15 documentaires essentiels

Petite sélection de nos docus favoris

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  • 1974, une partie de campagne

    de Raymond Depardon (2002)

    Retraçant la campagne présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, mais resté interdit jusqu'en 2002 par son commanditaire (qui imaginait sans doute un portrait plus élogieux), ce premier documentaire de Raymond Depardon s'intitulait, à l'origine, '50,81 %'. Basé sur le même principe que le célèbre 'Primary' de Richard Leacock – qui suivait, en 1960, l'élection de John Fitzgerald Kennedy – le film de Depardon emprunte à Jean Renoir un titre, mais aussi un ton : léger, subtilement ironique, attentif aux détails plutôt qu'aux grands discours. Ainsi, '1974, une partie de campagne' nous présente les dessous de la politique de façon très humaine, comme un mélange d'improvisations, d'hésitations, de jeux médiatiques qui sont aussi de hasard. Et si VGE n'apparaît pas franchement sympathique, le regard que porte sur lui le futur réalisateur de 'Faits divers' et 'Délits flagrants' paraît toujours juste, neutre, dépolitisé. Un peu comme une version profonde et sérieuse du "Petit journal". Avant l'avènement d'une communication politique plus verrouillée.

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    1974, une partie de campagne
  • Anvil !

    de Sacha Gervasi (2008)

    Au début des années 1980, les Canadiens de Anvil rivalisaient avec les plus grands groupes de thrash metal, de Anthrax à Metallica, avant de tomber dans les oubliettes du rock. Le film raconte donc l’histoire de ces deux amis d’enfance, le chanteur guitariste Steve "Lips" Kudlow et le batteur Robb Reiner (homonyme quasi parfait du réalisateur de 'Spinal Tap', ça ne s’invente pas !), qui continuent de s’accrocher à leurs illusions contre vents et marées. L’histoire leur donnera raison, mais en attendant, ils subissent les tournées minables, les angoisses de l’entourage familial, les engueulades et les réconciliations. Le duo passe par tous les états, des larmes aux rires, de l’espoir à la désillusion, et nous avec. Une splendide parabole sur les galères du métier d’artiste, à travers deux hommes éminemment touchants.

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    Anvil !
  • Arrivée d'un train à La Ciotat

    de Louis et Auguste Lumière (1895)

    Eh oui ! Le film documentaire a beau ne constituer, finalement, qu'un genre assez minoritaire face aux œuvres de fiction, on peut tout de même se souvenir que l'invention des frères Lumière s'attacha, en tout premier lieu, à l'enregistrement brut de la réalité. Si l'anecdote est fameuse, selon laquelle les premiers spectateurs du film furent pris de panique devant ce train qui leur fonçait dessus, il est surtout remarquable qu'en dépit de sa très courte durée (moins d'une minute), 'L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat' témoigne déjà des codes du langage cinématographique à naître, notamment par son utilisation ingénieuse de la profondeur de champ. Jouant sur la perspective (le long du quai) et la simultanéité des scènes aux premier et second plans, ce premier plan fixe des Lumière aura su poser les bases d'une esthétique : définitions d'un cadre, d'une profondeur, d'un mouvement… Déjà, le cinéma.

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    Arrivée d'un train à La Ciotat
  • Buena Vista Social Club

    de Wim Wenders (1999)

    Bien avant le succès inattendu du récent 'Sugar Man' de Malik Bendjelloul, et la résurrection musicale du génial et méconnu Sixto Rodriguez, Wim Wenders orchestra, en 1999, la réunion d'un mythique groupe cubain : le Buena Vista Social Club. Accompagné de son compositeur-fétiche, le guitariste Ry Cooder (auquel on doit notamment la BO de 'Paris, Texas'), le cinéaste allemand fut ainsi à l'origine des retrouvailles de Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Eliades Ochoa et Ruben Gonzalez. Ou quand le cinéma se fait justicier des musiciens oubliés...

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    Buena Vista Social Club
  • Chronique d'un été

    de Jean Rouch et Edgar Morin (1961)

    Fruit d'une collaboration exceptionnelle entre le réalisateur-ethnologue Jean Rouch (dont on conseille également, entre autres, 'Les Maîtres fous', moyen métrage stupéfiant en Afrique) et le sociologue et philosophe Edgar Morin, 'Chronique d'un été' reçut le prix de la Critique à Cannes, en 1961. Et l'on comprend aisément pourquoi. Interrogeant des Parisiens du début des années 1960 sur des thèmes d'ordre général (la vie, l'amour, le bonheur), le film questionne en outre, et souvent avec humour, les limites mêmes de toute enquête, aboutissant à un portrait générationnel brisé, ouvert, en même temps qu'à une réflexion sur la représentation et le travail documentaire. Et malgré les cinquante ans d'écart qui nous en séparent, le film de Rouch et Morin n'a rien perdu de sa pertinence. A tel point qu'on se demande ce que la même enquête pourrait donner aujourd'hui... Si loin, si proche.

