Tuba
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Incontournables à Marseille : 50 plans à faire au moins une fois

Découvrez notre sélection des meilleures choses à faire dans la cité phocéenne, en solo, en duo ou en bande organisée.

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Galeries d’art, restos branchés, plages confidentielles… Dans ce dossier plus costaud que la cuisse de Taye Taiwo, Time Out vous distille les meilleures choses à faire en ville, tous genres confondus. Pour pondre cette sélection tapin large (50 plans !), nous avons quadrillé tout Marseille, des calanques à l’Estaque, pour en extraire la crème de la crème. Guitounes à pizza, clubs underground, terrasses les pieds dans l’eau… De quoi se payer une bonne tranche de vie phocéenne !

Les meilleures choses à faire au moins une fois dans sa vie à Marseille

1. La Cité Radieuse

La Cité radieuse de Le Corbusier ? Les Marseillais, taquins, l'appellent la Maison du fada ; l'Unesco la classe au patrimoine mondial de l'humanité et les amateurs d'architecture brutaliste rêvent de dormir dans la partie hôtel. Elle compte 21 unités d'habitation, pardon, 21 chambres réparties entre la 3e, la 4e et la 8e rue intérieure de la barre. Le reste est habité par des locataires trop fiers de leur Cité. Les proportions des chambres traversantes découlent du Modulor cher au maître franco-suisse (un humain de 1,80 m), les fenêtres encadrées de couleur primaire donnent sur la ville et le magnifique mobilier est parfois d'époque, parfois choisi par Jean Prouvé et Charlotte Perriand. Pour finir de vous convaincre, un immense toit-terrasse cache une piscine, un ciné-club, la galerie d’art MAMO dessinée par Ora-ïto et la plus belle vue sur la cité phocéenne. 

Où ? 280 boulevard Michelet, 13008 Marseille.

  • prix 3 sur 4

Ce spot évoquant un tatami qui claque a d’abord été pensé comme le pendant nippo-bistrot du restaurant Figure, mené par Christophe Juville (patron de Spok et Figure), Ferdi Fravega (ancien de l’Astrance) et Rémi Hernandez (ex-Le Grand Restaurant de Jean-François Piège). Et après plusieurs mois à faire tourner des chefs en résidence, Loïck Tonnoir – ancien du pétillant Ötap à Bruxelles, également passé par Figure – y a signé un CDI pour délivrer une subtile cuisine bistrotière française, où les classiques sont toujours twistés d’un condiment qui fait la diff ou d’un vrai jus de maître-coq. 

Où ? 7 rue Lulli, 13001 Marseille

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  • prix 4 sur 4

Gorgé de soleil et les pieds dans le port des Goudes, Tuba remporte les palmes du spot le plus désirable de la côte. Derrière, on trouve Grégory Gassa et Fabrice Denizot, bien aidés par l’architecte d’intérieur Marion Mailaender, qui ont eu la brillante idée de transformer cet ex-centre de plongée, jadis fréquenté par Jacques Mayol, en magnifique hôtel-restaurant. A l’étage, des chambres qui n’ont de cabanons que le nom, irradiant d’une lumière laiteuse avec une déco sortie de Milk et une terrasse où mouiller le maillot, le Bikini. En contrebas, des tables et transats agrippés aux rochers, et la mer en bas de l’échelle. En cuisine, c’est à Sylvain Roucayrol, passé par Amagat à Paris, que l’on doit cette splendide montée en gamme avec des assiettes à partager bien voraces : thon rouge, yuzu kosho et œuf confit ; palourdes, ‘nduja et coriandre ; loup grillé, saganaki, harissa et padron…

Où ? 2 boulevard Alexandre-Delabre, 13008 Marseille

4. Pavillon Southway

Sur la route de Sormiou, dans ce qui fut jadis un quartier de pêcheurs, se dresse cet élégant pavillon méridional du XIXe siècle où la brillante Emmanuelle Luciani, cofondatrice de Southway Studio, expose ses céramiques et créations dans le style Arts and Crafts. Interrogeant les liens entre art et artisanat, ses œuvres prennent place naturellement dans les deux espaces d’expo de la maison qui se visite sur rendez-vous. Cerise sur le gâteau, la bâtisse cache une magnifique chambre d’hôte secrète à l’étage, dévolue aux voyageur(euse)s de passage : une piaule à soi, ultra-douillette, décorée des fresques et objets d’Emmanuelle, pour passer une nuit unique bercé(e) par les esprits amicaux qui habitent les lieux ! Un pavillon de lumière.

Où ? 433 boulevard Michelet, Marseille 9e

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  • Clubbing
  • prix 2 sur 4

Il y a des couples qui vous donnent envie de vous maquer, à l'instar de Mariana et Arnaud, tombés sous le charme l'un de l'autre dans un festival électro. Des idées plein la tête, ils imaginent il y a sept ans un lieu ouvert à toutes et tous, festif et populaire, programmant les meilleurs DJ tout en proposant une cuisine bio et locale, dont des pizzas cuites au feu de bois à tomber. Depuis, le Chapiteau s’est forgé la réputation d'un lieu où l'on ne s'ennuie jamais et dans lequel il fait bon commencer la soirée dès la fin de l'après-midi en s'ambiançant au boulodrome, avant de rentrer chez soi aux alentours de 4h du mat. Les soirées s'y succèdent sans se ressembler, avec chaque mois divers collectifs amoureux de la techno comme les Marseillais de PH4, ou la soirée Hit Machine qui met de l’acide dans le bouillon des années 90-2000.

