Festival Les inRocKs 2014

Du 11 au 18 novembre 2014

Si le magazine Les Inrocks a subi quelques remous ces dernières années (changement de propriétaire et de mise en page, arrivée puis départ d'une rédactrice en chef controversée), son festival a en revanche gardé sa vitalité. Chantre du rock indépendant, l'événement s'est ouvert à d'autres horizons, folk, soul, electronica, tout en conservant son idée directrice : faire découvrir les artistes de demain au public, dans des salles modestes et réputées comme la Cigale ou la Boule Noire. Une autre nouveauté également : le festival Inrocks 2014 s'ouvre au clubbing en proposant des soirées house et techno au Showcase (il faut vivre avec son temps). Pour la 27e édition, les artistes qui ouvrent et clôturent le festival, respectivement Lykke Li et The Jesus And Mary Chain, symbolisent l'éclectisme de ce rendez-vous. En 2014, il y en aura en effet pour tous les goûts, de la techno de Brodinski à la néo-soul de Chet Faker, en passant par des valeurs sûres indie comme The Orwells, Moodoïd ou Palma Violets. A noter que le festival est itinérant depuis quelques années, puisque des concerts auront lieu également à Marseille, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Nancy, Caen et Tourcoing, et pour la première fois cette année à l'international avec une date à Londres avec Frànçois & The Atlas Mountains en tête d'affiche. Le pass 3 jours à Paris (pour la Cigale et la Boule Noire) coûte 99 euros, le pass 1 journée 39,50 euros.

Tout le programme détaillé ici.

[CONCOURS] Gagnez vos pass pour le festival !

Notre sélection

Damon Albarn + Moodoïd + Ibeyi

Après vingt-cinq ans de carrière, le leader éclectique du groupe phare de la brit pop Blur signe son premier album solo. Damon Albarn décrit ironiquement 'Everyday Robots' comme l'album le plus collaboratif auquel il ait participé. Paru fin avril, produit avec Richard Russell, le disque du chanteur de Whitechapel est porté par les singles "Everyday Robots", "Lonely Press Play" et "Photographs", que l'on a hâte d'écouter en live... LIRE LA SUITE

En savoir plus
Casino de Paris Mercredi 12 novembre

Palma Violets + Parquet Courts + The Orwells + Benjamin Booker

Un vent indé souffle sur la Cigale ce vendredi avec quatre concerts délicieusement rock. A commencer par The Orwells, groupe composé de cinq garnements bien énervés originaires de Chicago, dans la même veine que Black Lips. Amoureux de la provoc’, ils ont fait beaucoup de bruit en comparant les Arctic Monkeys aux Backstreet Boys alors qu’ils faisaient leur première partie. Mais assez parlé people, le groupe viendra défendre son deuxième album intitulé ‘Disgraceland‘, opus chargé en riffs cinglants, secoués par la voix garage du chanteur Mario Cuomo. De quoi décoiffer quelques tignasses... LIRE LA SUITE

En savoir plus
Cigale Vendredi 14 novembre

Baxter Dury + Asgeir + Nick Mulvey + The Acid

Six ans sans album. Certains ont cru qu'il ne reviendrait jamais, et pourtant. En 2011, Baxter Dury, génie pudique de la pop anglaise, sort de l'ombre avec 'Happy Soup', un disque brillant, servi par une voix rauque et fiévreuse, des textes ironiques et un psychédélisme vaporeux. Fils de Ian Dury, figure emblématique du rock cockney, inscrit à la postérité pour le titre "Sex & Drugs & Rock'n'Roll", le musicien, beautiful loser, avait déjà marqué la critique avec ses deux premiers albums, 'Len Parrot’s Memorial Lift' (2002) et 'Floor Show' (2005). Il revient cette année avec 'It's a Pleasure', opus incluant... LIRE LA SUITE

En savoir plus
Cigale Jusqu'à Sam nov 15

The Jesus And Mary Chain + Royal Blood + Eagulls + Badbreeding

Chefs de file du shoegaze britannique, les Ecossais de The Jesus And Mary Chain se font connaître en 1985 avec leur premier album 'Psychocandy', porté par le tube "Just Like Honey". Influencé (The Velvet Underground) mais également influent (My Bloody Valentine), le groupe des frères Reid a sorti six albums avant de se séparer à la fin des années 1990 puis de se reformer occasionnellement pour des concerts. Invité de prestige du festival des Inrocks, The Jesus and Mary Chain fête ses trente ans de carrière. Sur scène ce soir-là avec Royal Blood, Eagulls et Badbreeding. Les oreilles vont siffler... LIRE LA SUITE

En savoir plus
Cigale Dimanche 16 novembre

Mais encore...

