ses pairs, Rosalie, dite Rosa, est pourtant tombée dans l’oubli aussi vite qu’un hit de Willy Denzey. Heureusement, on peut compter sur le musée d’Orsay pour réhabiliter cette figure incontournable du réalisme. L’institution consacre, peu de temps après les Beaux-Arts de Bordeaux, une rétrospective à l’artiste, qui, à l’occasion de son bicentenaire, invite carrément lions et bœufs à se joindre à la fête. Fascinée par les bêtes à poils et à plumes depuis son plus jeune âge, c’est dans un style saisissant de vérité qu’elle se met à les représenter. Certaines fois mieux que d’autres.

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • 7e arrondissement

Hyperréalisme est une expo blockbuster qui a fait le tour du monde. Et comme un Marvel qui fait des millions d’entrées, l’événement divise. D’un côté, l’expo est impressionnante. Les plus gros blazes du mouvement hyperréaliste sont là, de John de Andrea à Duane Hanson, et leur taf est troublant de vérité. Engoncées dans les petits espaces du musée Maillol, les sculptures paraissent d’autant plus grandioses et proches du spectateur. Mais l’aspect divertissement ne prend-il pas un peu trop le dessus sur le propos artistique ? S’il est vrai que des vidéos montrant les processus de création appuient le propos de l’expo, l’ensemble tourne vite en musée Grévin version intello où l’on ne vient pas pour voir la statue de cire de Zizou mais celle d’Andy Warhol. Mais au fond, cela fait-il vraiment une différence ?

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Le Marais

Rendre compte de la complexité du travail de Boris Mikhailov n’est pas facile. Grâce à un parcours ultra pédagogique et à un corpus d’exception – on parle de 800 clichés –, la MEP nous embarque dans l’univers du photographe de l’Est et nous plonge dans l’histoire de l’Ukraine, entre le totalitarisme, l’URSS et les conflits modernes. Première rétrospective française consacrée à l’artiste, l’expo tombe à pic, nous informant bien mieux que les chaînes d’info sur les multiples tensions qui régissent la vie des Ukrainiens depuis des décennies. Entre travail documentaire, art conceptuel, introspectif et performatif, l'œuvre du bonhomme prend une tonne de formes, nous offrant une expérience pleine de surprises.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 4e arrondissement

Avec cette rétrospective Gérard Garouste, on parle d’une gigantesque exposition retraçant cinquante ans de travail, à base de plus de 100 tableaux dont de très grands formats, une immense installation circulaire en hommage à Rabelais, des sculptures, et même des enluminures de textes saints. L’accrochage et la scénographie sont tout simplement parfaits et servent à merveille un parcours chronologique très clair. Diagnostiqué bipolaire, celui qu’on surnomme “l’Intranquille” teinte son œuvre de réflexions psychologiques en s’inspirant notamment de ses rêves, alliant peinture classique et surréalisme 2.0. Parfois on rit, parfois on bugue. On peut même être gêné. Mais une chose est sûre : le Centre Pompidou nous embarque de bout en bout. 

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Breaking news, un fauve s’est échappé à Paris ! Non, il ne sort pas du zoo de Vincennes mais nous arrive tout droit d’Autriche. Son blaze ? Oskar Kokoschka. Sachez qu’il a été l’élève de Gustav Klimt et qu’il méritait bien que l’on s’intéresse d’un peu plus près à son travail et à sa maîtrise hors pair de la couleur. Il a désormais sa rétrospective parisienne et c’est au musée d’Art moderne que ça se passe. Le spot du 16e rassemble prèsente près de 150 œuvres revenant sur ses quelque 70 années de créativité. Si, niveau engagement, Kokoschka est plus qu’affirmé, côté style, l’artiste se cherche, s’essaie à toutes les modes. Préparez-vous donc à sauter d’un format et d’une idée à l’autre dans un parcours rythmé et haut en couleur servi par une scénographie d’une parfaite sobriété.

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • 8e arrondissement

Connu pour son Cauchemar, le peintre suisse Heinrich Füssli (1741-1825) se glisse souvent dans des expos collectives en France sans jamais être consacré pour lui-même. Sans surprise, l’ambiance est aussi lourde qu’une raclette en été. Une pesanteur que l’on retrouve aussi bien dans les 57 œuvres exposées que dans la scéno du musée, dont les espaces étroits aux teintes sombres deviennent carrément oppressants. C’est simple : on ne voit rien. Les tableaux tout aussi dark ressortent mal, et nos yeux souffrent à force d’être plissés. Pourtant, lorsque l’on s’attarde sur les œuvres, on est frappé par la qualité de traitement des corps et des clairs-obscurs, et la quantité d’éléments fantastiques nous donne des idées de costume pour la teuf du 31 octobre. Et si les décisions scénographiques sont critiquables, la médiation rattrape le coup.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques
  • France

Encore une fois, le mastodonte super-numérique de la rue Saint-Maur voit double. Après le duo espagnol Dalí et Gaudí, il célèbre aujourd’hui deux autres géants de l’histoire de l’art : Paul Cézanne et Vassily Kandinsky. Au programme ? De la couleur, de la modernité et de l’émotion. Première escale de cette excursion en deux étapes ? Le Sud impressionniste du maître provençal Cézanne, version 2.0. Imaginé par Gianfranco Iannuzzi et le studio Cutback, le show numérique reproduit le traitement de la matière unique de Cézanne, rendant compte de son obsession pour la montagne Sainte-Victoire et nous invitant à pénétrer dans son univers coloré fait de natures mortes, de portraits et de vues du Sud. Et le tout en musique s’il vous plaît ! 

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  • Art
  • 16e arrondissement

Alors que l’année 2022 est irradiée d’événements en lien avec les 150 ans du tableau Impression, soleil levant de Claude Monet, le musée Marmottan a de son côté décidé de mettre en lumière le soleil qui pointe dans le ciel. Du 21 septembre au 29 janvier 2023, les visiteurs pourront zieuter certaines des plus belles représentations artistiques de l'astre. Et attention, la liste des artistes exposés est aveuglante avec, au choix, Pablo Picasso, Sonia Delaunay, Gérard Fromanger, Otto Dix, Pierre Paul Rubens, William Turner, Gustave Courbet ou Paul Signac. Ecran total et lunettes de rigueur.

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