Où ? 38 traverse Notre-Dame-de-Bon-Secours, 13003

6. Maison Mère

Pionniers de la fripe à Marseille, Cyril Cohen-Solal et Driss Og Dendoune siégeaient déjà à la Maison Mère bien avant que l’adresse n’affole les followers de Jacquemus. Anciennement rue de la République, le local s’est délocalisé au numéro 5 de la rue du Chevalier-Roze, écoulant en continu ses fameux joggings tie & dye, ses sneakers iconiques en édition limitée, ses rangées entières de sapes vintage, et sa ligne maison siglée MM en grosses lettres éponges. Chacune de leurs collabs se vend plus vite qu’un concert de Beyoncé, et l’insolence de leur succès vous snobe en un tour de reins. Bref, Marseille comme on l’aime, sans concession et 100 % coton.

Où ? 5 Rue du Chevalier Roze, 13002 Marseille

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7. Calanque de Sormiou

Bien sûr, ce serait péché de vouloir classer des calanques marseillaises. Mais s'il fallait absolument faire ce comparatif, la calanque de Sormiou serait évidemment sur le podium. L'arrivée coupe le souffle : un incroyable écrin de roches parsemées de cabanons et de garrigue percé d'une langue turquoise. La très belle plage de sable est surveillée en été. Son eau incroyablement limpide en fait un endroit idéal pour la plongée. L'accès en voiture est sévèrement régulé (il faut arriver très tôt le matin en été) mais ce morceau de paradis se montre assez facile d'accès à pied depuis les Baumettes. Au Château, restaurant historique adoré des Marseillais, on vous jette un poisson sur le grill et c'est le paradis.

  • Clubbing
  • prix 2 sur 4

Avec ses colonnes de pierre, son plafond de 8 mètres de haut et ses alcôves, le Cabaret Aléatoire a clairement un bon look de cathédrale électronique. Tel un bunker creusé sous l’immense Friche la Belle de Mai, c’est le genre d’endroit où l’on vient s’oublier jusqu'aux premières lueurs du soleil sur fond de gros son techno. Régal pour les oreilles (mais un peu trop fort au goût de certains), le Cab (pour les intimes) apporte un soin particulier à la scénographie et aux jeux de lumières entourant les artistes. Et si les stroboscopes ne suffisent pas, le club propose un fabuleux cookie au CBD – pas mal pour redescendre tout doux en fin de soirée.

? 41 rue Jobin, 13003 Marseille

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  • prix 3 sur 4

En posant ses malles en France, rien ne prédestinait l’Italienne Erika Blu, encore musicienne, à officier derrière des casseroles en fonte. D’un hasard à l’autre, elle se retrouve pourtant à écumer plusieurs hotspots de la cuisine marseillaise avant de fonder sa propre affaire dans une petite rue discrète où il faut passer par la case sonnette pour décrocher une assiette. Passé les escaliers et la porte d’entrée, nous voilà engloutis dans une atmosphère à la douceur de mascarpone, avec lumières tendrement tamisées, tapis persan, photos de famille, pianos de cuisson et surtout à queue, qui attend sagement que la meute soit imbibée de barolo pour jouer sa partition. Au programme des agapes ? Un repas de communion autour d’une cucina povera et d’un service enjoué comme un tube italo-disco, avec une enfilade d’assiettes enveloppantes aux cuissons qui croquent et fondent sous la dent.

  • prix 3 sur 4

Ouvert depuis octobre 2023, le Vice Versa doit en partie son succès aux créations mixologiques de Romain, bartender autoproclamé “dealer de fraîcheurs” dont on admire non seulement la manucure toujours parfaite mais aussi la carte de cocktails qui vous donne envie d'abandonner une bonne fois pour toutes l'Espresso Martini (mention spéciale au twist de Pisco Sour et ses notes de bergamote et de tagète passion). L’autre raison, c’est son petit secret (déjà largement éventé parmi les fêtards marseillais) : dès 23h, le bar à cocktails ouvre une porte de la bibliothèque qui nous mène tout droit vers une secret room avec plafond en damier dont on ressort le plus souvent bien ébouriffés.

Où ? 40 rue des Trois Rois, 13006 Marseille

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  • Art
  • prix 2 sur 4

Pensé comme “un lieu de convivialité et de décloisonnement”, le SOMA, espace artistique hybride du cours Julien, accueille depuis 2020 de nombreux artistes en résidence à travers une programmation mêlant expositions, concerts, conférences et festivals. Il est aussi un des bars incontournables de cette place bien connue des noctambules marseillais, sur laquelle il fait bon se poser sur un banc le soir entre amis, attablé à l'une des nombreuses longues tables en bois de l'établissement, dans un brouhaha galvanisant.

