1. Paris, France - 01 April 2025: Great Palace (Grand Palais) on Champs Elysees avenue
    Photograph: Shutterstock
  2. Paris, France, 20-06-2025 : Exhibition "Euphoria – Art is in the Air", Grand Palais, Paris.
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  3. Paris, France, 20-06-2025 : Exhibition "Euphoria – Art is in the Air", Grand Palais, Paris.
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  4. Paris, France - 06 April 2025: Great Palace (Grand Palais) on Champs Elysees avenue
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Grand Palais

On vous dit tout sur cet incroyable lieu de mémoire des beaux-arts – et sur sa nouvelle métamorphose.
  • Que faire
  • Champs-Elysées
  • prix 3 sur 4
Alix Leridon
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Time Out dit

Monument historique s’il en est, le Grand Palais, qui a plus d’une histoire à raconter, a entamé une nouvelle page de son épopée suite à d’importants travaux de rénovation avec les JO. Depuis plus d’un siècle, sa nef monumentale sertie de colonnes de porphyre vert met l’art sous cloche tout en encourageant les artistes à sortir des cadres imposés par les institutions en explorant de nouvelles dimensions. 

Toute une histoire 

Construit en 1900 à l’occasion de l’Exposition universelle, en même temps que le pont Alexandre III, le Grand Palais offre à Paris une entrée monumentale dans le nouveau siècle et marque un tournant dans l’histoire des beaux-arts. Depuis son ouverture, c’est le palais de l’avant-garde, ouvert à la controverse et aux scandales rythmant les fameux Salons d’automne qui s’y tiennent chaque année dès 1905. A partir de 1974, ses immenses verrières deviennent une vitrine internationale de l’art contemporain avec la FIAC (rebaptisée Paris+ par Art Basel en 2022), fine foire du marché de l’art qui attire chaque année en octobre des professionnels du monde entier. Le reste du temps, le palais organise maintes expositions rétrospectives sur des artistes majeurs des beaux-arts (Rodin, Mirò, Toulouse-Lautrec…) mais aussi thématiques (Venise, la Lune), et met en lumière les grands noms de l’art contemporain, en accueillant notamment Monumenta, lancée avec Anselm Kiefer en 2007 et conclue en 2016 avec Huang Yong Ping. Après les travaux, le Grand Palais a rouvert ses portes pour les Jeux olympiques à l’été 2024. La nef a abrité les épreuves d’escrime et de taekwondo, et leurs équivalents aux Jeux paralympiques. 

Depuis la réouverture, le lieu a repris sa vie culturelle, enrichie de nouveaux cycles d’événements internationaux touchant de nombreux domaines (arts, mode, sport…). À terme, grâce aux dernières rénovations, les espaces d’expositions élargis compteront de nouveaux aménagements, comme une Galerie des enfants et une artère souterraine qui reliera la nef au Palais de la découverte. Ce nouveau point de contact physique entre Grand Palais et Palais de la découverte se traduira dans la programmation qui fera plus de place aux rapports entre arts et sciences.

Que faire aux alentours ? 

Entre la place de la Concorde et les Champs-Elysées, le Grand Palais est un des nombreux bijoux qui habillent les beaux quartiers du 8e arrondissement. Juste en face, le Petit Palais et ses collections permanentes sont un passage obligé (et gratuit !) pour les amoureux des beaux-arts. De l’autre côté de la rive, en traversant le majestueux pont Alexandre III, l’esplanade des Invalides mène tout droit au tombeau de Napoléon, et, juste derrière, au joli musée Rodin avec son chouette jardin. Pour manger dans le coin entre deux expos, consultez notre guide des meilleures adresses du 8e arrondissement ! 

Et pour profiter de tous les bons plans de la capitale pendant la durée des JO, retrouvez nos guides par arrondissement.

Comment s’y rendre ? 

Avec les lignes 1 et 9 du métro (station Franklin D. Roosevelt). 

Infos

Adresse
3 avenue du Général Eisenhower
Paris
75008
Transport
Métro : Champs-Elysées Clemenceau
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Programme

Nan Goldin. This Will Not End Well, au Grand Palais

4 sur 5 étoiles
Entrer dans This Will Not End Well, c'est comme signer un contrat sans lire les petites lignes. C'est prendre le risque que ça se finisse mal, mais foncer tête baissée quand même. Conçue par l'architecte Hala Wardé, la scénographie en six pavillons (chacun étant pensé pour la série qu'il abrite) promet une traversée immersive de plus de 40 ans de carrière, à travers un angle audacieux : présenter Nan Goldin comme une cinéaste, grâce à un très riche ensemble de diaporamas et de vidéos. Très vite The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022) nous attrape. Une multitude d'images, et autant de preuves que l'amour est une addiction qui ne se soulage pas avec un rendez-vous Doctolib. Des couples qui se blessent, des fêtes qui finissent mal, des lendemains qui commencent encore pire… C'est le quotidien de Nan Goldin, comme de tant d'autres, finalement (vous reconnaîtrez sans doute les visages de Keith Haring ou Andy Warhol). Dès le début de sa carrière, l'artiste documente sa vie et celle de ses potes sans filtre, écorchant l'intime à vif, le foutant sur la table et nous invitant à contempler le spectacle, aussi difficile à voir soit-il. On s'enfonce ensuite vers The Other Side (1992-2021), où son entourage trans brille avec une intensité rare, dans un monde toujours plus conservateur. Qu'on se le dise : l'art de Nan Goldin est politique, oui. Mais sans slogan. Chez elle, l'engagement passe par l'attachement. Et ça, ça marche parfois mieux qu'un tract. Puis l'ambiance change...
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