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Films à voir, salles et festivals à Paris

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Festival Ciné-Palestine

Du 29 mai au 7 juin, le premier rendez-vous parisien dédié au cinéma palestinien.

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Les 100 meilleurs films français

Notre top 100 des plus grands films français, de Georges Méliès à Leos Carax. Et inversement.

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Cannes 2015 : où voir les films du Festival de Cannes à Paris

Sélection officielle, Quinzaine des réalisateurs et Semaine de la Critique débarquent à Paris.

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Films sous les étoiles : un festival en plein air et gratuit

Voilà qui annonce bien la venue prochaine de l'été : les festivals de cinéma en plein air !

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Festival de Cannes 2015

Bilan et palmarès du 68e Festival de Cannes.

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Notre sélection des meilleurs films en salles

Cinéma

L'Ombre des femmes

Enigmatique et poétique (comme souvent chez Philippe Garrel), le titre de ce nouveau long métrage, ‘L’Ombre des femmes’, prend tout son sens au fur et à mesure que le film se dévoile : celui d’un féminisme ouvert, tendre et généreux dans les relations amoureuses, où les femmes, malgré la place qui leur paraît encore trop souvent assignée au sein du couple (dans l'ombre, donc), constituent bien l’avenir de l’homme. Pierre (Stanislas Merhar) est un héros typiquement « garrelien » : artiste sans le sou (en l’occurrence réalisateur de documentaires), plutôt dépressif, romantique et peu bavard. A ses côtés, sa femme, Manon (Clotilde Courau), l’aide à réaliser ses films, l’entourant d’amour et de tendresse. Par ailleurs, Pierre trouve bientôt une maîtresse en la personne d'Elisabeth (Lena Paugam), qui va bientôt découvrir que Manon – la femme de Pierre, donc, vous suivez toujours ? – a elle aussi un amant… Triangulation amoureuse, impossible repos du désir : ‘L’Ombre des femmes’ scrute les sentiments avec une délicatesse et une subtilité admirables. Et la masculinité n’en sort clairement pas grandie : à la fois volage et jaloux, polyamoureux et possessif, Pierre incarne l’homme dans toute sa perte de repères ; se justifiant de coucher avec plusieurs femmes comme une simple nécessité de la sexualité masculine. Et incapable, donc, d'envisager la réciproque. Tandis que les deux femmes à ses côtés, l’officielle et l’officieuse, savent l’une comme l’autre l’aimer avec intelligence. S

La note de Time Out
  • 5 sur 5 étoiles
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La Loi du marché

Edit : La loi du supermarché, devrait-on ajouter. Après avoir perdu son emploi dans des circonstances douloureuses, Thierry retrouve un petit boulot de vigile dans un centre commercial. En poste à l’entrée ou derrière les caméras de surveillance, il arrête les voleurs de câble d’iPhone, vilipende les caissières qui ramassent des coupons de réduction usagés, zieute depuis le poste de surveillance tous les individus louches, devenant ainsi un garde-chiourme de ce marché qui lui a pourtant pris sa dignité. Car avant d’arriver là, le personnage incarné par un Vincent Lindon criant de vérité est passé par toutes les humiliations que le capitalisme aime à infliger aux petites gens. Des séquences proches du documentaire, longues et en plan fixe tournées caméra à l’épaule, qui ne laissent pas indifférent. Comme lorsque Vincent Lindon explique à son conseiller du Pôle Emploi que la formation qu’il a faite n’a débouché sur aucun travail et qu’elle n’a servi à rien, ou quand il passe un entretien d’embauche via Skype, un passage d’une cruauté si vraisemblable qu’on en rit de bon cœur – jaune évidemment. Pire, le moment atroce (mais tout aussi hilarant) passé en compagnie de sa banquière démontre de quelle manière le marché infantilise les hommes, houspillés pour leurs découverts, forcés de baisser les yeux face au ton autoritaire de la banque, contraints en quelques secondes de prendre des décisions dramatiques pour leur vie. Et quand la conseillère propose à Thierry de souscrire une a

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Trois Souvenirs de ma jeunesse

