Deux films de Jean Epstein

'La Chute de la Maison Usher' (1928) et 'Le Tempestaire' (1947) ressortent le mercredi 18 juin en versions restaurées

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Théoricien et cinéaste prolifique, Jean Epstein (1897-1953) reste l'un des grands novateurs du cinéma muet, à la fois précurseur du surréalisme dans les années 1920 et du néo-réalisme vingt ans plus tard. Culte pour certains mais hélas méconnu du grand nombre, le cinéaste ressucite aujourd'hui sur grand écran avec la reprise en versions restaurées de deux films parmi les plus représentatifs de son œuvre : 'La Chute de la Maison Usher', monument du cinéma fantastique et film le plus marquant du réalisateur, accompagné du court métrage 'Le Tempestaire'. A noter également la sortie de l'intégrale des films d'Epstein ce mois-ci chez Potemkine. Incontournable pour les amateurs de poésie filmée, à découvrir aux MK2 Hautefeuille et Beaubourg.


A noter également, la sortie début juin d'un précieux et imposant coffret Jean Epstein, en coédition Potemkine films / La Cinémathèque française / agnès b. DVD.


Critiques et bandes annonces

La Chute de la maison Usher

  • Note: 4/5

Chef-d'œuvre du cinéma muet et film le plus célèbre du génial (mais méconnu) Jean Epstein, 'La Chute de la maison Usher' demeure l'un des tout premiers monuments du cinéma fantastique. Inspiré de la nouvelle homonyme d'Edgar Allan Poe (qu'il mêle au thème d'une autre nouvelle de l'auteur des 'Histoires extraordinaires' : 'Le Portrait ovale'), Epstein joue sur les climats, les rythmes, les ralentis, les surimpressions, l'audace du montage, jusqu'à créer un climat où les objets eux-mêmes recouvrent une fonction mythique, surnaturelle ou inquiétante.
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Le Tempestaire

  • Note: 4/5

Avant-dernier film de Jean Epstein, 'Le Tempestaire' (1947), court métrage de 23 minutes, rappelle combien le réalisateur, généralement connu pour son onirisme, ses surimpressions et son jeu sur les sens tendant vers le surréel, fut aussi l'un des précurseurs du néo-réalisme. Ayant adopté la Bretagne comme lieu privilégié de son travail à partir de 1929 (et du film 'Finnis terrae'), Epstein inscrit en effet ce 'Tempestaire' dans le réalisme magique d'un paysage marin de conte de fées : où une jeune fille, inquiète pour son fiancé parti en mer en pleine tempête, se rend auprès d'un « tempestaire », mage capable, selon une ancienne tradition, de contrôler les éléments naturels.
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