Où ? 55 Cours Julien, 13006 Marseille

  • Clubbing
  • prix 2 sur 4

Marseille a beau être la seconde ville de France, son offre de bars et clubs inclusifs laissait cruellement à désirer avant l'arrivée, en octobre 2022, d'un nouvel établissement qui a fait l'effet d'une bombe. Le cours Ju (et nos cœurs) ont fait Boum devant sa devanture colorée et sa programmation jusqu'alors inédite. Loin de se cantonner à l'idée réductrice du bar gay, le Boum innove et se métamorphose en espace interculturel, ouvrant sa programmation à des shows de drag-queens (et kings), des concerts et performances d'artistes queers ainsi que des soirées comedy club. Un humour "fun et safe" que l'on doit au collectif Move on Up qui s'engage à programmer du stand-up non oppressif (tout le contraire du sniper Redouane Bougheraba, quoi). 

Où ? 21 rue André Poggioli, 13006 Marseille

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  • Gastronomique
  • prix 4 sur 4

Framboise-harissa, anguille-chocolat, semoule-crabe… Derrière ces associations aussi improbables qu’un featuring entre Bernard Tapie et Doc Gynéco se cache Alexandre Mazzia, 1,95 mètre au compteur, ancien basketteur devenu MVP des fourneaux – c’est d’ailleurs lui le chef des prochains JO ! Son plus grand exploit ? Avoir placé la cité phocéenne sur la carte de la haute gastronomie mondiale avec des plats aux accords oxymoriques. Lors de notre dernier passage, dans un décor épuré mêlant matériaux naturels et éclairage tamisé, le bonhomme a déployé un menu voyageur absolument stupéfiant, composé de 40 plats (on a compté). 

Où ? 9 Rue François Rocca, 13008 Marseille

14. Sessùn Alma

Emma François, la fondatrice de la marque de vêtements Sessùn, voulait un concept store avec un supplément d'âme (alma en espagnol). En 2019, elle investit donc cette ancienne savonnerie pour la métamorphoser en un espace élégant blanc et terracotta rempli de pièces choisies avec un gout sûr. Dans les alcôves, l'épitomé du cool du moment :  céramiques de Lisa Allegra, terre cuite de Mano Mani, tissus d’intérieur, parfums d’ambiance pour la maison, prêt-à-porter, livres d’éditeurs indépendants… Que des petites séries, que du beau. En bonus, sous une arcade de pierres, des tables en bois clair où se poser et se régaler des assiettes ensoleillées signées Aline Chemla comme une mortelle pita à l'agneau ou un houmous…

Où ? 127 rue Saint-Anne, 13007 Marseille 

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  • Art
  • Galeries d'art contemporain

C’est sur un coup de chance qu’Anne Vimeux et Elise Poitevin, fraîchement diplômées en histoire de l'art, dénichent il y a six ans ce petit espace au cœur des Réformés. Elles suivent le flow et lancent alors l'aventure SISSI Club, un espace à la sensibilité aiguisée mettant en lumière la scène locale et émergente. Depuis, l'histoire de ce lieu est liée à celle d'une nouvelle génération d'artistes, engagée et politisée, explorant des formats artistiques variés. Aujourd’hui, SISSI Club est solidement enraciné dans les réseaux artistiques de la ville, avec une galerie représentant sept artistes, parmi lesquels les peintres Inès Di Folco et Camille Bernard, l'artiste Corentin Darré ou encore l’Australienne Madison Bycroft.

Où ? 18 rue du Coq, 13001 Marseille

  • prix 3 sur 4

De l’iode en bar. Derrière une micro-devanture de lattes blanches ayant pignon sur la corniche Kennedy se cache la poissonnerie éponyme, inaugurée par le brillant Georges Mohammed-Chérif, légende de la pub. Alanguis sur un banc de glace pilée format comptoir, poissons charnus, crustacés et fruits de mer – loup du Frioul, maquereaux, langoustines nacrées, crevettes rouges, fines de claire et autres bulots – attendent de se faire aligner sur un plateau… Derrière, on s’offre une dernière virée en bord de mer sur les rochers de Malmousque, non sans avoir fait un crochet par Mademoiselle Wine, cave nature où piocher quelques blancs salins léchés par les embruns. Et pour les fessiers délicats, il sera toujours possible de se faufiler discrètement à l’étage, où une salle feutrée aux murs riviera accueille chaque fin de semaine de jeunes loups de mer en mal de grand large venus picorer un menu en cinq temps décliné en escales portuaires…

Où ? 245 Corniche Président John Fitzgerald Kennedy, 13007 Marseille

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17. Le Panier et La Vieille Charité

Se balader dans les ruelles étroites du Panier, c'est remonter le temps. Le plus vieux quartier de Marseille, malgré les siècles (les Grecs se sont installés là en -600 quand même), a su garder sa personnalité et sa gouaille. Pour y entrer, passez par le passage Lorette, une sorte de brèche entre les immeubles chics de la rue de République et les venelles pentues du Panier. Osez vous perdre entre la place des Moulins, celle des Pistoles, le Bar des 13 Coins ou la montée des Accoules. Au programme de votre déambulation : terrasses ombragées, fresques de street art, petites boutiques d'artisans et vie de quartier goguenarde. Au bout d'un moment, vous tomberez fatalement sur l'immense Vieille Charité, cet ancien hospice dont les arcades hébergent maintenant un musée d'art contemporain et un centre d'archéologie.