Après l’escapade américaine de ‘Jimmy P. – Psychothérapie d’un Indien des Plaines’, Arnaud Desplechin revient au bercail dans sa ville natale de Roubaix, avec ces ‘Trois souvenirs de ma jeunesse’ qui fleurent bon l’autobiographie et un attachant retour du cinéaste à ses sources, entre marivaudage sentimental et roman d’apprentissage. Présenté comme un prequel à ‘Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)’ (le film qui fit connaître Desplechin au grand public en 1996), ce nouveau long-métrage balaye finalement même l’ensemble de son œuvre – ou, au moins, de la large part qui s’en trouve consacrée à son alter ego, Paul Dedalus. Après un épisode d’enfance plus ou moins traumatique, le film opte un moment pour le cinéma de genre, à travers l’espionnage et les aventures tintinesques de Paul, adolescent, en mission en Union soviétique pour une fantaisie assez réussie, qui permet à Desplechin de créer un double à Dédalus (double qui apparaît ainsi a posteriori comme le héros de son tout premier film, ‘La Sentinelle’, en 1992). Surtout, c'est à travers son troisième souvenir – qui occupe en fait la majeure partie du film – que Desplechin nous livre l’éducation sentimentale du trentenaire nerveux,  sentimental et bavard de 1996, auquel les traits du visage de Mathieu Amalric restent liés. Et le film se montre d’ailleurs particulièrement habile à cet endroit : le jeune interprète de Paul (Quentin Dolmaire) parvenant à évoquer la scansion et l’attitude de d’acteur-fétiche de Desplec

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Mad Max : Fury Road

Ce quatrième épisode de la remuante saga post-apocalyptique de George Miller arrive en salles comme une tornade s’invitant dans un salon de thé. Alors que pas mal de blockbusters manquent d’ambition ou même d’un vrai propos, voilà un film qui rançonne 150 millions de dollars à Warner Bros pour fuir dans le désert de Namibie, et envoyer à Hollywood la bande accompagnée de moignons encore fumants. Ca faisait 30 ans que la silhouette de Max Rickatansky ne s’était pas découpée sur l’horizon, mais le Guerrier des routes n’a pas vieilli pour autant. Le caractériel charismatique incarné par Mel Gibson a fait place au taiseux Tom Hardy (fait chaud, soif, on économise sa salive), la franchise opérant une mue aussi réussie qu’un ‘James Bond’ changeant de 007. Pourtant, beaucoup de choses ont changé sur les terres désolées que Max arpente : alors que les premiers épisodes prenaient place dans les décombres d’un monde perdu, ‘Fury Road’ nous regarde encore un peu plus dans le rétroviseur, ses paysages aux couleurs hypersaturées plaçant l’action tout près de l’avènement d’une nouvelle civilisation, plutôt que juste après le déclin de la nôtre. Cette fois, tout commence au milieu de montagnes qui servent de forteresse à Immortan Joe (Hugh Keays-Byrne), sorte de goule consanguine régnant sur une société d’éclopés, de femmes soumises et de guerriers complètement timbrés. Où l’on trait les femmes – largement considérées comme des matrices sur pattes – pour en extraire du lait maternel, et o

La note de Time Out
  • 5 sur 5 étoiles
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Les Terrasses

Petites avancées de béton qui donnent soit sur la mer, soit sur des rues palpitantes d'activité et de misère, les terrasses d'Alger tiennent un discours muet sur l'histoire de la ville. Autrefois publiques, elles ont peu à peu été transformées en logements de fortune. En racontant Alger à partir de cinq terrasses situées dans des quartiers différents – la Casbah, Bab El Oued, Belcourt, Notre-Dame d'Afrique et Telemly –, Merzak Allouache réalise dans son dernier film une saisissante cartographie sélective et subjective de la violence algérienne. Entre espace public et sphère privée, sans retenue mais suivie de larmes et de remords, l'agressivité qui se déploie dans 'Les Terrasses' est pleine de contradictions. Chaque terrasse a ses non-dits que Merzak Allouache prend garde de ne jamais éclaircir tout à fait. Ainsi l'homme qui torture son frère à mort, l'alcoolique qui loue quelques mètres carrés de toit à des démunis et le prédicateur qui garde enfermé dans une niche un membre de sa famille sont-ils en permanence suspects de cruauté gratuite. À part une rapide mention humoristique de la visite de François Hollande dans l'unique artère de la ville repeinte pour l'occasion, le politique est absent des terrasses. Grâce à sa maîtrise des silences et son choix d'une structure éclatée, Merzak Allouache parvient à rendre pesante cette lacune. Au désœuvrement de jeunes musiciens sans lieu pour répéter, à la silhouette figée d'une jeune femme battue par son mari ou encore au désespoi