Musique : Interviews et portraits

Paroles sonores 10 questions à OTTO10 Events 4 questions à Mac DeMarco 10 questions au DA du Badaboum 3 questions à Agent Side Grinder Rencontre avec le DA du festival MO'FO Retour sur l'édition 2013 Intimement lié à son lieu d'accueil et à sa dynamique, le festival MO'FO propose cette année encore une programmation sur trois jours et deux scènes (MO' et FO') dans les murs de Mains d'Œuvres. A l'affiche, principalement des découvertes indé (rock, folk, pop, etc.), pour le plus grand plaisir des curieux ; aux commandes, Jiess, directeur artistique sur le festival et programmateur à l'année sur de nombreux événements à Paris et en Province. Nous l'avons rencontré pour évoquer le MO'FO bien sûr, mais aussi son métier et le regard qu'il porte sur l'industrie musicale aujourd'hui. Time Out Paris : Peux-tu nous présenter le festival pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore ? Jiess (alias Jean-Sébastien Nicolet) : Le MO’FO est le premier événement de diffusion monté à Mains d’Œuvres, en 2002, par Benoît Rousseau (à l’époque responsable de la programmation) et Herman Dune. A l’origine ça s’appelait l’Antifolk festival et c’était centré sur l’esthétique folk américaine. Et puis le projet s’est un peu essoufflé artistiquement, ils retrouvaient un peu toujours les mêmes noms et la scène antifolk est devenue grosse – ça devenait dur de faire venir Smog ou Bonny Prince Billy pour 300 balles… Le projet a ralenti pendant un temps, et puis je suis arrivé à la programmation, et là c’

En savoir plus

Les critiques d'albums

Pour écouter entre les lignes. 2014 Aphex Twin • 'Syro' Moodoïd • Monde Möö Marc Desse • 'Nuit noire' The Horrors • 'Luminous' Pixies • 'Indie Cindy' Chain & The Gang • 'Minimum Rock'n'Roll' Timber Timbre • 'Hot Dreams' Metronomy • 'Love Letters' Temples • 'Sun Structures' Neneh Cherry • 'Blanck Project' Cheveu • 'BUM' PyPy • 'Pagan Day' Agnes Obel • 'Aventine' Alela Diane • 'About Farewell' Nick Waterhouse • 'Holly' 2013 Arcade Fire • 'Reflektor' Léger changement de cap pour Arcade Fire avec ce nouveau disque, plus disco, plus dub (voir le très bon "Flashbulb Eyes", qui ressemble un peu au Clash - au singulier car on dit « le Clash »), plus dansant. Si ces nouveautés ont perturbé certains fans, elles ont aussi su séduire ceux qui auparavant n'aimaient pas le groupe, voire le haïssaient. On a pu ainsi voir un critique du webzine Gonzaï, traditionnellement hostile à Arcade Fire, s'enthousiasmer presque malgré lui pour le disque. On ne s'en plaindra pas, nous qui pensons que le groupe est depuis longtemps l'une des meilleures choses qui soient arrivées à la pop ces dernières années. Comme à chaque fois, le disque nécessite pas mal de temps avant d'être apprivoisé, il faut qu'il mature et trace son chemin dans l'esprit de l'auditeur, qui ne pourra bientôt plus s'en passer.  Mélodies léchées, variété des arrangements, chants entraînants, on danse sur le single "Reflektor", on chante à tue-tête le plus rock "Joan Of Arc" et on finit par s'endormir doucement sur le

En savoir plus

Commentaires

0 comments