18. Saladin Épices

Déambuler dans les rues de Noailles implique une halte chez Saladin, sorte de souk au décor rocambolesque où s’élèvent des enfilades de monts poudrés versicolores, allant des grands classiques aux petites niches des épices. Plus de 800 au bas mot, avec notamment un ras el-hanout et une harissa maison, et de quoi se poivrer le moulin dans tous les sens : vert du Sichuan, sauvage de Madagascar, Penja du Cameroun, etc.. En fouillant un peu, on trouve aussi du miel, des herbes, des tisanes, pour les gens qui aiment vivre en pyjama.

Où ? 10 Rue Longue des Capucins, 13001 Marseille

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  • Art

Sacré lifting. Avec sa charpente bétonnée et ses tuiles en verre, cet ancien entrepôt du quartier de Bougainville a été transformé par une clique d’artistes déter en atelier géant qui héberge aujourd’hui une vingtaine de plasticien(ne)s. Un lieu de production artistique ? Oui mais pas que : fort de ses 1 200 mètres carrés et d’une équipe aux sensibilités variées, les Ateliers Jeanne Barret se sont imposés en quatre ans à peine dans le paysage culturel marseillais comme un espace hybride qui accueille des projets multiformes, se faisant le relais de différentes scènes. Rencontre autour de l’architecture, fête de clôture d’un salon de microédition… Le hangar est à la fois un lieu de résidence et un espace de teuf pouvant accueillir 500 noceurs.

Où ? 5 Boulevard de Sévigné, 13015 Marseille

20. Dizonord 2

Le disquaire de la zone nord a mis le cap au sud. En plus de leur adresse dans le 18e parisien, les deux papas de Dizonord, Vincent Privat et Xavier Ehretsmann, ont ouvert au printemps une succursale à Marseille ! Migrer au-delà de la Loire n'a pas changé d'un pouce le positionnement de la boutique : pointu, éclectique et abordable (ou peu cher) pour amateurs curieux. On y trouve donc une maousse sélection de vinyles électroniques afin de muscler vos sets mais aussi des rééditions de curiosités tropicales ou des pépites afrobeat chinées à droite à gauche ; des cassettes étranges ; des revues carrées (comme Audimat) et des fanzines confidentiels… Et même une incroyable collection de flyers des fêtes électroniques des années 1990-2000. 

Où ? 42 rue Consolat, 13001 Marseille.

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  • prix 2 sur 4

Dès 8h30, le duo aux commandes de ce petit café de l’adorable rue Fontange – Axelle Poittevin et Thomas Benayoun – envoie derrière le comptoir des expressos serrés (brésilien ou guatémaltèque du coffee shop Ben Mouture) comme un peloton d’exécution, en direct d’une La Marzocco qui a vu du pays. Si la matinée donne envie de traverser la vie à bord d’un cookie aux amandes ou d’un cake citron-pavot en lavant vos excès de la veille au kombucha Datxa (5 €), le sel de la vie débarque à midi avec des sandwichs de compétition dont les buns sont chaque jour dérobés chez Pain Pan!, la boulangerie du coin. Quelques bombes au programme, dont un inoubliable “bœufato tonnato” à l’araignée de bœuf grillée, citron confit, sumac, grenade, oignons rouges confits et rôtis, sauce tonnato parmesan, romaine grillée, câpres et trévise flambée au guanciale.

  • Art

Le Mucem, véritable pépite architecturale, s'est imposé depuis son ouverture en 2013 comme un haut lieu de réflexion, de découverte et de flânerie. Conçu par l'architecte Rudy Ricciotti, ce lieu singulier suspendu entre terre et mer, célèbre pour ses dentelles de béton, offre bien plus que des espaces d'exposition. C'est une expérience totale, une déambulation à travers les passerelles aériennes qui relient le musée au fort Saint-Jean, offrant des panoramas saisissants. Et pourquoi ne pas se détendre ensuite au bar ou au restaurant panoramique, savourant un verre ou un repas avec une vue imprenable ? 

Où ? 1 Esplanade J4, 13002 Marseille, 13002 Marseille

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Bondé comme une église un dimanche des rameaux, le Café de l’Abbaye attire chaque jour que Dieu fait des hordes de locaux et aspirants sudistes sur sa terrasse surplombant le quartier du port. Du premier café du matin au dernier rhum du soir, l’endroit se vide et se remplit au gré des agendas et d’un service électrisé, jonglant entre plusieurs langues et divers degrés d’habitués. Chaque fin de printemps, l’endroit change de formule du côté des solides, alternant entre street food et petites assiettes fort coquines. 

  • Art

​​Niché depuis trente ans au cœur de la Friche de la Belle de Mai, le centre d’art Triangle - Astérides s’est bâti une belle réputation dans le paysage de l’art contemporain marseillais. Déjà pour ses galeries, logées principalement dans la Tour et le Panorama, qui offrent une vue panoramique à couper le souffle sur la cité phocéenne. Surtout, c’est le genre d’endroit qui est constamment rempli d’artistes, entre ceux qui sont installés pour plusieurs mois en résidence et ceux qui participent aux ateliers organisés toute l’année autour de la recherche et de l’expérimentation artistique.

Où ? 41 Rue Jobin, 13003 Marseille.