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Dans l'actu

Le blog

'A la recherche de l'Ultra-sex' : un collage tordant de vintage porn au Max Linder

Un collage-montage délirant, élaboré à partir de pornos vintage – après le visionnage marathonien de plus de 2500 « boulards » datés de 1974 à 1995 – et doublé à la manière du cultissime 'La Classe américaine'. Le 5 juin au Max Linder Panorama. Et on vous offre des places !

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Le blog

Le génial 'Listen Up Philip' d'Alex Ross Perry en DVD chez Potemkine

Ce 3 juin, sort chez Potemkine le DVD du second film cinglant et acide d'Alex Ross Perry, 'Listen Up Philip'.

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Cinéma

Michelangelo Antonioni

Antonioni aux origines du pop : cinéma, photographie, mode, jusqu'au 19 juillet à la Cinémathèque française.

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Le blog

Retrouvez 'Enter the void' gratuitement sur MUBI

Le monument de psychédélisme de Gaspar Noé, à retrouver gratuitement sur MUBI grâce à Time Out.

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Cinéma

Jean-Pierre Melville ressort en salles

Retour sur l’un des plus grands maîtres français du cinéma de genre.

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Plus de Festival de Cannes

Plus de films en salles

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Journal d'une femme de chambre

Après Jean Renoir en 1946 et Luis Buñuel en 1964, c’est au tour de Benoît Jacquot d’adapter le ‘Journal d’une femme de chambre’ d’Octave Mirbeau, roman publié en 1900. Si ce long métrage se révèle plus fidèle à l’histoire originelle que ne l’était la version licencieuse, cynique et fétichiste de Buñuel, il est également moins enthousiasmant, en dépit d'un casting plutôt réussi. Célestine (Léa Seydoux), jeune et jolie femme de chambre parisienne – dotée d’une voix intérieure assez plaisante –, se retrouve à la campagne au service de monsieur Lanlaire (Hervé Pierre), vieux cochon néanmoins sympathique, et de Madame (Clotilde Mollet), une maîtresse rigide et frustrée. Elle s’éprend alors de l’énigmatique et impénétrable jardinier, Joseph (Vincent Lindon), et, sans surprise, finit par s’enfuir avec lui, décrétant mollement être prête à le suivre « jusqu’au crime ». La Célestine de Jacquot se veut ainsi délibérément plus fade et moins diabolique que celle de Buñuel – qui, par exemple, acceptait d’épouser le capitaine Mauger et de faire finalement condamner Joseph. En oscillation permanente, les trente premières minutes du long métrage s’avèrent presque éreintantes ; les innombrables flash-backs nous égarent dans un récit fragmentaire et décousu, la caméra excessivement mobile donnerait presque la nausée, tandis que les musiques de fond parviennent à nous faire désirer le silence – cette arme redoutable des films précieux. Constamment braquée sur Célestine, la caméra suit son ac

La note de Time Out
  • 2 sur 5 étoiles
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Avengers : l'ère d'Ultron

Le premier ‘Avengers’ de Joss Whedon offrait aux films Marvel une fin épique, rassemblant les divers personnages de la franchise en une conclusion vibrante et satisfaisante. Ce deuxième volet, ‘L’Ere d’Ultron’, livre pour sa... Lire la suite

La note de Time Out
  • 3 sur 5 étoiles
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Lost River

Mesdemoiselles, oubliez donc ce que vous connaissez de Ryan Gosling. L’acteur de ténébreux contes pour adultes, désormais devenu réalisateur (et pas de la meilleure des manières), a maladroitement tenté de faire... Lire la suite

La note de Time Out
  • 2 sur 5 étoiles
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Le blog

Les quatre vérités de 'Connasse, Princesse des cœurs'