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    Chronique d'un été
  • Crumb

    de Terry Zwigoff (1994)

    Dessinateur génialement névrotique, icône de la contre-culture américaine, amateur notoire d'érotisme et de bonnes femmes à grosses guiboles, Robert Crumb est certainement l'un des auteurs de bandes dessinées (voire des auteurs, tout court) les plus réjouissants qu'on ait pu lire depuis les années 1960. Entre sexe, musique, politique et imaginaire débridé, l'œuvre du créateur de 'Fritz the Cat' ressemble assez, pour le dire vite, à du Lewis Carroll sous LSD… Pourtant, jusqu'à ce documentaire de 1994 que lui consacra Terry Zwigoff (futur réalisateur de 'Ghost World', d'après Daniel Clowes, autre grand manitou de la BD contemporaine), on connaissait mal l'homme lui-même – hormis la caricature détraquée et fantasmatique qu'il livre de lui-même à longueur d'albums. Or, issu d'une famille de fous furieux, Crumb apparaît ici sous les traits d'un artiste aussi intègre que borderline, écartelé entre une surprenante candeur enfantine et un nihilisme désespéré. Tour à tour triste, violent, acide et tendre, le portrait qu'en fait Zwigoff (lui-même plutôt mal en point sur le plan psychique, au fil des neuf longues années que dura le tournage du film) nous montre à quel point cet immense blagueur de Robert est surtout l'un des créateurs les plus touchants de la fin du XXe siècle. Et sans doute aussi, simplement, l'un des plus grands.

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    Crumb
  • Don't Look Back

    de D.A. Pennebaker (1967)

    « Où est ma coke, mec ? Où est ma putain de coke ?! » Début 1965, Dylan a 23 ans, carbure aux psychotropes, s'apprête à faire fumer leurs premiers spliffs aux Beatles, déplace des foules qui l'attendent comme le messie et, comme si ça ne suffisait pas, se trouve en train de composer, dans un complet chaos, quelques-unes des chansons parmi les plus mythiques de l'histoire du rock (dont au moins deux chefs-d'œuvre absolus : les célébrissimes albums 'Highway 61 Revisited' et 'Blonde on Blonde'). Poète géant dans un corps de freluquet aux naseaux crasseux, le Zim provoque, persifle, agace, passe de l'acoustique à l'électrique, chantonne avec Joan Baez, se fout tranquillement de la gueule de Donovan ou de journalistes incapables de le suivre. Mais enfin, le précieux documentaire de Pennebaker (qui, plus tard, filmera notamment Hendrix à Monterey et Bowie en Ziggy Stardust) nous montre surtout un Dylan au travail, mêlant, dans son écriture en roue libre, flux de pensées, bribes de dialogues surgis de la pièce d'à-côté, références littéraires, ou improvisant des réparties surréalistes à qui voudrait percer sa méthode… Au final, ce n'est plus un poète qu'on a sous les yeux : c'est un poème vivant.

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    Don't Look Back
  • Forgotten Silver

    de Peter Jackson et Costa Botes (1995)

    Alors qu’il vient de réaliser son premier chef-d’œuvre, 'Créatures célestes', Peter Jackson se lance en 1995 dans un projet beaucoup plus léger, mais toujours aussi inspiré : un documentaire en forme de canular. Dans le film, le réalisateur prétend avoir redécouvert un pionnier néo-zélandais du cinéma qui aurait, si l’on en croit les bobines présentées dans le documentaire, inventé le travelling, le gros plan, le film biblique aux décors gigantesques, la couleur et le son. Rien que ça. A la vision de 'Forgotten Silver', diffusé à la télévision néo-zélandaise, le pays entier s’emballe, croyant avoir trouvé en Scott McKenzie son D.W. Griffith, ses frères Lumière et son Orson Welles, réunis en un seul homme. Le hic : ce génie n’a jamais existé. La blague réussira au-delà des espérances de Peter Jackson et provoquera une immense controverse en Nouvelle-Zélande.

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    Forgotten Silver
  • Hitler, connais pas

    de Bertrand Blier (1963)

    Premier long métrage de Bertrand Blier, 'Hitler, connais pas' est un incroyable portrait de la jeunesse française peu avant Mai 68. Tourné sobrement en noir et blanc dans les studios d’Epinay, le film est uniquement constitué d’entretiens avec une dizaine de jeunes gens. La galerie de personnages trouvée par Blier est fascinante, de la jeune fille libérée, rationnelle et froide, jusqu’à l’ouvrier à faciès de Jacques Brel, touchant et généreux, en passant par le voyou au grand cœur ou la fille-mère au destin terrible. Loin d’un cinéma-vérité alors à la mode, le réalisateur tranche et oppose les classes sociales, dont les discours s’entrecroisent brillamment, en montrant l’individualisme qui règne chez les plus riches, et l’humanité des plus pauvres.