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25. Vanille Noire

S’il y a un truc froid à lécher à Marseille, en plus des pieds de Florent Manaudou quand il sort de la piscine, ce sont les boules de ce glacier du Panier. Car derrière sa devanture sombre, il aligne les bacs à ice-creams les plus bogoss du coin ! Le fleuron de la maison, c’est une glace à la vanille contre-intuitive, saline et noire – comme le château, où flotte l’étendard notre drapeau ! Hommage à IAM ou pas, cette glace est un kiff qui rend aussi bien en bouche que sur Instagram ! Big up aussi aux sorbets basilic, fraise et orange sanguine ainsi qu’aux glaces amande grillée et sésame. Le meilleur boulodrome de la ville pour une pétanque avec la langue.

Où ? 15 rue Caisserie, 13002 Marseille.

26. Maison Empereur

194 ans et toujours en pleine forme. La plus vieille quincaillerie de France, ouverte en 1827 par Louis Empereur, attire toujours autant de chalands avec des milliers d'objets sur les 1 000 mètres carrés d'étagères de cette boutique… Où il fait bon se perdre : couteaux, ustensiles de cuisine mais aussi carré provençal, produits ménagers, paniers, outils… Difficile de ne pas repartir avec un rasoir à truffe, une tenaille russe ou une brosse pour store ! La 7e génération de quincailliers aux commandes a développé l'image de marque de la maison en aménageant un coin musée qui présente les objets artisanaux les plus iconiques des manufactures partenaires, un salon de thé et, plus incroyable, une chambre d'hôtel qui vous permet de passer la nuit dans l'arrière-boutique !

Où ? 4 rue des Récolettes, 13001 Marseille.

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27. Musée subaquatique

En matière d’aventure, le véritable exotisme est ici en dessous du niveau de la mer. Premier en son genre à l’échelle nationale, le musée subaquatique d’Anthony Lacanaud se visite librement en slip de bain et bonnet de latex – ou l’inverse – et abrite dix majestueuses sculptures de béton immergées à cinq mètres de profondeur, entre le Cercle des Nageurs et les Bords de Mer, à 150 mètres du large. La parade rêvée pour imposer le silence à celui qui ne peut pas s’empêcher de tout commenter, même au ciné.

Où ? Plage des Catalans, 13007 Marseille

  • Bars à cocktails
  • prix 3 sur 4

Si, tant bien que mal, quelques bars à cocktails ont émergé ces dernières années à Marseille, force est de constater que la planque de Ben Colombani reste le temple de la mixologie. Plantée au carrefour animé du cours Pierre-Puget et du boulevard Notre-Dame, cette pépite au décor soigné entre cordages, chaises hautes en rotin et luminaires fantaisistes fait rayonner les breuvages à haute buvabilité. La règle du jeu ? Confiez à Ben et son équipe vos envies les plus folles : alcool, ingrédients, équilibre sucré-salé-acide…, et laissez-vous surprendre par un cocktail sur mesure mariant habilement produits infusés, torréfiés et spiritueux de première bourre.

Où ? 7 Boulevard Notre Dame, 13006 Marseille

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29. Samena Jogging

Un gîte ou remettre le couvert après avoir cramé ses derniers écus dans les rayons du concept store le mieux roulé de tout Marseille, l’indépassable Jogging Jogging. Extension hôtelière nichée dans la calanque de Samena, la maisonnette a conservé post-lifting son esprit arte povera : murs et tomettes râpées jusqu’à l’os, mobilier généraliste de vases en terre cuite et Vierge Marie en statuette, grande chambre avec salle de bains, salon, cuisine, deux patios, petit bassin extérieur où s’acclimater le train avant de se jeter à l’eau salée 50 mètres plus loin. Un paradis à 250 euros la nuit !  

Où ? Boulevard de la Calanque de Samena, 13008 Marseille

30. Baignade Côte bleue

Partir à la plage en TER ? C'est aussi ça la magie de Marseille ! Le train dessert les plages de la Côte bleue entre l'Estaque et Miramas depuis 1915. Pensez à vous installer sur le côté gauche du wagon pour admirer les vues plongeantes sur la Méditerranée depuis ce chemin de fer accroché à flanc de montagne. Au choix, pour vos baignades, vous pouvez aller piquer une tête dans les calanques de Niolon ou de Carry, les plages de Sausset ou de la Couronne… Et partout, cette eau d'un bleu profond qui a donné son nom à ce littoral paradisiaque. Impossible de revenir à Marseille-Saint-Charles sans un stop aux baraques à chichis frégis à l'Estaque. Quel plaisir régressif d'avaler ce long beignet à base de farine de blé, de pois chiche, d’eau et de fleur d’oranger !

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  • prix 2 sur 4

Difficile de ne pas tomber raide A Moro de ce petit troquet de la rue Venture, où Benjamin (Moro, donc) et Adrien Tran concoctent de concert une cuisine qui donne envie de parler avec les mains. Si le cadre ne paye pas de mine – sol moucheté, long zinc, murs blancs, bibelots d’un autre âge, petite terrasse qui déborde sur la rue au moindre rayon –, on s’y sent inexplicablement bien, comme enveloppé dans un tiramisu. A l’ardoise du soir, des petites assiettes rondement troussées : vitello tonnato format dé à coudre ; brocolis, ‘nduja, pangrattato canaille ; joue de bœuf bien braisée à embrasser à pleine bouche, polenta crémeuse et chou...