La 'Connasse' préférée de Canal + investit l'écran noir, avec une Camille Cottin toujours aussi fêlée et culottée, qui traverse la Manche avec un seul but : épouser le Prince Harry. Soir de première, le monde se bouscule pour découvrir le film au scénario embryonnaire inspiré de la micro-série à succès. Verdict ?  1. Un format inadapté Le format de 'Connasse, Princesse des cœurs' est sans doute son plus gros point faible. Alors que l'on riait volontiers à deux minutes d'insolentes clowneries, le long métrage nous laisse entrevoir les passages à vide qu'éludait (naturellement) sa bande-annonce. Les gags de la Princesse des caméras cachées connaissent des hauts et des bas, s'enchaînent, s'épuisent, pour devenir – à la longue – un peu lassants. Comme une nouvelle littéraire dont le format court rend la chute plus percutante, 'Connasse' gagnait assurément à ne durer que quelques « minutes paroxystiques » pour éviter les faux rebonds.  2. Une comédie boulimique  Le public de 'Connasse' est asservi : c'est tout juste si on ne lui ordonne pas de s'esclaffer (il est là pour ça, après tout). Gavés comme des oies de sketches toujours plus effrontés, les spectateurs n'en ont plus faim – alors qu'ils seront sans doute ravis de visionner indépendamment quelques-unes des scènes réussies sur Youtube d'ici quelque temps. Un peu comme un gigantesque porno qui voudrait nous en mettre plein la vue ; point trop n'en faut... 3. Une actrice sacrément « couillue » L'arrogante héroïne du long

La note de Time Out
  • 2 sur 5 étoiles
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Zombies, vampires, exorcismes, empalements et trépanations... Vous en reprendrez bien un petit coup ?

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Eh oui, les histoires d'amour, ça finit généralement mal... mais ça permet de faire de beaux films !

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Les 100 plus grands films du cinéma d'auteur français, de Georges Méliès à Leos Carax. Et inversement.

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10 films à voir : Paris au cinéma, 1926-1967

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Cinéma

Lisandro Alonso

Depuis le début des années 2000, le cinéaste argentin Lisandro Alonso creuse le sillon très personnel d'un cinéma onirique, au minimalisme singulier et radical. Pour son nouveau film, 'Jauja', le réalisateur a fait équipe avec Viggo Mortensen comme producteur et acteur principal pour accoucher d'un petit bijou de cinéma primitif et sensoriel (lire notre critique du film). Rencontre. A travers l’utilisation d’un format carré, la fixité de ses plans ou l'épure de ses dialogues, ‘Jauja’ paraît lorgner vers les origines du cinéma, évoquant parfois les films des frères Lumière. S’agissait-il d’une démarche délibérée, volontaire de votre part ? Concernant le format carré, ce n’était pas vraiment une volonté particulière : c’est un format qu’on a trouvé accidentellement, par hasard, suite à des erreurs de labo. Actuellement, le cinéma tend de plus en plus vers le divertissement de consommation rapide, que les technologies poussent vers le digital et la nouveauté permanente. En même temps, il est encore possible de travailler en noir et blanc, d’insérer des intertitres. Ou de choisir un format carré. Tout reste encore possible pour des films à contre-courant. Par ailleurs, je suis ravi de cette analogie avec les frères Lumière, qui représentent pour moi la définition-même du cinéma. C’est ce que j’admire le plus : un cinéma en totale expérimentation, un questionnement de toutes parts, sur tous les registres. Pour moi, le cinéma c’est d’abord ce questionnement, cette recherche. On