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    Hitler, connais pas
  • L'Homme à la caméra

    de Dziga Vertov (1929)

    Ancien étudiant en médecine et musicien bruitiste, journaliste et théoricien inspiré du futurisme de Maïakovski, Denis Arkadievitch Kaufman choisit le pseudonyme rigolo de Dziga Vertov (« toupie qui tourne » en ukrainien) pour réaliser, dès les années 1920, certains des films les plus audacieux de l'avant-garde soviétique. Délaissant les standards classiques de la narration (scénario, acteurs, mise en scène…), le Russe cherche à développer une démarche cinématographique pure, qui n'ait rien à devoir au théâtre ou à la littérature. A 33 ans, Vertov livre ainsi 'L'Homme à la caméra', film-manifeste et poème visuel, jouant sur les surimpressions d'images, filmées au hasard des rues, les accélère et les ralentit, attribuant au montage une place prépondérante dans la création d'une atmosphère qui tend à exprimer la vie prise sur le vif. Faire du documentaire une symphonie pour l'œil : Dziga Vertov, au fond, peut apparaître comme un pont entre les frères Lumière et Man Ray. Dire qu'aujourd'hui on pourrait faire ça avec un téléphone portable, ne le rend que plus inspirant.

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    L'Homme à la caméra
  • Lost in La Mancha

    de Keith Fulton et Louis Pepe (2002)

    Il y a parfois des idées, rares, qui semblent immédiatement trop belles pour être vraies. 'L'Homme qui a tué Don Quichotte' de Terry Gilliam, avec Jean Rochefort dans le rôle-titre et Johnny Depp comme acolyte, était assurément de celles-là. Hélas, jouant de malchance, entre catastrophes naturelles et problèmes de santé, le projet idéal de l'ancien Monty Python tourna court et restera cruellement dans les annales du cinéma comme l'une de ses plus belles œuvres impossibles – aux côtés, certainement, de ce fameux 'Napoléon' que Stanley Kubrick échoua maintes fois à réaliser. De la triste aventure ne subsiste que cette trace : 'Lost in La Mancha', récit de naufrage compilé à partir des rushs en lambeaux d'un film avorté, et de ce qui aurait dû en constituer le making-of. Où l'on peut, à de fugaces moments, deviner l'incomparable œuvre qu'aurait pu constituer cette adaptation libre de Cervantes. De l'étoffe même dont sont faits les rêves.

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    Lost in La Mancha
  • One + One

    de Jean-Luc Godard (1968)

    Longtemps connu sous le titre, plus ouvertement commercial, de ‘Sympathy for the devil’, ce documentaire de Godard correspond malgré tout davantage à son nom d’origine, le goguenard « 1+1 ». Car on a bien ici affaire à de deux films, imbriqués l’un dans l’autre. D’un côté, les Rolling Stones, en 1968, en plein enregistrement d’un titre remplis de « whoo-hoo » démoniaques. Là-dessus, aucune concession aux déjà grossiers mythes du wock’n’woll de la part du réalisateur, qui montre le « plus grand groupe de rock du monde » pour ce qu’il est : cinq dandys défoncés qui jouent souvent faux. Et sur lequel on perçoit déjà bien la mainmise de Jagger – le pauvre Brian Jones se trouvant délibérément relégué à l’arrière-plan, sur une guitare acoustique qu’on n’entend presque jamais. Bref, voilà pour le premier film intégré à ‘One + one’, documentaire musical sur un travail de studio parfois laborieux (auquel ‘Soigne ta droite’ fera d’ailleurs écho, en 1987, cette fois avec les Rita Mitsouko). Quant au second film, il s’agit d’un essai politique, qui nous balade entre les activistes des Black Panthers, une librairie de bouquins pop ou une discussion en forêt avec Anne Wiazemski. Bref, du pur Godard de l’époque (proche, dans ses thèmes et sa réalisation, de ‘La Chinoise’ ou ‘Deux ou trois choses que je sais d’elle’). Surtout, on remarque que ‘One + one’, film schizo, restera pour longtemps l’ultime de son auteur, désertant alors son statut de réalisateur-culte (et versant dans l’anonymat au sein du groupe Dziga Vertov), pour se tourner vers la vidéo et ne revenir au cinéma classique qu’une dizaine d’années plus tard, avec le triste et mélancolique ‘Sauve qui peut (la vie)’. Mais c’est une autre histoire.