Où ? 3 rue Venture, 13001 Marseille.

32. La plage du Prophète

En contrebas de la corniche, dans le quartier du Roucas-Blanc, la plage du Prophète, dont personne ne s’accorde sur l’origine mystérieuse du nom, est l’une des rares plages de sable naturelles proches du centre-ville et l’une des plus anciennes de Marseille. Protégée des algues par une digue érigée à la fin du XIXe siècle – repérez le rocher hommage à Josiane –, cette langue de sable offre deux accès à la mer. À droite, côté port, on y entre facilement dans une eau peu profonde. En face, la mise à l’eau est un peu plus périlleuse avec beaucoup de galets et de rochers… Prévoyez donc de vous équiper ! Au soleil du matin au soir, avec ses douches et terrains de volley, c’est la plage idéale quand on est en famille ou lassé des rochers ; par contre, mieux vaut la bouder les jours de mistral… Accessible toute l'année, elle est surveillée et plus fréquentée l'été avec l’ouverture du snack et de la trattoria Chez Marco, sous la corniche.

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33. Friche Belle de mai

Depuis 1992, l'ancienne manufacture de tabac installée dans le quartier de la Belle de Mai, non loin de la gare Saint Charles, dédie ses 45 000 mètres carrés (!) à la création artistique tous azimuts. Expos d'art contemporain, cinéma en plein air, concert, théâtre, street art, clubbing mais aussi librairie, restaurant, café… Il se passe toujours mille choses à la Friche. Rien que la visite de ses divers espaces, depuis son immense toit-terrasse au skatepark en passant par le FabLab, peut quasiment vous prendre la journée ! Une véritable cité culturelle dans la ville, reconnue à l'international mais aussi tournée vers le quartier.

Où ? 41 rue Jobin, 13003 Marseille

En montée comme en descente, impossible de ne pas remarquer ce bar à vin rose poudré dont la fréquentation ressemble à celle du virage nord dès les premières chaleurs. Fondé par Christophe Juville – également à la tête d’Ippon, des cantines Spok et de Lolo à Paris –, Ferdinand Fravega et Rémi Hernandez, Figure a résolument changé la face de Vauban avec ses petites assiettes à picorer du bout des doigts qui dépassent de loin les standards du quartier. À partager ? Ces démoniaques tarama à l’huile verte ; d’audacieux gorgonzola, condiments aux amandes grillées, abricots et oignons ou encore, pour éponger, de superbes pâtes à la carbonara au guanciale, pecorino et parmesan.

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  • Clubbing
  • prix 2 sur 4

Créé en 2019 par le duo féminin Francine Ouedraogo Bonnot et Aude Straub, le Makeda, qui tire son nom de la mythique reine de Saba, peut se vanter d'abriter des soirées couronnées de succès : rap, électro, rock… La scène du Makeda ne connaît pas de frontières et multiplie les projets culturels par le biais de son association Orizon Sud ! Rançon de la gloire : il faut parfois arriver tôt pour être certain de faire partie de la fête (la salle ne peut accueillir que 270 personnes), comme celle du collectif queer Rasputin fondé par deux queens de la fête marseillaise, Damien Lorenzi et Alexis Robardet. Ensemble, le duo nous enchante depuis deux ans de ses mix italo disco dans une ambiance camp affriolante. Et pour les nostalgiques du Hit Machine, le Makeda organise une fois par mois la Boum du samedi, vous invitant à prendre le micro afin de rendre hommage au meilleur (et au pire) des années 90-Y2K.

Où ? 41 rue Jobin, 13003 Marseille

  • Bars à cocktails
  • prix 2 sur 4

L'équipe du CopperBay parisien, kiffant les ambiances marines et les cocktails qui cinglent vers l'excellence, se rapproche logiquement de la mer en amarrant son adresse marseillaise à trois encablures (soit 600 mètres) du Vieux-Port. À l'intérieur, on retrouve les marqueurs yacht-club du bar de la capitale : murs bleu océan, chaises en osier, cuivre et cordage omniprésents… À la carte, qui change régulièrement, les cocktails (12€) ont pris un bon coup de soleil, à l’image de ce gourmand Pulpy à base d’ananas, citron vert, moutarde, bourbon, shochu 3S Yanagita Aokage.

Où ? 36 boulevard Notre-Dame, 13006 Marseille.

