Ajoutez à votre coupes de coeur
0 J'aime

Le Beaujolais nouveau à Paris

Les bons endroits pour fêter le petit nouveau !

© Time Out
Le Beaujolais divise les Français presque autant que le foot ou la politique. Cette polémique, intarissable comme une barrique sans fond, revient tous les ans déchaîner les comptoirs. S'il pique un peu – nous savons qu'il ne s'agit pas d'un cru de garde vinifié vingt ans dans des fûts –, le Beaujolais est un vin léger qui se laisse facilement boire. S'adaptant à l'air du temps, il se décline désormais en cuvée bio et naturelle. Un bon point pour les lendemains difficiles, puisque l'absence de souffre réduit les maux de tête. 

Jeudi, on célèbrera donc ce vin nouveau, en le goûtant jusqu'à plus soif. A petites gorgées en début de soirée, à grandes rasades à l'heure où les verres se renversent sur la chemise du voisin. Pour profiter de cette fête franchouillarde qui vient réchauffer un peu les premiers frimas de l'hiver, Time Out Paris vous livre quelques bonnes adresses pour déguster du Beaujolais nouveau. Si, au contraire, vous préférez le bouder, de nombreux bars à vins prendront le contrepied de cette soirée. Une belle occasion pour découvrir les meilleurs comptoirs à ballons de la ville.

Où trinquer à l'arrivée du Beaujolais ?

Les Caves de Prague

Pas mal de vins naturels, et pas de droit de bouchon sur les bouteilles de Beaujolais.

Infos et critique

Où boire un bon vin (et pas forcément du Beaujolais) ?

Aux Deux Cygnes

Notre sélection

Ce n’est ni vraiment une cave, ni vraiment un restaurant. L’espace est tout petit, décoré avec soin, aménagé avec douceur. Des bouquets de fleurs sur chaque table, un petit comptoir, des couleurs rassurantes. Mais le lieu n’en est pas moins surprenant pour autant. Aux manettes, on trouve To Xuan Cuny, une jeune femme franco-vietnamienne, toute petite et tout sourire. Et sa passion, attrapée à Copenhague en dernière année d’étude d’hôtellerie, ce sont les vins naturels. Rien n’y fait mention, ni sur la vitrine, ni sur la carte (législation et mauvais a priori obligent), mais tous les vins que vous trouverez ici sont exclusivement naturels. La patronne des lieux se fait un plaisir d’en parler directement aux gens qui viennent la voir, à ceux qui lui posent des questions. Les gens du quartier d’abord, et puis petit à petit de plus en plus de curieux, avertis par le bouche à oreille. Il faut dire que l’espace est aménagé pour que la discussion s’installe facilement. Il y a peu de places, une dizaine sur des tables et trois ou quatre au comptoir. Il s’agit de profiter du moment pour conseiller et faire découvrir. C’est également dans cette optique, celle de prendre le temps de se faire plaisir, qu’une petite ribambelle d’assiettes est proposée. Une dizaine de petits plats créatifs, d’origine vietnamienne pour certains (entre 4 et 12 euros). Ainsi, à côté des assiettes de chorizo ou de Saint-Nectaire fermier, on trouve des banh mis, des chips à la crevette, ou encore cette excel

En savoir plus
Bastille

La Cave à Michel

Notre sélection

Anciennement Contre-Etiquette, la Cave à Michel a conservé sa vocation de caviste mais rafraîchi les murs depuis quelques mois, avant de s'apprêter pour cette rentrée 2014 à servir à boire. Autour de quelques charcuteries issues du 31, la merveilleuse boutique espagnole d'en face tenue par Carlos Gutierrez Moya, Fabrice propose désormais des vins de qualité à déguster sur place ou à emporter. Affable et bavard, le gérant invite le flâneur à entrer chez lui ou chez les commerçants d'à côté, plus que des collègues, des amis, des habitants du quartier. Ce quartier, c'est celui la place Sainte-Marthe dans le 10e arrondissement, entre Colonel Fabien et l'hôpital Saint-Louis. Ilot de tranquillité à deux pas du remue-ménage de Belleville, la place et ses rues environnantes voient les nouvelles boutiques se développer à grande vitesse, dans un processus que certains qualifieraient avec une moue péjorative de boboïsation.S'il est certain et inévitable que la zone se « gentrifie », qui peut regretter l'apparition de commerces indépendants, dont les produits sont de qualité, respectueux de l'environnement et hétéroclites ? On aime bien la déco simple et rustique de la Cave à Michel, la table en bois au fond qui donne sur une petite cour, les azulejas portugaises qui ornent le mur derrière le comptoir. Un petit air du Sud qui invite à la découverte. « Certains de nos clients sont des habitants du quartier, raconte Fabrice, mais je vois aussi des jeunes qui autrefois achetaient leur vin a

