Paris Quartier d'été : place au théâtre !

Du 14 juillet au 15 août 2014

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© Moglia Horizon


Depuis 1990, Paris Quartier d'été rompt avec l'ennui. Alors que les théâtres ferment leurs portes et que les compagnies s'exilent dans le Vaucluse, le festival dirigé par Patrice Martinet renoue avec le spectacle vivant. Pendant un mois, du 14 juillet au 15 août, plus d'une vingtaine de troupes viendront occuper l'espace public francilien. Un festival parfois gratuit (le 14 juillet par exemple), parfois payant (jusqu'à 26 euros en tarif plein) et qui squatte mille lieux à Paris et alentour.
Après avoir occupé la place de la République fraîchement rénovée l'an dernier, le festival s'invite sur le plateau très convoité du Carreau du Temple. D'ailleurs, du 14 au 19 juillet, on y applaudira Pierre Henry. Parmi les lieux, on retrouve également des théâtres (TCI, Théâtre Paris-Villette), des jardins (jardin des Acacias de Nanterre, jardin du Luxembourg), et même des musées (Quai Branly, Cluny). Un domaine géographique plein de surprises, car si Paris Quartier d'été repousse les frontières souvent cloisonnées du théâtre en investissant des lieux inédits, il permet également d'appréhender des spectacles des quatre coins du monde ; en provenance de Corée ('N(own)ow') du Japon ('Religieuse à la fraise'), d'Afrique du Sud ('Via Sophiatown') ou encore de Colombie ('Diario de una crucifixion').

Tout le programme ici.

Notre sélection

Religieuse à la fraise

  • Note: 4/5

Il avance doucement sur une scène presque nue, seulement jonchée de feuilles et de brindilles. Très vite, on devine une autre présence pourtant invisible. Juste là, derrière lui, dans son dos et dans son pantalon, elle s'agrippe et partage son mouvement. Elle, la danseuse et chorégraphe japonaise Kaori Ito, est aussi frêle que lui, le comédien et chanteur français Olivier Martin-Salvan, est imposant. Lire la suite

Aranéide

Des fils tendus qui découpent le ciel. Une toile tissée à cinq mètres du sol. Pour son spectacle ‘Aranéide’, la chorégraphe Myriam Gourfink a invité la trapéziste Clémence Coconnier à explorer une forme de danse délicate et lente, dans laquelle chaque micro-mouvement compte. Une chorégraphie à la fois aérienne et animale déroulée sur une structure en kevlar, véritable toile d’araignée dépliée dans les airs. Les gestes esquissés sont précis, les appuis solides et la danse un brin inquiétante. Arachnophobes s’abstenir.

  1. Le Carreau du Temple 2 rue Eugène Spuller, 3e
  2. Du mardi 29 juillet au samedi 2 août
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N(own)ow

Chorégraphe d’origine coréenne, Hyoseung Ye propose une danse pleine d’humour et de dérision.  Un travail des corps, de leur bizarrerie, de leur virilité, de leur fragilité aussi. Sur le plateau du Carreau du Temple, cinq danseurs en t-shirt/caleçon tentent de proposer un travail sur le genre (ce fameux genre, encore !). Tentative ni descriptive ni sociologique, plutôt conceptuelle puisqu’elle prend sa source à une interrogation simple : que font cinq hommes ensemble dans une même pièce ? Une chose est sûre, ils montrent leurs fesses. Un spectacle pour ceux qui n'ont pas peur du gros mot « contemporain ».

  1. Le Carreau du Temple 2 rue Eugène Spuller, 3e
  2. Du mercredi 30 juillet au samedi 2 août
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Horizon

  • Gratuit

Il n’y a pas que les super-héros qui savent voler ! Pour le comprendre, il faut découvrir la performance aérienne de la trapéziste Chloé Moglia qui prend ses « quartiers d’été » en haut du chapiteau installé aux quatre coins de l’Ile-de-France. Un spectacle singulier qui donne lieu à une expérience unique et spectaculaire à six mètres au-dessus du sol. L’artiste mettra son talent au service d’une très humble prouesse : faire sentir ce qui se passe en l’air et avec l’air. Après une formation au Centre national des arts du cirque, elle s’est faite connaître du grand public via l’association Rhizome, en explorant les beautés de l’apesanteur, les appels de l’air et les richesses du vide. Une expérience en format court (30 minutes) qui se déroulera dans à l’air libre, sur la place René-Clair d’Epinay-sur-Seine ou encore place de la Pointe à Pantin.

  1. Eglise Saint-Eustache Rue du Jour, 1er
  2. Du dimanche 27 juillet au vendredi 1er août
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Dancing Grandmothers

La différence entre un geste et un mouvement ? L’intention. La danse propose un chemin, une direction vers l’émotion, où le corps se fait conducteur de l’esprit. Que la danse soit ancestrale ou purement contemporaine, la trajectoire semble la même. Toutefois, les moyens employés diffèrent. En demandant à des grand-mères de danser pour elle, la chorégraphe coréenne Eun-Me Ahn s’emploie à trouver une voie inattendue et pertinente. Enveloppées d’excitation et de grandes jupes à fleurs, les grand-mères dansent leurs vies, leurs habitudes avec harmonie. Heureuses de pouvoir prouver et célébrer leurs existences. Accompagnées de danseurs déguisés, elles nous emmènent dans un joyeux tourbillon décalé, poussé par Eun-Me Ahn, alias « la  Pina Bausch de Séoul » qui confirme son statut de figure de l’avant-garde en mariant folklore et électro, sueur et vidéo, rides et grands écarts. Paris Quartier d’été nous offre une dose de vitalité colorée en proposant des représentations de ‘Dancing Grandmothers’ du 6 au 9 août au théâtre de la Colline. Et comme disait Pina Bausch : « Dansez sinon nous sommes perdus. »

  1. Colline 15 rue du Malte Brun, 75020
  2. Du mercredi 6 au samedi 9 août
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  1. Avenue Corentin Cariou, 19e
  2. Jusqu'à Dim août 24
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