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37. La Relève

Il faut se lever tôt pour tenter de comprendre Marseille en deux coups de fourchette et un lever de coude. Mais si la ville devait se résumer à un seul bar, ce serait celui du 41 rue d’Endoume, où se relaient du matin au soir vieux de la vieille et jeunes qui veillent. Sur une terrasse bondée comme un quai de gare, on s’attable à l’heure du déj sans même regarder l’ardoise, où s’inscrit chaque jour à la craie blanche une formule entrée-plat-dessert classico-simpliste : brandade immaculée, aïoli des familles, pâtes aux fruits de mer à vous faire définitivement rentrer dans la moule…

Où ? 41 Rue d'Endoume, Marseille, 13006

38. Maison Sériès

Depuis un siècle, la famille Sériés bichonne les maisons des Marseillais. En 1920, Marius, le créateur de la marque, vendait des papiers peints pour les murs des appartements bourgeois ; en 2021, Amélie, Clémentine et Nicolas, les arrière-petits-enfants, ont largement fait évoluer la boutique mais continuent de magnifier les intérieurs et pimper les fauteuils anciens. Dans ce lieu épuré (briques nues, béton au sol), on trouve désormais la crème des éditeurs de tissus et de papiers peints (Pierre Frey, Lelièvre, Isidore Leroy, Cole & Son…) choisis avec un goût ultra-sûr et présentés comme des tableaux contemporains. La boutique propose aussi des bougies parfumées, des plaids venus de L.A. ou des coussins. Passage obligatoire.

Où ? 108 rue Breteuil, 13006 Marseille.

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Quand deux anciens de la Mercerie – Léo Marzullo aux goulots et Benoît Cadot aux fourneaux – pactisent pour envoyer cuisine couture et vins nature, c’est l’étincelle garantie ! Dans un spot sur deux étages, à quelques brasses du port, les compères récitent leur partition néo-bistrotière dans ce qui fut l’Opéra Zoizo, retapé pour l’occasion avec des luminaires 60’s, des banquettes à épais coussinets et un délicieux bar carrelé. Au déjeuner ? Deux entrées, trois plats et deux desserts au choix, avec toujours une proposition veggie pour maîtriser son empreinte carbone.

 

40. Carlotta With

C’est Brooklyn en plein Vauban, bébé ! Avec ses murs grattés, son mobilier design et ses tubulures apparentes, le pimpant local indus de Charlotte Crousillat a plusieurs facettes qui allient gastronomie, plaisir et bien-être. Résultat ? Le meilleur petit-dèj de Marseille, masterisé par le sourcing sourcilleux et le savoir-faire de la cheffe autodidacte. On bave encore sur sa brioche à la vanille, ses pains au chocolat (les meilleurs goûtés cette année !), ses pancakes au levain coiffés de cerises pochées au miel ou son café savamment infusé. Si vous êtes en ramasse de la veille, bonne nouvelle, elle sert en continu – avec, en bonus, du salé au déjeuner : baba ghanoush, chakchouka, salades… On est vraiment ses gâté(e)s !  

Où ? 84, boulevard Vauban, 13006 Marseille.

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41. Victor Cave & Bistrot

A l’épicentre du quartier Saint-Victor, la Mecque zythologue reste contre vents et marées le point de chute favori des amateurs de mousse. Dans un local n’échappant à aucun cliché – murs en pierre, luminosité de catacombe, gros tonneau en déco et effluves maltés de PMU –, non moins de 500 références au frais de bières artisanales locales et internationales, parmi lesquelles les célèbres Cantillon belges format 75 cl, de plus carnassières Feu Follet fumées au bois de hêtre, ou de suaves aromatisées aux fruits d’une douceur de garce. A consommer sur place, perché sur un tabouret en fer et face à un tenancier du même métal, une sélection à la tireuse de blondes et brunes à se réveiller tatoué…

Où ? 20 Rue d'Endoume, 13007 Marseille

42. Carry Nation

Si les clandés nous rappellent aujourd’hui les heures sombres de la fermeture des débits de boissons, voilà un bar à cocktails qui n’aura pas attendu de nous voir malheureux pour vivre caché. Un antre clandestin portant le nom d’une harpie de la Prohibition, qui avait pour loisir de refaire la façade des contrevenants à coups de hache. Impossible d’y accéder au débotté, il faut attendre de recevoir par mail adresse et code d’entrée avant de pouvoir pénétrer dans ce boudoir tamisé au mobilier d’un autre siècle, et de commander l’un des 12 cocktails classiques ou signatures – ou l’une des plus de 300 références de spiritueux. Punch au lait clarifié, Ramos Gin Fizz, Butter Old Fashioned… Le tout sans la moindre croquette à se mettre sous la dent. Un conseil : dînez avant.

Où ? Adresse secrète, 13006 Marseille

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  • Clubbing
  • prix 2 sur 4

Ça fait presque quinze ans que la Fabulerie a investi le quartier de Noailles. Multifacette, le tiers-lieu développe des programmes et créations numériques destinées à valoriser le patrimoine marseillais. Récemment, on a pu y voir les 11 décors immersifs imaginés par les étudiants de l'école de design de la ville, qui illumineront les nombreux événements programmés par le lieu. Car si, de jour, la Fabulerie accueille un espace de coworking dans lequel il fait bon travailler au calme, la nuit tombée, elle se dévergonde avec des soirées qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Lectures, concerts, conférences, marchés, rencontres, expositions… Consulter le programme de la Fabulerie, c'est un peu comme ouvrir le catalogue JouéClub quand on était minot : tout nous donne envie ! 

Où ? 10 Boulevard Garibaldi, 13001 Marseille

  • Art

Sur la route sinueuse menant aux Goudes, la Cabane Georgina se dévoile tel un mirage, avec sa façade ornée d'un soleil gigantesque évoquant une carte de tarot. Cette ancienne cabane de pêcheurs s'est métamorphosée au fil des décennies en une résidence de vacances parfaite : 110 mètres carrés, une terrasse ensoleillée, un étage à l'abri des regards. Tout au long de l'année, elle accueille des artistes en résidence, et s’ouvre au public chaque été. Un véritable lieu de vie et de création ancré dans le tissu social du quartier-village de la Madrague de Montredon.