En savoir plus

Au Bon Coin

Notre sélection

Le Bon Coin, à force de s’étendre de vitrine en vitrine, n’est plus tout à fait au coin de la rue. Ce restaurant-bar à vins de caractère situé près de Jules Joffrin s’adresse à ceux qui savent apprécier la bonne chère. La maison propose une carte pléthorique de crus du terroir bien choisis dans toutes les gammes de prix, et pour tous les goûts : léger, charpenté, rond, fruité, sec, doux... il n’y a qu’à demander conseil si vous n’y connaissez rien. Le week-end, la maison de sert pas à dîner, mais le reste du temps, cette cantine de quartier propose des spécialités du Sud-Ouest abordables et cuisinées avec des ingrédients du terroir. Les propriétaires aveyronnais, arrivés dans la capitale dans les années 1930, ont su conserver les bons filons pour s’approvisionner en viande du pays. Méfiez-vous des entrées géantes suivies de plats pantagruéliques, il va falloir honorer votre assiette ! Pour les petites faims, les salades sont délicieuses et les planches mixtes fromages-saucissons méritent le détour, accompagnées d’un bon rouge corsé. En été, quelques tables s'installent sur la terrasse pour vous permettre d'observer les passants ou les rares véhicules. Voir tous les bars de Paris : cliquez ici. Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète.

En savoir plus
18e arrondissement

Le 11ème Domaine

Notre sélection

Voici un bar qui pourrait être surnommé le « Roi de la planche », tant ses planches de fromage et de charcuterie s’imposent parmi les meilleures de Paris. Fromages de toutes les couleurs, rouge, vert ou bleu, trônent au milieu de coppa et de rosette à tomber. Mais ce n’est pas seulement pour sa gastronomie, certes délicieuse, que l’on se rue au 11ème Domaine, mais bien pour ses vins et son ambiance. Ici, le sympathique patron Elie et ses serveuses vous conseilleront parmi un choix de vins qui va du sol au plafond (n’hésitez pas à commander les bouteilles du haut, le patron ira les chercher au péril de sa vie), couvrant toutes les régions de France et même quelques vins étrangers - australiens, chiliens, argentins -, sans oublier une jolie sélection de whiskies. Chaque mois, le bar organise également des dégustations et cours d’œnologie dispensés par Valéria Naudin. Les récoltants représentés dans le bar sont tous indépendants, parfois originaires de régions moins fameuses que les classiques Bordelais ou Bourgogne. C’est donc sur un vin rouge basque, un Irouleguy du domaine de Mourguy, que nous jetons notre dévolu. Tannique et léger à la fois, il présente une belle maturité et de jolies touches de fruits rouges. Côté prix, comptez 15 € pour une planche moyenne, de quoi se restaurer à deux, et un droit de bouchon à 4 € plus qu’honnête. Le prix des bouteilles, lui, varie comme d’habitude beaucoup en fonction de l’origine du vin mais reste tout à fait correct. De quoi attirer un