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    One + One
  • Sans soleil

    de Chris Marker (1983)

    Essai philosophique, fiction, documentaire, poème, journal intime, carnet d’ethnologue… 'Sans soleil' de Chris Marker, c’est tout cela à la fois, en dépit de – ou, plutôt, grâce à – son dispositif minimal : sur un montage papillonnant de séquences anthropologiques, tournées caméra au poing au Japon, en Islande ou en Guinée-Bissau, une voix-off (celle de Florence Delay) nous lit les lettres que lui aurait écrites un réalisateur fictif, Sandor Krasna. Ça file un peu le tournis, mais le contenu de ce monologue est passionnant. C’est l’exact inverse d’un solipsisme : les thèmes y sont universels, ils convoquent la mémoire, le langage, la poésie ou la mort, les splendeurs et misères des civilisations… Il y a une telle profondeur dans ces images qu’on a parfois l’impression d’assister à une prophétie énoncée sur le ton de la confidence. Aussi, malgré son titre (inspiré par une œuvre du compositeur russe Modeste Moussorgski), la tonalité de 'Sans soleil' n’est pas si sombre... Elle serait plutôt analogique et pensive, poétique et politique, humaniste et inquiète.

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    Sans soleil
  • Terre sans pain

    de Luis Bunuel (1933)

    Troisième film de Buñuel – après ‘Un chien andalou’ (1929) et ‘L’Age d’or’ (1930) – ‘Terre sans pain’ semble a priori très différent de ses précédents, tournés en France grâce au mécénat des Noailles. Produit avec un budget dérisoire, tourné dans la région la plus pauvre d’Espagne (Las Hurdes), le film s’apparente à un documentaire, au montage rudimentaire réalisé par Buñuel sur une table de cuisine, et accompagné d’un commentaire écrit par le surréaliste Pierre Unik. Figurant une misère extrême, accablante, ‘Terre sans pain’ est à peu près l’antithèse d’un film touristique. Jouant sur la neutralité de son ton, ce court métrage d’une petite demi-heure est pourtant d’une ironie aussi subtile que mordante, brassant discrètement certains des thèmes récurrents de l’œuvre de Buñuel : le fétichisme, la haine du christianisme, l’animalité, les insectes, le handicap physique ou la manipulation du spectateur… A cet égard, on peut d’ailleurs noter que le cinéaste, grand amateur d’armes à feu, n’hésita pas à flinguer une chèvre afin d’illustrer les dangers de la montagne.

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    Terre sans pain
  • Titicut Follies

    de Frederick Wiseman (1967)

    Premier film du désormais légendaire Frederick Wiseman, ‘Titicut Follies’ fut interdit aux Etats-Unis pendant près de vingt-cinq ans, jusqu’en 1991. Ex-avocat, Wiseman y suit le quotidien du Bridgewater State Hospital, institution psychiatrique pour criminels du Massachussetts. Et, disons-le sans ambages, ce qu’il montre est violent : maltraitance, brimades, humiliations, au-delà de l’indécence. Traitant à la fois de la folie et de la prison, le long métrage, sans commentaires, semble d’autant plus puissant et dérangeant que son dispositif paraît neutre. D’une certaine manière, il pourrait être une parfaite illustration cinématographique des thèses que développe Michel Foucault à la même époque (entre son ‘Histoire de la folie’ et ‘Surveiller et punir’). Surtout, il inspira, par sa démarche concrète et sociale, tout un pan du cinéma direct, intelligent et politique. Si bien que ‘Titicut Follies’ représente aujourd’hui une référence du genre. Qui n’a manifestement rien perdu de sa force.

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    Titicut Follies

1974, une partie de campagne

de Raymond Depardon (2002)

Retraçant la campagne présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, mais resté interdit jusqu'en 2002 par son commanditaire (qui imaginait sans doute un portrait plus élogieux), ce premier documentaire de Raymond Depardon s'intitulait, à l'origine, '50,81 %'. Basé sur le même principe que le célèbre 'Primary' de Richard Leacock – qui suivait, en 1960, l'élection de John Fitzgerald Kennedy – le film de Depardon emprunte à Jean Renoir un titre, mais aussi un ton : léger, subtilement ironique, attentif aux détails plutôt qu'aux grands discours. Ainsi, '1974, une partie de campagne' nous présente les dessous de la politique de façon très humaine, comme un mélange d'improvisations, d'hésitations, de jeux médiatiques qui sont aussi de hasard. Et si VGE n'apparaît pas franchement sympathique, le regard que porte sur lui le futur réalisateur de 'Faits divers' et 'Délits flagrants' paraît toujours juste, neutre, dépolitisé. Un peu comme une version profonde et sérieuse du "Petit journal". Avant l'avènement d'une communication politique plus verrouillée.

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