Salon de Montrouge 2014

Du 30 avril au 28 mai, le Beffroi s'habille aux couleurs de l'art contemporain

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  • Julien Salaud invité d'honneur

    Photo : © TB / Time Out

    Julien Salaud invité d'honneur
  • Louise Pressager

    Photo : © TB / Time Out

    Louise Pressager
  • David Rodriguez

    Photo : © TB / Time Out

    David Rodriguez
  • Benjamin Efrati

    'Chercheur Aveugle' (vidéo), 2014 / © Benjamin Efrati

    Benjamin Efrati
  • Françoise Vanneraud

    Photo : © TB / Time Out

    Françoise Vanneraud
  • Louis Henderson

    'All that is Solid' (vidéo), 2014 / © Louis Henderson

    Louis Henderson
  • Delphine Trouche

    Photo : © TB / Time Out

    Delphine Trouche
  • Mazaccio & Drowilal

    Photo : © TB / Time Out

    Mazaccio & Drowilal
  • Inès P. Kubler

    Photo : © TB / Time Out

    Inès P. Kubler
  • Jean-Marie Georgelin

    Photo : © TB / Time Out

    Jean-Marie Georgelin
  • Yao Qingmei

    'Le Procès' (vidéo), 2013 / © Yao Qingmei

    Yao Qingmei
  • Guillaume Collignon

    'Hauptstrasse n°2', 2013 / © Guillaume Collignon

    Guillaume Collignon
  • Anna Broujean

    'Les Petites Morts', 2012 / © Anna Broujean

    Anna Broujean
  • Aymeric Vergnon-d'Alançon

    'Locus Formol', 2013 / © Aymeric Vergnon-d'Alançon

    Aymeric Vergnon-d'Alançon
  • Emeline Piot

    Photo : © TB / Time Out

    Emeline Piot
  • Thibaut Huchard

    'Hyène', 2014 / Photo : © TB / Time Out

    Thibaut Huchard
  • Clémentine Despocq

    Photo : © TB / Time Out

    Clémentine Despocq
  • Elisa Mistrot

    Photo : © TB / Time Out

    Elisa Mistrot
  • Matthieu Raffard

    'Pliage', 2013 / © Matthieu Raffard

    Matthieu Raffard

Julien Salaud invité d'honneur

Photo : © TB / Time Out

Time Out Ratings

<strong>Rating: </strong>4/5


La jeune création se porte bien. Très bien, même. La preuve, une fois de plus, au Salon de Montrouge, qui réunit une jolie sélection de 72 artistes (choisis parmi 3 100 candidats), tout juste sortis de l'œuf et prêts à voler de leurs propres ailes pour pousser, d'ici peu, la porte de musées et galeries d'art contemporain. Créatif, critique, souvent un poil satirique voire pince-sans-rire, cet échantillon de la nouvelle génération se révèle fondamentalement touche-à-tout, n'hésitant pas à faire de la photo d'une main tout en peignant de l'autre, ou à réaliser des collages à partir d'images glanées sur le net tout en se forgeant, au passage, un discours analytique. Car dans tout leur éclectisme, les peintres, sculpteurs, vidéastes, photographes et autres inclassables bricoleurs réunis pour cette 59e édition regardent, dans l'ensemble, dans la même direction : vers une remise en question perpétuelle du statu quo artistique, des normes sociales, des pouvoirs dominants ou de la place de l'image à l'heure du 2.0. Bref, ils font leur boulot de représentants de la jeune garde artistique, posant des questions qui fâchent et s'inspirant de leurs aînés (parfois un peu trop, certes) pour accorder leurs expressions à l'air du temps.

Evidemment - l'exercice l'ordonne - tout ne plaira pas à tout le monde : le public papillonne d'un univers à l'autre, butinant là où le flair le mène, s'attardant sur une œuvre pour mieux en survoler une autre. Nous n'y avons pas échappé. En sillonnant la scénographie peu engageante de Matali Crasset (une signalisation jaune qui respire le Salon de l'Immobilier ou le Castorama de banlieue), quelques œuvres nous ont tapé dans la pupille. Derrière le rideau d'une salle de projection, une vidéo de Louis Henderson sur le post-colonialisme, bidouillée à partir de pages Wikipédia. Au détour d'une cimaise, les autofictions mythomanes de Judith Deschamps, qui escroque des œuvres de Cindy Sherman ou de Pierre Huyghe pour s'inventer une carrière longue de trente ans. Près des sculptures organiques d'Inès P. Kubler, les vicieuses « petites morts » d'Anna Broujean avec leurs légendes à côté de la plaque - dans l'esprit de Plonk & Replonk ou de Pierre La Police -, ou bien les parodies de Yao Qingmei qui incarne une ancienne partisane de la Chine communiste dans sa guerre acharnée contre les distributeurs automatiques des méchants capitalistes. Et au milieu de tout ça : les digressions à la fois absurdes, philosophes, espiègles et Monty-Pythonesques du vidéaste suisse Benjamin Efrati, entre performance, reportage fictif et stop motion onirique. De loin, notre béguin de ce Montrouge 2014.


En bref :


> Ça se passe au :

Beffroi
2 place Emile Cresp
92120 Montrouge
(Métro : Mairie de Montrouge ou Châtillon-Montrouge)

> Du 30 avril au 28 mai
Tous les jours de midi à 19h (+ nocturnes exceptionnelles)

> Et c'est gratuit !

> Pour toutes les infos, c'est par ici.


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