En savoir plus
Oberkampf

BiBoViNo

Le « cubi », fidèle compagnon des soirs de beuverie, des barbecues et des amis de l'apéro, n'a pas bonne presse quand on parle de grands vins. Il est d'abord aimé pour son volume, son côté pratique, sa rentabilité, pas pour ses saveurs et ses tannins. Qui sait ? Peut-être les mentalités changeront-elles un jour, sous l'impulsion de cavistes comme BiBoViNo. C'est en se promenant dans le marché des Enfants Rouges qu'on découvre cette boutique lumineuse, remplie de boîtes de la même couleur, un violet qui rappelle fortement une fameuse marque de chocolat (aucun rapport pourtant). En entrant, on se frotte les yeux pour y croire : il s'agit d'une cave entièrement constituée de cubitainers !    En discutant avec le gérant de la boutique, ancien sommelier de palaces parisiens, on apprend le concept du lieu : proposer des vins haut de gamme dans ce type de format. D'abord, on ne dit pas « cubitainer », qui désigne plutôt un tonnelet en plastique, mais « bag-in-box » lorsqu'il s'agit d'une poche de vin à l'intérieur d'un carton, dont on se sert à l'aide d'un petit robinet. Les quatre associés à l'origine de BiBoViNo, Olivier Baussan, Bruno Sutter, Michel Gillet, et Frantz Roesch, ont compris qu'il y avait là un bon filon. Amoureux du vin et entrepreneurs rôdés, ils ont vu le marché du BiB s'envoler et compris qu'une offre de qualité pouvait trouver son public. Fini le mauvais rosé, le gros rouge qui tache et le blanc qui fait mal au crâne, leur caviste et spécialiste Bruno Quenioux es

En savoir plus

Quatre Fois Cinq

Quatre Fois Cinq, cela fait vin. Et vingt euros, c’est à peu de choses près le total de notre addition (par personne), lorsqu’on quitte ce caviste de la rue de Charonne. Ouvert jusqu’au dimanche soir, le lieu possède une sympathique petite terrasse et propose un choix conséquent de vins naturels, avec de belles références. Côté assiette, on se laisse aisément tenter par une carte succincte avec un menu à 15 euros (midi & soir) et des plats simples mais alléchants : carpaccio de bœuf séché, bruschetta à l’Ossau Iraty et aux tomates, un inévitable burger au Comté AOP, des lasagnes à la bolognaise… Verdict : la nourriture est sommaire, rien d’étonnant pour un menu aussi peu onéreux. Ne pas s’attendre à du grand bœuf, donc ; le carpaccio est sans intérêt, la viande de notre burger sort à vue d’œil d’une barquette Simply Market. Si une partie de la cuisine est faite maison, l’on tombe sans surprise sur des desserts décongelés – ne pas hésiter à se renseigner auprès du service, fort aimable. De fait, les prochaines fois, on ira avant tout pour les bouteilles : un excellent Menetou d’Henri Pellé, sur le fruit (8 € le verre), un brillant alliage de Cabernet Franc et Malbec par le farfelu vigneron Fabien Jouves (son « Tu Vin Plus aux Soirées »), ou un satisfaisant Domaine de la Tour Boisée (Minervois) à 17 € la bouteille ou 4 € le verre, pour le premier prix en Sud-Ouest. Eté comme hiver, avec une salle intérieure sobre et élégante, Quatre Fois Cinq s’impose comme un excellent point d

En savoir plus
Charonne

L'Epicerie Musicale

Notre sélection

De la Botte dans l’assiette, et de la musique dans l’air. Idéalement installée au bord d’un canal Saint-Martin qui prend doucement les couleurs de l’automne, l’Epicerie Musicale détonne. C’est un rayon de soleil méditerranéen qui vient réconforter l’arrière-saison, un endroit hybride comme on les aime (et comme on aimerait en voir pousser partout dans Paris). Rétro dans le choix du mobilier, avec des allures de vieille cantine sicilienne. Et ce qu'il faut de fraîcheur : des tableaux street art vissés aux murs et des centaines de disques vinyles déposés au milieu d'un beau choix de charcuterie et de fromages frais, directement importés d’Italie. A l’apéro, on les déguste en planche, arrosés d’un bon vin italien, en se laissant bercer par la très bonne bande-son du lieu (jazz, soul et funk, tropical, rétro-latino).A l'heure du déjeuner, ça envoie du carpaccio de bœuf au beurre fondu, accompagné de sauge et de carmine (12 euros), de très belles assiettes mixtes – prosciutto, speck, pancetta, gorgonzola, asiago, etc. –, des salades bien garnies (de 12 à 15 euros) et des paninis, à la soppressa filetée, aux champignons et au pecorino, par exemple (8 euros). Alors on s’assoit et on attend langoureusement. Et puis les plats arrivent, servis par la main chaleureuse des hôtes, dont les accents calabrais régalent autant que la cuisine. C'est savoureux, frais, et suffisamment copieux pour ravir tous les appétits. Accompagné d’un honnête verre de rouge du Haut-Adige à 3,50 euros, c’est p

