Baxter Dury + Asgeir + Nick Mulvey + The Acid

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Dans le cadre du 27e festival Les Inrocks.

Six ans sans album. Certains ont cru qu'il ne reviendrait jamais, et pourtant. En 2011, Baxter Dury, génie pudique de la pop anglaise, sort de l'ombre avec 'Happy Soup', un disque brillant, servi par une voix rauque et fiévreuse, des textes ironiques et un psychédélisme vaporeux. Fils de Ian Dury, figure emblématique du rock cockney, inscrit à la postérité pour le titre "Sex & Drugs & Rock'n'Roll", le musicien, beautiful loser, avait déjà marqué la critique avec ses deux premiers albums, 'Len Parrot’s Memorial Lift' (2002) et 'Floor Show' (2005). Il revient cette année avec 'It's a Pleasure', opus incluant "Pleasure", titre disco-pop sorti au début de l'été que l'on a écouté sur la plage en matant les vagues, sourire en coin. On a hâte d'entendre de reste de l'album à la Cigale, et de voir Baxter nous offrir une prestation à son image : drôle, puissante, insolite et habitée.

Ce soir-là, on pourra également succomber à l'électro-folk de l'Islandais Asgeir. A tout juste 21 ans, ce chanteur à la voix suave enchaine les ballades douces et mélancoliques, sans jamais tomber dans le pathos de la niaiserie. Il a sorti l'an dernier le très beau 'In Silence', incluant le morceau "King and Cross", petit bonbon acidulé qui trotte dans la tête d'au moins deux millions de visiteurs Youtube. 

Le trio de The Acid, formé par Ry X, Steve Nalepa et Adam Freeland vient de sortir son premier album intitulé 'Liminal', sorte d'ovni musical à la croisée du dubstep, de l'expérimental et de la pop. Souvent sombre, parfois mélancolique, la musique de The Acid est bercée par des notes et battements électroniques profonds, adoucis par la voix de velours de Ry X. Un live qui s'annonce aussi frissonnant que percutant. 

Enfin, les Inrocks nous permettent de découvrir sur scène Nick Mulvey, ancien membre du collectif post-jazz Portico Quartet qui s'est lancé en solo et a sorti cette année son premier album, 'First Mind'. En ressort une folk aux influences solaires (il a voyagé au Brésil, au Maghreb ou en Afrique du Sud, après un long séjour à Cuba) et un titre tout doux au nom cocasse, "Cucurucu".

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