Où ? 2 Chemin du Mauvais Pas, 13008 Marseille

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45. Balade en bateau

Fantasme par excellence de tout individu « descendu dans le Sud », la balade en mer peut vite tourner au cauchemar : entre piège à touristes surtarifé, skipper encore au sextant et coup de soleil sous le gilet de sauvetage, ils sont chaque année des centaines à rebrousser chemin la marinière triste et la glacière entre les jambes. Heureusement, une appli permet de réserver une semaine à l’avance son escapade marine, avec ou sans pilote, au départ de Pointe Rouge ou du Vieux-Port : Click&Boat. Bateaux à moteur, catamarans, semi-rigides ou même Jet Ski, cet Airbnb nautique met en location à la journée des engins de particuliers. Avant d’embarquer, on passe faire quelques commissions à la Fabriquerie, traiteur et cave à vin nature de l’avenue de la Corse, où se faire mettre en barquette de délicieuses portions de quasi de veau en salade thaïe ; fenouil rôti, orange et olives de Kalamata ; taboulé de petit épeautre aux herbes fraîches et graines de tournesol, et quelques bouteilles à la mer. Direction le Frioul, les Calanques, ou les Baléares.

Dans les Grandes Halles du Vieux-Port, parmi les nombreuses échoppes peu recommandables, une pizzeria de concours ! Celle d’Olivier Poizat, qui chaque jour fait vrombir son four Forni Visciano pour dégainer de belles napolitaines bronzées à… 500 degrés. Pizzaïolo le jour, youtubeur la nuit, il garnit sa quinzaine de pizzas 24 carats avec de la farine de là-bas et souvent des produits de saison, pour un résultat de compète, à l'image de cette épique N’duja à base de crème de ricotta, mozza, oignons frits, saucisse calabraise et olives taggiasche.

Où ? 30 Cours Honoré d'Estienne d'Orves, 13001 Marseille

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  • prix 2 sur 4

TB est une abréviation qui, généralement, ne présage que du très bon. La Bisette nous présente sa version marseillaise : le “Tarpin Bordel”. Tous les jeudis, la soirée TB enflamme littéralement ce bar-restaurant qui a ouvert ses portes il y a trois ans entre la Plaine et le cours Julien. On connaissait jusqu'alors la Bisette pour ses cocktails inventifs et ses plats sortis de la tête du chef Chris Van Der Kuil, mais il faut désormais compter sur le collectif Twerkistan, qui a fait entrer l'établissement dans la légende des nuits marseillaises. 

Où ? 17 rue André Poggioli, 13006 Marseille

  • Que faire
  • prix 2 sur 4

Cela fait maintenant six ans que le Talus est sorti de terre, transformant les alentours du cimetière Saint-Pierre en un tiers-lieu socio-environnemental et culturel qui redonne un peu de vie à ce quartier endormi. Difficile de croire qu'on se trouve tout près de la Timone lorsqu'on débarque dans cette ferme urbaine : des conteneurs abritent diverses associations (toutes en lien avec l'écologie et le réemploi) et la zone de maraîchage de 800 m2 nous donne furieusement envie de tourner un remake de Silence, ça pousse. Ajoutez à cela une mare, un poulailler et de nombreuses tables en bois où déguster les plats concoctés par la cuisine du coin (locale, bio et veggie), et vous obtenez un espace vert convoité dans une ville qui en manque cruellement.

Où ? 603-623 Rue Saint Pierre, 13012 Marseille

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  • prix 2 sur 4

Dans une rue d’un calme de chat siamois à l’extrême nord du Panier, ripailleurs et sains buveurs trinquent à l’unisson dans ce spot ambiancé par Quentin Panabières (ancien sommelier d’Ötap à Bruxelles), Simon Erouart (ex-Ivresse à Marseille), et Alix Eliard (venue de l’Auberge de Chassignolles à Arles). Cette joyeuse bande de potes a dégoté une longue salle avec tables en enfilade, sol en béton ciré et mobilier en Formica où l’on dévore d’efficaces petites assiettes à partager à prix plancher, toujours bien senties bien qu’elles frisent parfois le format dé à coudre.

  • Clubbing
  • prix 2 sur 4

Merveilleuse : Qui étonne par son caractère inexplicable. Et on serait effectivement bien en peine d’expliquer le sens de la programmation de ce bar caché qui cache bien son jeu. Un week-end typique derrière ses vitrines taguées ? Le vendredi démarre par une bonne session de UK garage et de bass breaks, avant d'enchaîner le samedi sur de la darkwave expérimentale. Et le dimanche, pour se remettre de ses émotions de la veille, on peut profiter d'un open mic de poésie musicale. On y trouve aussi des expos de photographies, dont celle de la Marseillaise Gaëlle Matata, des concerts acoustiques brésilo-caribéens, largement de quoi s’émerveiller – ou au moins oublier ses soucis – à chaque soirée.

Où ? 18 Place Notre-Dame du Mont, 13006 Marseille

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