En savoir plus
Canal Saint-Martin

Au Quai

Notre sélection

« Vous entendez les gens déglutir et le vin qui va bien. » Une parfaite osmose de table et un bonheur qui suit les traces de la bonne vie. Dans son commerce, Alain presse idées et raisins. C'est le caviste de la rue Alibert, à quelques effluves du canal Saint-Martin. La rencontre d'un caviste est toujours un moment particulier. On s'attend à certains types, comme le bourru qui s'exprime par les sens et qui fait du vin une évidence en vous contant les différentes histoires de famille des vignerons, ou encore le poète, rythmant ses explications d'odes aux gros grains. Celui qu'on a rencontré est presque pareil, mais pas tout à fait. Alain est issu d'une famille d'immigrés chinois qui a fait carrière dans la maroquinerie. Jusqu'ici du cuir, mais pas de raisins. Curieux, ouvert, gastronome, l'homme d'affaires tanne son chemin au fur et à mesure des rencontres. Son énumération d'anecdotes personnelles s'espace d'une abondante découpe de saucisson ardéchois et d'explications quant à la nécessité de « vendre des belles choses et de ne pas transmettre des sales choses ». Alain s'attache à la beauté et à la bonté d'un produit, il ne sépare jamais le vin de la gastronomie et de l'amitié, arguant que « le bon goût est universel ».Dans son éloge de la vie on retient deux phrases d'Alain : « Les vins sont vivants » et « Le corps humain est extraordinaire, il nous permet de ressentir profondément le vin ». Ses actions ne sont pas en reste, il s'emploie à une véritable chasse aux sulfites,

En savoir plus
Canal Saint-Martin

Les Caves Populaires

Notre sélection

Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète.Dans la vivante rue des Dames, les Caves Populaires est un bar à vins bobo du 17e sympathique avec son ambiance franchouillarde, son choix de vins à la carte et ses planches saucisson-fromage basiques mais qui se marient bien au vin. Difficile de trouver un endroit aussi sympa dans le quartier ! C’est le royaume des bobos mais dans un quartier bourgeois cette enclave fait office d’exception. On peut y jouer aux échecs sur des chaises en bois, ou s'assouder au zinc avec son ballon de rouge pour regarder passer les gens à travers les vitres d’une grande devanture à l’ancienne. Dans ce refuge de Bacchus se presse une clientèle d'habitués, mais tout le monde y est bienvenu. Le café est servi avec un bâton de cannelle, une petite attention très appréciable. Venez-y tôt car les places se font rares à partir de 20h.

En savoir plus
17e arrondissement

Le Vin en Tête

Notre sélection

Voilà un véritable havre pour les nez fins au cœur du bucolique quartier des Batignolles ! Attention, point question ici de parfumerie, mais d’une cave à vins, et pas des moindres : ‘Le Vin en Tête’ a fêté en 2012 ses dix printemps. Dix ans que les amateurs de bonnes bouteilles viennent se ravitailler chez ces passionnés.Parmi les producteurs qu’ils affectionnent, citons Michel Augé (Côteaux de Loire), Jean-Michel Stephan (Côte rôtie), Sébastien Riffaut (Sancerre), Jean Delobre, d’Ardèche, ou encore Annette Leccia, de Corse. Anecdote sympathique, si vous vous demandez pourquoi, en entrant dans la boutique des Batignolles, on y voit aux murs des affiches du film ‘Le Havre’ d’Aki Kaurismäki, c’est que le Domaine de Courbissac en Normandie, a créé une cuvée spéciale en hommage au long métrage tourné dans la région.Non content d’afficher plus de 1200 références en vins et spiritueux, ‘Le Vin en Tête’ prend à cœur son rôle de conseiller et sa mission pédagogique de transmission des savoirs. Décomplexée, la cave tente le pari de rendre la science du vin accessible au plus grand nombre. Sachez d’ailleurs que l’on peut y trouver le désormais célèbre manga, ‘Les Gouttes de Dieu’, qui a contribué à démocratiser le monde raffiné de l'œnologie. Enfin, pour ceux qui souhaiteraient apprendre les subtiles différences entre vin naturel et biodynamique (80% de leurs crus sont issus de l’agriculture biodynamique), il suffit de s’inscrire à un des nombreux cours proposés par la cave ou de se ru

En savoir plus
Batignolles
Afficher plus

Commentaires

0 comments