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Cinéma

Thomas Salvador

Voici l'une des plus jolies surprises de ce début d'année 2015 : 'Vincent n'a pas d'écailles' de Thomas Salvador, tour à tour film d'auteur, comédie romantique et histoire de super-héros décalé, dont le protagoniste principal (interprété par le cinéaste lui-même) développe de fabuleux pouvoirs au contact de l'eau. Combinant une rare fraîcheur à une impeccable maîtrise sur le plan de la réalisation, 'Vincent n'a pas d'écailles' développe un ton délicieusement singulier, à la fois malin, distancié et extrêmement attachant. Rencontre avec son auteur, réalisateur et interprète, le discret et charmant Thomas Salvador (lire notre critique complète du film). Time Out Paris : Après avoir vu votre film, on se demande si vous avez rêvé, enfant, d’être un super-héros.  Thomas Salvador : Sans doute, oui. Petit, je lisais beaucoup de comics ; j’adorais les personnages de Marvel – mais pas seulement – et j’ai toujours aimé les gens qui sauvaient d’autres personnes. Peut-être est-ce parce que je m’appelle Salvador, et que ça veut dire « le sauveur » ? Peut-être que je porte ça, aussi. Mais c’est vrai qu'enfant, je rêvais beaucoup que je sauvais des gens. Le choix d’incarner Vincent s’est-il imposé de lui-même ? Oui et non. Oui au tout début, parce que j’ai pris l’habitude de jouer dans mes courts métrages, où il y a une dimension physique et corporelle, quelque chose qui m’excite en tant que spectateur. Quand j’ai commencé à écrire, c’était évident que je jouerais. Lorsque j’écris, j’ai u

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Cinéma

Vincent Macaigne

L'hypercatif trentenaire évoque pour nous le tournage de son nouveau film, 'Une histoire américaine' d'Armel Hostiou Depuis 2013, Vincent Macaigne est partout, que ce soit comme acteur de cinéma - dans 'Tonnerre' de Guillaume Brac ou 'Tristesse Club' de Vincent Mariette - ou metteur en scène de théâtre, avec son adaptation exubérante de 'L'Idiot' de Fédor Dostoïevski. Dans son nouveau film, 'Une histoire américaine' (lire ici notre critique du film), Macaigne incarne un trentenaire français perdu à New York dans le vain espoir de reconquérir son ex. Une belle occasion pour nous de rencontrer le surproductif Macaigne un samedi matin, entre le montage nocturne de son propre film et son départ pour un tournage en costumes en Pologne. Et d'évoquer avec lui cette mélancolique 'Histoire américaine', sa dynamique minimaliste et sa part d'improvisation. Interviews Jessica Hausner Réalisatrice, scénariste et productrice autrichienne, Jessica Hausner a également été membre du jury au Festival de Cannes en 2011 et à la Mostra de Venise en 2014. Son dernier film, au scénario farfelu et à l'interprétation de haut niveau, 'Amour Fou', a fait partie de la sélection « Un certain regard » du Festival de Cannes. Il retrace l'histoire d'un jeune poète romantique accablé par la vie et ses désillusions, qui décide de se donner la mort, mais refuse de l'affronter seul. Il cherche donc l'heureuse élue qui acceptera de le suivre dans ce suicide amoureux, grandement inspiré de celui du poète alleman

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Cinéma

Bertrand Bonello

Entre la sortie de 'Saint-Laurent' et son installation 'Résonances' au Centre Pompidou, on a croisé Bertrand Bonello pour parler avec lui de cinéma, de musique, de grâce et d'autobiographie. Rencontre.  On qualifie souvent votre cinéma d'« esthétique » ? Qu'est-ce que cela vous évoque ? C'est un drôle de débat, parce que le terme, au moins en France, peut avoir une connotation presque péjorative, qui fait appel à la publicité, avec un côté clip, factice, alors que l'esthétique, c'est d'abord juste une manière d'aborder le visuel. Même la non-esthétique, ou ce qui prétend s'en affranchir, est une forme d'esthétique. Plus roublarde, mais c'en est une. Plutôt que d'esthétique, on pourrait plutôt parler à votre sujet de cinéma sensoriel, qui travaille la sensualité de l'image, hors de tout message à proprement parler. L'idée, ce n'est pas d'avoir un sujet. A la limite, ce serait déjà d'avoir un lieu : le lieu de la maison close pour 'L'Apollonide', les lieux fréquentés par Saint Laurent pour ce film... Mais il s'agit en fait de parler d'autre chose, et à partir de ce lieu, de créer des moments. D'où une certaine durée des scènes, aussi, parce qu'elles ne peuvent pas seulement être là pour dire ce qui se passe et faire avancer l'histoire. L'histoire de Saint Laurent, très honnêtement, on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit passionnante. Du coup, il faut créer des moments passionnants, précisément parce qu'il n'y a pas d'événement. C'était un des défis de l'écriture. Or, pour

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